Vacances 2011

 

 

  C’est le Lundi 27 Juin que je suis parti en vacances, en cette année 2011, sur mon trike CAN-AM Spyder RS, afin d’éviter les bouchons franciliens des Samedi et Dimanche 2 et 3 Juillet. Mais sur l’A86 qui contourne PARIS, j’en rencontrerai toutefois qui me feront perdre environ une heure.
  Problème à nouveau au péage de CORZE (ANGERS) car je vais aux guichets automatiques signalés pour les “Cartes bleues”, puisqu’il n’y a plus d’employé(e) de péage nulle part. Le tarif voiture s’inscrit sur l’écran et j’appelle l’assistance avec le bouton idoine afin qu’elle me mette le tarif moto, mais sans succès car personne ne me répond. Une fois précédente j’avais déjà eu le tour mais il y avait tant de voitures derrière moi que j’avais cédé et payé le prix plus élevé des autos. Une autre fois encore, au retour, au péage de Saint-ARNOULT-en-YVELINES, c’est une employée qui m’a répondu et elle n’a pas voulu changer le tarif, pour le passer de 12,90 à 7,80 €, prétextant que j’avais pris une mauvaise file. Plusieurs fois pourtant, un employé a modifié le prix suite à ma requête avec le dit bouton. J’ai écrit à la société d’autoroute pour me faire rembourser et l’affaire vient juste d’être réglée car j’ai changé de carte bancaire entre temps et j’avais envoyé une copie de la nouvelle carte au lieu de l’ancienne ! Une employée m’a appelé sur mon portable à ce propos la veille du jour où je suis parti, elle voulait les numéros de ma carte précédente. Je les ai obtenus à ma banque, je les lui ai communiqués et je remercie Françoise GALY, de chez COFIROUTE, qui a accepté ma réclamation et qui m’a remboursé la différence, un peu après le 15 Août.
  Cette fois, il n’y a qu’une seule voiture derrière moi et elle attendra ! Elle a fini par reculer et elle est allée à un autre poste de paiement. Je me suis alors adressé à un employé qui nettoyait les lieux et qui a été chercher une personne habilitée, qui est entrée dans la cabine et a changé le prix, le passant de 24,10 € à 14,30 €, ce qui fait quand même 60 % du prix ! Il n’y a pas de petites économies !
 
C’est la faute des exploitants qui ne font pas suffisamment évoluer leurs matériels ou qui le font trop lentement. Je vais assez souvent en Bretagne et lorsque je sors au péage d’ANCENIS, 40 kms avant NANTES, le système détecte automatiquement que c’est un véhicule de classe 5 qui passe, que l’on soit en moto, en side-car ou en trike, et il affiche le prix juste depuis que les personnels ont été remplacés par des automates. Pourquoi n’est-ce pas pareil partout ?
  J’ai vu au retour qu’il y avait dorénavant des panneaux d’interdiction aux motos aux guichets automatiques pour carte bleue ! La solution est certes moins coûteuse pour l’exploitant et le disculpe en cas de réclamation, mais il faut bien ouvrir les yeux pour voir le panneau qui est tout de même assez discret !
  En arrivant à PLESSE (44), j’arrête chez Marcelle qui m’a élevé de 10 à 20 ans, puis en arrivant chez Evelyne je contrôle le niveau d’huile qui se vérifie à chaud sur le Spyder. Le niveau dépasse le maxi parce que lorsque j’ai vérifié le niveau au départ, le moteur n’était peut-être pas assez chaud et toute l’huile n’était peut-être pas encore totalement  dilatée dans le réservoir d’huile séparé du moteur, vu que c’est un moteur à carter sec ! J’ai remis de l’huile alors qu’il n’aurait peut-être pas fallu. Ah, la mécanique moderne  !

