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Balade des Pères Noël motards 2015 à SOISSONS

  Ce n’est que quelques jours auparavant que j’ai appris l’organisation d’une balade des Pères Noël à moto, à SOISSONS, le Samedi qui précédait Noël 2015. J’ai aussitôt averti mon meilleur ami motard, Jean-Jacques, qui habite La FERTÉ-sous-JOUARRE, qui roule sur un trike CAN-AM Spyder, le même que celui avec lequel je roulais, avant de l’avoir échangé contre mon trike MÉGAPHONE et je l’ai invité à venir déjeuner avec nous juste avant. Après quelques jours au cours desquels il s’est remis d’un mal de dos, il m’a confirmé sa venue.

  L’origine de cette balade des Pères Noël soissonnais date de Décembre 2009 et provient du club dénommé “Les Anges de la Route”, club qui était administré exclusivement par des dames et des demoiselles motardes de la région de SOISSONS. Cette première édition, réalisée quelques jours après en avoir eu l’idée, avait réuni 36 motos et un trike.

Lire la suite : Père Noël motard à SOISSONS

Découverte du Temisto

   Suite à certains commentaires hostiles sur le tripper (de l’anglais trip = voyage, d’où tripper = voyageur) dénommé Temisto, que j’ai pu lire ça et là, je voudrais vous donner mon avis résultant de 38 ans de pratique du side-car bon marché ou fait maison, en sachant que le matériel doit évidemment correspondre parfaitement à ses propres besoins.

Je n’ai jamais été client de JEANIEL, ni de SIDE-BIKE, mais je connais très bien Jean-Claude PERRIN, qui a été le patron de ces deux sociétés, et un profond respect mutuel nous anime tous les deux.

Nous, les motards, nous avons chacun des vies différentes, des passions, des souhaits et des besoins différents, mais il est très important d’avoir de la tolérance les uns envers les autres. C’est la base, même, de la vie en société. Ceux qui me connaissent très bien peuvent sauter au moins 5 ou 6 paragraphes qui suivent.

Pour ma part, contrairement à la grosse majorité des motards qui débutent en side à cause, ou plutôt grâce à un enfant, j’ai commencé à rouler en side-car, en 1976, après avoir roulé en solo pendant seulement 5 ans parce que celle qui allait devenir mon épouse emportait tant de choses que les 2 sacoches arrière, le top-case, la sacoche de réservoir et les sacoches cavalières de réservoir de ma B.M.W R60/5 ont fini par ne plus suffire.

Nous avons donc acheté un side-car G.E.P d’occasion que vendait un certain Bernard PRIEUR, sur l’île d’Oléron et que nous avons attelé à cette moto. N’ayant encore jamais piloté de side-car de ma vie, j’ai percuté un arbre sur le chemin du retour, à MONTBAZON, près de TOURS, après 300 kms seulement, mais je n’en ai pas été dégouté, bien au contraire. J’ai voulu comprendre et me suis longuement entraîné sur une grande place près de chez moi, avant de reprendre la route, quelques mois plus tard, après remise en état de l’engin bien esquinté.

Nous avons roulé avec cet attelage B.M.W R60/5 – G.E.P pendant 4 ans, sans problèmes, et nous faisions, à l’époque, pratiquement autant de sorties qu’il y avait de week-ends, excepté à Noël pour faire plaisir à la famille.

Puis est né Franck, notre premier enfant, et Christiane a voulu un side-car dans lequel elle pourrait voyager avec Franck près d’elle. Nous avons alors acheté un side-car assez large, fabriqué par le dénommé, et regretté, Marc POIRAUD, que nous avions connu à l’un des rassemblements des “Eléphants”, en Allemagne, auxquels nous avons participé. Marc, à cette époque, habitait MER, dans le Loir-et-Cher, et nous avons attelé son side-car à une B.M.W R90/6. Nous sommes encore sortis maintes fois en side-car tous les trois.

Puis notre fille, Magali, est arrivée et nous avons acheté une caisse de side-car que venait de fabriquer également Marc POIRAUD, mais en Vendée cette fois, d’où il était originaire et finalement revenu, caisse que j’ai modifiée et montée sur un châssis de ma fabrication, aidé par quelques potes de métiers différents. Le pare-brise était une vitre arrière de RENAULT 5, c’est pour vous dire la largeur du panier. J’ai condamné le coffre, que j’ai remplacé par une remorque, et j’ai installé, à la place du coffre, une banquette supplémentaire, à deux places pour enfants. Ce side-car a été attelé à ma première moto neuve, une B.F.G à moteur CITROËN G.S 1300.

Jamais deux sans trois et notre 3° enfant, Yann, est né. J’ai alors supprimé le siège avant de gauche et y ai mis un lit pliant pour lui. Nous avons participé ainsi, en 1986, au R.S.C.F de QUINSAC, près de BORDEAUX, organisé par Bernard et Régine VILLATE, Christiane devant à droite, Yann dans un lit auto sur sa gauche, ainsi que Frank et Magali derrière. Yann y a gagné la coupe du plus jeune (3 mois) et nous les coupes de la famille la plus nombreuse et celle de la plus éloignée (690 kms).

Puis j’ai commencé à rédiger et éditer ”SIDKAR ”, un bulletin de liaison sur le side-car, pour remplacer ”THREE WHEELS ON THE ROAD” de mon ami Jean-Jacques DURET qui en abandonnait la rédaction.

En 1987, afin de promouvoir ” SIDKAR” et d’en narrer son déroulement dans ses pages, je me suis engagé à participer au rallye de régularité dénommé ”Tour de France side-car” comme passager d’un bon copain, Hervé RENARD, qui avait fabriqué lui-même son side-car et qui voulait le faire connaître pour le vendre en série, side-car qui aurait été fabriqué ensuite par un autre ami, Christian JEHANNO, en Bretagne. C’est Christian qui s’occupait de notre attelage lors du rallye.

Hélas, le 13 Septembre 1987, nous avons été victimes d’un accident au cours duquel Hervé perdit la vie et j’ai subi 4,5 mois de coma, dont 11 jours de ”stade 3”, la dernière étape avant l’au-delà.

Après un an d’hospitalisation et de rééducation, plus du temps pour me refaire mon attelage, je me suis remis à rouler, avec mon gros, voire énorme, side-car. Roulant désormais tout seul, je n’avais plus, en principe, besoin d’un side-car, mais des séquelles de l’accident font que j’ai parfois, entre autres, des pertes d’équilibre simplement en marchant et je serais certainement très mal sur 2 roues. J’ai le souvenir, en particulier d’une chute récente dans l’escalier de là où je travaille et d’avoir été conduit à l’hosto par le SAMU. J’ai fait encore 250.000 kms, absolument seul, et lorsque 350.000 kms se sont affichés au compteur de ma B.F.G, ne voulant pas réviser à nouveau mon moteur, j’ai revendu l’attelage, dans l’état, à un collectionneur savoyard qui habite près de La RAVOIRE, là justement où sont nées les B.F.G en 1982.

Ne pouvant plus rouler sur deux roues, j’ai alors acheté un trike d’occasion, un CAN-AM Spyder RS, avec les 2 roues devant car je voulais avoir sous les yeux, en permanence, la partie la plus large du trike. Mais l’entretien était hors de prix (du moins pour moi), 500,00 € tous les 5.000 kms, et, après avoir roulé 20.000 kms, je l’ai échangé contre un trike MEGAPHONE, à moteur RENAULT 1600, vieux de 10 ans mais qui avait très peu roulé, 20.000 kms également, et qui devrait me revenir moins cher en entretien.

   J’ai parfois entendu dire que Jean-Claude PERRIN nous préparait quelque chose d’original. J’ai essayé maintes fois de contacter Jean-Claude par e-mail, mais sans y parvenir ! C’était il y a environ un an.

 Sur le dernier numéro de ” PRECESSION”, je viens de prendre connaissance du Temisto, dont Jean-Claude est en partie à l’origine, avec Laurent COMPERON et Dominique CORRIERAS , et je dis un gros OUI d’emblée ! Je ne sais pas si c’est arrivé à d’autres, mais pour ma part, tout au long de mes 600.000 kms faits en side-car, il m’est souvent arrivé de penser à avoir un side-car de chaque côté. Je n’en ai jamais parlé à quiconque pour ne pas passer pour un hurluberlu, mais je vois là que je n’étais pas le seul à y penser… ça rassure !

Avec le CAN-AM Spyder, en voyant les 2 roues devant, je me disais souvent qu’il ne serait pas idiot non plus d’en avoir 2 autres derrière, sans changer l’esprit du véhicule. Et vlan, le Temisto propose la même chose. Depuis que je l’ai vu, j’en rêve chaque jour !

Pour en revenir au troisième paragraphe de ce texte, à propos de la tolérance, j’ai lu les commentaires sur ce nouveau véhicule et je me suis désolé des critiques. Ce n’est pas parce qu’un véhicule ne répond pas à votre attente que c’est de la daube car il conviendra peut-être, et même sûrement à d’autres. Il faut faire preuve de tolérance.

Lorsque j’ai eu 21 ans, j’ai fait partie d’un club motocycliste, affilié à la F.F.M et multi disciplines qui avait pour nom : Union Motocycliste de SOISSONS. Nous avions parmi les membres, des pilotes de vitesse, d’endurance, de rallies, de moto-cross, de trial, d’enduro et des touristes. Tous pratiquaient la moto, mais à chacun sa sauce. Nous, les touristes, participions à l’organisation, par le club, d’une manifestation annuelle à SOISSONS pour chaque discipline. Vous êtes alors amenés à aimer la moto sous toutes ses formes et vous apprenez ou cultivez, la tolérance.

Il ne faut pas dire : ”Ce véhicule c’est de la merde” mais ”ce véhicule ne me plaît pas”. Parce qu’il ne vous plaît pas à l’instant présent, mais vous serez peut-être heureux qu’il existe si, par malheur, il vous arrivait un jour la même mésaventure que moi, ce que je ne vous souhaite pas !... à bon entendeur…

P.S : ceux qui n’auraient pas encore entendu parler du Temisto peuvent le voir sur : http://temisto.fr.

1° R.S.C.F de VILLE, près de NOYON (60)

  Ce sont seulement 40 kilomètres qui me séparaient du premier rassemblement de la famille THUILLIER, organisé à VILLE, près de NOYON, dans l’Oise (60), les 14 et 15 Septembre derniers. C’est si peu et si rare qu’il fallait le souligner !

  Jean-Jacques devait passer préalablement chez moi vers onze heures, le Samedi, afin de faire route ensemble et je lui ai proposé de déjeuner avec moi ce que Christiane avait préparé avant qu’elle ne se rendre à une réunion de la Fédération Française d’Education Physique et de Gymnastique Volontaire dans laquelle elle a des responsabilités.

  La route entre SOISSONS et NOYON n’est pas terrible mais elle m’aura permis de poursuivre la prise en main mon nouveau trike MEGAPHONE dont c’était seulement le deuxième trajet pour aller à un rassemblement. J’ai ainsi pu me rendre compte que le MEGAPHONE passe mieux que le CAN-AM Spyder dans les virages, notamment dans la côte de BLERANCOURT (60), que nous avons descendue à l’aller et remontée au retour. Il faut dire que la voie du MEGAPHONE est beaucoup plus importante que celle du CAN-AM (1,80 m. contre 1,50 m.), que les deux pneus sont beaucoup plus larges et que le centre de gravité est beaucoup plus bas.

  N’ayant pas encore remis l’attache de ma caravane pliante comme elle était à l’origine, puisque je l’avais modifiée pour s’adapter au CAN-AM (voir la première photo du texte intitulé "Ma Mautocyclette"), et n’ayant pas de passager, j’ai mis ma table pliante, ma tente, mon matelas, ma pompe et mon duvet sur la place réservée au passager du trike.

  C’est si près que l’on y est en peu de temps et un excellent fléchage nous fait arriver sur les lieux des agapes sans problème. Un vaste terrain près d’une salle polyvalente fera notre bonheur, salle municipale destinée aux sports pour quelques clubs locaux et pour les enfants des écoles, afin qu’ils puissent jouer au basket, au hand et au volley, avec des lignes de limitation de terrain de couleurs différentes ou encore faire de la gymnastique et s’échauffer sur les barres de danse fixées aux murs, avec également des toilettes. Jean-Jacques et moi plantons ma tente mais il manque l’une des chambres et finissons par déchirer le double toit.

  Suite à la très-rapide démission du dernier président du S.C.C.F (ce dont je m’abstiendrai de commenter), une réunion exceptionnelle du bureau du club a lieu dans une salle dépendante afin d’en élire un nouveau.

  Alors que j’étais invité, ainsi que Minouche et Droopy, à partager l’apéro de la tribu belge, je suis interpelé par Jacques MARTIN que je n’avais pas du tout reconnu et qui me rappelle que j’avais emmené son épouse, que j’ai, par contre, reconnue (cherchez l’erreur), à l’hôpital, lors du rassemblement de DINARD ! C’est vraiment pas marrant tous ces trous de mémoire !

  Durant leur réunion, les membres du bureau du S.C.C.F font une pause afin de permettre à Laurent de faire la remise des prix du rassemblement qui aura finalement accueilli 32 side-cars et trikes. Il surprend tout le monde en, prenant le micro pour dire que le premier qui passait devant lui et qui lui adresserait la parole aurait une coupe. Tout le monde reste impassible, sauf Jean-Jacques qui revenait de dehors où il avait passé un coup de fil, qui passait justement là à l’improviste, qui répond à Laurent en croyant qu’il s’était adressé à lui et qui, tout surpris, remporte ladite coupe.

  Les side-caristes les plus éloignés, venus en couple, sont Jacques et Nicole MARTIN, de Saint-FONS, banlieue sud de LYON (69) avec 590 kms au compteur.

  Le premier à avoir retourné son invitation est Jean-Jacques DURET et le plus jeune passager est Alexandre GOT.

  Deux autres motards, homme et femme, sont récompensés pour être venus du plus loin, seuls : Isabelle ROUSSEL, 505 kms sur une SUZUKI 1300 GSXR et Jean BUTEZ, 520 kms sur une YAMAHA 1300 FJR-HECHARD.

  Je n’ai pas pris beaucoup de photos, mais vous pourrez voir celles de Max et Liliane CATANIA, side-caristes qui habitent HERON, en Belgique, HERON petit, pas TAPON, sur : https://plus.google.com/photos/115190357469637844257/albums/5924469987970017313.

  Vous pourrez également voir d’autres photos prises lors d’autres manifestations side-caristes en cliquant sur “Profil de Massimo CATANIA”. Vous pourrez voir Max, à droite de la photo suivante, en discussion avec Valérie, Stéphane et Jean-Jacques.

  C’est vers 20 heures que se termine la réunion du bureau du club, avec un tout nouveau président en la personne d’Yves DESCHAMPS. J’en suis absolument ravi car Yves et son épouse Geneviève ont des gens fort sympathiques et sans histoires, qui ont vraiment l’esprit club et ont toujours été là lorsqu’il fallait un coup de main. Le “S.C.C.F” est en de très bonnes mains, n’hésitons pas à leur donner la nôtre !

  Quelques problèmes n’ont pas altéré le bon vouloir de l’équipe organisatrice, tel que les parents du DJ avaient réservé la date prévue, mais ne savaient pas qu’il était pris ailleurs ce soir-là, ce qui fait que sa présence a été annulée peu de temps avant, tel que la friterie initialement prévue qui a renoncé la veille du rassemblement, tel enfin que les verres prévus qui donnaient un drôle de goût à la bière blanche.

  Je suis parti coucher au moment où les DJ’s entamaient leur soirée musicale. Jean-Jacques m’accompagne jusqu’à la tente et me laisse me coucher. Ma lampe de poche tombe par terre et je la récupère sans la pile que je retrouverai plus tard.

  J’avais laissé de la place sur mon matelas pour Jean-Jacques, mais il a préféré dormir à la dure, hors de la chambre, sous le double toit.

  Je me réveille alors qu’une demi-heure sonne à l’église, mais n’ayant pas de pile à ma lampe, je ne pourrai pas regarder quelle heure c’est à ma montre. Plus tard j’entendrai sonner 4H00, 4H30, 5H00 où j’entends un coq enroué mais j’apprendrai plus tard que c’était un faisan… 5H30… 6H00 Jean-Jacques sort de la tente et je l’imite.

  Après un bon petit-déjeuner, c’est le départ en convoi pour le wagon de l'Armistice, la voiture de chemin de fer dans laquelle furent signés l'Armistice du 11 Novembre 1918 entre l'Allemagne, la France et ses alliés, puis celui, moins glorieux, du 22 Juin 1940, précédant la capitulation de l’Allemagne, le 8 Mai 1945, tous deux à la clairière de Rethondes dans la forêt de Compiègne dans l'Oise. Cette voiture fut mise en service en 1914 par la Compagnie des wagons-lits, affecté au train du maréchal Foch en 1918, exposée aux Invalides puis dans la clairière de Rethondes pendant l'Entre-deux-guerres. Emmenée en Allemagne après la signature de l'armistice en 1940 et exposée à Berlin, elle fut détruite en Avril 1945 par les SS, sur ordre d'Hitler, un mois avant la capitulation allemande.

   Une voiture similaire, issue de la même série de 1913, est exposée dans un mémorial sur le site de la clairière de Rethondes dans cette forêt de Compiègne.

   Je n’ai pas pris de photo du wagon et comme pas mal de photos du Web sont soumises à droit d’auteur, je vous conseille donc de visiter le site:

https://www.google.fr/search?q=wagon+de+l%27armistice&client=firefox-a&hs=sN5&rls=org.mozilla:fr:official&channel=np&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=81W5UtqKMOaR1AXt_4EY&ved=0CDIQsAQ&biw=1143&bih=679&dpr=0.9

sur lequel vous pourrez voir plus de 300 photos se rapportant à ces moments importants de l’histoire de France.

   Nous rentrons pour déjeuner, puis nous quittons les lieux et nos amis pour rejoindre nos domiciles respectifs. Voilà un premier rassemblement très sympa qui en appelle d’autres… BRAVO !

1 enfant – 1 jouet 2013


     Les motards ont du cœur et l’ont montré en répondant aux appels conjoints du moto-club TOP-MOTO 77 de PROVINS, et de l’antenne locale de La Croix Rouge Française, en collaboration avec la ville et le Vestiaire(*) de PROVINS, en se rendant, le Dimanche 1er Décembre 2013 dans cette ville, chef-lieu d’arrondissement du sud de la Seine-et-Marne (77), à 8h, Place du 29ème Dragon.

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(*) : cette activité traditionnelle de la Croix-Rouge française, dénommée vestiaire, met à la disposition des plus démunis des vêtements en bon état, triés par des bénévoles.
Le vestiaire s'adresse à des personnes et des familles en difficulté, à titre de dépannage, le plus souvent dans l'urgence. Il s'inscrit dans le dispositif de la veille sociale et fonctionne en permanence toute l'année. Il permet de coordonner l'urgence sociale, d'informer et d'orienter les personnes en difficulté grâce à un service d'écoute et d'accueil.

 

 

  Cette journée dénommée “1 enfant – 1 jouet” devait consister à faire le plus long défilé de motos à 2 ou 3 roues, et même 4 en y ajoutant les quads, afin de créer une animation pour accompagner, dans PROVINS et dans 15 communes aux alentours, des camionnettes qui devaient récupérer des jouets, neufs ou en très bon état, jouets qui avaient été d’abord collectés dans les communes avoisinantes, pour les offrir ensuite aux enfants démunis, à la fin du mois de Décembre, grâce à cette section de PROVINS de la Croix Rouge Française.

 

 

  Le programme de la journée mentionnait qu’à la fin de ce parcours de 140 kms, une soupe à l’oignon et une superbe tartiflette nous serait offertes par les équipes de l’ECOMARCHÉ de LONGUEVILLE, à quelques kilomètres au sud-ouest de PROVINS et de TOP MOTO 77.

Le parcours, après un café et un départ donné Place du 29° Dragon de PROVINS, prévoyait de traverser: LECHELLE, AUGERS-EN-BRIE, où un café serait offert, SAINT-HILLIERS, CHENOISE, LA-CROIX-EN-BRIE, MAISON-ROUGE, avec un nouvel arrêt café, SOGNOLLES-EN-MONTOIS, DONNEMARIE-EN-MONTOIS, PAROY, LES-ORMES-SUR-VOULZIE avec encore un café, SAVINS, toujours un café, Saint-LOUP-DE-NAUD, LONGUEVILLE avec passage à ECOMARCHÉ pour refaire le plein et récupérer les jouets déposés en cet endroit. Intermède à PROVINS pour une photo de groupe, puis SOURDUN, CHALAUTRE-LA-PETITE, SOISY-BOUY, GOUAIX, CHALMAISON, SAINTE-COLOMBE, et retour à PROVINS – Hôtel-Dieu à 13H45 avec soupe et tartiflette. Toutes les communes traversées se situent dans un rayon de 30 kilomètres tout autour de PROVINS.

 

 

  C’est à l’heure prévue que le convoi s’est ébranlé (ne cherchez pas de jeu de mot et c’est le terme juste !). Des centaines de motos suivent cinq fourgonnettes de différents sponsors, une de l’entreprise PIERROT-PEINTURE de PROVINS, une du supermarché ECOMARCHÉ de LONGUEVILLE, une autre de Gratien ALFARO qui tient une entreprise de maçonnerie à CHALAUTRE-la-GRANDE, à une dizaine de kilomètres à l’est de PROVINS et trois de la CROIX-ROUGE. Jean-Jacques et moi nous nous retrouvons vers la fin de l’immense défilé. Celui-ci est si long que je n’ai pas compris pourquoi il s’arrêtait de temps en temps et je ne voyais pas les motards récupérer des jouets. Il s’est trouvé un moment où nous nous sommes retrouvés plus en avant et j’ai pu voir les fourgonnettes s’arrêter dans les communes traversées, à des endroits prévus conjointement, afin de charger les jouets récupérés par les Mairies.

 

 

  Il faut féliciter l’équipe de motards de TOP MOTOS, vêtus de gilets jaunes réfléchissants, qui a permis une très bonne circulation du convoi en barrant toutes les routes qui croisaient la nôtre. Ils étaient si nombreux qu’ils n’avaient pas ensuite à remonter le défilé pour sécuriser plus en avant car, comme nous nous sommes arrêtés au moins 20 fois, ils pouvaient alors nous rejoindre et repartir avant nous.

 

 

  Plusieurs vidéos ont été tournées et sont visibles sur le site du club TOP MOTOS (http://www.topmotoprovins.com/). La plus représentative et sur laquelle on voit le mieux les centaines de motos, les dizaines de side-cars et de trikes, ainsi que quelques quads, est celle, tournée par “La Grinouille”, et dont l’adresse est :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=J68uURYhPIQ.