  Evelyne a quelques seringues chez elle car elle a soigné son chat récemment. Mais ses seringues n’entrent pas dans l’orifice de remplissage du réservoir d’huile et c’est au garage Bernard BOURON, près de chez Marcelle, dans le bas du bourg de PLESSE, sur la route de SAVENAY, que le patron me fera cadeau de 50 cm de tuyau souple transparent pour mettre au bout de la seringue. N’hésitez pas à faire le plein d’essence chez lui si vous passez par là.
  Je vais ensuite à la maison de retraite toute proche. Celle-ci se trouve dans un bâtiment qui était auparavant un hospice, édifié par la famille de La Rochefoucauld en 1905. L'édifice a été légué par testament en 1935 au département de Loire-Atlantique. Il a été transformé en maison de retraite vers 1950, deux ans avant ma naissance. Le but était de rendre visite à Françoise LELIEVRE, qui a été ma toute première maîtresse (d’école, je précise !) lors de mes années de maternelle. Mais elle est absente, partie à une séance de gymnastique. Je charge la réceptionniste de lui faire parvenir les fleurs que je lui ai apportées. Le lendemain, je vais chez André, mon oncle, pour resserrer tous les écrous de la flèche modifiée de ma remorque qui étaient passablement dévissés. C’est tout bon, me voilà prêt à partir !

 C’est à 13H30, le Mercredi 29 Juin, que nous quittons PLESSE, Evelyne et moi. La première étape nous mène à VEZAC, en Dordogne, au Relais-Moto dénommé “Le Relais des Sources”, créé en 1997 et géré par Serge BOUYSSOU, pour qui la passion passe avant le pognon. Route sans histoire, si ce n’est qu’Evelyne se plaint du vent latéral lorsque je roule à 140 ! Une fois sorti de l’autoroute, je n’ai plus le souvenir de la route qui mène au Relais-Moto car la seule fois où j’y suis allé c’était pour le rassemblement de Christian et Muriel MOULINIER, il y a sept ans. J’y vais avec le soleil comme repère, compte-tenu de l’heure qu’il est… ça fait léger. J’ai fini par demander mon chemin par deux fois et c’est à 20H45 que nous arrivons. 7H15 pour 460 kms, faut quand même pas trop se plaindre !
 Nous avions réservé une chambre et nous voulions rajouter une nuit de plus, mais l’unique chambre est réservée ce jour-là par un membre d’un groupe de motards qui chevauchent des KAWASAKI W650, réplique d’une moto anglaise des années 60. Ils organisent des rassemblements ensemble, ils ont un site (
http://www.kawasaki-650.fr/forum) mais ils ne veulent pas faire de club. Nous logerons donc dans une petite caravane, la plus proche de l’entrée, caravane baptisée VOXAN, je devrais donc bien dormir, sans faire de cauchemar. Serge a donné un nom de marque de motos à toutes les caravanes du Relais-Moto. Outre VOXAN, on y trouve MOTO-GUZZI, TRIUMPH, YAMAHA, DUCATI, SUZUKI, APRILIA, HARLEY-DAVIDSON et HONDA, pour ce que j’ai vu.



 
Après une bonne nuit, nous dégustons un très bon et copieux petit-déjeuner, avec pain à volonté. Vers midi, nous voyons un écriteau qui nous avertit que Serge ne sera de retour qu’à 14H30. Nous nous rendons donc dans le centre de SARLAT, 4 kilomètres de là et, en bons bretons que nous sommes tous les deux, nous allons dans une crêperie pour déjeuner des galettes de sarrasin. Une galette super complète pour Evelyne (jambon de Bayonne, fromage, œuf) et une complète tout court pour moi (jambon blanc, fromage, œuf), ainsi que des crêpes au sucre, tout en sirotant du cidre. Elle est pas belle la vie ? 
  Départ ensuite pour ROCAMADOUR car Evelyne voudrait marcher sur les traces de ses parents qui y sont allés par le passé, mais un peu avant de partir, elle se souvient que ce n’était pas à ROCAMADOUR que ses parents étaient allés, mais à ORADOUR-sur-GLANE. Comme c’est relativement proche du rassemblement du “S.C.C.F” où nous devons aller plus tard, nous nous y rendrons à ce moment-là.
 
Dans ROCAMADOUR, nous visitons la Grotte des Merveilles, qui fut découverte le 16 Octobre 1920 par le propriétaire des lieux, Monsieur LAMOTHE, qui cherchait à détruire des animaux qui avaient fait leur terrier dans un tas de pierres. Une fois les pierres dégagées, il est entré dans la grotte. Les petites parties disséminées ocre et blanches, qu'il vit un peu partout à l’intérieur, sur les parois, lui firent penser à des pâtisseries de jour de fête, dénommées les "Merveilles", et il dénomma ainsi les lieux. 
  La grotte a été ouverte au public en 1921 puis classée Monument historique le 16 Mai 1925. L'entrée débouche rapidement dans une grande salle ovale de 45 m de long, 25 m de large et moins de 3 m de haut. La paroi d'un renfoncement proche de l'entrée est recouverte de représentations schématiques ou réalistes dont six mains négatives associées à des ponctuations, ainsi que six chevaux, un cervidé et un félin. La main négative est une œuvre picturale réalisée par la technique du pochoir en projetant ou en soufflant un pigment sur une main posée, doigts écartés, sur un support, ici la paroi rocheuse. C’est en quelque sorte le principe du pistolet à peinture, ce qui prouve l’ingéniosité de nos ancêtres. Ces représentations sont gravées ou peintes en rouge ou en noir.
  Les œuvres de la grotte des Merveilles de ROCAMADOUR ont été rapprochées de la phase ancienne de l'art paléolithique du Quercy et leur âge est évalué à plus de 20.000 ans.
  Dès notre retour au Relais-Moto, nous voyons arriver Mickaël, mais sans Blandine ! Il travaillait depuis 15 jours à faire la maintenance d’éoliennes du côté du viaduc de MILLAU. Je profite que Mickaël soit là avec sa camionnette de travail et tout son matériel pour lui faire couper, avec un disque à tronçonner, le boulon qui fixe le support que j’ai installé sur la partie arrière de mon attache-remorque ARBOSPYD, boulon qui est trop long et qui touche le garde-boue arrière lorsque la suspension s’écrase.
 
C’est lors du petit-déjeuner, le Vendredi, qu’arrive Blandine. Ils ont chacun apporté leur vélo et ils se promettent de belles balades dans les environs.
  Quant à nous, après avoir mangé un copieux américain à MONTIGNAC, nous allons acheter deux billets d’entrée pour la grotte de LASCAUX. Il est à noter que les billets ne se prennent pas à LASCAUX même, mais à MONTIGNAC, à 2,5 km des grottes. Il est 13H45 et la prochaine visite démarre à 14H10. Pas de temps à perdre mais nous arrivons toutefois après le départ de notre groupe car il y a une longue marche à faire entre le parking et l’entrée de la grotte. Un employé nous fait rejoindre le groupe à la première station.
  Tout comme celles de ROCAMADOUR, la découverte des grottes de LASCAUX est due au hasard. Le 8 Septembre 1940, Marcel RAVIDAT, un jeune homme de la région âgé de 18 ans, découvre l'entrée de la cavité lors d'une promenade avec ses camarades Jean CLAUZEL, Maurice QUEYROI et Louis PERIER. Au cours de cette promenade, son chien Robot poursuit un lapin qui se réfugie dans un trou situé à l'endroit où un arbre avait été déraciné : un orifice d'environ 20 cm de diamètre s'ouvre au fond de ce trou, impossible à explorer sans un travail de désobstruction. En jetant des pierres pour essayer de faire sortir le lapin, Marcel RAVIDAT constate que le trou communique avec une vaste cavité. Comme cela se situe à 500 mètres du château de Lascaux, il pense qu'il s'agit de la sortie d'un souterrain.
  Quatre jours plus tard, le 12 Septembre, le même Marcel RAVIDAT, muni d'un matériel de fortune (lampe à huile, coutelas), part élargir l'orifice découvert précédemment, accompagné cette fois de Georges AGNIEL, Simon COENCAS et Jacques MARSAL. Les quatre jeunes gens pénètrent ainsi une première fois dans la grotte et y découvrent les premières peintures. Après des visites quotidiennes et une première exploration du puits, Jacques MARSAL dévoile leur découverte à ses parents, qui s'étonnent de le voir revenir couvert de poussière. Ils avertissent leur ancien instituteur Léon LAVAL, le 16 Septembre 1940. Une descente est alors organisée. Le préhistorien Henri BREUIL, réfugié dans la région pour fuir l’occupant, est le premier spécialiste à visiter LASCAUX, le 21 Septembre 1940.