  Au bout de 15 secondes, vous y verrez déjà Jean-Jacques et moi-même, à pieds juste avant le départ, alors que nous nous rendions à nos trikes respectifs, au centre de l’image, puis à droite de celle-ci. Vous pourrez encore me voir sur mon trike MEGAPHONE jaune à 0’40 et juste derrière, comme sur la photo suivante, vous verrez un trike EASY-TRIKE rouge, sur lequel le carter qui cache la courroie de distribution, à l’arrière du moteur, est transparent. Moi qui venait juste de faire changer cette courroie, j’ai fort apprécié cette vue, car les moteurs, bien que de marques différentes, ont un air de ressemblance ! Vous me verrez derrière Jean-Jacques à1’41, puis l’un à 6’35 et l’autre à 7’04.

 

 

  Ce sont quelques vingt arrêts que nous avons fait lors de cette première partie et les minutes perdues à chaque fois nous ont fait avoir deux heures de retard à son issue. La fin de la première partie du parcours a eu lieu au magasin ECOMARCHÉ où nous avons pu faire le plein et récupérer les jouets déposés dans ce magasin partenaire.

 

 

  J’ai personnellement estimé le nombre de motos et dérivés à 500, mais Jean-Jacques pariait sur le millier. J’ai compté 286 véhicules au sortir de l’étape du magasin ECOMARCHÉ mais il en restait peut-être à l’essence. Je crois que l’on peut croire, sans problème, le chiffre de 320 véhicules que revendique le club.

 

 

 

  C’est là que Jean-Jacques et moi avons quitté la manifestation, sans participer à la deuxième partie du parcours qui durait environ 1H30 et sans participer à la photo finale.

 

 

  C’est la toute première fois de ma vie de motard où je me rends à une manifestation moto et que je ne reconnaisse absolument personne, même parmi les side-caristes ! J’espère ne pas être passé pour un vieux con motard auprès de la majorité jeunette des participants.

Paul MEIGNEN (photos : Jean-Jacques DURET)


Le camping Saint-Clair, de GUENROUËT (44)

  Je voudrais rassurer ceux qui pourraient penser que je me suis mis à accepter des annonceurs sur mon site et à publier leur publicité. Que nenni ! Si je vous parle, ici, du camping Saint-Clair de GUENROUËT (44), c’est parce que je m’y suis fort bien senti pendant deux jours et que sa responsable est très sympathique. Pour le situer précisément, je vais même vous faire un cours particulier de géographie et vous apprendre des choses que l’école vous a certainement cachées !

  Je suis né en 1952 après Jésus-Christ, à GUÉMENÉ-PENFAO (plus de voleurs que de chevaux, comme dit le dicton !), à mi-chemin entre NANTES et RENNES, au nord du département de la Loire-Atlantique (44), en haut de la carte ci-dessous, et j’ai habité pendant 21 ans à PLESSÉ, situé à onze kilomètres de là, au sud-ouest, au milieu de la carte. Vous prolongez pratiquement dans la même direction de 6 kilomètres, vous traversez le canal de NANTES à BREST, en quittant le territoire de la commune de PLESSÉ et vous arrivez à GUENROUËT.


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Merci MAPPY !

  La maison de Marcelle, ma belle-maman, à PLESSÉ, tout près de l'étang au sud du bourg, maison dans laquelle j’ai vécu de dix à vingt ans, est un ancien moulin à eau qui a été construit sur le bief d’un petit ruisseau dénommé “Basse Marée”, constitué du courant de 5 autres petits ruisseaux, en amont, dont je vous fais grâce des noms (voir Mappy), qui devient plus loin le ruisseau de Rozay et qui se jette dans le canal, un peu en amont du camping, de l’autre côté. Je suis venu quelques fois, étant jeune, avec mon père, sur les rives de ce canal, à cet endroit, pour voir des courses de hors-bords. Papa a toujours été fan de sport mécanique et a été commissaire sportif automobile jusqu’à la fin de ses jours !

  Ce canal a été construit sous Napoléon pour contrer d’éventuels blocus maritimes des Anglais, qui les amènerait à occuper BREST, comme c’est déjà arrivé sous Louis XIV, et donc de permettre d’approvisionner BREST en vivres et en munitions depuis NANTES ! Le premier qui en eut l’idée était le comte François-Joseph de KERSAUSON (certainement un ancêtre d’Olivier), en 1745, mais elle fut abandonnée par manque de financement. Le projet final est accepté sous le règne de Louis XVI mais la construction n’a débuté qu’en 1803 sous le règne de Napoléon 1° et a pris fin en 1842 après qu’il fut réalisé 238 écluses dont 18 ont été englouties par le barrage de GUERLÉDAN, en plus de la ville d’YS, en 1934 ! C’est Napoléon III qui a inauguré ce canal à petit gabarit en 1858.

  Son parcours est long de 364 kms, sa largeur minimum est de 25,70 m. pour une profondeur minimum de 4,50 m, mais il n’est artificiel que sur 20 %, soit 73 kms. Pour le reste il utilise huit cours d’eau canalisés, qui sont, en partant de NANTES : l’Erdre, l’Isac, l’Oust, le Blavet, le Doré, le Kergoat, l’Hyères et l’Aulne. Le sens du courant est de NANTES vers BREST.

  Les communes de GUÉMENÉ-PENFAO, où je suis né, et de PLESSÉ, où j’ai vécu jusqu’à 21 ans, sont de la taille de PARIS intra-muros, à quelques mètres carrés près. En France, il y a 36.697 communes et les 16 plus grandes en superficie sont en Guyane. La plus vaste commune de métropole est ARLES (17° au classement complet), suivie des Saintes-MARIES-de-la-MER (20°) et de MARSEILLE (23°). La plus petite commune de l’hexagone est CASTELMORON-d’ALBRET, en Gironde (33), elle couvre 0,4 km2, ce qui équivaut à 800 mètres sur 500.

  GUÉMENÉ-PENFAO est classé 143° avec 106 km2, PLESSÉ est 146° avec 104 km2 et PARIS est entre les deux, 144° avec 105,4 km2. Pour comparer, SOISSONS est 15.761° avec un peu plus de 12 km2. GUÉMENÉ-PENFAO est la plus vaste commune du département de la Loire-Atlantique (44), PLESSÉ est la deuxième et BLAIN (au bas de la carte, sur la droite), où j’ai fréquenté deux collèges, est la troisième. Si vous voulez savoir à quel rang se situe votre commune, en France, pour ce qui concerne sa superficie, il vous suffit d’aller sur le site : http://www.toutes-les-villes.com/villes-superficie.html. Pour aller plus vite et ne pas consulter la liste depuis le début, vous tapez le nom de la ville recherchée là où il est écrit : “Trouver une ville :”, en haut à gauche.

  La commune de GUENROUËT, du breton "gwenn" (blanc, pur, sacré) et "roued" (gué) a été fondée par Alain le Grand au IXème siècle. Sa devise est: Diruta Restitui, ce qui signifie "J'ai réparé ce qui avait été démoli".

  Donc, après avoir franchi le canal par le pont, vous montez une légère côte et l’entrée du camping se trouve sur la gauche, une centaine de mètres plus haut, avant un léger virage sur la droite. Toute la superficie du camping est en pente légère vers le canal et je vous conseille donc de planter votre tente d’une façon qui vous positionnera la tête en haut pour mieux dormir (avis personnel !). Un accès par un tunnel sous la route, près du canal, vous permet d’accéder au port fluvial, à divers loisirs et à la piscine chauffée non couverte.

  Concernant les loisirs, vous pourrez louer des canoës ainsi que des pédalos ou pratiquer le tennis en vous adressant aux clubs idoines ou à l’office du tourisme. Vous pourrez aussi pratiquer l’équitation avec “Les Ecuries du Niro”. Vous pourrez également marcher ou faire du vélo sur le chemin de halage ou sur de nombreux sentiers tout proches. Vous pourrez, enfin, jouer aux boules, normales ou bretonnes (vous saurez tout sur ce sport sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Boule_bretonne), ainsi qu’aux palets bretons.

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Le camping est au centre de la photo, au-dessus du pont.

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La piscine et le golf miniature, près du canal, à 50 mètres, à l’ouest du camping…

  En arrivant, le bâtiment sur la droite à l’entrée est le bureau d’accueil auquel est accolée une salle équipée pour occuper les jeunes, soit par intérêt ou en cas de mauvais temps. L’accès au campement se fait par une barrière commandée par un clavier. On vous donne le code d’ouverture (4 chiffres et une lettre) à l’inscription. Une autre barrière, juste à côté, s’ouvre automatiquement, au passage de votre véhicule, lorsque vous voulez sortir.

  L’autre bâtiment, sur la gauche, abrite les poubelles, les w.c et les douches. Tout paraît neuf alors que le camping date de 40 ans, période au cours de laquelle j’ai quitté la région, ce qui explique que je n’en ai aucun souvenir. Ce camping trois étoiles propose 116 emplacements (99 emplacements tourisme et 17 emplacements sur lesquels il y a une caravane ou un mobile-home, à louer ou à acheter) sur une superficie de six hectares. Les tarifs ont été simplifiés pour pouvoir accueillir des campeurs itinérants en vélo sans devoir payer, en plus de l’emplacement, pour le véhicule, pour la personne, pour la caravane ou la tente, etc. Le tarif est uniquement de 5,50 € par personne et par jour, sauf en Juillet et Août, période à laquelle il faut ajouter un Euro par jour.

  Vous pourrez venir camper sans votre montre si vous avez bonne mémoire car l’église de GUENROUËT toute proche sonne, de façons différentes, les heures, les demi-heures et même les quarts d’heures. Et ce sera ainsi jusqu’à ce qu’un exilé citadin s’installant dans la commune porte plainte pour tapages diurnes et nocturnes.

  Les emplacements de camping et les sanitaires sont accessibles aux handicapés. Vous en saurez plus sur le site : http://www.campingsaintclair.com .

  J’étais arrivé là après avoir quitté le rassemblement de PRÉCIGNÉ (72), et j’avais payé mon séjour du soir du Lundi de Pâques jusqu’au Samedi qui suivait. Mais le Mardi j’avais déjà vu tous ceux que je pouvais voir dans la journée et j’ai décidé de quitter le camping le lendemain. La responsable m’a fait un avoir de trois jours pour un prochain séjour en 2012.

  Le Mercredi matin je me suis levé vers 4 heures pour une envie pressante alors que j’étais seulement vêtu de mon slip et j’ai vu sur le tableau de bord de mon trike qu’il ne faisait que 4° seulement. Je ne sens plus ni le froid ni le chaud ambiant depuis l’accident de 1987, mais là j’ai pris inconsciemment un coup de froid qui s’est porté sur les reins et, deux heures plus tard, j’ai eu bien du mal à me lever à cause de la lombalgie qui en avait résulté. Etant, à ce moment-là, le seul occupant du camping car sa responsable s’était absentée, j’ai démonté ma tente tout seul,  avec beaucoup de difficultés, car je n’arrivais pas à me plier, j’ai tout remballé et je suis reparti.

  Il y a bien sûr beaucoup de personnes qui pourraient m’héberger dans la région, comme Marcelle qui m’a élevé pendant 10 ans, mes trois frères, une sœur qui me reste, une tante ou une copine, mais je ne me vois plus imposer ma présence chez eux au moment où je le désire. Le camping est certainement la meilleure solution et j’y reviendrai… avec ma caravane cette fois.

 

 

 

“R.S.C.F” (qu’il disait !) de PRÉCIGNÉ…

 

 J’ai pris des notes, à l’instant où une chose notable s’est produite, tout le long du rassemblement, pour écrire ce que vous lisez, mais il est arrivé un moment où je me suis demandé si je devais vraiment raconter ce que je voyais ! Je me suis souvent posé la question de savoir si je devais faire un article ou pas et c’est pour éviter que mon silence soit interprété que je vous livre ces quelques lignes.

  J’étais allé à PRÉCIGNÉ (72) il doit y avoir plus de 20 ans afin de participer à l’une des premières éditions du R.S.C.F qu’un instituteur du nom de Gilles FRÉNÉHARD, appelé traditionnellement POIRON, se proposait d’organiser afin de pouvoir promener les élèves de sa classe de CE1 à bord de side-cars. Intention très louable !

  Gilles a rapidement abandonné les commandes de son rassemblement à un motard, Joël BRÉTHOMÉ, Président de l’Amicale de l’Ecole Publique locale, qui roule sur une HONDA 1800 Goldwing solo. Joël a voulu faire évoluer la manifestation dans le sens qu’il souhaitait, mais il continue de l’appeler R.S.C.F alors que nous sommes très loin des valeurs qu’avait choisi Jean-Jacques DURET pour cette forme précise de rassemblement side-car ainsi dénommé, qui se doit avant tout d’être familial, sans repas organisé et sans frais d’inscription, avec juste une tirelire à la fin, au bon vouloir de chacun, pour subvenir aux frais d’organisation. L’inscription était de 25,00 € comme l’an dernier et donnait droit à tous les repas des Samedi et Dimanche, les petits-déjeuners, un billet de tombola et un emplacement sur le camping municipal voisin.

  L’invitation était claire : “Vos amis les motards seront les bienvenus”. Le problème est que beaucoup trop sont venus sans le side-cariste qui a reçu l’invitation et que la manifestation est devenue incontournable pour beaucoup de jeunes motards de la région qui ne fréquentent jamais les concentres le reste de l’année, excepté celle de PRÉCIGNÉ qui n’est pas trop loin !

  PRÉCIGNÉ est victime de son succès. Il est organisé au même endroit chaque année, lors du week-end de Pâques. Les side-cars sont même devenus, au fil du temps, très minoritaires et ils sembleraient n’être qu’un prétexte pour organiser un rassemblement qu’il serait peut-être impossible à organiser d’un point de vue légal avec une appellation solo. Les side-cars n’étaient qu’une petite cinquantaine au camping qui était occupé majoritairement par des motos solo du coin. Les possesseurs de 125 sans porte-bagages ni sacoches arrivaient par groupes de 2 ou 3, voire 8 ou 10, suivis qui par un pote, qui par maman ou papa avec  le matériel de camping de chacun dans le coffre de la voiture. Et allons-y pour la fête annuelle !

  J’ai eu la chance de rencontrer Michel, Laëtitia et Coraline BEAUFEU qui m’ont donné un coup de main à monter ma tente après avoir fait le tour du camping. Ils avaient choisi de coucher à l’hôtel, se souvenant de leurs nuits au camping lors des éditions passées. Un arceau de ma tente a encore pété lors de l’installation, ça fait le 2° lors des deux derniers montages. Vivement ma caravane !

  Lors de la promenade, j’ai vainement cherché un élève de CE1 ou bien une personne du club du 3° âge ou encore un handicapé léger du centre médical local, mais je n’ai peut-être pas bien vu. Pour ma part, on m’a demandé de transporter le neveu d’un membre organisateur sur mon trike !  Lors de la pause de midi, j’ai compté 91 side-cars, ce qui démontre que seulement la moitié a campé, ainsi que 12 trikes, dont 3 CAN-AM Spyder et 4 quads. Je n’ai pas compté les solos car ils approchaient les 500, voire le millier et même plusieurs milliers d’après le quotidien “Le MAINE LIBRE” qui a vu, lui, des élèves de CE1 et des personnes âgées ou handicapées monter dans les side-cars. Dont acte ! Mais le journaliste s’est peut-être contenté de recopier ce qui était écrit sur l’invitation. On m’a rapporté que le convoi mesurait 14 kilomètres de longueur.

  Mais Joël est catégorique : ce sont les solos qui financent la manifestation de par leur assiduité au bar. Il est vrai que le stock de boissons était à l’intérieur d’un camion semi-remorque et il semblerait qu’il était vide le Dimanche soir ! J’espère toutefois qu’il n’était pas totalement rempli ! Un immense chapiteau abritait des tables, bancs et chaises pour accueillir au moins un millier de personne. Me couchant chaque jour vers 22 heures pour des raisons médicales, je n’ai pas assisté à la soirée musicale, mais je ne couchais pas très loin et j’ai entendu la musique avant de m’endormir. Et lorsque je me suis réveillé naturellement à 5 heures, j’ai entendu les quatre derniers morceaux avant l’extinction des feux !

  Un spectacle d’acrobaties moto se tenait à proximité du camping. Ce spectacle était indépendant du rassemblement, tous les habitants de PRECIGNÉ pouvaient y assister et l’entrée était de 3,00 €, même pour les inscrits au rassemblement. Vous pourrez voir l’histoire du groupe d’acrobates motocyclistes qui a fait l’exhibition ainsi que des morceaux de leur spectacle sur le site : www.blackliner.com.

  J’ai passé la majeure partie de mon temps avec Papi Daniel (GUIAT) qui est un habitué du rassemblement et qui pouvait aller partout sans contrôle. Nous avons passé un bon bout de temps avec sa passagère habituelle qui avait quelques problèmes cette année, mais comme Papi était sans son side-car, ça lui était moins douloureux ! Il était venu en B.M.W K75 solo réplique de la Gendarmerie, car il a eu des problèmes avec son attelage en cours de route et son side-car est reparti à PONTCHÂTEAU (44) grâce à l’assistance. Il a assuré la sécurité du convoi comme une cinquantaine d’autres solos.

  J’ai suivi Papi à tous les repas et nous avons été les premiers servis à chaque fois. J’en profite pour remercier Laëtitia qui a remarqué mon handicap et qui a eu la gentillesse de me porter mon plateau-repas à l’intérieur du chapiteau lors du petit-déjeuner.

  La remise des prix a eu lieu le soir et j’ai eu l’immense surprise d’être appelé. C’est Gilles qui avait demandé à Joël BRÉTHOMÉ de ne pas m’oublier à la remise des prix parce que j’étais un participant des premières éditions et que j’étais encore là. Papi Daniel a aussi été appelé afin de le remercier de sa présence assidue et régulière à chaque manifestation, ainsi que pour la malchance qu’il a eue cette année.

  Ysabel GUIO-ROUSSEL remporte un prix familial pour sa présence au rassemblement depuis 1986 et la récompense inclut ses enfants venus avec leurs side-cars, Rozen (29 ans), Erwan (26 ans) et Maïwenn (22 ans).

  La famille de Gwen LESAUX est récompensée pour être venue avec le plus jeune enfant, Lana, âgée de 5 mois. Monsieur GODEMENT est récompensé pour être le plus âgé des side-caristes. Un prix est offert au couple POPP, venus tous deux de Grande-Bretagne avec leur side-car à gauche.

  Pardon pour les âmes sensibles, mais je dois vous dire que j’ai décidé brusquement de quitter les lieux lorsque je me suis approché des toilettes le Lundi matin. Dans les w.c à la turque, j’ai vu qu’un motard avait déposé un gros étron sur le mur, à plus d’un mètre de haut et la matière se décomposait en glissant vers le sol. Il n’a certainement pas pu faire ça par inadvertance et jamais je n’avais encore vu ça !

  Je ne vous montrerai aucune photo car j’ai été victime de mon chargeur de piles qui a rendu l’âme (heureusement peut-être), je suis également tombé en panne de stylo et j’ai écrit trois pages au crayon de papier. Quand ça va mal, ça va mal ! Je n’en dirai pas plus mais il est certain que je n’irai plus à PRÉCIGNÉ si c’est organisé de la même façon. Il serait quand même fort simple pourtant d’empêcher l’entrée à la manifestation aux voitures et aux motos sans porte-bagages ni sacoches. La tranquillité n’a pas de prix.

  C’est certain, il y aurait moins d’agent en jeu, mais les side-caristes qui viennent se moquent du grand chapiteau, des cuisines et des repas. Ils viennent pour promener des écoliers ou des personnes âgées ou encore handicapées à bord de leurs side-cars, pas pour être pris en otage en organisant autre chose. De toute façon je vois mal l’avenir du rassemblement tel qu’il est organisé pour l’instant car les side-cars vont certainement devenir de moins en moins nombreux alors que ce sera fatalement l’inverse pour les petits motards locaux qui connaissent déjà le lieu et la date pour l’année prochaine. J’ai mal pour Joël qui se dévoue corps et âme pour organiser un truc gigantesque mais, pour moi, il rame à contre-sens !

  Lorsque j’ai dit au revoir à Joël, je lui ai dit que son rassemblement était devenu une entreprise. Il m’a répondu que j’avais trouvé le mot juste ! R.S.C.F : Rassemblement Side-Car Familial ! Cherchez l’erreur !

  Si tu étais à PRÉCIGNÉ et que tu souhaiterais donner ton avis ou bien me contredire, tu peux m’envoyer ta prose que je joindrai à mon texte.

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  Avec Dominique et Jean-Jacques, nous nous étions donné rendez-vous devant chez moi, à SOISSONS, à 15H00, le Vendredi 14 Octobre 2011, afin de faire route ensemble pour nous rendre en Belgique, au 1° Salon belge du Side-car organisé par Max et Liliane CATANIA, de HERON (HERON, petit, pas TAPON !) aidés par une équipe de l’A.S.B  dont Max est le président, amicale jumelée avec l’A.S.F. Ce Salon est organisé dans la ville de TOURNAI, à environ 6 kms de la frontière, quasiment à la hauteur de LILLE.
  Dominique est arrivée sur son side-car à moins deux et Jean-Jacques sur son Spyder à plus douze car il a fait le plein dans une station-service soissonnaise dont la caissière ne l’a pas laissé indifférent. Comme c’est min coin, Jean-Jacques me demande de rouler devant jusqu’à Saint-QUENTIN.
  Je suis déjà allé maintes fois dans cette ville, principalement chez un retraité qui bossait sur les B.F.G avant de prendre sa retraite après que M.B.K ait abandonné cette branche de son activité. Il avait d’ailleurs chez lui un stock impressionnant de pièces détachées de B.F.G, stock qu’il avait acquit en toute légalité lorsque la branche B.F.G a été revendue à PRECISION. Le problème est que c’est le seul chemin que je connaisse dans Saint-QUENTIN.
  Je suis les indications pour aller à CAMBRAI, mais il s’est trouvé un moment où cette direction n’était plus indiquée. Je poursuis au feeling pendant près d’un quart d’heure et décide de m’arrêter. Dominique me dit que jusque-là j’avais tout bon et que j’avais pris les routes recommandées par son appareil de navigation TOM-TOM. Elle est alors passée devant par sécurité.
  Elle avait programmé la route la plus courte, ce qui nous fera rouler sur des petites routes, très petites routes même, au point d’avoir cru à un moment que c’était certainement le parcours du PARIS-BRUXELLES avec un bon kilomètre sur une route pavée d’environ un mètre de large, pas plus. J’ai eu peur que TOM-TOM nous emmène à la case de son oncle. Le navigateur TOM-TOM est toutefois fort populaire  puisque nous avons tout de même croisé deux voitures sur cette portion de route très étonnante, au point de faire rouler les roues droites de nos Spyder dans les champs qui bordent cette route car il n’y avait pas de fossé !
  Je m’étonne que Dominique bifurque de temps en temps à droite ou à gauche sur des routes dépourvues de signalisation, mais faisons confiance à TOM-TOM !
  Nous passons la frontière et arrivons finalement à GUIGNIES. Nous nous rendons au gîte du Rossignol, dans le petit hameau de Brunehaut, une dizaine de kilomètres avant TOURNAI. Bruno, notre hôte, nous a entendus arriver et il se met en travers de la route pour nous indiquer l’entrée de sa propriété, en franchissant un porche.
  Bruno nous offre d’abord à boire dans une salle d’accueil près de l’entrée, salle qui contient un bar, télévision et magnétoscope, ainsi que des tables et des chaises. Les murs sont couverts d’affiches ayant trait à la moto, une étagère supporte pas mal de canettes de bière de différentes marques, une autre des maquettes de motos. Il y a même une mini-moto posée sur une étagère, près du plafond. C’est un endroit qui respire, qui transpire même, dirai-je, la bécane.