 Je vous le dis franchement, si vous voulez visiter à la fois les grottes de ROCAMADOUR et de LASCAUX, visitez-les dans cet ordre. Celle de ROCAMADOUR est certes très jolie, elle contient beaucoup plus de stalactites et de stalagmites, elle est plus lumineuse, mais les dessins sur la roche sont plus de 10 fois plus petits qu’à LASCAUX. On oublie vite que la grotte de LASCAUX est une réplique fidèle de la grotte originelle, construite à 200 mètres de celle-ci, afin de la garder intacte car le gaz carbonique rejeté par la respiration des milliers de visiteurs a un impact sur la conservation des dessins. Ceux-ci s’étalent sur plusieurs mètres et sont mis en valeur grâce à un éclairage approprié.

  De retour au Relais-Moto, nous constatons une certaine agitation. Le side-car et le trike qui étaient en face de nous, que vous pouvez voir sur la photo ci-dessous, ont été remplacés par une KAWASAKI W650 et une DUCATI 1200. Sur cette même photo vous pouvez voir également les panneaux indicateurs et la distance des villes d’où sont partis les premiers motards hébergés au Relais-moto La caravane d’à côté, vide jusque-là est occupée par les passagers de 3 autres KAWA W650.


 

  Au moment de payer la note, Serge m’annonce qu’il a vendu dix de mes livres que lui avais confiés il y a sept ans, ce qui correspond à quelques centimes d’Euro près à ce que nous lui devons. Merci Serge, je reviendrai !
  C’est vers 10H30 que nous quittons VEZAC, pour nous rendre chez Franck, mon fils aîné, à GIGEAN (entre MONTPELLIER et SETE). Nous choisissons de prendre au plus court, par la montagne, plutôt que par l’autoroute qui nous rallongerait quelque peu. La récompense sera la traversée du viaduc de MILLAU, toutefois bien moins impressionnant que ce que j’avais imaginé. Mais quand on pilote, on est concentré sur sa conduite et on ne voit rien des alentours, c’est du moins mon cas. Nous payons la traversée 4,10 €, mais l’autoroute, gratos avant et après, doit être incluse dans ce prix ! Heureusement, Evelyne a filmé la traversée avec son appareil photo et je la verrai plus tard sur mon micro.
  C’est vers 16 heures que nous arrivons à GIGEAN. J’essaie de me remémorer le plan que j’avais regardé avant de partir de SOISSONS, mais je finirai seulement par arriver dans la Rue de la Bascule, à quelques centaines de mètres toutefois de chez Franck et c’est en un court moment qu’il nous rejoint après que nous lui ayons téléphoné. Violaine est sur le point d’accoucher et je lui propose un tour de trike pour donner un coup de main à la nature. Elle n’est pas joueuse et refuse.

  Le lendemain, Franck et Violaine nous emmènent faire quelques pas sur la plage de FRONTIGNAN, toute proche. De retour à la maison, Franck, après avoir roulé en GSXR, mais à quelques jours d’être papa, met sa carrière motocycliste entre parenthèses, et il me fait cadeau de son casque. Par chance, il est à ma taille et il remplacera celui que j’ai acheté à la Fête de la Moto de SOISSONS il y a quelques mois. Je ne l’ai payé que 30 €, mais la fermeture coince et il me faut plusieurs minutes à chaque fois pour le retirer !

  L’étape suivante est La Palud, hameau de CHAPAREILLAN, en Isère, à la frontière avec la Savoie, à une vingtaine de kilomètres au sud de CHAMBERY, là où habite Magali, la fille d’Evelyne, dans une grande maison, en colocation avec 4 garçons, dont son ami Pascal. L’un des colocataires a quitté les lieux récemment et une chambre est libre pour nous.
 J’avais vu que Michel ARBOLEAS, le concepteur et fabricant de l’attache-remorque pour Spyder, attache dénommée ARBOSPYD (http://arbospyd.cabanova.fr/) que je lui ai achetée, résidait à une dizaine de kilomètres au nord de CHAPAREILLAN, précisément à Saint-BALDOPH. Je décide donc de me rendre chez lui d’abord.
 Arrivés aux alentours de 16 heures nous sommes un peu perturbés par la numérotation des habitations dans sa rue. Plus on s’éloigne du centre et plus les numéros diminuent. Son numéro est 268 et est en centre ville. Perplexes devant cette numérotation, nous allions l’appeler lorsque je l’ai vu arriver près de nous sur son Spyder. Nous nous rendons chez lui, à quelques mètres de là, où sa femme et lui nous offrent à boire. Nous conversons, il nous parle de sa dernière invention, une attache pour le modèle RT et il nous donne rendez-vous pour la visite d’une centrale hydraulique Samedi prochain. Mais comme c’est le jour de repos de Magali, nous déclinons l’invitation.