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  Cette salle sert aux réunions d'un groupe d'amis motards qui se nomme "Les Egarés", tous les Dimanches après les balades, à partir de 17 heures et jusque 21 heures. Ils peuvent boire, manger, avant de rentrer chez eux, ils peuvent également dormir là.

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  Puis Bruno nous montre le gîte dans lequel nous passerons deux nuits. Nous entrons dans le gîte par la salle à manger, une chambre à gauche contient trois lits d’une place et une autre, à droite, contient un lit 2 places. Premiers arrivés, premiers servis ! Nous faisons nôtre cette chambre de gauche et y installons nos affaires près des trois lits.
  Nous retournons dans la salle d’accueil et à  20H30, c’est l’arrivée de Droopy et de Sabine, de Jean notre Président, de Daniel et de Stéphane. Nous allons directement au gîte dans lequel nous nous sommes installés et Daniel s’installe dans la petite chambre au grand lit sur la droite. Stéphane et Jean installent leur couchage dans la mezzanine au-dessus de la pièce qui contient la salle de bains avec douche et w.c. Droopy et Sabine, quant à eux, s’installent dans une autre chambre du gîte, à l’extérieur. Puis, nous continuons de converser dans la salle d’accueil. Dominique et moi, nous finirons même par l’apéro.
  Bruno, et son épouse Josette sont motards et ont débuté cette activité d’accueil en gîte en 2005. Ils roulent sur une B.M.W, moto que l’un de leurs amis, un artiste, a peinte sur la façade de la salle-bar, à l’entrée.

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  C’est vraiment un lieu charmant que je vous recommande si vous êtes de passage dans la région. Le prix du couchage est de 20,00 € par nuit pour personne seule, mais si vous venez à plusieurs, c’est dégressif, le petit-déjeuner est compris dans la nuitée et les repas sont à 10,00 €. Trois gîtes différents et de capacité également différente peuvent accueillir jusqu'à 16 personnes pour le couchage. La salle de réunion contient 40 places. Vous apprécierez mieux les lieux et les services sur : http://gitedurossignol.skynetblogs.be/.

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  Puis c’est l’heure du repas, au menu salade de tomates et steak-frites. Et quand je dis frites, c’est à volonté ! Sitôt le plat vide, Bruno, que vous pouvez voir debout devant le bar, au bout de la table sur la photo ci-dessus, nous en rapporte un plein depuis la cuisine d’une autre salle de réunion un peu plus loin.
  Lorsque le repas se termine, c’est une réunion impromptue de bureau qui a lieu et vers 22H30 je quitte mes amis pour aller me coucher car à 5 heures demain matin, je me réveillerai naturellement. La réunion n’a pas dû s’éterniser car j’ai entendu Dominique et Jean-Jacques venir se coucher.
   Cinq heures : réveil. 5H30 douche dans la petite salle qui contient également les w.c d’où vient Jean-Jacques qui s’est recouché. Daniel demandera plus tard quel est le con qui se douche de si bonne heure !
  7H30 direction la salle commune où le petit-déjeuner nous attend. C’est pantagruélique, voire gargantuesque ! Au choix : café, lait écrémé ou demi-écrémé, chocolat, thé, fromage, beurre doux, beurre salé, confitures, pain de campagne ou brioché, le tout à volonté !
  Puis nous nous rendons au salon de TOURNAI dont l’entrée est gratuite. Ce Salon se déroule sous une immense tente de 70 mètres de long et 20 de large, posée sur le parking, contigu d’un côté, à un grand espace vert de 400 mètres sur 200 dénommé Plaine des Manœuvres et de l’autre côté au Boulevard des Frères RIMBAUT. Cette tente est louée toute l’année aux sociétés et aux clubs qui organisent une manifestation qui nécessite son usage.

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  Afin de comptabiliser les entrées on nous tamponne une main à l’entrée avec un tampon-compteur. 550 entrées se sont faites le Samedi et 590 le Dimanche. Des w.c  dans une remorque sont installés à proximité et une dame-pipi fait le péage sur une table à l’entrée. C’était Liliane CATANIA qui était de service au moment où je m’y suis rendu, comme quoi l’épouse de l’organisateur n’est pas dispensée des taches subalternes. Max nous fait cadeau de trois badges de 6 cm de diamètre à l’effigie du Salon.

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  24 stands étaient disposés à l’intérieur du chapiteau. Huit stands belges : NORTHSIDERS, SIETENKARISTEN UIT BRUGGE, AMERICAN BIKES CUSTOM, SPRL Maryline GARBE pour ses peintures et accessoires divers, telles ces diverses têtes de démon pour coiffer le phare des motos (voir la photo suivante), Hugues BERTAND RACING TEAM, HZA SIDECARS, BHS et l’A.S.B – V.Z.B. Trois stands hollandais complétaient le salon : EZS qui présentait de quoi faire un trike avec certaines motos routières en  installant deux roues à l’avant, à la place de la fourche et la roue d’origine, avec un système de direction et de suspension (voir plus bas), HAMOBA et IMPACT CAMP (caravane pliante). Le FEDERATION of SIDECARS CLUBS anglaise était aussi là et douze fabricants ou association françaises, soit A.S.F, A.S.F Pays de Loire, A.S.F-STAGES, INISIDE, HECHARD, S.C.C.F, SIDE-CARS OCCASION, PARA SIDE RACING, AJF MOTOSIDE, ERIKWAD (le gros concessionnaire SIDE-BIKE de CAEN), E.M.L ainsi que TOM & LA DOUCE (gîte rural de la Marne).

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  J’ai revu avec plaisir énormément de monde mais je serais bien incapable de les nommer tous et leur présente mes excuses. Toutefois, je me souviens avoir vu, entre autres, Gérard PLANCHON, moniteur de side-car aux stages INISIDE et pilote de rallies. On m’avait offert un stage à INISIDE à mon retour au side après le terrible accident du “Tour de France side-car” de 1987 afin que j’en parle dans “SIDKAR”, dont j’étais alors le rédacteur et Gérard avait été mon moniteur. C'est Gérard qui a remporté la première édition du "Tour de France side-car", en 1980, avec Jean-Louis, son passager surnommé "Tonton".
  J’ai vu également Thierry et Marie-Luce, de SIDE-CARS OCCASION (de BOURGNEUF, sur la nationale déclassée entre DURTAL et ANGERS) qui connaissent bien mon petit frère side-cariste, Yvonnick. Thierry MOREAU, le boss, et sa charmante passagère Bénédicte Masson, participent tous deux au championnat side-car Open en F1, sur leur LCR SUZUKI n° 49, le numéro du département où ils habitent. Leurs bassets étaient exposés en face de leur stand.
  J’ai également vu Daniel ANDRE que je n’avais pas revu depuis 20 ans pile. C’est lui qui fabriquait les side-cars PRECISION, à SECLIN (59), et qui avait acheté le stock des motos B.F.G et des pièces détachées lors de la cession du secteur B.F.G par M.B.K. Il lui est arrivé de proposer la reprise des anciennes motos pour la reprise d’une neuve à un prix attrayant et j’avais profité de l’offre lorsque j’avais voulu changer les courroies de distribution sur ma B.F.G en sortant de rééducation en 1991 et que je les avais mal calées. BOUM ! Eh bien, 20 ans après, lorsqu’il m’a vu, il m’a appelé par mon prénom !
  Vers midi, nous décidons tous d’aller déjeuner en ville et nous nous y rendons pédibus-jambus. Le premier resto que nous trouvons est complet, mais le 2° nous propose de revenir dans une heure et nous assure qu’il y aura de la place. Nous continuons donc à nous promener en ville mais lorsque nous revenons nous nous rendons compte que les douze péquenauds que nous sommes, nous n’avons fait le poids face à deux cars de touristes qui ont envahi l’établissement. Nous en trouvons un autre qui nous acceptera tous.

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  Retour au Salon où je me pencherai sur la caravane pliante néerlandaise IMPACT CAMP. Elle est beaucoup moins pratique que le modèle Easy de chez SAURIUM et vaut un peu plus cher. Pour entrer dans la chambre il faut retirer une partie arrière du lit devant vous et se mettre de l’autre côté pour la remettre en place. Il ne faut pas avoir bu ! Vous en saurez plus en consultant http://www.impactcamp.eu/index_fr.html .
  Le soir, nous dînons dans la 2° salle au bout du terrain, salle qui est un peu plus grande, car nos amis normands sont venus nous rejoindre. Ils sont venus à 6 ou 7 ensemble dans une fourgonnette et ils ont partagé les frais.

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  Le Dimanche, nos amis normands sont tombés en panne de camionnette un peu avant d’arriver au Salon et ont fini en la poussant. Ils seront rapatriés par l’assistance car c’est un problème de cardan qui est la cause de la panne.
  Vers midi nous mangeons des pâtes à la baraque à pâtes que la société “Pâtes et Compagnie” a installé à proximité du Salon. C’est un concept nouveau qui date de quelques années, ce ne sont plus des frites mais des pâtes qui sont proposées avec un tas de sauces différentes, Bolognaise, Carbonara ou Boscaida.
Il fallait oser pour imposer ce concept dans le pays des frites !

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  Puis nous quittons le Salon et nos amis et regagnons la France par une autre route, toujours sous les indications de TOM-TOM. Je conclurai en disant que ce fut une réelle joie que de participer à ce salon original… nous reviendrons.

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  La F.F.M.C a l’art de bien choisir les dates des manifestations qu’elle organise ! Après “l’appel du 18 Juin”, cette fois c’est le jour  où les U.S.A commémorent le 10° anniversaire (déjà ?) de l’attaque du 11 Septembre que la Fédération tente de déjouer une autre attaque, celle du gouvernement FILLON et de son gourou SARKO, qui envisagent des mesures “sécuritaires”, comprenant certaines que l’on peut qualifier comme étant particulièrement anti-motard(e)s. Voici la totalité de ces mesures :
- Panneaux avertissant les radars fixes supprimés
- Avertisseurs de radars interdits
- Plaques d’immatriculation des motos plus grandes
- Port d’un gilet réfléchissant obligatoire pour ceux qui circulent en 2 et 3 roues
- Ceux qui n’ont pas conduit une moto depuis 5 ans devront repasser une formation.
     
Pour les plaques d’immatriculation, je crois qu’il aurait été plus judicieux d’offrir un test de vue à chaque gendarme et à chaque policier chez un ophtalmo et doter de lunettes ceux qui ont des soucis oculaires, car le gouvernement doit certainement avoir plus de copains chez les opticiens que chez les fabricants de plaques… à moins que… on ne sait pas tout…
  Un départ groupé partait de REIMS et passait à SOISSONS à 12H30 afin d’être à VINCENNES pour 14 heures. Le rendez-vous de SOISSONS était fixé sur le parking de l’hypermarché CORA, en direction de PARIS, magasin qui dispose de pompes à essence à cartes afin de faire le plein avant de partir. J’arrive un peu avant l’heure mais je ne reconnais personne parmi les motards et motardes soissonnais présent(e)s, à l’exception de Vérane QUEMENER, une jeune fille d’origine bretonne (comme moi) qui roule en SUZUKI 650 Bandit et qui habite à une dizaine de kilomètres au sud de SOISSONS. J’en connais pourtant quelques autres mais ils ne sont pas là !

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   Après que les motards rémois soient arrivés, c’est une trentaine de bécanes qui s’élance vers PARIS à l’heure dite. Tout le monde se suit à vitesse règlementaire lors des cent kilomètres qui nous séparent de PARIS, mais Vérane, en arrivant sur le périphérique, ne semble pas très à l’aise car, d’après ses dires, elle n’apprécie guère la circulation francilienne. Je reste derrière elle pour ne pas qu’elle se sente abandonnée car devant, c’est chacun pour soi. Adieu veau, vache, cochon, couvée… comme aurait dit La FONTAINE !
  Il y a une trentaine d’années, lorsque l’on roulait en groupe, il me semble que l’on suivait le plus lent pour ne pas le perdre, mais ce n’est peut-être qu’une illusion, voire une chimère. Les anciens, dont je fais partie dorénavant, enjolivent parfois leur passé ! Avec la largeur de mon trike, je suis vite largué car les motos se faufilent entre les voitures, elles… Vérane aussi d’ailleurs !
  Heureusement, il restait une moto derrière moi que je n’avais pas vue et lorsqu’elle finit par me passer devant, son pilote me dit de sortir à la porte de Saint-MANDE. Merci camarade motard !

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   Ce sont quelques 5.000 motos environ, 4 trikes et 3 side-cars (que j’ai vus, mais je n’ai peut-être pas tout vu !) qui se sont regroupés sur plusieurs rangées autour du terre-plein  ovale factice de 80 mètres de long, entouré de chaînes, juste devant l’entrée du château de VINCENNES et après environ une demi-heure d’attente, le défilé s’élance.
  Nous prenons d’abord le périphérique sur près d’un kilomètre, entre les portes de Saint-MANDE et de VINCENNES qui se suivent et après un premier arrêt dessus, nous entrons dans la capitale, encadrés par des C.R.S en moto, des fonctionnaires que j’ai sentis plus solidaires que réfractaires au mouvement. J’en ai même vu un faire la hola avec les manifestants lors d’un arrêt. Une assistance en cas de panne sur le parcours était réalisée par DEPAN2ROUES. Six automobilistes se sont joints à nous en clôturant le défilé et pas mal de cyclos ou scooters, voire des Solex, nous ont accompagnés.


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   Je suis vite rattrapé, d’une part par deux autres CAN-AM Spyder à boîte mécanique, soit un RS jaune et un RS-S orange alliage métallique, et d’autre part par un RS rouge, automatique, piloté par un handicapé paraplégique, avec fauteuil roulant fixé à l’arrière gauche du trike et avec les roues emballées et attachées de l’autre côté. Des ridelles métalliques amovibles de chaque côté du pilote maintiennent son buste droit en roulant. La commande des freins se fait par l’ajout d’un levier sur le côté droit du guidon pour remplacer la pédale au pied, inutilisable à cause du handicap. Le pilote est toutefois autonome, il déplie son fauteuil seul et y place les roues et quitte son trike sans aide. Quel mérite ! Chapeau ! La passion a dépassé la raison et j’aimerais qu’il me contacte pour que je lui consacre un article ! Qui se ressemble s’assemble et les quatre Spyder font le reste du défilé ensemble.

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   J’ai fait des photos à chaque arrêt, mais comme il m’était impossible d’aller à pied plus en avant dans le cortège, de peur qu’il reparte sans moi, je me suis contenté de photographier les autres trikes près du mien.
   Nous rejoignons la place de la Concorde, en passant par Bastille et République avec un long arrêt à chaque fois. Mais lorsque vous vous situez en fin de cortège, à plus d’un kilomètre, voire deux, de sa tête, vous ne comprenez pas bien les raisons de chaque arrêt.

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   Parmi les choses drôles ou étranges que j’ai pu voir, il y avait un participant qui avait fixé à l’arrière de sa moto une réplique en carton, plus vraie que nature, d’un radar. Il y avait aussi un très grand nombre de motos avec des plaques d’immatriculation en carton ou en bois exagérément grandes et sur lesquelles on pouvait lire différents messages marrants ou bien provocants, voire les deux, à l’intention de SARKO ou bien des automobilistes. D’autres avaient installé des guirlandes lumineuses électriques sur toute la longueur de leur moto.  Beaucoup portaient des vêtements farfelus avec des couleurs qui attiraient l’œil ou bien des gilets fluorescents sur lesquels il y avait beaucoup à lire.
  Comme une image vaut tous les discours, je vous invite à regarder le film de la manifestation, réalisé par Fabien CARON pour la FFMC, film d’une durée de 6’30”, en cliquant sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=Spl8Dq6c2i4. Vous pourrez me voir sur mon trike par deux fois, en compagnie des trois autres, à 2’22” et à 3’. Surveillez bien le compteur situé en bas de l’image, à gauche.
  J’ai interrogé une fille de l’organisation qui m’a avoué que la participation était de beaucoup inférieure à la manif du 18 Juin dernier. Il faut espérer toutefois qu’elle était suffisante pour que nos revendications soient prises en compte. J’ai déjà manifesté plusieurs fois en moto ou en side-car à SOISSONS, LAON ou REIMS, mais c’était ma première manif sur PARIS et ma première en trike. Je suis prêt à recommencer s’il le fallait… à bientôt.

 

 

 

 

  C’est le Lundi 27 Juin que je suis parti en vacances, en cette année 2011, sur mon trike CAN-AM Spyder RS, afin d’éviter les bouchons franciliens des Samedi et Dimanche 2 et 3 Juillet. Mais sur l’A86 qui contourne PARIS, j’en rencontrerai toutefois qui me feront perdre environ une heure.
  Problème à nouveau au péage de CORZE (ANGERS) car je vais aux guichets automatiques signalés pour les “Cartes bleues”, puisqu’il n’y a plus d’employé(e) de péage nulle part. Le tarif voiture s’inscrit sur l’écran et j’appelle l’assistance avec le bouton idoine afin qu’elle me mette le tarif moto, mais sans succès car personne ne me répond. Une fois précédente j’avais déjà eu le tour mais il y avait tant de voitures derrière moi que j’avais cédé et payé le prix plus élevé des autos. Une autre fois encore, au retour, au péage de Saint-ARNOULT-en-YVELINES, c’est une employée qui m’a répondu et elle n’a pas voulu changer le tarif, pour le passer de 12,90 à 7,80 €, prétextant que j’avais pris une mauvaise file. Plusieurs fois pourtant, un employé a modifié le prix suite à ma requête avec le dit bouton. J’ai écrit à la société d’autoroute pour me faire rembourser et l’affaire vient juste d’être réglée car j’ai changé de carte bancaire entre temps et j’avais envoyé une copie de la nouvelle carte au lieu de l’ancienne ! Une employée m’a appelé sur mon portable à ce propos la veille du jour où je suis parti, elle voulait les numéros de ma carte précédente. Je les ai obtenus à ma banque, je les lui ai communiqués et je remercie Françoise GALY, de chez COFIROUTE, qui a accepté ma réclamation et qui m’a remboursé la différence, un peu après le 15 Août.
  Cette fois, il n’y a qu’une seule voiture derrière moi et elle attendra ! Elle a fini par reculer et elle est allée à un autre poste de paiement. Je me suis alors adressé à un employé qui nettoyait les lieux et qui a été chercher une personne habilitée, qui est entrée dans la cabine et a changé le prix, le passant de 24,10 € à 14,30 €, ce qui fait quand même 60 % du prix ! Il n’y a pas de petites économies !
 
C’est la faute des exploitants qui ne font pas suffisamment évoluer leurs matériels ou qui le font trop lentement. Je vais assez souvent en Bretagne et lorsque je sors au péage d’ANCENIS, 40 kms avant NANTES, le système détecte automatiquement que c’est un véhicule de classe 5 qui passe, que l’on soit en moto, en side-car ou en trike, et il affiche le prix juste depuis que les personnels ont été remplacés par des automates. Pourquoi n’est-ce pas pareil partout ?
  J’ai vu au retour qu’il y avait dorénavant des panneaux d’interdiction aux motos aux guichets automatiques pour carte bleue ! La solution est certes moins coûteuse pour l’exploitant et le disculpe en cas de réclamation, mais il faut bien ouvrir les yeux pour voir le panneau qui est tout de même assez discret !
  En arrivant à PLESSE (44), j’arrête chez Marcelle qui m’a élevé de 10 à 20 ans, puis en arrivant chez Evelyne je contrôle le niveau d’huile qui se vérifie à chaud sur le Spyder. Le niveau dépasse le maxi parce que lorsque j’ai vérifié le niveau au départ, le moteur n’était peut-être pas assez chaud et toute l’huile n’était peut-être pas encore totalement  dilatée dans le réservoir d’huile séparé du moteur, vu que c’est un moteur à carter sec ! J’ai remis de l’huile alors qu’il n’aurait peut-être pas fallu. Ah, la mécanique moderne  !

  Evelyne a quelques seringues chez elle car elle a soigné son chat récemment. Mais ses seringues n’entrent pas dans l’orifice de remplissage du réservoir d’huile et c’est au garage Bernard BOURON, près de chez Marcelle, dans le bas du bourg de PLESSE, sur la route de SAVENAY, que le patron me fera cadeau de 50 cm de tuyau souple transparent pour mettre au bout de la seringue. N’hésitez pas à faire le plein d’essence chez lui si vous passez par là.
  Je vais ensuite à la maison de retraite toute proche. Celle-ci se trouve dans un bâtiment qui était auparavant un hospice, édifié par la famille de La Rochefoucauld en 1905. L'édifice a été légué par testament en 1935 au département de Loire-Atlantique. Il a été transformé en maison de retraite vers 1950, deux ans avant ma naissance. Le but était de rendre visite à Françoise LELIEVRE, qui a été ma toute première maîtresse (d’école, je précise !) lors de mes années de maternelle. Mais elle est absente, partie à une séance de gymnastique. Je charge la réceptionniste de lui faire parvenir les fleurs que je lui ai apportées. Le lendemain, je vais chez André, mon oncle, pour resserrer tous les écrous de la flèche modifiée de ma remorque qui étaient passablement dévissés. C’est tout bon, me voilà prêt à partir !

 C’est à 13H30, le Mercredi 29 Juin, que nous quittons PLESSE, Evelyne et moi. La première étape nous mène à VEZAC, en Dordogne, au Relais-Moto dénommé “Le Relais des Sources”, créé en 1997 et géré par Serge BOUYSSOU, pour qui la passion passe avant le pognon. Route sans histoire, si ce n’est qu’Evelyne se plaint du vent latéral lorsque je roule à 140 ! Une fois sorti de l’autoroute, je n’ai plus le souvenir de la route qui mène au Relais-Moto car la seule fois où j’y suis allé c’était pour le rassemblement de Christian et Muriel MOULINIER, il y a sept ans. J’y vais avec le soleil comme repère, compte-tenu de l’heure qu’il est… ça fait léger. J’ai fini par demander mon chemin par deux fois et c’est à 20H45 que nous arrivons. 7H15 pour 460 kms, faut quand même pas trop se plaindre !
 Nous avions réservé une chambre et nous voulions rajouter une nuit de plus, mais l’unique chambre est réservée ce jour-là par un membre d’un groupe de motards qui chevauchent des KAWASAKI W650, réplique d’une moto anglaise des années 60. Ils organisent des rassemblements ensemble, ils ont un site (
http://www.kawasaki-650.fr/forum) mais ils ne veulent pas faire de club. Nous logerons donc dans une petite caravane, la plus proche de l’entrée, caravane baptisée VOXAN, je devrais donc bien dormir, sans faire de cauchemar. Serge a donné un nom de marque de motos à toutes les caravanes du Relais-Moto. Outre VOXAN, on y trouve MOTO-GUZZI, TRIUMPH, YAMAHA, DUCATI, SUZUKI, APRILIA, HARLEY-DAVIDSON et HONDA, pour ce que j’ai vu.



 
Après une bonne nuit, nous dégustons un très bon et copieux petit-déjeuner, avec pain à volonté. Vers midi, nous voyons un écriteau qui nous avertit que Serge ne sera de retour qu’à 14H30. Nous nous rendons donc dans le centre de SARLAT, 4 kilomètres de là et, en bons bretons que nous sommes tous les deux, nous allons dans une crêperie pour déjeuner des galettes de sarrasin. Une galette super complète pour Evelyne (jambon de Bayonne, fromage, œuf) et une complète tout court pour moi (jambon blanc, fromage, œuf), ainsi que des crêpes au sucre, tout en sirotant du cidre. Elle est pas belle la vie ? 
  Départ ensuite pour ROCAMADOUR car Evelyne voudrait marcher sur les traces de ses parents qui y sont allés par le passé, mais un peu avant de partir, elle se souvient que ce n’était pas à ROCAMADOUR que ses parents étaient allés, mais à ORADOUR-sur-GLANE. Comme c’est relativement proche du rassemblement du “S.C.C.F” où nous devons aller plus tard, nous nous y rendrons à ce moment-là.
 
Dans ROCAMADOUR, nous visitons la Grotte des Merveilles, qui fut découverte le 16 Octobre 1920 par le propriétaire des lieux, Monsieur LAMOTHE, qui cherchait à détruire des animaux qui avaient fait leur terrier dans un tas de pierres. Une fois les pierres dégagées, il est entré dans la grotte. Les petites parties disséminées ocre et blanches, qu'il vit un peu partout à l’intérieur, sur les parois, lui firent penser à des pâtisseries de jour de fête, dénommées les "Merveilles", et il dénomma ainsi les lieux. 
  La grotte a été ouverte au public en 1921 puis classée Monument historique le 16 Mai 1925. L'entrée débouche rapidement dans une grande salle ovale de 45 m de long, 25 m de large et moins de 3 m de haut. La paroi d'un renfoncement proche de l'entrée est recouverte de représentations schématiques ou réalistes dont six mains négatives associées à des ponctuations, ainsi que six chevaux, un cervidé et un félin. La main négative est une œuvre picturale réalisée par la technique du pochoir en projetant ou en soufflant un pigment sur une main posée, doigts écartés, sur un support, ici la paroi rocheuse. C’est en quelque sorte le principe du pistolet à peinture, ce qui prouve l’ingéniosité de nos ancêtres. Ces représentations sont gravées ou peintes en rouge ou en noir.
  Les œuvres de la grotte des Merveilles de ROCAMADOUR ont été rapprochées de la phase ancienne de l'art paléolithique du Quercy et leur âge est évalué à plus de 20.000 ans.
  Dès notre retour au Relais-Moto, nous voyons arriver Mickaël, mais sans Blandine ! Il travaillait depuis 15 jours à faire la maintenance d’éoliennes du côté du viaduc de MILLAU. Je profite que Mickaël soit là avec sa camionnette de travail et tout son matériel pour lui faire couper, avec un disque à tronçonner, le boulon qui fixe le support que j’ai installé sur la partie arrière de mon attache-remorque ARBOSPYD, boulon qui est trop long et qui touche le garde-boue arrière lorsque la suspension s’écrase.
 
C’est lors du petit-déjeuner, le Vendredi, qu’arrive Blandine. Ils ont chacun apporté leur vélo et ils se promettent de belles balades dans les environs.
  Quant à nous, après avoir mangé un copieux américain à MONTIGNAC, nous allons acheter deux billets d’entrée pour la grotte de LASCAUX. Il est à noter que les billets ne se prennent pas à LASCAUX même, mais à MONTIGNAC, à 2,5 km des grottes. Il est 13H45 et la prochaine visite démarre à 14H10. Pas de temps à perdre mais nous arrivons toutefois après le départ de notre groupe car il y a une longue marche à faire entre le parking et l’entrée de la grotte. Un employé nous fait rejoindre le groupe à la première station.
  Tout comme celles de ROCAMADOUR, la découverte des grottes de LASCAUX est due au hasard. Le 8 Septembre 1940, Marcel RAVIDAT, un jeune homme de la région âgé de 18 ans, découvre l'entrée de la cavité lors d'une promenade avec ses camarades Jean CLAUZEL, Maurice QUEYROI et Louis PERIER. Au cours de cette promenade, son chien Robot poursuit un lapin qui se réfugie dans un trou situé à l'endroit où un arbre avait été déraciné : un orifice d'environ 20 cm de diamètre s'ouvre au fond de ce trou, impossible à explorer sans un travail de désobstruction. En jetant des pierres pour essayer de faire sortir le lapin, Marcel RAVIDAT constate que le trou communique avec une vaste cavité. Comme cela se situe à 500 mètres du château de Lascaux, il pense qu'il s'agit de la sortie d'un souterrain.
  Quatre jours plus tard, le 12 Septembre, le même Marcel RAVIDAT, muni d'un matériel de fortune (lampe à huile, coutelas), part élargir l'orifice découvert précédemment, accompagné cette fois de Georges AGNIEL, Simon COENCAS et Jacques MARSAL. Les quatre jeunes gens pénètrent ainsi une première fois dans la grotte et y découvrent les premières peintures. Après des visites quotidiennes et une première exploration du puits, Jacques MARSAL dévoile leur découverte à ses parents, qui s'étonnent de le voir revenir couvert de poussière. Ils avertissent leur ancien instituteur Léon LAVAL, le 16 Septembre 1940. Une descente est alors organisée. Le préhistorien Henri BREUIL, réfugié dans la région pour fuir l’occupant, est le premier spécialiste à visiter LASCAUX, le 21 Septembre 1940.

 Je vous le dis franchement, si vous voulez visiter à la fois les grottes de ROCAMADOUR et de LASCAUX, visitez-les dans cet ordre. Celle de ROCAMADOUR est certes très jolie, elle contient beaucoup plus de stalactites et de stalagmites, elle est plus lumineuse, mais les dessins sur la roche sont plus de 10 fois plus petits qu’à LASCAUX. On oublie vite que la grotte de LASCAUX est une réplique fidèle de la grotte originelle, construite à 200 mètres de celle-ci, afin de la garder intacte car le gaz carbonique rejeté par la respiration des milliers de visiteurs a un impact sur la conservation des dessins. Ceux-ci s’étalent sur plusieurs mètres et sont mis en valeur grâce à un éclairage approprié.

  De retour au Relais-Moto, nous constatons une certaine agitation. Le side-car et le trike qui étaient en face de nous, que vous pouvez voir sur la photo ci-dessous, ont été remplacés par une KAWASAKI W650 et une DUCATI 1200. Sur cette même photo vous pouvez voir également les panneaux indicateurs et la distance des villes d’où sont partis les premiers motards hébergés au Relais-moto La caravane d’à côté, vide jusque-là est occupée par les passagers de 3 autres KAWA W650.


 

  Au moment de payer la note, Serge m’annonce qu’il a vendu dix de mes livres que lui avais confiés il y a sept ans, ce qui correspond à quelques centimes d’Euro près à ce que nous lui devons. Merci Serge, je reviendrai !
  C’est vers 10H30 que nous quittons VEZAC, pour nous rendre chez Franck, mon fils aîné, à GIGEAN (entre MONTPELLIER et SETE). Nous choisissons de prendre au plus court, par la montagne, plutôt que par l’autoroute qui nous rallongerait quelque peu. La récompense sera la traversée du viaduc de MILLAU, toutefois bien moins impressionnant que ce que j’avais imaginé. Mais quand on pilote, on est concentré sur sa conduite et on ne voit rien des alentours, c’est du moins mon cas. Nous payons la traversée 4,10 €, mais l’autoroute, gratos avant et après, doit être incluse dans ce prix ! Heureusement, Evelyne a filmé la traversée avec son appareil photo et je la verrai plus tard sur mon micro.
  C’est vers 16 heures que nous arrivons à GIGEAN. J’essaie de me remémorer le plan que j’avais regardé avant de partir de SOISSONS, mais je finirai seulement par arriver dans la Rue de la Bascule, à quelques centaines de mètres toutefois de chez Franck et c’est en un court moment qu’il nous rejoint après que nous lui ayons téléphoné. Violaine est sur le point d’accoucher et je lui propose un tour de trike pour donner un coup de main à la nature. Elle n’est pas joueuse et refuse.

  Le lendemain, Franck et Violaine nous emmènent faire quelques pas sur la plage de FRONTIGNAN, toute proche. De retour à la maison, Franck, après avoir roulé en GSXR, mais à quelques jours d’être papa, met sa carrière motocycliste entre parenthèses, et il me fait cadeau de son casque. Par chance, il est à ma taille et il remplacera celui que j’ai acheté à la Fête de la Moto de SOISSONS il y a quelques mois. Je ne l’ai payé que 30 €, mais la fermeture coince et il me faut plusieurs minutes à chaque fois pour le retirer !

  L’étape suivante est La Palud, hameau de CHAPAREILLAN, en Isère, à la frontière avec la Savoie, à une vingtaine de kilomètres au sud de CHAMBERY, là où habite Magali, la fille d’Evelyne, dans une grande maison, en colocation avec 4 garçons, dont son ami Pascal. L’un des colocataires a quitté les lieux récemment et une chambre est libre pour nous.
 J’avais vu que Michel ARBOLEAS, le concepteur et fabricant de l’attache-remorque pour Spyder, attache dénommée ARBOSPYD (http://arbospyd.cabanova.fr/) que je lui ai achetée, résidait à une dizaine de kilomètres au nord de CHAPAREILLAN, précisément à Saint-BALDOPH. Je décide donc de me rendre chez lui d’abord.
 Arrivés aux alentours de 16 heures nous sommes un peu perturbés par la numérotation des habitations dans sa rue. Plus on s’éloigne du centre et plus les numéros diminuent. Son numéro est 268 et est en centre ville. Perplexes devant cette numérotation, nous allions l’appeler lorsque je l’ai vu arriver près de nous sur son Spyder. Nous nous rendons chez lui, à quelques mètres de là, où sa femme et lui nous offrent à boire. Nous conversons, il nous parle de sa dernière invention, une attache pour le modèle RT et il nous donne rendez-vous pour la visite d’une centrale hydraulique Samedi prochain. Mais comme c’est le jour de repos de Magali, nous déclinons l’invitation.

  Après les avoir quittés et après avoir été accompagnés un peu par Michel, c’est avec quelques difficultés que nous trouvons la maison où habite Magali. Il faut sortir totalement de CHAPAREILLAN, et passer totalement également La Palud, sur la route qui monte au col du Granier. La rue où elle réside est longue d’une centaine de mètres et elle se termine par un parking et des chemins. Dans la maison, nous rencontrons Pascal, qui est en train de scier du bois pour aménager la maison, puis arrivent Frédéric et Etienne qui pilote une KAWA. Nous attendons Magali qui, une fois arrivée va chercher des matelas et nous installe de quoi dormir dans la grande chambre vide de l’étage.


 

  Le lendemain, nous montons, en trike, au col du Granier. Ce col relie les villages d'ENTREMONT-le-VIEUX et d’APREMONT au nord, ainsi que CHAPAREILLAN à l'est. La route secondaire que nous avons prise et qui atteint le col étant de loin la plus difficile : 9,5 km avec un passage à 17,9 % et une moyenne de 8,1 %. Le col du Granier a été franchi au total à 16 reprises par le “Tour de France”. Il a été classé alternativement en 1re et 2e catégorie.


  

  Le Mercredi, après une bonne balade qui nous a fait faire le tour du lac d’ANNECY et monter à CHAMONIX, me vint ma première frayeur en Spyder. Dans un virage à gauche que j’avais déjà pris au moins 4 ou 5 fois, la roue avant gauche du trike s’est levée, situation insolite pour moi. Si cela avait été la roue droite je crois que ça aurait ressemblé au side-car et que j’aurais peut-être maîtrisé, mais lever dans un virage à gauche était pour moi inhabituel ! J’ai freiné, la roue s’est reposée sur la route mais le trike a été déporté sur le côté droit. Heureusement, ni mur, ni fossé, juste un petit talus ! Pas de dégâts, mais une grosse frayeur !

  Le Jeudi, au réveil, ma première pensée est l’incident d’hier ! Ai-je sous-estimé le virage et allais-je trop vite ? Le problème était-il électronique ? Il me tarde de repasser là ! C’est ce qui arrive au retour du tour du lac du Flumet, près de Saint-PIERRE-d’ALLEVARD. C’est un lac peu profond, mais la baignade y est interdite car son usage est réservé aux palmipèdes de passage lors de la migration. Nous y faisons le tour à pieds et nous rentrons en essayant de rester sur 3 roues dans le fameux virage. Tout s’est bien passé cette fois.

  En construisant ma remorque, j’avais fixé les garde-boue sur le capot de ma remorque et ils se levaient avec. Mais à force de trembler en roulant, l’un d’eux a déchiré le capot à l’endroit de sa fixation. Je retire ces garde-boue après que Pascal ait percé les rivets pour les faire sauter.
 Vendredi 8 Juillet au matin, nous partons faire le tour du lac du Bourget qui, malgré son nom, ne permet le décollage ou l’atterrissage qu’aux hydravions. AIX-les-BAINS se trouve au bord de ce lac. Mais, avant de partir, nous regardons la carte et désenchantons ! La route qui en fait le tour traverse une forêt à quelques kilomètres du lac. Ce lac fait 18 kilomètres de long pour une largeur maximale de 3,2 kilomètres donc il serait long d’en faire le tour à pieds. Sa surface est de 44,5 Km², ce qui en fait le plus grand lac naturel de France. Comme à cette surface il faut ajouter une profondeur moyenne de 85 mètres (145 mètres au plus profond) cela fait un très beau volume d’eau douce de 3.600.000.000 m3, soit la consommation annuelle française d'eau… à la vôtre !

   Nous nous contentons de nous balader un peu sur la route qui longe le lac. Peu de bateaux sur l’eau, par contre les différents ports sont complets.

 

  Au retour, voulant faire le plein d’essence, je m’arrête dans une station, à MONTMELIAN où m’attend une énorme surprise. Celui qui s’est servi en essence juste avant moi, et qui est encore là, est Jean-Pierre BENOÎT, plus connu sous le nom de “Pépé”. C’est par ce pseudo que je l’interpelle. Surprise, puis je retire mon casque, ce qui le fait crier “Popaul“ ! Embrassades et photos ! Pépé est celui qui, en 2009, avait acheté mon attelage bleu précédent, attelage composé d’une B.F.G de 300.000 km, attelée à mon gros side-car de construction personnelle question châssis, avec une caisse fabriquée par feu Marc POIRAUD, caisse dont le pare-brise était la vitre arrière d’une RENAULT 5. Il habite APREMONT, limitrophe à CHAPAREILLAN et possède environ 300 motos, anciennes pour la plupart. J’espère pouvoir retourner chez lui bientôt et vous présenter sa collection. Il s’en va au rassemblement dénommé “Stella Alpina”, à BARDONECCHIA, en Italie, juste après la frontière, à un peu plus de cent bornes. Ce rassemblement est fréquenté en majorité par des motos tout-terrain, mais quelques motos de tourisme et même des side-cars y participent.

 

 

  C’est le Samedi à 10 heures que j’apprends, par un sms, que je suis grand-père pour la première fois, d’un petit Elio. J’avais pris un coup de vieux lorsque j’avais appris que Violaine, la compagne de Franck, était enceinte, mais là c’est la joie qui m’envahit. Mais je ne peux m’empêcher de penser que l’accident de 1987 aurait pu me priver de cette joie.

  L’après-midi, avec Magali, la fille d’Evelyne, nous partons faire un tour dans le funiculaire de Saint-HILAIRE-du-TOUVET, à seulement 15 kilomètres en direction du sud. Ce funiculaire vous fait grimper de 700 mètres en 20 minutes. C’est en 1920 que la Caisse Syndicale d’Assurance Mutuelle des Forges de France décide de la construction de ce funiculaire. Sa construction durera 3 ans et coûtera 4.100.000 €. Son exploitation commence le 19 Juillet 1924.

 

  Du mois d’Août 1924 à Décembre 1925, il fera monter au sommet 56.000 tonnes de matériaux divers afin d’y construire un sanatorium, lequel verse une somme rondelette pour la réservation du tiers des places à ses résidents avec un engagement de faire fonctionner celui-ci pendant 75 ans, c'est-à-dire jusqu’en l’an 2000.

  Après 1945, le funiculaire tombe en désuétude et son déficit est croissant. En 1956, les cabines sont changées, mais leur esthétique est controversée. En 1960 il apparaît dans le guide MICHELIN.

  En 1973, le propriétaire cède les installations pour le Franc symbolique à la commune de Saint-HILAIRE-du-TOUVET.

 

  En 1979 il connaît un nouveau départ avec l’arrivée du vol libre. Il devient l’ascenseur rêvé des hommes volants. Une large piste d’envol a été créée au sommet et les parapentistes  s’élancent de là.

 

  En 1990 c’est la réfection de la machinerie dans le respect des éléments d’origine et 2 ans plus tard c’est le tour des cabines qui sont changées pour retrouver l’esthétique originale.

   Deux funiculaires travaillent en même temps et sont reliés par un câble. Celui qui descend tire celui qui monte, du moins l’aide à monter, et ils se croisent au milieu, à un endroit où les voies ont été dédoublées pour assurer le croisement des véhicules comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.

 

  Tout ce que je viens de vous dire je l’ai copié sur le Net car lorsque j’ai appris que j’étais grand-papa, il s’en est suivi une grève du stylo pendant deux jours et je vous demande bien pardon.

   Dimanche matin, Magali nous emmène au marché d’ALLEVARD et nous allons rendre visite à l’une de ses copines, Marie, qui garde son petit-fils de neuf mois qui déambule à quatre pattes dans la pièce.
  Le Lundi qui suit, c’est le départ pour CHÂTEAUPONSAC, près de LIMOGES, à 530 kms d’où nous sommes, afin de participer au rassemblement estival du “Side-Car Club Français”. Route sans histoire, mais avec un petit détour imprévu de près de 50 kms, qui nous fera passer par TULLE. Je suis résolument contre le GPS, il y en avait un sur mon Spyder quand je l’ai acheté mais ne l’ai jamais utilisé et j’en paie les conséquences.

  Nous arrivons sur le lieu des agapes vers 16 heures. La partie plane, après le gymnase et les courts de tennis, est quasiment saturée de tentes et nous allons nous installer sur la partie de terrain au fond, surélevée d’environ 2 mètres. Nous choisissons un emplacement à l’ombre sous les arbres, entre deux tentes déjà montées.

  Je n’ai monté ma nouvelle tente qu’une seule fois, il y a quelques mois, et j’ai oublié comment le faire. Heureusement, nos voisins ont à peu près la même et ils nous l’ont montée en peu de temps. Merci à eux !

   Je ne vous commenterai pas le rassemblement en détail car nous n’avons pas participé à tout ce qui était proposé et nous avons fait des visites qui n’étaient pas prévues au programme. D’autres, que je citerai plus loin, le narrent dans le numéro 206 du bulletin mensuel “PRECESSION” et il apparaîtra peut-être plus tard sur le site du club : http://www.side-car-club-francais.com/

  Nos voisins du 77 reçoivent la visite d’amis venus en voiture et qui s’installent avec eux ! Le comble sera lors de la balade prévue où ils décapotent leur voiture pour y participer. Du coup, vexé, je me passe de cette sortie. Je vais certainement paraître sectaire pour certains, mais si les solos seuls, à l’exception des conjoints qui accompagnent le side-car familial, n’ont pas leur place dans nos rassemblements, les automobiles l’ont encore moins. Il y a eu jusqu’à 4 voitures près de différentes tentes, je ne comprends pas !... à chacun sa passion et les vaches seront bien gardées ! Que diriez-vous de voir un joueur, au cours d’un match de foot, qui prendrait le ballon à la main et qui irait marquer un essai derrière la ligne de but ? Oui, je sais, c’est comme ça qu’est né le rugby en Novembre 1823, quand William Webb Ellis, un étudiant de seize ans, qui jouait souvent au football, au poste d'arrière, sur le Bigside (nom du terrain de l'école de Rugby, petite ville située entre Oxford et Cambridge) reçoit le ballon et, au lieu de reculer comme la règle le stipulait à cette période, fonce, la balle entre ses mains, vers le but adverse et la dépose derrière la ligne, devenant ainsi le premier rugbyman. Mais nous n’allons pas refaire l’histoire ! Je me répète, tant pis, chacun chez soi ! Je comprends encore moins les side-caristes qui font venir des copains en voiture dans les rassemblements !

  Un Anglais, je ne sais pour quelle raison et je n’ai pas voulu le réveiller pour le lui demander, a couché dans un duvet, sur un lit de camp, seulement protégé des intempéries par un double toit de canadienne avec des tubes trop longs, ce qui faisait arriver le bas du double toit à 40 cm du sol. Au moins, ça ne sentira jamais le renfermé chez lui ! (voir la photo).

  

  Jeudi 14 Juillet, nous ferons, Evelyne et moi, la visite d’ORADOUR-sur-GLANE où nous en apprendrons beaucoup sur la bêtise humaine. Le 10 Juin 1944, ce village du Limousin est le théâtre d'une exécution systématique des ses occupants présents par les Waffens SS, faisant officiellement 642 victimes. Situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Limoges, ce lieu saisissant des années 1940 a été conservé en état de ruine. Les rails du tramway, les carcasses de voitures résistent encore à la rouille.

  Plusieurs sensations s'affrontent lors de la visite. On parcourt un lieu témoin, une preuve matérielle d'un massacre. On déambule aussi dans les restes d'une commune jadis animée par ses commerces, ses fermes, ses marchés, ses fêtes... 
 