  Après les avoir quittés et après avoir été accompagnés un peu par Michel, c’est avec quelques difficultés que nous trouvons la maison où habite Magali. Il faut sortir totalement de CHAPAREILLAN, et passer totalement également La Palud, sur la route qui monte au col du Granier. La rue où elle réside est longue d’une centaine de mètres et elle se termine par un parking et des chemins. Dans la maison, nous rencontrons Pascal, qui est en train de scier du bois pour aménager la maison, puis arrivent Frédéric et Etienne qui pilote une KAWA. Nous attendons Magali qui, une fois arrivée va chercher des matelas et nous installe de quoi dormir dans la grande chambre vide de l’étage.


 

  Le lendemain, nous montons, en trike, au col du Granier. Ce col relie les villages d'ENTREMONT-le-VIEUX et d’APREMONT au nord, ainsi que CHAPAREILLAN à l'est. La route secondaire que nous avons prise et qui atteint le col étant de loin la plus difficile : 9,5 km avec un passage à 17,9 % et une moyenne de 8,1 %. Le col du Granier a été franchi au total à 16 reprises par le “Tour de France”. Il a été classé alternativement en 1re et 2e catégorie.


  

  Le Mercredi, après une bonne balade qui nous a fait faire le tour du lac d’ANNECY et monter à CHAMONIX, me vint ma première frayeur en Spyder. Dans un virage à gauche que j’avais déjà pris au moins 4 ou 5 fois, la roue avant gauche du trike s’est levée, situation insolite pour moi. Si cela avait été la roue droite je crois que ça aurait ressemblé au side-car et que j’aurais peut-être maîtrisé, mais lever dans un virage à gauche était pour moi inhabituel ! J’ai freiné, la roue s’est reposée sur la route mais le trike a été déporté sur le côté droit. Heureusement, ni mur, ni fossé, juste un petit talus ! Pas de dégâts, mais une grosse frayeur !

  Le Jeudi, au réveil, ma première pensée est l’incident d’hier ! Ai-je sous-estimé le virage et allais-je trop vite ? Le problème était-il électronique ? Il me tarde de repasser là ! C’est ce qui arrive au retour du tour du lac du Flumet, près de Saint-PIERRE-d’ALLEVARD. C’est un lac peu profond, mais la baignade y est interdite car son usage est réservé aux palmipèdes de passage lors de la migration. Nous y faisons le tour à pieds et nous rentrons en essayant de rester sur 3 roues dans le fameux virage. Tout s’est bien passé cette fois.

  En construisant ma remorque, j’avais fixé les garde-boue sur le capot de ma remorque et ils se levaient avec. Mais à force de trembler en roulant, l’un d’eux a déchiré le capot à l’endroit de sa fixation. Je retire ces garde-boue après que Pascal ait percé les rivets pour les faire sauter.
 Vendredi 8 Juillet au matin, nous partons faire le tour du lac du Bourget qui, malgré son nom, ne permet le décollage ou l’atterrissage qu’aux hydravions. AIX-les-BAINS se trouve au bord de ce lac. Mais, avant de partir, nous regardons la carte et désenchantons ! La route qui en fait le tour traverse une forêt à quelques kilomètres du lac. Ce lac fait 18 kilomètres de long pour une largeur maximale de 3,2 kilomètres donc il serait long d’en faire le tour à pieds. Sa surface est de 44,5 Km², ce qui en fait le plus grand lac naturel de France. Comme à cette surface il faut ajouter une profondeur moyenne de 85 mètres (145 mètres au plus profond) cela fait un très beau volume d’eau douce de 3.600.000.000 m3, soit la consommation annuelle française d'eau… à la vôtre !

   Nous nous contentons de nous balader un peu sur la route qui longe le lac. Peu de bateaux sur l’eau, par contre les différents ports sont complets.