 Ce site a pour but d'entretenir la mémoire du lieu et du massacre. “ORADOUR-souviens-toi” est une devise, ... plus jamais, et pourtant...
  De retour au rassemblement, nous avons le plaisir de voir Michel BEAUFEU et Pierre-Michel FORTAT qui ont planté leurs tentes pas très loin de la nôtre.
  Je ne vois plus la remorque de René THIRY, qu’il accroche derrière son camping-car pour transporter son attelage, car il ne supporte plus le froid sur son visage depuis qu’il est atteint de sa maladie. Je l’interroge et il me répond qu’il l’a prêtée à un Side-Biker pour rapporter son Zeus en panne chez lui. Une bielle avait cassé et transpercé le bas-moteur. Il avait déjà prêté sa remorque par 2 fois à GOUZON !
  Avant le feu d’artifice et comme ça été
toujours fait dans le passé à GOUZON, les side-caristes proposent à la population de faire un tour gratuit de side-car. Mais au bout de quelques minutes, la Gendarmerie rattrape la tête du cortège, constate que les passagers n’ont pas de casque et interdit les baptêmes. Du coup Jean a annulé le défilé aux flambeaux en side-car du soir et c’est à pied que nous le ferons. Chaque inscription avait donné droit à un flambeau électronique qui se charge au soleil et qui s’allume lorsque la nuit tombe. D’autres flambeaux classiques ont été distribués à ceux qui en étaient dépourvus.
  Le défilé des motards est allé jusqu’au magasin INTERMARCHE où certains ont pris, avec l’accord du directeur du magasin, des caddies pour transporter les enfants ou quelques facétieux. Certains, comme Stéphane FAUCHEUX, se sont baladés en slip… certainement la vengeance d’un Gendarme envers ses confrères ! Valérie DURAND avait un déguisement fait d’un carton mis autour de sa tête, carton qui imitait un radar et elle flashait à tout va les automobilistes pris bien malgré eux dans le défilé, avec un appareil photo.
  Nous sommes retournés au lieu du rassemblement et sommes passés devant la population qui avait pris place au bord de la route pour voir le feu d’artifice. Pendant le feu d’artifice, Nanou GRAEFF se baladait en slip et soutien-gorge parmi tout le monde et j’ai vu une autochtone dire à son mari qu’elle en avait marre, qu’elle le laissait mater et qu’elle s’en retournait chez elle ! Petite joueuse !
  Le Vendredi, c’est un tour du lac de Saint-PARDOUX que nous faisons et au retour j’ai le plaisir de voir arriver Jean-Pierre et Muriel GOVIGNON dont le parcours a parfois croisé le mien, depuis 1986, lors d’un concours de grimaces lors du rassemblement de CHENERAILLES (Creuse), organisé par Jean-Jacques DURET, ou lors d’un voyage au Japon qu’ils ont fait récemment. Ce sont eux qui racontent ce rassemblement dans “PRECESSION”, le bulletin mensuel du “S.C.C.F”.
  Le Samedi a lieu la remise des prix et je serai fort choqué quand, après que l’on ait expliqué les problèmes du Zeus qui a cassé une bielle, de voir l’un des organisateurs s’emparer du micro et imiter Julien THIRY en reprenant sa phrase fétiche : “Elle est à qui la PEUGEOT ?”. Je crois, du moins j’espère penser, que ceux qui ont applaudi ne connaissent pas le handicap de Julien et n’ont pas fait le rapprochement !
  Le repas du soir a lieu devant le café des sports, sous des grandes tentes qui abritent des tables et des bacs. Les motards se joignent aux autochtones. Au menu, après l’apéro pour les motards : moules-frites, fromage et tarte aux pommes.
  Le Dimanche matin, la douche que j’avais l’habitude d’utiliser de bonne heure et dont j’ignorais qu’elle était réservée à l’organisation, est occupée. Je m’en vais donc aux douches communes, dans les vestiaires du stade, à un créneau horaire où elles étaient réservées aux hommes. J’ai eu l’agréable surprise d’y voir Nanou, à poil parmi les hommes et aucun ne s’est plaint. Elle m’a rappelé les nombreuses fois où nous nous sommes croisés dans le même accoutrement à MOTONAT. Je sens qu’il y aura désormais davantage de side-caristes qui iront prendre une douche, voire plusieurs, lors des prochains rassemblements ! Par contre, la veille, alors que je finissais de me doucher dans celle réservée à l’organisation, avant de savoir qu’elle était réservée, je suis sorti de la douche et j’ai choqué une organisatrice qui venait de rentrer dans la pièce et qui m’a reproché de ne pas avoir bloqué la porte d’entrée ! 
  Ce sera là la dernière anecdote et c’est ainsi que se terminent à la fois le rassemblement et mes vacances après avoir ramené Evelyne chez elle, en Bretagne... à bientôt pour une autre aventure…


Sous-titre: chez Mina…  

  Lors du week-end de la Pentecôte étaient organisées les “24 Heures du MANS” auto, mais mon week-end sarthois personnel de la Pentecôte a eu lieu tout près de là, sauf au MANS. Pour commencer, dans la région du Perche Sarthois, à l’est du département pour l’hébergement et dans le Maine Normand, au nord du département, pour rendre visite à deux familles amies.   

  Je vous ai présenté mon amie Evelyne dans mon dernier article intitulé “1ère grande sortie en T.G.V”. Nous avons décidé de passer nos prochaines vacances ensemble, nous devrions aller au rassemblement du club, à CHÂTEAUPONSAC, également ensemble, mais Evelyne aurait voulu que nous passions d’abord un week-end ensemble pour voir si une cohabitation était possible. C’est le long week-end de la Pentecôte qui sera le moment choisi pour l’expérience, dans un site qui se trouve environ à mi-chemin de nos lieux d’habitations respectifs, soit environ 300 kilomètres de chez chacun, au relais-motard dénommé “Chez Mina”, à La CHAPELLE-Saint-REMY, entre La FERTE-BERNARD et Le MANS.
     Samedi matin, lorsque je me lève à 5 heures comme je le fais chaque jour, il pleut ! Mais il en faut plus pour me décourager ! Après avoir été chercher le pain à pied, comme quotidiennement également, ce qui me fait faire 30 minutes de marche utile, après avoir pris ma douche tout aussi quotidienne, après avoir déjeuné, fini de remplir ma remorque et être allé faire le plein, c’est vers 8H30 que je m’élance vers la Sarthe, alors que la pluie a cessé.
  La circulation est assez fluide en ce premier jour du pont de 3 jours de la Pentecôte, du moins au départ, jusque PARIS. Je prends l’A86 qui me raccourcit par rapport à la Francilienne souvent encombrée et bouchonnée. Mais les derniers 20 kilomètres avant l’A10 se feront en deux heures, quasiment au pas, pare-choc contre pare-choc pour les autos et parfois même arrêté ! 
  MAPPY me donnait 3 heures de route et ça en fera donc finalement 5. Evelyne devra alors m’attendre un bon bout de temps à la gare puisque j’avais calculé pour y être en même temps qu’elle, un peu avant midi !
  Mon Spyder fonctionne à merveille, mais je ne me suis toujours pas habitué à la jauge d’essence dont les barres de l’affichage du niveau de carburant s’éteignent les unes après les autres bien trop rapidement ainsi qu’au voyant d’avertissement de réservoir vide qui s’allume bien trop tôt, à 200 kms environ. Dix bornes plus loin je fais le plein sans réussir à mettre plus de 18 litres dans le réservoir, sur les 25 qu’il contient. Vous voyez que la marge est conséquente !
   Vu le temps perdu dans les bouchons et dès que je peux le faire, je téléphone à Evelyne vers 12H30, puisqu’elle est théoriquement arrivée depuis ¾ d’heure à la gare, partie de REDON, avec changements de train à RENNES et au MANS. C’est à 13H30 que j’arrive à la gare de La FERTE-BERNARD, nous attachons la valise à roulettes d’Evelyne sur le porte-bagages que j’ai fabriqué et installé sur le capot de ma remorque. Nous prenons un soin particulier à attacher la poignée télescopique de la valise pour qu’elle ne se déplie pas dans les virages. Nous n’avons mangé ni l’un ni l’autre et vu l’heure, un Mac DO fera l’affaire !
   En chemin, lors d’un rond-point, l’automobiliste qui arrive sur la droite nous indique quelque chose d’anormal du côté de la remorque. Nous nous arrêtons donc pour nous rendre compte que toutes les sangles avec lesquelles j’avais attaché la valise, s’étaient défaites, que la valise était tombée sur la route et qu’elle suivait la remorque grâce à la sangle attachée à la poignée. L’habillage de toile est truffé de trous de différentes tailles, mais heureusement nous n’avons rien perdu. Nous la rattachons et poursuivons.
  C’est vers 15 heures que nous arrivons au gîte, sur la place de l’église de La CHAPELLE-Saint-REMY. Lorsque j’avais appris l’existence de ce relais-motard, tenu par Mina et Evelyne (une autre) depuis le 1er Avril 2005, j’avais toujours supposé que Mina était une femme. J’ai eu Mina par deux fois au téléphone et je me suis étonné par deux fois de sa voix masculine ! Mais après tout chacun ses mœurs…
   Donc, en arrivant je fais la bise à Evelyne (pas celle qui est venue avec moi, l’autre… faut suivre !), j’en serre 5 à Mina, tatoué de partout, du moins sur ce qu’il montre, et je me rends compte de ma méprise. Je connais pas mal de Mino, mais il est le premier Mina ! Vous pouvez apercevoir sa silhouette sur la photo ci-dessous, dans l'encadrement de la porte du bistrot, sur la gauche.

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   Nous pénétrons dans le café dont la façade est jonchée de pancartes indiquant qu’ici c’est un relais-motard (voir la photo). L’intérieur se compose de deux salles dont une plus particulièrement dédiée aux repas. Les murs sont largement couverts par une collection de tee-shirts branchés moto, de photos, d’affiches, de miniatures et d’autocollants de même acabit. C’est vraiment un troquet qui respire la bécane !
  Après avoir bu un coup offert par Mina, celui-ci va nous montrer notre chambre. Pour y aller, nous traversons un large couloir extérieur qui débouche sur la place, à droite du café (derrière Evelyne, à droite sur la photo), puis des allées entre des murs ou des bâtiments. Celui qui contient les chambres est organisé sur 3 étages et les chambres occupent des deux plus hauts. Quatre chambres à chaque étage sont contiguës le long d’un couloir avec des fenêtres ; au bout du couloir, il y a d’un côté un w.c et de l’autre une douche. Un escalier extérieur vous y fait parvenir. Derrière le bâtiment un large espace avec de l’herbe peut accueillir votre toile de tente gracieusement et servir de parking pour votre bécane. C’est là que Mina organise ses concentres. Un petit chemin y mène depuis une autre route. Entre les deux, Mina dispose d’une très grande salle pouvant accueillir plus d’une centaine de personnes, ainsi que son garage dans lequel est garée sa HONDA Goldwing. 
   Nous entrons dans la chambre que Mina nous avait réservée, celle contigüe aux w.c. Un lit, une armoire, un lavabo, un bidet, un bureau… quoi de plus pour être heureux.
   Sur le conseil de Mina, nous allons ensuite au plan d’eau de Tuffé, à moins de 5 kilomètres. Le plan d’eau est alimenté par un petit ruisseau dénommé La Charonne. Un autre ruisseau, la Jousse, longe le plan d’eau et se jette dans le premier ruisseau cité, juste après. Nous marcherons pendant 1,5 km environ en y faisant entièrement le tour.
    Retour au gîte et c’est l’heure de dîner. Notre table est prête dans la salle et nous commençons par l’entrée au choix en nous servant sur une desserte électrique qui les garde au frais. On se sert suivant sa faim ! Mina vient ensuite nous demander quel plat principal nous désirons. Pour ma part, je prendrai un steak avec des frites et Evelyne une tranche de jambon braisé avec des haricots verts.
  Lorsque Mina vient nous servir, je suis étonné de la taille de mon steak qui est plus long que mon assiette et qui fait environ 3 fois la taille de ceux que je mange habituellement ! Comme de plus je mange très très lentement, nous ne sommes pas sortis de l’auberge.
  Pendant que nous dînions, Mina  répond sur son portable qui avait sonné. Je l’entends dire : “Il est là, je te le passe !”. Mon Dieu, je suis espionné ! Heureusement, c’est Floriane COSNUAU, qui habite à une cinquantaine de kilomètres plus au nord, qui appelle. Floriane et Rémy m’avaient envoyé un e-mail, comme à beaucoup d’autres certainement, au début du mois d’Avril, pour me parler des problèmes de santé de Floriane. Je leur avais dit que je viendrai passer un week-end au relais-motard sarthois et que j’irai voir Gérard LEMARCHAND à Saint-PAUL-le-GAULTIER, je vous expliquerai pourquoi plus loin ! Ce patelin est à 60 kilomètres, au nord-ouest, près d’Alençon. Comme ils habitent sur la route pour s’y rendre, ils m’ont demandé de passer les voir en y allant. Nous nous mettons d’accord pour demain matin.
  Mina nous dit ensuite que demain, il quittera son établissement après le petit-déjeuner, pour se rendre en voiture et caravane à La ROCHELLE pour la finale d’une compétition de fléchettes inter-bars organisée par France DARTS et qu’il ne pourra pas assurer les deux repas du Dimanche. De plus, nous devrons prendre également le petit-déjeuner du Lundi matin dans le bistrot à l’autre bout de la place, avec qui il s’arrange lors de ses absences. Bien patron !
  France DARTS est une association d'exploitants de jeux pour cafés qui souhaitent organiser dans leurs établissements des compétitions de fléchettes électroniques sur cibles américaines.  Les meilleurs se retrouveront pour les championnats de France qui se déroulent à La Rochelle du 13 au 19 Juin 2011.
  Dimanche matin, petit-déjeuner très copieux avec grand choix de liquide ou de solide. Une fois le ventre plein et après avoir réglé 80,00 € pour deux nuits à deux, deux repas et quatre petits-déjeuners, nous prenons la direction de chez Rémy et Floriane car j’ai horreur d’arriver chez les gens à l’heure du repas sans y avoir été préalablement invité.
 Petit problème dans la rue où ils habitent car la numérotation des maisons est quelque peu fantaisiste. De plus, ils habitent une petite voie sans issue qui débouche sur la rue principale et elle fait partie de la numérotation de la rue.
   Heureusement, Floriane a l’oreille affutée et elle nous a entendus et vus passer. M’étant arrêté vu la complexité de la numérotation, j’ai pu la voir faire de grands signes plus loin.
   C’est en passant par le garage que nous entrons chez eux. Le garage est d’une tenue exceptionnelle et renferme des trésors. Rémy et Floriane ne se sont jamais débarrassés des motos et side-cars qu’ils ont chevauchés jusqu’alors. Leur garage contient donc la B.M.W R27 (mono 250) de 1964 qui fut première moto de Floriane, puis ses suivantes, une HONDA 500 Four de 1972, qui fut attelée par la suite, une MOTO-GUZZI 850 T3 qui subira le même sort, et enfin une MOTO-GUZZI 1000 California 3 attelée à un Goliath.
   Quand à Rémy, sa TRIUMPH Bonneville 650 de 1970 est toujours en état de marche, plus de 40 ans après sa fabrication, et il possède aussi une MOTO-GUZZI 1100 Sport de 1995, une 125 M.Z et une HONDA-MARTIN 900 Bol d’Or.
   C’est autour d’un verre que nous discutons, puis Floriane et Rémy nous montrent leurs albums photo sur lesquels je suis. On me voit d’ailleurs sur mon attelage B.F.G / POIRAUD, en fourche et roues d’origine et avec la remorque, lors du rassemblement de Saint-ETIENNE-de-MONTLUC (44), organisé par notre ami Christian JEHANNO. Comme je n’ai pas de photos de ma B.F.G ainsi équipée, je leur demande s’ils peuvent m’envoyer une copie par mail.
   Floriane nous invite à partager leur repas du midi et nous acceptons avec grande joie. Nous discutons de choses et d’autres, notamment de la maladie dont Floriane est atteinte depuis le début de l’année (*).
   Puis, nous finissons par partir pour “La Grande Savane”, à une douzaine de kilomètres, endroit qui est un lieu de 32 ha consacré au tout-terrain, dont s’occupent Sabine et Gérard LEMARCHAND. Nous arrivons facilement sur le lieu des agapes grâce à un bon fléchage.
   Gérard m’avait conseillé de venir les voir le Lundi, jour où ils seraient moins pris par leurs stagiaires, mais c’est le jour où Evelyne va prendre le train pour rentrer chez elle et je ne voudrais pas partir trop tard afin d’éviter de me retrouver une nouvelle fois dans les bouchons sur la route.
   Je vais vous dévoiler ici la raison pour laquelle je tenais à voir Gérard : lors du rallye “Tour de France side-car 1987” auquel j’ai participé, Gérard nous suivait, Hervé RENARD et moi, le 13 Septembre, sur un autre attelage concurrent. Il a été le tout premier à s’occuper de moi après l’accident, à BULGNEVILLE (88). Par bonheur il a une formation médicale qu’il a utilisée lors de diverses manifestations mécaniques en France, ainsi qu’en Afrique où il a déjà vécu. Il m’a désobstrué les voies respiratoires et a pratiqué sur moi un massage cardiaque ! Sans son intervention, c’est très certainement de là-haut que j’écrirais ce texte et vous ne pourriez évidemment pas le lire ! Avouez que ce serait dommage ! Je lui voue une éternelle reconnaissance ! C’est lui qui m’avait reconnu en visitant mon site et qui s’était présenté !

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   Nous avons vu Sabine et Gérard, mais ils étaient bien occupés ! Après une brève visite de leur domaine, nous quittons les lieux en promettant de revenir en d’autres circonstances. Si vous voulez vous dépayser le temps d’un week-end, voilà un excellent moyen de le faire. Vous en saurez plus sur les activités proposées et les tarifs sur
leur site .
 
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    Nous retrournons au plan d'eau de Tuffé, puis nous cherchons un endroit pour nous restaurer, mais nos recherches resteront vaines dans un rayon de 10 kms. Evelyne voulait manger des crêpes mais la seule crêperie de la région est fermée ce soir. Retour au gîte et nous n’aurons donc finalement rien mangé de la soirée.
  J’ai lu, dans le compte-rendu de la réunion 2010 des Relais-Motards, que Mina avait mis son hôtel en vente pour cette année et ainsi prendre sa retraite. Espérons qu’il trouve un repreneur qui ait le même esprit !
   Après une bonne nuit salvatrice et après, comme prévu, un petit-déjeuner dans l’autre bistrot du patelin, nous plions bagages et je dépose Evelyne à la gare de La FERTE-BERNARD, avant de m’en retourner sur SOISSONS, sans bouchon et en trois heures comme l’avait dit MAPPY.
  Dorénavant, j’essaierai de fréquenter d’autres Relais-Motard et je vous raconterai ce que j’y aurai vu… à bientôt.
*: la maladie a eu raison de Floriane qui s'est éteinte le Samedi 10 Septembre 2011, à 12H30, à l'hôpital de CAEN. Toutes mes pensées vont à Rémy.

 

 

 

 

 

 

 

 


*= Trike Grande Vitesse
J’ai mis “TGV” dans le titre car il faut bien comprendre que le CAN-AM Spyder RS passe de 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes et que la vitesse de pointe annoncée est de 195 km/h ! Qui dit mieux pour le même prix ?
L’essence a fort augmenté ces derniers temps, ce qui nous a certainement fait circuler beaucoup moins. Mais moi, qui relativise toujours énormément, j’ai bien calculé et je me suis rendu compte que cent kilomètres désormais au prix actuel me reviennent moins cher que lors des plus de 300.000 kilomètres que j’ai faits avec ma B.F.G attelée. Comme je n’hésitais pas à rouler à l’époque, il n’y a aucune raison de ne pas continuer.
Auparavant, avec mon attelage B.F.G/POIRAUD qui consommait 11 litres de SP 98 en moyenne (13 sur autoroute), lorsque l’essence était à 1,10 €, les cent kilomètres me revenaient à 12,10 € au minimum. Dorénavant, avec mon CAN-AM Spyder qui consomme 7,5 litres de SP95, même à 1,50 € le litre, les mêmes cent kilomètres ne me reviennent plus qu’à 11,25 €. Il en sera ainsi jusqu’à ce que le SP 95 atteigne 1,61 € ! C’est ce qui arrive sur autoroute où je consomme un litre de plus et ça me revient alors sensiblement pareil qu’avec mon attelage.
C’est donc le sourire aux lèvres que je me suis rendu dans ma région natale (le 44 – Loire-Atlantique) pour, d’une part essayer mon trike avec sa remorque modifiée par mes soins sur une grande distance, et d’autre part rencontrer Evelyne, une copine de ma génération et du patelin d’où je suis originaire, c’est à dire PLESSE, entre NANTES et RENNES, copine que j’ai retrouvée grâce à Internet, et avec qui je communique quotidiennement.
Evelyne est la sœur de Marie-Claude, une amie de mon âge que je retrouve aux repas de classe, pratique usuelle de la région des Pays-de-Loire, où les conscrit(e)s d’un même patelin fêtent ensemble leurs anniversaires tous les 5 ans, à chaque dizaine et à chaque moitié de dizaine. La fois prochaine sera 2012 pour l’année de nos 60 ans ! Mon Dieu… déjà ? Marie-Claude est coiffeuse indépendante, elle est domiciliée, à GUEMENE-PENFAO (GWEN-MENEZ-PEN-FAOU en breton), là où je suis né, et elle s’est promis de s’occuper de mon souci capillaire particulier. Nous sommes allés la voir au tout début de mon séjour et nous avons pu rencontrer un de ses frères qu’elle héberge provisoirement.
L’autre raison était de participer à une promenade de véhicules terrestres hétéroclites et disparates à 2 ou 3 roues (motos, side-car, trike), tous conduits par des MEIGNEN.
Avant de partir, je vais vous raconter quelques particularités de mon Spyder. Le tableau de bord, outre l’affichage de la température ambiante et le numéro de la vitesse enclenchée, y compris la marche arrière, outre également le compteur et le compte-tours classiques, vous indique, entre les deux, la vitesse à laquelle vous roulez en chiffres digitaux de 2 cm de hauteur et de 1 de large, plus parlants qu’une aiguille sur un cadran. Il possède également un affichage à sa base qui vous indique, entre autres, deux compteurs partiels, bien pratiques pour en avoir un pour l’essence et un autre pour l’étape de votre sortie. Vous pouvez les consulter et les faire défiler les uns après les autres à votre gré en appuyant sur un poussoir situé devant le commodo gauche et consulter aussi le kilométrage total, l’heure et le temps de roulage, partiel ou total. Le Spyder est équipé également d’un frein à main (à pied en l’occurrence), situé sur le côté gauche. Si vous l’oubliez en partant, un message d’alerte vous informe sur le tableau de bord. La remise à zéro de l’un ou l’autre compteur partiel se fait en appuyant simultanément sur un bouton du tableau de bord.
Autre chose dont j’aimerais vous entretenir, c’est la tenue de route dans les virages. Vu mon expérience en side-car avec plus de 500.000 kms parcourus, et vu que la largeur du trike est plus réduite que celle d’un side-car, il était évident pour moi qu’il lève la patte intérieure dans les virages. Eh bien que nenni… le Spyder reste collé à la route et permet même de passer beaucoup plus vite qu’un side-car dans les virages.
Des systèmes électroniques complexes réduisent le couple du moteur dans les virages ou freinent les roues à l’insu de votre plein gré (comme aurait dit Richard) et empêchent tout soulèvement de roue dans les virages. Aucune de ces deux actions n’est ressentie par le pilote.
Les technologies utilisées pour le Can-Am Spyder permettent de multiplier l'efficacité du contrôle dynamique et de la stabilité, permettant ainsi au pilote de ne pas s’inquiéter du comportement du trike. Ce système s'appelle VSS (Système de stabilité du véhicule) et a été conçu en partenariat avec Bosch. Il intègre des fonctions telles que le SCS (Système de contrôle de la stabilité), le TCS (Système d'anti-patinage à l'accélération) et l'ABS (Système de freinage anti-bloquant). Le VSS réagit à la moindre perte de motricité et fait le nécessaire pour appliquer les corrections nécessaires. B.R.P présente le Can-Am comme un corps avec quatre cerveaux. Le premier cerveau étant le VSS, les trois autres sont le DPS (Système de servodirection dynamique), l'EFI (Système d'injection électronique) et le DESS (Système de sécurité encodé numériquement). Les deux derniers sont assez évidents, mais le DPS mérite un complément d'information. Ce système fournit au conducteur une assistance variable qui ajuste les efforts de braquage nécessaire en fonction de la vitesse, de la charge et du couple. Par ce principe, le DPS améliore grandement la maniabilité et le confort, aussi à vitesse réduite. Ce véhicule hors du commun est vraiment à la pointe de la technologie actuelle. Bien sûr, quelques-uns d’entre vous se plaindront d’une électronique trop présente, mais il faut vivre avec son temps. Ils doivent être quand même rares ceux qui démarrent encore leur auto avec une manivelle !
L’arrêt des clignotants se fait automatiquement après avoir tourné. Pour les mettre en service vous appuyez une fois vers le côté droit ou gauche du bouton et s’ils ne s’éteignent pas après le virage, ou bien si vous avez fait un dépassement qui ne vous a pas fait trop tourner le guidon, vous appuyez au milieu du bouton pour les éteindre.
Ayant souffert (et le mot est faible !) lorsque j’ai été le passager d’un Spyder piloté par mon ami Jean-Jacques DURET, lors de l’essai d’un trike prêté par ”YELLOW-MOTORS” de LIVRY-GARGAN, avant que nous en achetions chacun un d’occasion, au point d’aller jusqu’à penser tout lâcher et de finir sur la route, alors que Jean-Jacques m’avait dit avoir roulé normalement, j’ai installé un dosseret pour le passager sur le mien.
Le dosseret d’origine, fabriqué par B.R.P, nécessite la pose du porte-bagages, d’origine également, pour être installé et ces pièces valent plus de 770 Euros à elles deux. J’ai profité d’avoir installé une attache remorque ARBOSPYD à 195,00 € pour installer le support d’un dosseret sur cette attache. J’ai fabriqué le support qui se fixe dessus et j’ai modifié un repose-tête d’automobile acheté pas cher dans une casse, avec l’aide de mon voisin Yves et de son copain Gérard. Yves a soudé tous les morceaux de ferraille que je possédais déjà et que j’avais découpés et ils ont fileté les deux tiges d’origine en rond plein de 12 mm du repose-tête. Voyez ci-dessous ce que ça donne après peinture. Ce n’était pas très joli, mais c’était efficace !





Peu de temps après, j’ai trouvé un top-case d’occasion, pour 50 €, de la même couleur que mon trike, pas très loin de chez moi, sur le site Leboncoin. Je suis allé le chercher et j’ai fait un support qui se monte également sur l’attache-remorque, en le plaçant assez haut pour que le levier de l’attache-remorque puisse passer dessous levé. Du coup, je revends le repose-tête de voiture modifié pour vingt Euros.




Avant de partir, je me suis rendu compte que l’écrou qui fixait mon système de top-case au bout de l’attache-remorque, allait jusqu’à atteindre le garde-boue arrière. Il faut dire que le propriétaire précédent du trike roulait toujours seul et l’amortisseur était à la position 3 sur 7. Ayant eu un problème avec mon concessionnaire précédent (“YELLOW-MOTORS” à LIVRY-GARGAN), je suis allé chez ”Jet7-PERFORMANCES” , à PONTAULT-COMBAULT (77), sur les conseils de Jean-Jacques DURET. Bonne opération car j’ai trouvé là un personnel fort sympathique et très professionnel. Le magasin, outre des CAN-AM Spyder RS et RT en quantité, possède encore plus de motos marines ou de quads. Les trikes CAN-AM occupent environ 40 % de l’activité du magasin.
Je leur explique mon problème avec “YELLOW-MOTORS” où l’on m’avait changé des pièces sous garantie, que l’on m’avait fait payer la main d’œuvre en me disant qu’elle n’était pas incluse dans la garantie tout en me conseillant d’écrire à BRP pour essayer de me la faire rembourser. BRP m’a répondu qu’il me remboursait et qu’il fallait que je contacte le magasin. Mais plus possible de le faire par e-mail ou par téléphone, ni même de le trouver dans les pages jaunes. C’est chez JET7 que l’on m’a dit que le magasin n’existait plus. Du coup j’ai écrit à nouveau à BRP.
Pour mon amortisseur, c’est Gilles qui est venu à mon secours avec une clé à cliquet. Il s’est allongé sous le trike et l’opération a duré 30 secondes que l’on m’a facturées 9,75 € ! Tout se paie ma brave dame ! Ayant reçu un courrier de BRP me demandant d’aller chez un concessionnaire pour changer le logiciel de direction assistée qui n’assiste rien du tout parfois, ce qui ne m’est heureusement jamais arrivé, nous avons pris rendez-vous pour le 22 Avril.
Mercredi 6 Avril, me voilà parti ! Ralentissement sur la Francilienne, à hauteur de MITRY-MORY, mais seulement à cause de la curiosité de ceux qui me précèdent. Un accident a eu lieu de l’autre côté, celui qui va vers le Nord, car une voiture a percuté celle qui la précédait sur la voie centrale. Le bouchon est pire de ce côté et va jusqu’à l’autoroute A4.
Aussitôt mon ticket d’autoroute pris, à Saint-ARNOULD-en-YVELINES, je n’ai pas fait dix mètres que je suis arrêté par un officier de la Gendarmerie Nationale après la barrière levée, de toute évidence intrigué par mon ensemble routier hors du commun ! Je lui donne mes papiers qu’il me réclame, consultation, avec un autre collègue, d’un très gros manuel (un livre, pas un Portugais balaise !), interrogation sur la puissance réelle du véhicule… rien trouvé d’intrigant dans le fascicule, on me rend mes papiers au bout de dix minutes et on me dit de filer ! OUF !
Depuis longtemps je voulais voir la distance totale que l’on pouvait parcourir avec un plein de 25 litres. J’ai profité d’avoir un jerrican dans ma remorque pour tenter l’expérience. Je suis tombé en panne d’essence précisément à 303 kilomètres. J’ai vidé mon jerrican dans le réservoir et cinq kilomètres plus loin,  j’ai remis exactement 25 litres dans le réservoir et le jerrican, ce qui fait une consommation de 8,11 litres, distance parcourue exclusivement sur de l’autoroute ou de la quatre voies, de 110 à 130 km/h.
C’est à 16H30 que j’arrive à PLESSE (44), après 520 kilomètres et  7 heures de route, sans prendre de repas à midi puisque je n’ai plus jamais faim désormais. J’avais proposé à Evelyne de nous rencontrer casqués, de nous mettre face à face tout près et de retirer nos casques au même moment (je suis joueur !).
Lorsque ses parents sont venus s’installer à PLESSE, elle avait 6 ans et j’en avais 9. Comme j’ai quitté PLESSE à 21 ans, nous ne nous sommes pas vus depuis 38 ans. D’autre part,  nous ne nous sommes peut-être, et même très certainement, jamais adressés la parole étant jeunes et elle a changé la couleur de ses cheveux. Il y a vraiment peu de chance que l’on se reconnaisse. Pour être franc, je vous dirai que je n’ai pas été déçu !
Je devais aller camper sur le terrain de camping de GUEMENE-PENFAO qui vient juste d’ouvrir pour cette saison, mais sur proposition de Ghislain, son fils cadet qui vit avec elle, elle m’invite à camper dans son jardin derrière sa maison. Merci Ghislain, tu me fais économiser 15,00 € par jour ! On peut accéder au jardin par une allée entre la maison et la clôture du voisin, la remorque peut passer tout juste, mais pas le trike qui passera les nuits au bord de la route sous une bâche.





Chaque matin des jours où je suis en vacances, j’ai l’habitude de faire une balade pédestre de plus d’une heure et j’espérais bien entendu en faire autant à PLESSE. C’est autour de l’étang de Buhel, un site de 11 ha, créé en 1992 à la place d’un petit étang, en face de chez Marcelle, qui m’a élevé de 10 à 20 ans, que je ferai cette promenade chaque matin, avec Evelyne. Le tour de l’étang fait approximativement 1.300 mètres et lors de cette première balade, nous avons le plaisir de rencontrer Marie-Thérèse, la petite sœur de ma défunte mère, et sa fille, Pascale, qui marchent dans le sens contraire du nôtre.
Evelyne travaille comme aide-soignante dans une maison de retraite, à CORDEMAIS, au bord de la Loire, juste avant l’estuaire, et dans cette commune il existe une centrale thermoélectrique dénommée “Le château de fer”. La centrale domine le bourg de ses quatre cheminées rouges et blanches, hautes de 220 mètres, depuis 1970. C’est le plus gros site français de production thermique d’électricité, par flamme.
Lors d’une manifestation artistique dénommée “Biennale d’art contemporain Estuaire 2009”, un artiste japonais né en 1960, Tatzu NISHI, a construit la réplique d’une cheminée de la centrale d’une taille inférieure, l’a peinte pareillement en rouge et blanc, et à perché une maison d’habitation à son sommet, à 17 mètres de hauteur. J’ai vu une vidéo qui montre la fabrication de la maison au sol et sa pose au-dessus de la fausse cheminée à l’aide d’une grue. Nous sommes allés voir cette curiosité intrigante Jeudi.



Pour accéder au logement de 32 m2, il faut monter 96 marches à l’intérieur de la fausse cheminée, il est donc préférable de ne pas avoir oublié le pain ! Vous sortez par une porte, dix mètres environ avant le sommet, sur une passerelle qui en fait le tour, vous montez encore une vingtaine de marches, à l’extérieur, et vous êtes arrivé. Là-haut, depuis le jardinet qui entoure la maison, vous avez une vue imprenable sur l’estuaire de la Loire et le Sillon de Bretagne.
Vous pourrez vous rendre compte de cette vue étonnante sur ce site . L’habitation fait office de gîte rural et se loue 95,00 € la nuit pour deux personnes, petit-déjeuner compris. Si vous vouliez louer cette villa, consultez ce site. Cliquez sur la première fenêtre verticale, à gauche sur la page d’accueil (à moins que d’autres villas insolites aient été rajoutées depuis l’écriture de ce texte).
C’est au retour à PLESSE, à 35 kms de là, qu’Evelyne se rend compte qu’elle a oublié ses lunettes, par terre certainement, à CORDEMAIS. Demi-tour, nous voilà repartis et sans perdre de temps car j’imagine le piétinement des passagers d’un car qui serait arrivé. Arrivés sur place on voit effectivement un autocar garé tout près de la cheminée, j’ai donc quelques craintes, mais en m’approchant de la fausse cheminée, je distingue, par terre, une des branches de lunettes qui se dresse vers le ciel ! Sauvés !
Vendredi 8 Avril, je voudrais montrer à Evelyne tous les endroits de la côte d’Amour où j’ai passé la totalité de mes vacances estivales avant d’avoir 20 ans. Nous délaisserons pour cette fois les stations balnéaires de BATZ-sur-MER et du POULIGUEN où je suis allé avec la famille de ma défunte mère et lui montre les endroits, villas ou terrains, ayant appartenus à Germaine, feu ma grand-mère paternelle, à PORNICHET, Sainte-MARGUERITE-de-PORNICHET et Saint-MARC-sur-MER où j’ai logé ou campé pendant plus de dix ans, chaque été, en Juillet et en Août. Nous déjeunons ensuite des galettes de sarrasin et des crêpes de froment à la crêperie “La Cabane d’Alcime” de Saint-MARC-sur-MER, puis nous nous rendons chez ma sœur cadette de un an, Mariannick, à Saint-NAZAIRE, avant de rentrer.
Sur le chemin du retour, Evelyne me tape sur l’épaule droite. J’arrête le trike et elle me montre une extrémité de son écharpe qui est prise dans la fixation du repose-pied et du pot d’échappement. Si elle s’était prise dans la roue, j’avais certainement un décès sur la conscience et peut-être un tas de viande hachée à ramasser! Pardon, c’était mon côté narrateur hyperréaliste !
Arrivés à PLESSE, nous nous rendons alors dans la ferme de Hirel, où ses parents ont travaillé après qu’ils aient quitté leur ferme de Saint-THUAL, entre RENNES et DINAN, en Septembre 1961 alors que Evelyne avait 6 ans. L’école catholique des filles était à plus de trois kilomètres de là et les enfants y allaient et en revenaient le plus souvent à pied. J’avais vraiment de la chance d’habiter dans le bourg, mais je n’en avais pas conscience alors !
Samedi, tour de l’étang de Buhel pour commencer la journée. Dans l’après-midi nous avons la visite de mon premier petit frère et filleul, Yvonnick, qui nous présente sa nouvelle compagne Brigitte, venue avec son fils Raphaël.



Et alors que nous étions entrés prendre un café, nous avons vu passer notre dernier petit frère Mickaël et sa fille Margaux, sur leur B.M.W R80RT… ça roule fort chez les MEIGNEN ! Petite visite chez Marcelle où nous les rencontrons et nous prenons rendez-vous pour le départ de la balade familiale à moto demain.
Dimanche matin, balade pédestre habituelle de bonne heure et repas vers 13 heures. Alors que je m’apprêtais à aller faire le plein à GUEMENE-PENFAO, à 10 bornes de là, je vois Mickaël passer sur la route et me faire bonjour.
Le temps d’aller faire le plein, l’heure du rendez-vous est passée mais nous arriverons cependant au même moment que le plus gros de la troupe sur la place du Lion d’Or de PLESSE.



L’équipée sauvage des motards  MEIGNEN se compose d’Yvonnick sur son attelage B.M.W K100/C.J.S “Lotus”, de Mickaël, sur sa B.M.W R80RT, de Tiffen, la fille aînée d’Yvonnick, sur sa SUZUKI 650 SV et de moi sur mon trike CAN-AM Spyder. Ce sont donc les trois quarts des fils MEIGNEN qui roulent à moto et le quart restant est Gaël, passionné par la compétition automobile, comme l’était notre papa qui avait pourtant été motard aussi dans sa jeunesse ! Gaël, on te pardonne !
Direction Saint-NAZAIRE par des petites routes que j’avais oubliées, mais je fais confiance à notre guide, Yvonnick, routier sympa ! La première étape est le port de Saint-NAZAIRE où nous garons nos quatre véhicules les uns à côté des autres. Après y avoir accédé grâce à un ascenseur, nous faisons un tour de la terrasse panoramique, qui jouxte l’écluse fortifiée construite par les Allemands en 1941, pour protéger la base sous-marine. Le toit qui supporte la terrasse est fait de 8 mètres de béton ! Nous pouvons jouir d’un point de vue exceptionnel sur le port et l’estuaire.



Puis nous nous rendons sur la petite plage de Gavy où nous rejoignent Maëwenn, la 2° fille d’Yvonnick, et son copain Gwen.
Nous allons jusque sur la plage où nous pouvons apercevoir un bateau-drague quitter le port en passant sous le pont de Saint-NAZAIRE. Yvonnick ramasse deux huitres sur la plage, huitres qu’il gobera après que Brigitte soit allée chercher de quoi les ouvrir, dans le side-car !



Nous finissons par repartir et nous nous séparerons tous à Saint-GILDAS-des-BOIS, à une vingtaine de kilomètres de PLESSE.
Le Lundi, Evelyne se rend à un rendez-vous chez son avocat nantais à propos du procès qui aura lieu la fin de la semaine, pour l’agression dont elle a été victime il y a 2 ans. J’en profite pour aller rendre visite à ma tante et à un couple de copains d’enfance du quartier de l’ancienne Mairie, Pierre et Guylaine PELE, en retraite depuis une paire d’années. Dès le retour de NANTES d’Evelyne, nous allons faire une petite balade pédestre le long du canal de NANTES à BREST, après le village de L’Angle, après avoir garé le trike près du canal.
Mardi matin, au réveil à 5 heures, je perçois le frais dans ma tente où j’ai dormi nu. C’est fort rare ! (pas de dormir nu, mais de sentir le froid !). Je me lève et m’habille, je rentre dans la maison en silence pour ne pas réveiller Evelyne et Ghislain et je ressors avec la clef de mon trike. Je mets le contact pour que la température s’affiche… 5° !
Dix heures, départ pour Saint-THUAL, à 35 kms au nord-ouest de RENNES à la frontière entre le département de l’Île-et-Vilaine et celui des Côtes-d’Armor. C’est là qu’est née Evelyne en 1955 et elle tenait à me montrer l’habitation où sa famille logeait avant de venir à PLESSE lorsqu’elle a eu 6 ans, habitation qui était la ferme de ses parents et qui est devenue une simple maison. Nous buvons un coup dans le bistrot-épicerie-station essence du patelin où la clientèle ne doit pas se bousculer puisqu’il n’y a que 710 habitants environ à Saint-THUAL.





Sur le chemin du retour, sur les coups de midi, nous déjeunons à la cafétéria du SUPER U de TINTENIAC. Evelyne se renseigne sur le lieu d’habitation de son oncle Paul qui est connu puisqu’il était facteur dans la commune. Par chance c’est tout près, mais personne. Nous nous rendons alors chez le frère de cet oncle, Alphonse, ancien cultivateur, parrain d’Evelyne et ancien Maire de la commune de Les IFFS. Nous voyons également Christiane, son épouse.
Mercredi matin au cours de notre promenade pédestre journalière et matinale, nous faisons un arrêt chez Marcelle à qui je présente Evelyne. Marcelle a des problèmes oculaires, elle souffre de DMLA et elle s’excuse si elle la croise dans le bourg plus tard, sans la voir !
Dans l’après-midi, je démonte ma tente tant qu’elle est sèche et je coucherai ce soir dans une chambre où se trouve une banquette-lit afin de partir de bonne heure demain matin car Evelyne va assister au procès de son agresseur pendant deux jours.
En tous cas, Evelyne pourra se vanter d’avoir fait quelques 800 kms en trike au cours de la semaine, alors qu’elle n’avait jusque-là fait qu’une trentaine de kilomètres à moto en allant de RIEUX (56) à GUEMENE-PENFAO (44).
Pendant le repas du soir, quelqu’un sonne à la porte. C’était un automobiliste de la Vendée qui avait repéré mon trike bâché entre les véhicules de Ghislain et d’Evelyne. Il voulait juste avoir mes impressions car un de ses copains est sur le point d’en acheter un.
Le retour sera finalement plus rapide que l’aller car j’ai pris l’A86 au lieu de la Francilienne qui rallonge un peu et qui est fréquemment saturée. Arrivé à SOISSONS et tant que le trike est chaud, je vérifie le niveau d’huile. Je ne me souviens pas vous avoir parlé du moteur  de mon trike: le moteur ROTAX est un moteur à carter sec, type de moteur essentiellement monté sur des voitures sportives. L'objectif est double : abaisser le moteur pour descendre le centre de gravité grâce à un carter d’huile plus fin, et éviter le déjaugeage de la pompe à huile qui peut apparaître lors de passages très rapides en courbe. En effet, à cet instant, subissant la force centrifuge, l’huile a tendance à rester sur un côté du carter, et donc à désamorcer la pompe, ce qui peut abimer le moteur de façon irréversible. On parle de "carter sec" parce que le carter ne stocke pas l’huile; il fait uniquement office de récupérateur du liquide. La lubrification se fait alors par projection sous pression et non par barbotage. L’huile est pompée, pour être ensuite redistribuée dans les canalisations d’huile du moteur. Après avoir lubrifié les pièces en mouvement, elle retombe dans le carter, est aspirée par la pompe d’épuisement pour retourner dans le réservoir, sur le côté gauche du moteur, et ainsi de suite. Il faut arrêter le moteur chaud, dévisser le bouchon du réservoir d’huile qui contient la jauge qu’il faut essuyer, le revisser et le dévisser à nouveau pour voir le niveau. Lors de mon retour, la jauge indique que le niveau d’huile est au minimum. Je ne l’avais pas vérifié depuis que j’ai acheté ce trike, soit il y a 3.800 kilomètres et j’ai remis 300 ml d’huile, ce qui fait une consommation de 0,078 litres aux mille, soit douze fois moins que ma B.F.G !
Comme je vous l’avais dit, j’avais pris rendez-vous avec le magasin ”Jet7-PERFORMANCES” pour un changement du logiciel de direction assistée qui a présenté parfois un défaut de fonctionnement sur de nombreux véhicules. BRP a sorti une nouvelle version du logiciel et a promis un échange-standard gratuit à tous les possesseurs de Spyder.
Après m’être trompé de route plusieurs fois, j’arrive avec 30 minutes de retard à PONTAULT-COMBAULT alors que j’y étais allé les doigts dans le nez une première fois. J’ai 6.913 kms au compteur et j’ai oublié la révision à 5.000 kms. Ils veulent bien la faire, mais dans l’après-midi. Je me passerai donc de manger à midi et je remercie la personne de couleur qui travaille à SASIE CENTER, à 50 mètres de là, qui m’offrira deux verres d’eau. J’ai fait le tour du magasin plusieurs fois et je me suis retenu pour ne pas tout acheter ! Cela va du casque intégral à 20,00 € au Barbour à 50,00 €. Si vous y allez casqué, vous avez un vestiaire à l’entrée ou vous déposez votre casque afin de faciliter la sortie et vous pouvez manger ou vous abreuver à pas cher.
Vers 15 heures, je vois mon trike passer, sans savoir si c’était un essai final ou une chauffe avant de faire la vidange. Ce devait être la première solution car à 15H15 on m’amène l’engin près à partir.
L’ennui avec ce genre d’engins modernes et que le mécanicien amateur ne peut plus y toucher. Ils remarqueront que la révision à 2.000 kms n’a pas été faite. Ils ont compté 2 heures de travail, mais le temps passé à changer le logiciel gratuit a peut-être été compté. En tout cas, j’ai payé 235,80 €, ça fait cher, du moins je n’ai pas l’habitude de payer autant car c’est bien la toute première fois que je ne vidange pas moi-même et la prochaine révision est dans seulement 5.000 kms !
… à bientôt pour d’autres aventures avec ce formidable engin…

            BALADE AUTOMNALE DANS LE DETROIT
 
SIX ROUES, SINON RIEN DU TOUT; ce fut (de bière du Nord) notre devise à Popaul et à moi-même lorsque nous décidâmes de nous inscrire (très tardivement… mais l’accueil du Nord est bien connu… “… pas de souci, il y a de la place pour vous…”, me répondit DROOPY ») ; donc les 2 Spyder gris s’élancent sous la pluie en ce Samedi 2 Octobre 2010. Bien sûr, je suis en retard ; j’arrive à SOISSONS vers 8h15 où la “bête” de Popaul est fin prête, y compris la remorque “ex-BFG” bleue  (Paul a prévu le remplacement de sa vieille caisse en bois par un coffre de toit (de moi ? non, de toi !) ; wait and see; tiens, à propos de “see”, “tomorrow, we will see the sea” (voir plus loin).
 