 

  Au retour, voulant faire le plein d’essence, je m’arrête dans une station, à MONTMELIAN où m’attend une énorme surprise. Celui qui s’est servi en essence juste avant moi, et qui est encore là, est Jean-Pierre BENOÎT, plus connu sous le nom de “Pépé”. C’est par ce pseudo que je l’interpelle. Surprise, puis je retire mon casque, ce qui le fait crier “Popaul“ ! Embrassades et photos ! Pépé est celui qui, en 2009, avait acheté mon attelage bleu précédent, attelage composé d’une B.F.G de 300.000 km, attelée à mon gros side-car de construction personnelle question châssis, avec une caisse fabriquée par feu Marc POIRAUD, caisse dont le pare-brise était la vitre arrière d’une RENAULT 5. Il habite APREMONT, limitrophe à CHAPAREILLAN et possède environ 300 motos, anciennes pour la plupart. J’espère pouvoir retourner chez lui bientôt et vous présenter sa collection. Il s’en va au rassemblement dénommé “Stella Alpina”, à BARDONECCHIA, en Italie, juste après la frontière, à un peu plus de cent bornes. Ce rassemblement est fréquenté en majorité par des motos tout-terrain, mais quelques motos de tourisme et même des side-cars y participent.

 

 

  C’est le Samedi à 10 heures que j’apprends, par un sms, que je suis grand-père pour la première fois, d’un petit Elio. J’avais pris un coup de vieux lorsque j’avais appris que Violaine, la compagne de Franck, était enceinte, mais là c’est la joie qui m’envahit. Mais je ne peux m’empêcher de penser que l’accident de 1987 aurait pu me priver de cette joie.

  L’après-midi, avec Magali, la fille d’Evelyne, nous partons faire un tour dans le funiculaire de Saint-HILAIRE-du-TOUVET, à seulement 15 kilomètres en direction du sud. Ce funiculaire vous fait grimper de 700 mètres en 20 minutes. C’est en 1920 que la Caisse Syndicale d’Assurance Mutuelle des Forges de France décide de la construction de ce funiculaire. Sa construction durera 3 ans et coûtera 4.100.000 €. Son exploitation commence le 19 Juillet 1924.

 

  Du mois d’Août 1924 à Décembre 1925, il fera monter au sommet 56.000 tonnes de matériaux divers afin d’y construire un sanatorium, lequel verse une somme rondelette pour la réservation du tiers des places à ses résidents avec un engagement de faire fonctionner celui-ci pendant 75 ans, c'est-à-dire jusqu’en l’an 2000.

  Après 1945, le funiculaire tombe en désuétude et son déficit est croissant. En 1956, les cabines sont changées, mais leur esthétique est controversée. En 1960 il apparaît dans le guide MICHELIN.

  En 1973, le propriétaire cède les installations pour le Franc symbolique à la commune de Saint-HILAIRE-du-TOUVET.

 

  En 1979 il connaît un nouveau départ avec l’arrivée du vol libre. Il devient l’ascenseur rêvé des hommes volants. Une large piste d’envol a été créée au sommet et les parapentistes  s’élancent de là.

 

  En 1990 c’est la réfection de la machinerie dans le respect des éléments d’origine et 2 ans plus tard c’est le tour des cabines qui sont changées pour retrouver l’esthétique originale.

   Deux funiculaires travaillent en même temps et sont reliés par un câble. Celui qui descend tire celui qui monte, du moins l’aide à monter, et ils se croisent au milieu, à un endroit où les voies ont été dédoublées pour assurer le croisement des véhicules comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.

 

  Tout ce que je viens de vous dire je l’ai copié sur le Net car lorsque j’ai appris que j’étais grand-papa, il s’en est suivi une grève du stylo pendant deux jours et je vous demande bien pardon.

   Dimanche matin, Magali nous emmène au marché d’ALLEVARD et nous allons rendre visite à l’une de ses copines, Marie, qui garde son petit-fils de neuf mois qui déambule à quatre pattes dans la pièce.
  Le Lundi qui suit, c’est le départ pour CHÂTEAUPONSAC, près de LIMOGES, à 530 kms d’où nous sommes, afin de participer au rassemblement estival du “Side-Car Club Français”. Route sans histoire, mais avec un petit détour imprévu de près de 50 kms, qui nous fera passer par TULLE. Je suis résolument contre le GPS, il y en avait un sur mon Spyder quand je l’ai acheté mais ne l’ai jamais utilisé et j’en paie les conséquences.

  Nous arrivons sur le lieu des agapes vers 16 heures. La partie plane, après le gymnase et les courts de tennis, est quasiment saturée de tentes et nous allons nous installer sur la partie de terrain au fond, surélevée d’environ 2 mètres. Nous choisissons un emplacement à l’ombre sous les arbres, entre deux tentes déjà montées.

  Je n’ai monté ma nouvelle tente qu’une seule fois, il y a quelques mois, et j’ai oublié comment le faire. Heureusement, nos voisins ont à peu près la même et ils nous l’ont montée en peu de temps. Merci à eux !

   Je ne vous commenterai pas le rassemblement en détail car nous n’avons pas participé à tout ce qui était proposé et nous avons fait des visites qui n’étaient pas prévues au programme. D’autres, que je citerai plus loin, le narrent dans le numéro 206 du bulletin mensuel “PRECESSION” et il apparaîtra peut-être plus tard sur le site du club : http://www.side-car-club-francais.com/

  Nos voisins du 77 reçoivent la visite d’amis venus en voiture et qui s’installent avec eux ! Le comble sera lors de la balade prévue où ils décapotent leur voiture pour y participer. Du coup, vexé, je me passe de cette sortie. Je vais certainement paraître sectaire pour certains, mais si les solos seuls, à l’exception des conjoints qui accompagnent le side-car familial, n’ont pas leur place dans nos rassemblements, les automobiles l’ont encore moins. Il y a eu jusqu’à 4 voitures près de différentes tentes, je ne comprends pas !... à chacun sa passion et les vaches seront bien gardées ! Que diriez-vous de voir un joueur, au cours d’un match de foot, qui prendrait le ballon à la main et qui irait marquer un essai derrière la ligne de but ? Oui, je sais, c’est comme ça qu’est né le rugby en Novembre 1823, quand William Webb Ellis, un étudiant de seize ans, qui jouait souvent au football, au poste d'arrière, sur le Bigside (nom du terrain de l'école de Rugby, petite ville située entre Oxford et Cambridge) reçoit le ballon et, au lieu de reculer comme la règle le stipulait à cette période, fonce, la balle entre ses mains, vers le but adverse et la dépose derrière la ligne, devenant ainsi le premier rugbyman. Mais nous n’allons pas refaire l’histoire ! Je me répète, tant pis, chacun chez soi ! Je comprends encore moins les side-caristes qui font venir des copains en voiture dans les rassemblements !

  Un Anglais, je ne sais pour quelle raison et je n’ai pas voulu le réveiller pour le lui demander, a couché dans un duvet, sur un lit de camp, seulement protégé des intempéries par un double toit de canadienne avec des tubes trop longs, ce qui faisait arriver le bas du double toit à 40 cm du sol. Au moins, ça ne sentira jamais le renfermé chez lui ! (voir la photo).

  

  Jeudi 14 Juillet, nous ferons, Evelyne et moi, la visite d’ORADOUR-sur-GLANE où nous en apprendrons beaucoup sur la bêtise humaine. Le 10 Juin 1944, ce village du Limousin est le théâtre d'une exécution systématique des ses occupants présents par les Waffens SS, faisant officiellement 642 victimes. Situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Limoges, ce lieu saisissant des années 1940 a été conservé en état de ruine. Les rails du tramway, les carcasses de voitures résistent encore à la rouille.

  Plusieurs sensations s'affrontent lors de la visite. On parcourt un lieu témoin, une preuve matérielle d'un massacre. On déambule aussi dans les restes d'une commune jadis animée par ses commerces, ses fermes, ses marchés, ses fêtes... 
 