Voyage sans souci particulier sinon d’être inquiet pour mon ami Paul qui, en tant que très ancien side-cariste continue à penser qu’il est sur une moto (BFG) avec une roue à droite (celle du side-car POIRAUD) et serre un peu trop la ligne blanche; quelques kilomètres et frayeurs plus loin, je le klaxonne (et croyez-moi, il s’entend bien l’avertisseur sonore du Spyder) et lui explique qu’il faut qu’il se cale à droite. Puis je décide de passer devant et je lui dis de me suivre à la trace.
 
Premier plein : la consommation ressort à peu près à l’identique, soit 7,2 à 7,4 l/100, bien que Paul ait une remorque chargée à bloc.
 
Accueil comme il se doit par les amis du Détroit; on arrive pil’poil pour l’apéro, alors on décide de monter la tente plus tard, et plus tard on décidera de ne pas la monter du tout, vu qu’il y aura de la place dans le gymnase après 22h00 (match de basket); apéro, repas sortis du sac, farniente, salut aux copains, nous prenons tout notre temps, ça fait du bien, ça repose, ça détend; des programmes de balades touristiques sont prévus mais, vu l’humidité ambiante, on ne bougera pas; en milieu d’après-midi, petit concert improvisé par de jeunes “punks” dont le chanteur n’est autre que le fils de Bruno DURIBREU; bien sympa leur démo et bien que ce ne soit pas ma musique de prédilection, j’ai bien aimé. Mais leurs reprises de morceaux des “Sex Pistols” m’ont bien plu (toujours sous la pluie); le groupe s’appelle “Rude Oil”. Derrière nous, le barbecue commence à fumer; ce soir les grillades n’ont qu’à bien se tenir. Pour notre part, nous avons choisi le repas du club à 12 euros, très copieux, très bon.
 





 
La soirée commence par l’apéritif, puis le buffet, la remise des coupes avec l’intervention de Jean, notre Président, qui va remettre à la municipalité un chèque du SCCF destiné à une association d’aides de la commune, à titre de remerciements pour le rassemblement de Juillet. Puis, oh surprise, le pilote le plus expérimenté Didier POTTIER (en l’absence de Pierre LAURENT de FOURMIES) est récompensé par une coupe. Entre-temps (je dirais même entre mauvais temps), un super DJ animateur a commencé à faire bouger la salle, sa particularité: chanter et mettre l’ambiance et là, pas de souci, effet immédiat, un pro de l’animation ! Pourtant, il a de la concurrence dans la salle avec un chant un peu spécial dédié à une certaine “Marie-Madeleine… Marie-Madelon” qui a des soucis corporels dont je ne citerai que les genoux cagneux (pour le reste... carré blanc, interdit aux moins de 18 ans). Evidemment, quand le valeureux “karaoké man” entonne des tubes de Johnny, sa voix est couverte par celle de Santino qui, malgré une jambe abîmée par de l’eau bouillante versée dans sa botte gauche (quelle idée !) chante toujours aussi bien.

 
Et puis, LE SPECTACLE, concocté par la brillante équipe d’organisateurs; et en plus, ils nous disent qu’ils ont préparé ça au dernier moment ! On a du mal à les croire; un chef-d’œuvre ; moi qui passe beaucoup de temps en ce moment avec nos petits-enfants de 6 et 3 ans, je vais enfin pouvoir leur raconter la VERITABLE histoire de Blanche Fesse et les Sept Mains (rassurez-vous, c’était soft, mais j’ai bien aimé cette version libre et décousue de Blanche Neige); à la fin, il n’y a pas de Prince charmant mais le Chevalier blanc le remplace haut la main (les nains, quant à eux, avaient plutôt les mains en bas !). Et bravo à Sabine pour avoir supporté ces insupportables nains !

 
Félicitations à cette joyeuse équipe ; nous avons bien rigolé.

 
Ensuite, la musique reprend son cours avec plein de couples de danseurs et danseuses (on a vu aussi des couples de danseur/danseur, hein, Simplet !). Pour notre part, vers minuit nous décidons d’aller installer matelas et duvets dans le gymnase, vu que nous n’avons pas monté la tente.

 
Réveil en douceur, douche bien agréable, petit déjeuner très copieux et… départ pour la balade (allez, je vais jouer les rabat-joie, balade quand on se promène, c’est un seul “L” ; il y a 2 “L”, c’est quand il s’agit de musique, par exemple “la ballade du troubadour”).

 
Traversée de BOULOGNE-sur-MER, puis arrivée au but de la visite, le FORT-la-CRECHE ; vu que nous sommes nombreux, nous avons 2 guides et faisons deux groupes; exposé très intéressant sur l’histoire de ce fort et sur le projet en cours de restauration par une association; évidemment, c’était la guerre, mais c’est aussi notre histoire; intéressant de voir comment les Allemands ont transformé les bunkers après en avoir pris possession. ET puis on a pu apercevoir les falaises blanches de DOUVRES et la mer….





 
Retour au camp, repas rapide, remise des lots de la très belle tombola, rangement, au revoir et gaz, enfin pas trop car, comme à l’aller, les routes sont farcies de contrôleurs.
 
Je me perds à AMIENS et décide de faire passer Popaul devant moi; bon, c’est un peu mieux, mais il est encore trop calé à gauche.
 
Retour sans encombre à SOISSONS, puis LA FERTE-sous-JOUARRE (allez, un petit plaisir, je prends l’autoroute histoire de pousser un peu le ROTAX…..).
 
Bravo et merci aux organisateurs; très bon rassemblement, très beau spectacle, très bon animateur, belle balade et très belle tombola; on reviendra (dis, c’est vrai Droopy que tu veux faire ça sur 4 jours en 2011 ????).
 
                                                                                              jijidé
 

  C’est bien connu, plus on vieillit, et plus on retourne en enfance. Je ne suis pas encore arrivé au stade de porter des couches, mais toutefois à celui de faire du tricycle. Bien sûr les temps ont changé car, dans ma jeunesse, mon papa, mécanicien de profession, était abonné à la revue “Système D” et bricolait pas mal. Avant de me fabriquer la voiture à pédales visible dans le chapitre “mon parcours”, il m’avait fabriqué un petit tricycle, bleu déjà, avec les pédales fixées sur la roue avant !

  Désormais, j’ai l’âge d’avoir un moteur à mon tricycle et, un mois après Jean-Jacques DURET qui a eu le sien à la mi-Mai, j’ai acheté un trike CAN-AM Spyder de chez B.R.P (BOMBARDIER Recreational Products et non pas Brigade de Répression du Proxénétisme dont RIBERY fut la victime récemment), parce que, comme je l’ai dit dans un autre chapitre de ce site, je préfère avoir sous les yeux, en permanence, la partie la plus large du véhicule, que de la traîner derrière moi.

  B.R.P est la maison-mère de quelques marques célèbres, telles que SURVOL (quad), SKI-DOO, LYNX (motoneige), SEA-DOO (moto marine), EVINRUDE, JOHNSON (moteurs marins) et ROTAX, la marque du moteur qui équipe le Spyder. ROTAX produit aussi des moteurs d'avion et d'U.L.M, 4 cylindres à plat (appelés flat-four ou encore boxer) de 1.200 et 1.352 cm3, des moteurs 500 cm3 pour des voitures de course américaines et les MuZ (ex-M.Z) ou des bicylindres 125 cm3, 2 temps, de 50 et 65 cv, pour le karting et l'APRILIA RS125.
    La maison ROTAX a été crée à DRESDE, en Allemagne, en 1920. Elle a déménagé plusieurs fois et s’est finalement retrouvée en Autriche en 1943, à WELS puis à GUNSKIRCHEN. BOMBARDIER a été fondée en 1941 par le québecois  Joseph-Armand BOMBARDIER, inventeur de la motoneige et c’est en 1962 qu’un moteur ROTAX a équipé un tel véhicule BOMBARDIER pour la première fois. Cette dernière maison fera l’acquisition de ROTAX en 1970. ROTAX vend, ou a vendu, des moteurs aux constructeurs APRILIA, S.W.M, K.T.M, BIMOTA, BUELL, C.C.M et même à B.M.W, pour équiper sa F650GS (monocylindre à 4 soupapes). 
 ROTAX a fabriqué cinq millions de moteurs au cours du 20° siècle, de 350 types différents. ROTAX a conservé son nom, mais la division des véhicules récréatifs est devenue B.R.P en 2004 alors que la marque BOMBARDIER est conservée pour sa section transport et aéronautique. B.R.P emploie 6.200 personnes et vous en saurez plus sur: http://www.brp.com.

  Après 5 ans de solo et 33 ans de side-car, si on applique la proportionnelle et si Dieu l'accepte, c’est jusqu’à un âge vraiment canonique que je devrais toujours rouler en trike. Rendez-vous compte que je vais dorénavant piloter un BOMBARDIER alors que j’ai été réformé (volontaire) du service militaire. Comme quoi tout peut arriver, il ne faut jamais désespérer !

  Avant de jeter mon dévolu sur un tel trike, je m’étais d’abord intéressé, sur le Net, à ces annonces qui vous promettent des trikes neufs à moitié prix environ, s’agissant, d’après les vendeurs, de trikes des années passées qui n’avaient pas été vendus et qui ne pouvaient plus l’être comme étant neufs. Mais il fallait en payer la totalité cash en liquide. Les adresses à contacter étaient en Côte-d’Ivoire, en Tunisie, en Inde, au Sénégal, au Bénin ou au Ghana, entre autres, des pays dont les lois sont très différentes des nôtres et je me voyais mal payer sans voir le véhicule ou me faire rembourser en cas de besoin !

  Mon ami Jean-Jacques, ayant pris conscience que mon élocution laborieuse pouvait me desservir dans ma recherche d’un trike, a téléphoné à ma place lorsqu’une annonce était intéressante. Il a ainsi trouvé, sur le forum “Spyder4ever” (Spyder pour toujours pour ceux qui ne parlent pas anglais), une annonce déposée par un certain Michel, d'ANDERLECH, ville bien connue des footeux et située près de BRUXELLES, qui vendait un Spyder qui avait 1.930 kms.

  Le prix était supérieur à la cote Argus du véhicule, mais le faible kilométrage peut l’expliquer. C’est six jours plus tard que Jean-Jacques a contacté l’annonceur en lui donnant ses numéros de téléphone. Rendez-vous compte… 6 jours alors que sur certains sites la vente se fait en moins d’une heure, voire moins et même beaucoup moins. Il est vrai que l’accès à ce forum pour Spydermen est réservé à des personnes, membres inscrits à ce site, et que la grande majorité possède déjà un Spyder ! Je ne vais évidemment pas m’en plaindre !

  Le vendeur belge, âgé de 66 ans, est malade des poumons et ne peut pas se servir de son Spyder comme il en avait rêvé ! Il possède une propriété en Provence, mais le Spyder y allait sur une remorque derrière sa voiture, une LAND-ROVER, car son épouse Nicole n’est pas motarde. Voilà un Spyder qui aura fait plus de kilomètres sur une remorque que sur la route ! Ne vous méprenez pas, je ne porte pas de jugement… on n’a parfois pas le choix, la compagne peut ne pas apprécier la moto comme c’est précisément le cas et, après tout, chacun fait selon ses moyens ou ses désirs, cela ne regarde personne ! Michel a roulé en solo auparavant, ses machines ont été : SUZUKI 550, B.M.W R90/6, HONDA Hornet, HONDA Deauville, YAMAHA 1300 FJR et B.M.W 1200 RT, soit une collection somme toute quelque peu éclectique. Désormais, il roule sur un scooter YAMAHA TMAX 500. Son papa était déjà motard, et même side-cariste, puisqu’il conduisait un attelage 750 B.S.A / BERNARDET bi-place. Les chiens ne font pas des chats !

  Dans un premier temps, Michel et Jean-Jacques s’étaient entendu à propos d’une rencontre sur une aire de repos située sur une portion d’autoroute gratuite, près de REIMS, à l’occasion du retour à ANDERLECHT de notre triker belge, à la mi-Juin. Nous devions examiner l’engin et, si je concluais l’affaire, Michel me l’aurait apporté à SOISSONS la semaine suivante, toujours sur la remorque.

  Mais comme SOISSONS n’est distant de l’autoroute que de 52 kms, Michel a pensé faire le détour par chez moi, ce qui devait lui éviter un voyage de 200 kms la semaine suivante. Il fera quand même la moitié du chemin plus tard car il me donne également deux pare-brises de tailles différentes et des documents, liés au véhicule, qu’il ne transporte évidemment pas en permanence avec lui. Nous avons convenu de partager la route et de nous rencontrer à mi-chemin, à CAMBRAI, soit une centaine de kilomètres pour chacun.

  En attendant, je me suis renseigné sur les papiers à fournir pour changer l’immatriculation, sur le chèque de banque que Michel souhaitait avoir et sur l’assurance.

  Pour l’autorité préfectorale, pour avoir ma nouvelle carte grise, outre la carte grise actuelle, le certificat de cession, la demande d’immatriculation, les justificatifs d’identité et de lieu de résidence, que je devais fournir, il fallait en plus un quitus fiscal à fournir par les services fiscaux, afin de prouver que la TVA avait bien été acquittée par le vendeur du véhicule lors de l’achat initial, et un certificat de conformité communautaire, que délivre le constructeur. Le tarif des cartes grises est divisé par deux pour les motos, mais pas pour les tricycles motorisés et je devrai payer 28 € par cheval fiscal (9), soit 252,00 € pour avoir ma carte grise.

  Pour obtenir un chèque de banque, il faut un document sur lequel quelqu’un exprime son souhait de vous vendre un bien, il faut une copie de ses papiers d’identité et une copie de la carte grise lorsqu’il s’agit d’un véhicule.

  Pour l’assurance, je me suis rendu à la MACIF, où je suis assuré depuis qu’ils acceptent les fonctionnaires et le tarif était de 728,00 € par an en tous risques, 443,00 € au tiers et 154,00 € en R.C mini.

  Jean-Jacques, qui a fait carrière dans l’assurance, s’est demandé pourquoi c’était presque moitié moins cher pour lui en région parisienne puisque il avait payé 432,00 € chez la même assurance, en tous risques. Je suis donc retourné à la MACIF et la charmante dame à qui j’ai eu à faire m’a dit que l’ensemble des tarifs de sa société avait été revu à la baisse tout récemment, qu’en région parisienne c’était déjà appliqué mais que notre région devait encore patienter une semaine. Elle m’a dit que ce devrait probablement être 393,00 € tous risques. 
  C’est le Dimanche 13 Juin que Michel m’a apporté l’engin sur une remorque spéciale, destinée à l’origine pour transporter un quad. Après que Michel ait descendu le trike de la remorque avec l’aide d’un treuil, Jean-Jacques est parti l’essayer. Sa conclusion est qu’il fonctionne mieux, dans certains domaines, que le sien. Sitôt revenu de l’essai, il a entré le Spyder dans mon garage qui était ouvert.

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  Nous sommes entrés chez moi pour remplir les papiers, mais comme Michel était pressé, peut-être à cause des élections qui avaient lieu ce jour en Belgique, il m’a dit qu’il signait les papiers et que je n’aurai qu’à les remplir ensuite. Avant de nous quitter, il a récupéré sa plaque d'immatriculation puisque, en Belgique, ces plaques sont assignées au propriétaire du véhicule et non au véhicule et il la remettra sur un prochain.
  C’est une fois qu’il a été parti et en remplissant les dits-papiers que je me suis rendu compte qu’il avait signé la déclaration de cession, mais pas l’acte de vente.
Je me suis rendu à la Sous-Préfecture où l’on m’a dit que cette signature était indispensable. Une fois sorti je me suis dit que j’aurais dû demander en même temps si mon dossier était complet. J’ai bien fait d’y retourner car la copie du certificat de conformité communautaire n’était pas acceptable, il fallait l’original.

  Le Dimanche suivant, c’est comme passager du Spyder de Jean-Jacques que je me suis rendu à CAMBRAI pour rencontrer nos amis belges. La place de passager du Spyder est très agréable, confortable et sécurisante avec l’indispensable dossier. Jusque-là j’avais essayé sans dosseret, mais c’est vraiment invivable ! Dans les virages, on se penche instinctivement comme les solos, non pas pour éviter que l’engin ne se retourne, mais tout simplement pour lutter naturellement contre la force centrifuge.

  Après avoir signé les actes de vente et donné le certificat de conformité communautaire, sur lequel j’ai vu que l’original comportait des caractères imprimés en relief, Michel et Nicole m’ont donné deux pare-brises de tailles différentes et la boîte du navigateur personnel de moto GARMIN Zümo 550 qu’ils m’offrent afin de me dédommager des rayures qu’ils ont faites sur les roues en les attachant à la remorque. Pour le remercier de son travail de commissionnaire lors de cette vente, ils offrent à Jean-Jacques une casquette CAN-AM.

  De retour à SOISSONS, j’avais programmé une visite à la Sous-Préfecture pour changer la carte grise en posant une demi-journée de rtt et, en supposant qu’il y aurait une certaine queue en ce Lundi matin, j’ai pris la peine d’arriver 15 minutes avant l’ouverture. Seulement deux dames étaient déjà là, un troisième individu est arrivé ensuite et lorsque les portes se sont ouvertes les dames sont allées à un autre service et j’étais le premier à celui des cartes grises.

  Après un bon bout de temps, bien plus de 15 minutes assurément, l’employée sous-préfectorale a trouvé le véhicule sous le nom de B.R.P au lieu de BOMBARDIER, parce que le logiciel de son micro venait d’être changé. Après avoir réglé 258,50 € (252,00 € + 4,00 € de taxe de gestion + 2,50 € de frais d’envoi), on m’a donné une feuille d’immatriculation provisoire et je recevrai la carte grise par La Poste. Sitôt sorti de la Sous-préfecture, j’ai fait réaliser, pour vingt Euros, la plaque d’immatriculation par un commerçant ambulant installé à la porte en permanence.

  Ensuite, je suis passé m’assurer à la MACIF et suis rentré poser ma plaque d’immatriculation. Midi est vite arrivé et j’ai préféré attendre le soir après le travail pour l’essayer. C’est un engin tout à fait agréable à piloter, ce n’est évidemment pas une moto, mais ce n’est pas un side-car non plus. Habitué au side-car, je cramponnais le guidon, mais comme la direction est très légère puisque assistée, le moindre mouvement du guidon vous fait faire un grand écart sur la route. C’est donc avec douceur qu’il faut tenir le guidon. Mais j’avais toujours en tête le problème qu’il y a sur les modèles 2008 où la direction n’est plus assistée par moments et où il faut tirer énergiquement sur le guidon pour changer de direction !

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Photo prise par Jean-Michel LOUIS, le supérieur de mon supérieur (N+2), qui a dévalé deux étages avec son appareil photo pour immortaliser l'instant, lors de ma première venue sur le parking de chez ORANGE, à SOISSONS, où je travaille.


  La chose avec laquelle j’ai le plus de difficultés est de rouler au milieu de la voie car je me positionne comme si j'étais sur un side-car alors que le véhicule dépasse de plus d’un mètre sur le côté gauche. Un autre souci est de me faire à la puissance de l’engin par manque d’habitude ! La plus grosse moto que j’ai eue jusque-là est ma 1.300 B.F.G et ses 70 percherons font pâle figure à côté des 104 pur-sang du Spyder !

  L’engin se comporte un peu comme un side-car, il va de lui-même d’un côté ou de l’autre de la voie selon le profil de la route. Il faut le laisser faire et corriger la trajectoire avec le guidon, mais où je suis étonné c’est qu’il ne lève pas la patte dans les virages alors que sa largeur est 20 % moins importante qu’un attelage. Des calculs de géométrie et de forces pourraient certainement l’expliquer et je vais me pencher sur le sujet. Je vous dirai quoi plus tard.

  Le maître-cylindre est passé de droite à gauche car il n’y a pas de poignée de frein avant. Les trois disques sont commandés par la pédale au pied et il y a un a.b.s ainsi qu’un répartiteur de freinage. Le freinage est très puissant. La commande d’embrayage est hydraulique et une molette crantée sur la poignée permet d’ajuster la garde comme on l’entend. Les vitesses, à l’exception de la première qui est bruyante, passent dans la douceur et la vitesse enclenchée est affichée au tableau de bord qui contient évidemment compteur et compte-tours analogiques mais aussi un affichage, digital et de grande taille, de la vitesse, le totalisateur total et deux totalisateurs partiels, bien pratique pour en avoir un pour les pleins d’essence et l’autre pour la distance parcourue de l’étape. On a aussi le choix, sous le chiffre indiquant la vitesse, entre un nombre qui indique la vitesse de rotation du moteur, ou un autre qui indique la température ambiante, ce que j’ai choisi puisqu’il y a déjà un compte-tours.

  Le trike dispose d’une marche arrière qui a pris la place de la 6° vitesse dans la boîte associée au moteur ROTAX. Pour passer en marche arrière, vous devez d’abord vous mettre en première, abaisser vers vous un levier près de la poignée gauche et appuyer une autre fois sur le sélecteur pendant que le levier est abaissé. Les clignotants se mettent alors en warning et le sigle “R” clignote en rouge sur le tableau de bord. Pour retirer la marche arrière vous relevez le sélecteur une fois et vous êtes en première ou deux fois pour retrouver le point mort. Le levier du guidon revient en position initiale tout seul lorsqu’on relève le sélecteur la première fois.

  C’est le Vendredi 25 Juin que le premier problème apparaît. Après avoir fait environ soixante kilomètres de balade et devant aller à la Banque, je gare le Spyder sur la grande place en face cette dernière. Je prends même le soin de mettre le frein de parking. Mais en repartant, j’oublie ce frein, je ne fais pas attention au message qui me l’indiquait sur le tableau de bord ! Je recule sur deux mètres environ et j’avance d’une dizaine de mètres avant de me rendre compte du problème. Je retire le frein et à ce moment-là le moteur s’est mis à fonctionner sur un seul cylindre. Il n’y a peut-être pas de rapport, mais c’est ainsi que c’est arrivé.