 Ce site a pour but d'entretenir la mémoire du lieu et du massacre. “ORADOUR-souviens-toi” est une devise, ... plus jamais, et pourtant...
  De retour au rassemblement, nous avons le plaisir de voir Michel BEAUFEU et Pierre-Michel FORTAT qui ont planté leurs tentes pas très loin de la nôtre.
  Je ne vois plus la remorque de René THIRY, qu’il accroche derrière son camping-car pour transporter son attelage, car il ne supporte plus le froid sur son visage depuis qu’il est atteint de sa maladie. Je l’interroge et il me répond qu’il l’a prêtée à un Side-Biker pour rapporter son Zeus en panne chez lui. Une bielle avait cassé et transpercé le bas-moteur. Il avait déjà prêté sa remorque par 2 fois à GOUZON !
  Avant le feu d’artifice et comme ça été
toujours fait dans le passé à GOUZON, les side-caristes proposent à la population de faire un tour gratuit de side-car. Mais au bout de quelques minutes, la Gendarmerie rattrape la tête du cortège, constate que les passagers n’ont pas de casque et interdit les baptêmes. Du coup Jean a annulé le défilé aux flambeaux en side-car du soir et c’est à pied que nous le ferons. Chaque inscription avait donné droit à un flambeau électronique qui se charge au soleil et qui s’allume lorsque la nuit tombe. D’autres flambeaux classiques ont été distribués à ceux qui en étaient dépourvus.
  Le défilé des motards est allé jusqu’au magasin INTERMARCHE où certains ont pris, avec l’accord du directeur du magasin, des caddies pour transporter les enfants ou quelques facétieux. Certains, comme Stéphane FAUCHEUX, se sont baladés en slip… certainement la vengeance d’un Gendarme envers ses confrères ! Valérie DURAND avait un déguisement fait d’un carton mis autour de sa tête, carton qui imitait un radar et elle flashait à tout va les automobilistes pris bien malgré eux dans le défilé, avec un appareil photo.
  Nous sommes retournés au lieu du rassemblement et sommes passés devant la population qui avait pris place au bord de la route pour voir le feu d’artifice. Pendant le feu d’artifice, Nanou GRAEFF se baladait en slip et soutien-gorge parmi tout le monde et j’ai vu une autochtone dire à son mari qu’elle en avait marre, qu’elle le laissait mater et qu’elle s’en retournait chez elle ! Petite joueuse !
  Le Vendredi, c’est un tour du lac de Saint-PARDOUX que nous faisons et au retour j’ai le plaisir de voir arriver Jean-Pierre et Muriel GOVIGNON dont le parcours a parfois croisé le mien, depuis 1986, lors d’un concours de grimaces lors du rassemblement de CHENERAILLES (Creuse), organisé par Jean-Jacques DURET, ou lors d’un voyage au Japon qu’ils ont fait récemment. Ce sont eux qui racontent ce rassemblement dans “PRECESSION”, le bulletin mensuel du “S.C.C.F”.
  Le Samedi a lieu la remise des prix et je serai fort choqué quand, après que l’on ait expliqué les problèmes du Zeus qui a cassé une bielle, de voir l’un des organisateurs s’emparer du micro et imiter Julien THIRY en reprenant sa phrase fétiche : “Elle est à qui la PEUGEOT ?”. Je crois, du moins j’espère penser, que ceux qui ont applaudi ne connaissent pas le handicap de Julien et n’ont pas fait le rapprochement !
  Le repas du soir a lieu devant le café des sports, sous des grandes tentes qui abritent des tables et des bacs. Les motards se joignent aux autochtones. Au menu, après l’apéro pour les motards : moules-frites, fromage et tarte aux pommes.
  Le Dimanche matin, la douche que j’avais l’habitude d’utiliser de bonne heure et dont j’ignorais qu’elle était réservée à l’organisation, est occupée. Je m’en vais donc aux douches communes, dans les vestiaires du stade, à un créneau horaire où elles étaient réservées aux hommes. J’ai eu l’agréable surprise d’y voir Nanou, à poil parmi les hommes et aucun ne s’est plaint. Elle m’a rappelé les nombreuses fois où nous nous sommes croisés dans le même accoutrement à MOTONAT. Je sens qu’il y aura désormais davantage de side-caristes qui iront prendre une douche, voire plusieurs, lors des prochains rassemblements ! Par contre, la veille, alors que je finissais de me doucher dans celle réservée à l’organisation, avant de savoir qu’elle était réservée, je suis sorti de la douche et j’ai choqué une organisatrice qui venait de rentrer dans la pièce et qui m’a reproché de ne pas avoir bloqué la porte d’entrée ! 
  Ce sera là la dernière anecdote et c’est ainsi que se terminent à la fois le rassemblement et mes vacances après avoir ramené Evelyne chez elle, en Bretagne... à bientôt pour une autre aventure…

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