  L’assurance rapatriement de la MACIF exige que vous soyez à 50 kilomètres de votre domicile pour pouvoir en bénéficier. Je suis donc allé voir un service de transport de véhicules, le Garage de la Bècherie à BELLEU, près de SOISSONS. Ils me demandaient 373,15 € TTC pour emmener mon trike à LIVRY-GARGAN, le plus proche agent CAN-AM de chez moi.

  C’est lorsque je suis revenu leur montrer l’engin que le patron m’a dit qu’il y avait un agent CAN-AM à TINQUEUX, près de REIMS, un peu moins loin que LIVRY-GARGAN et qu’ils avaient déjà emmené récemment un Spyder là-bas pour la même raison ! Le prix du transport est alors descendu à 265,51 € TTC.

  De retour à la maison, je suis allé sur le site de ce magasin CAN-AM rémois. Le Mardi, dès l’ouverture, je lui téléphone, mais le patron me dit qu’il répare désormais les quads CAN-AM, mais pas les trikes. Il me conseille un magasin à TROYES. Je téléphone alors à YELLOW-MOTORS, à LIVRY-GARGAN et Teddy, avec qui j’ai déjà discuté par e-mail, me dit qu’il va trouver un camion et qu’il arrive.

   J’ai compté une heure pour faire la route et à 11H15 j’étais à l’entrée de SOISSONS à l’attendre. J’ai attendu une heure, en warning comme je le lui avais dit puis je me suis dit qu’il avait peut-être eu un problème et j’ai voulu retourner chez moi. Mais à chaque fois que j’ai voulu partir je voyais une camionnette arriver du haut de la côte et je me rasseyais sur la barrière de sécurité pour l’attendre. Il y a eu un grand moment sans personne et je suis finalement parti. Arrivé à la maison, mon portable a sonné et c’était Teddy qui était arrivé. Il avait du retard car il y a eu un bouchon sur la route à un endroit.

  Je suis retourné le voir, son camion était stationné au bord de la R.N 2 et 3 rampes m’attendaient à l’arrière. Manque de pot j’étais en voiture et il les a remises sur le plateau. C’était un camion anglais, avec le volant à droite, que B.R.P England a utilisé pour apporter ou rapporter un trike, je me m’en souviens plus bien, et qu’il a laissé à LIVRY-GARGAN.

  Nous avons été chez moi, il a démarré mon trike et l’a mis sur le camion. J’ai payé le prix du transport, beaucoup moins cher que ce que l’on m’avait d’abord proposé et il m’a dit que la réparation devrait être prise en garantie. Il m’a également dit qu’ils allaient mettre à jour le logiciel de direction assistée. Il m’a dit qu’il devrait me donner des nouvelles le soir même. Je l’ai raccompagné sur la route de PARIS et il a filé.

  J’avais espéré qu’il m’expédie un e-mail pour me dire que le trike était prêt et que j’aurais pu partir avec à REZE, en banlieue sud de NANTES, pour le mariage d’un neveu, le 3 Juillet, mais ce ne fut pas le cas. Je suis donc parti en voiture assister au mariage de Gwendolina et de Grégory et j’ai été pris au radar à l’aller comme au retour. Je n’ai pas dépassé la limite de beaucoup, mais j’ai perdu 45 € à chaque fois et un point ! J’ai été hébergé chez ma petite sœur Mariannick, de un an ma cadette, mère de Grégory, à Saint-NAZAIRE, et c’est elle qui a été la 40.000° visiteuse de ce site, le 20 Juillet. Elle y tenait beaucoup ! Elle a été d’abord la 39.995° et détentrice de toutes les places jusqu’à la 40.000°. Rusée et tenace la sœur !

  Le boitier d’allumage remplacé, le passage au banc indiquait un certain code de défaut, inconnu du concessionnaire, et il a contacté BRP par e-mail pour en savoir plus. Finalement, c’est le lendemain du 14 Juillet que Teddy m’annonçait que mon véhicule serait disponible le Vendredi 16 Juillet.

  C’est Christiane qui m’a emmené à LIVRY-GARGAN. Entré chez YELLOW-MOTORS, Teddy me dit que c’était trop tard pour la garantie (je les ai prévenus par mail trois jours après l’expiration de celle-ci), que BRP acceptait toutefois de me remplacer les pièces (boitier d’allumage électronique à 761,45 € et boitier de direction assistée à 1.210,60 €) en prenant l’opération comme une entente particulière (hors délais de garantie), formule qui ne prend pas en compte la main d’œuvre, qu’ils avaient passé plus de six heures dessus, mais qu’ils ne me comptaient que 4 heures, soit 260,00 € que j’ai dû payer.

  De retour chez moi, j’ai demandé à BRP France, l’importateur, s’il pouvait me rembourser cette main d’œuvre. Je leur avais écrit auparavant, mais sans leur donner le numéro de série du Spyder et sans l’enregistrer sous mon nom.

  C’est lorsque je leur ai demandé le remboursement qu’ils ont fait le lien avec mon premier courrier et j’ai reçu, pile un mois plus tard, peut-être à cause des congés, une lettre recommandée qui m’annonçait que, bien que je n’avais pas fait enregistrer mon véhicule chez eux après l’achat, bien que la panne soit arrivée trois jours après la date limite de la garantie, ils avaient fait le lien avec mon premier courrier et contacté YELLOW-MOTORS pour leur dire qu’ils prenaient la totalité des frais sous garantie et qu’il fallait me rembourser la main d’œuvre. Alors là, CHAPEAU ! Voilà ce qui s’appelle du service après-vente, bravo BRP France pour ce geste commercial !

  Michel ROUSSEAUX, le vendeur du trike, à qui j’avais parlé du problème, s’est senti coupable à tort et m’a proposé de me rembourser la moitié de la main d’œuvre si BRP ne le faisait pas. Ce Spyder m’aura rappelé que le monde n’était pas si pourri que ça et que les gens honnêtes existaient encore. Merci Michel ! Merci BRP France !

  Teddy m’a dit qu’il avait essayé de nombreux Spyder en deux ans, mais que le mien, qui venait de Belgique, avait beaucoup plus de pêche que les autres, comme me l’avait déjà dit Jean-Jacques qui l’avait comparé au sien. J’en ai parlé à l’importateur qui m’a répondu que la puissance des véhicules Spyder était la même dans tous les pays de la Communauté Européenne. 

  Lors de cette visite à LIVRY-GARGAN, j’ai pu discuter avec le nouveau directeur de DUCATI-LIVRY dont l’enseigne cohabite avec YELLOW-MOTORS, directeur qui a pour nom Olivier HUCHER et qui a remplacé Nathalie AUGIS. Tous ceux que j’ai pu voir travailler là m’ont paru fort sympathiques.

  B.R.P interdit de tracter une remorque avec un Spyder RS, mais l’autorise avec un RT, dont le châssis est exactement le même. Comme la garantie est révolue, je viens d’installer une attache-remorque ARBOSPYD, prise sur le haut de l’arrière du cadre avec la boule à 80 centimètres du sol, alors que le modèle d’attache-remorque fabriqué par B.R.P est pris sur le bras oscillant, dont le rôle principal est tout autre.

  Je conseille à tous les Spyderistes cette attache fabriquée par le Savoyard Michel ARBOLEAS dans sa société ARBOSPYD qui fabrique également des attelages pour motos et side-cars, ainsi qu’une flèche amortie adaptable à toutes les remorques et qui atténue l’accélération et le freinage avec de petits amortisseurs. Le prix de l’attache-remorque pour Spyder est de 180,00 € et le port est de 15,00 €. Michel peut vous la poser sur votre trike pour 50,00 €.

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   Le prix de l’attache amortie pour une remorque est de 190,00 €, le port est de 15,00 € et la pose est de 50,00 €. Vous en saurez plus sur le site de Michel dont l’adresse est : http://arbospyd.cabanova.fr/.

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  Pour ma part, j'ai donc dû remonter mon crochet de remorque à 80 cm du sol, mais comme c’était moi qui avais fabriqué cette remorque il y a plus de 20 ans, cela ne m'a pas fait peur !

  20 Juillet, je suis surpris de voir la jauge à essence ne plus comporter qu’une seule barre et que le sigle du réservoir vide clignote en rouge alors que je n’avais fait que 200 kilomètres depuis le dernier plein de 25 litres. J’ai été rassuré après avoir mis 14 litres seulement, soit précisément une consommation de sept litres aux cents, presque moitié moins que ma B.F.G.

  Pour le 2° avertissement, celui-ci est arrivé à 155 kilomètres mais, à part un aller-retour de 70 kms chez Régis, mon collègue de travail, où j’ai pu rencontrer sa charmante épouse Karine et ses tout aussi charmants enfants, Aurélie, Alexis et Elodie,  je n’ai fait que de la ville en prenant le Spyder chaque jour pour aller au travail et en revenir. Là j’ai mis 13 litres, ce qui fait 8,38 l./100.

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  Il y a fort longtemps que je n’ai rien rajouté à ce texte aussi je vais le faire en cette fin du mois d’Avril 2013. Avec le litre d’essence passé à 1,50 €, j’ai longtemps hésité à rouler avec mon Spyder, jusqu’à ce que je calcule que de rouler en Spyder au prix actuel du litre me revenait moins cher que lorsque je roulais avec ma B.F.G attelée qui consommait grave, voire très grave sur autoroute avec plus de 13 litres aux cent, du temps où l’essence était beaucoup moins chère ! Car 7,5 litres à 1,50 € ne font que 11,25 € alors que 13 litres à un Euro font 13,00 € ! Auparavant, je ne calculais pas avant de prendre la route et il n’y a pas de raison pour ne pas en faire autant.

  Après l’été 2011, mon échappement faisait du bruit et j’ai emmené mon trike chez un réparateur agréé, à un kilométrage qui avoisinait les 15.000, où justement une révision est à faire. Jusque-là, je ne m’étais rendu que chez des mécaniciens franciliens dont la manière de faire me déplaisait. Vous arrivez, vous déposez vos clefs et les papiers sur le comptoir, un mécanicien anonyme vient chercher votre véhicule, il disparaît dans un atelier interdit au public et vous reprenez vos clefs, le travail fini, au même comptoir, vous payez et quittez les lieux. Les deux magasins franciliens où je m’étais rendu auparavant étaient à 85 et 105 kms de chez moi.

 Un autre agent agréé est la société JPS, située à Naves et à Seclin dans le département du Nord (59). Le site de NAVES, à 7,5 kms de CAMBRAI, se trouve à 120 kms de chez moi, à peu près pareil donc.
L'entreprise de Travaux Agricoles SOYEZ a été créée en 1977 par Monsieur Jean Paul SOYEZ, dont les initiales composent le nom de la maison, soit “JPS”» qui ne signifie pas ici John Player Special, cette marque de cigarettes britanniques, célèbre pour sa longue association avec les Formule 1 du Team LOTUS, ces voitures aux couleurs noir et or de JPS, trois fois championnes du monde en 1972, 1973 et 1978, souvent citées parmi les plus belles Formule 1 jamais construites.
Basée essentiellement à ses débuts sur l'activité du transport et de locations de matériels (avec ou sans chauffeur), l'entreprise s'est ensuite tournée vers les travaux agricoles à la fin des années 80.
L’un des enfants, Jérémie, étant pilote de quad en compétition, a fait de sa passion un métier et est le patron de la partie trikes et quads de la société. L'entreprise JPS est concessionnaire officiel des produits BRP suivants : Quads CAN-AM, Spyder CAN-AM, et Jets SEA-DOO. Vous pourrez voir d’autres détails sur : http://www.jpsquad.com .

 Devant les magasins franciliens il était très difficile de trouver une place de stationnement. Chez JPS la place ne manque pas dans l’immense cour.

 Sitôt arrivé, Jérémie a emmené mon trike à l’atelier au bout de la longue cour, à près de 80 mètres du magasin et l’a confié à Fabien, le mécano. Deux heures plus tard j’ai vu ce dernier faire des essais devant l’atelier et y retourner par deux fois pour modifier certainement des paramètres. Finalement, bien que j’aurai payé 25,00 € un rapport d’entretien de 5 pages, fourni par le banc d’essai, j’aurai fait quelques économies par rapport aux opérations précédentes sur PARIS. Le prix de l’heure de main d’œuvre est moindre (50,00 € au lieu de 65,00), le joint facturé est passé de 7,90 € à 1,39 € et l’huile BRP xps utilisée cette fois est presque moitié prix que la MOTUL utilisée auparavant (9,33 € le litre contre 17,25). De plus, on m’a rendu le 5° bidon entamé pour faire l’appoint lorsqu’il le faudra. Fabien a constaté une petite fuite d’huile au cache-culbuteurs et m’a dit qu’il y regarderait mieux à la révision des 20.000.

 Je suis arrivé aux 20.000 kms mais je reconnais toutefois ne pas m’en être servi trop souvent. Ce sont les révisions à faire tous les 5.000 kms et les vidanges tous les 10.000 qui en sont la cause car 5.000 kms, c’est vite fait ! L’angoisse de la révision qui approchait m’a retenu de sortir maintes fois !

 Je suis fils de mécanicien et depuis que je suis motard, depuis donc 42 ans, je n’ai jamais emmené mes premières motos (175 MOTOCONFORT, 250 DUCATI, 600 B.M.W, 900 B.M.W) chez un professionnel pour faire les vidanges ou régler le jeu aux soupapes. Ma première B.F.G, que j’ai achetée neuve, a fait exception à la règle et je l’ai portée en révision afin d’avoir droit à la garantie au cas où. Les dernières révisions, après avoir dépassé 100.000 kms, vu que le moteur de ma B.F.G était un moteur de CITROËN G.S se sont passées chez un ami garagiste automobile, spécialiste de la marque, par fainéantise.

 

 

 

 


  Comme je voudrais revenir à un moteur d’origine automobile, je propose un échange de mon Spyder et de sa remorque contre un EASY-TRIKE Taifun ou un SIDE-BIKE Celtik ou encore un STARTRIKE New One, de même valeur à peu près.

Si l’affaire vous intéresse, contactez-moi sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

 


 
Avertissement: sur ma page d'acceuil,  je vous proposais de m'envoyer vos textes afin que je ne sois pas le seul à écrire sur ce site. Mon ami Jean-Jacques DURET, JJD ou Jijidé pour les potes, est le premier à satisfaire ma proposition en vous narrant l'essai du trike BRP "Spyder" que nous avons fait récemment. C'est à lui:

Lors du  Mondial du 2 Roues 2007 (PARIS - Porte de Versailles), Popaul (Paul MEIGNEN) et moi avions été surpris (et nous ne sommes pas les seuls !) par le "Spyder" CAN-AM de chez BRP - BOMBARDIER RECREATIVE PRODUCTS (CANADA).



 Les premières livraisons devaient être effectuées en 2008 et, pour notre part, nous avions obtenu le principe d’un essai de la bête chez  JET 7 PERFORMANCES à PONTAULT-COMBAULT. Et puis les mois ont passé et nous n'y sommes pas allés. Entre-temps, Paul a vendu son attelage B.F.G / POIRAUD (300.000 kms) à un collectionneur et n'a plus rien pour rouler en 3 roues.
Pour ma part, la 1000 SP étant partie vers VALENCE et le 250 M.Z vers RENNES, il ne me reste plus que le 500 MuZ / Velorex, idéal pour les petites routes creusoises qu'il va parcourir chaque fois que faire se pourra.

 Nous en avions souvent discuté Paul et moi : et si ce nouvel engin à 3 roues était pour nous ? Nous avons parcouru tous les forums traitant du sujet, lu des tas d’articles mais n’avions jusque là pas fait d’autre démarche. Les deux principaux points à vérifier pour répondre à la question qui précède étaient les suivants :
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  le pilotage de cet engin nous conviendra-t-il (ce n’est pas un side-car et encore moins une moto) ?
comment l’équiper pour transporter un minimum de bagages ?
Et puis, en Novembre 2009, au hasard d'une visite "professionnelle", je suis passé devant une magnifique concession DUCATI, à LIVRY-GARGAN (93), qui a la particularité d'avoir un département "Spyder", département dénommé YELLOW MOTORS. Je me suis donc arrêté et, devant l'accueil très chaleureux que j'ai reçu de la part de l'ensemble du personnel, je me suis dit que c'est là que je viendrai faire l'essai tant attendu.

  J’ai donc soumis cette idée à Paul et, lors de notre retour des MILLEVACHES 2009, j’ai contacté la concession YELLOW MOTORS pour savoir si un "Spyder" boite mécanique était disponible;  bref instant d’hésitation de mon interlocutrice : "...nous avons un boite séquentielle, je vais voir à l’atelier si la boite mécanique est dispo…" - pourvu que, pourvu que ...-  "...oui, c’est bon, vous pouvez venir".
Nous voici donc partis, Paul et moi, pour découvrir ce véhicule étrange.
Arrivés à LIVRY-GARGAN à 11h40, ce ne sera que vers 12h15 que nous prendrons la route; en effet, tout comme lors de ma première visite, nous sommes reçus par Gersande, belle blonde amatrice de chevaux et de "Spyder" qui nous fournit moultes informations sur le véhicule et nous le présente ensuite en détail; elle nous invite, pour ce faire, à traverser l’atelier où comble de chance, un "Spyder" est entièrement démonté (son pilote, en voulant éviter un enfant, a "un peu" accidenté la carrosserie); autorisation nous est donnée de prendre des photos à la fois de l’atelier et du show-room où sont présentés plusieurs "Spyder" dont le nouveau RT suréquipé.



Gersande est allée chercher le "Spyder" noir de notre essai devant la concession, c’est-à-dire en bordure de la Nationale 3 et nous le présente dans la cour qui se trouve derrière l’atelier; elle commence par moi et fera ensuite la même présentation à Paul.



Position comme sur une moto, sélecteur à gauche, frein au pied droit agissant sur les trois roues, pas de levier sur la partie droite du guidon (plusieurs fois je me suis surpris à chercher désespérément ce levier si rassurant sur une moto….).



 Contact : le bicylindre ROTAX 4 soupapes rugit mais le pot (énorme) atténue le son (doit y’avoir moyen d’arranger ça !); affichage des vitesses au tableau de bord, y compris la marche arrière, bien pratique sur ce véhicule de 421 Kgs à sec.

 Gersande m’explique comment passer cette marche arrière: position point mort, on débraye, on tire vers soi avec sa main droite le levier "R" situé sur le guidon, côté gauche, on enclenche la première, le "R" s’affiche en orange au tableau de bord; ça y est, on est en marche arrière; pour annuler la marche arrière, rien de plus simple, on débraye et repasse au point mort. Quelques manœuvres plus tard, me voici prêt à affronter la route.



Au tour de Paul, maintenant, qui fait tout comme moi quelques manœuvres avant et arrière et s’installe ensuite en passager après que Gersande lui ait prêté des gants  (on est en Décembre... brrrrr... brrrrr…) car même si Paul ne sent pas le froid, il est bel et bien là.
Dernière recommandation de notre charmante commerciale (qu'elle m'avait déjà formulée lors de ma première visite): la place du passager, quand le véhicule n'est pas équipé du dosseret ou du top-case, n'est pas la meilleure... et ce n'est pas Paul qui nous dira le contraire !
"Voilà, le "Spyder" est à vous... au deuxième feu, à droite, puis à gauche et direction CLAYE-SOUILLY, vous avez trente minutes devant vous".

C’est parti ! J’avoue que j’appréhende un peu car j’ai lu des articles où les pilotes ont "un peu" râpé les jantes avant ou "tapé le nez"; alors, je fais attention; et puis on est en ville; le temps de sortir de la zone habitée et…. Gaz !!!! Les vitesses s’enclenchent très facilement et le moins que l’on puisse dire c’est que les 106 chevaux n’ont aucun mal à propulser deux personnes au-delà de tout ce qui est autorisé et en un temps record.

 ... ça va tellement vite qu’on est déjà au Centre Commercial de CLAYE; grande courbe à droite et là je suis un peu dérouté car  la direction est très très légère; on a beau eu me dire que tout est programmé, qu’aucun dérapage ou retournement n’est possible, je me méfie quand même (et puis, il y a les 1.500 € de caution que j'ai laissés en gage, on ne va pas écraser le "Spyder", quand même !). Je propose à Paul de faire le retour mais il préfère le tester sur le parking, dans une zone non encore envahie par les chalands de Noël; Paul s’éclate en faisant des  8 et sa conclusion sera : "...ça pousse très fort !"

 Retour sans encombre après avoir testé l’accélération, au grand dam de Paul qui s’accroche où il peut !!! Ensuite re-visite du show-room et de l’atelier.



Ce qui intéresse Paul, c'est essentiellement les capacités de chargement; il est prévu, en plus du petit coffre avant, dans le nez (NDLR: de 44 litres quand même), des options, dont des sacoches rigides GIVI et/ou un top-case et/ou des équipements souples. Le mécano nous explique comment s'effectue la modification pour installer le support sacoches. Il est INDISPENSABLE, si on veut rouler à deux, de prévoir au minimum le dosseret (ou un top-case) et celui-ci ne peut s'installer QUE si on a posé auparavant le porte-paquets.



Paul pose la question de la remorque. Elle est prévue pour le modèle RT, mais pas actuellement pour le modèle RS... à voir toutefois, car sur le forum "spyder4ever.net", un "spyderman" propose un attelage remorque. Se pose toutefois ensuite les problèmes de garantie et d'homologation (?)



Séances photos de nos charmantes interlocutrices dans le show-room, Nathalie, responsable du magasin au guidon et Gersande derrière, puis retour à l'atelier où je pose des questions sur le coût d'entretien. En effet, il faut prévoir une révision tous les 5.000 kms ! J'y vais franco et je demande pourquoi YELLOW MOTORS a des coûts de révision élevés par rapport à la concurrence (voir comparatif sur "spyder4ever.net"). Sa réponse est qu'il respecte scrupuleusement TOUTES les préconisations BRP, par exemple l'inversion des pneus avant tous les 10.000 kms (+ ou - en fonction de l'usure); motif: le pneu avant droit, du fait de la forme de la chaussée, use plus que le pneu gauche, d'où l'intérêt de permuter, mais ceci nécessite le démontage des roues, mais aussi des pneus à cause du sens de rotation.

Voici maintenant quelques éléments chiffrés :

 

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES (principales)

 

Véhicule 3 roues permis A ou B

Cylindrée: 998 cm3

Moteur: ROTAX bicylindre en V, 4 soupapes

Puissance: 106 cv

Compression: 12.2 à 1

Lubrifiant: huile semi-synthèse 5W40

Boite de vitesses: 5 rapports, soit mécanique (SM5), soit séquentielle (SE5)

Pneus AV: KR21 – 165/65R14

Pneu AR: KR21 225/50R15

Réservoir carburant: 25 litres

Réservoir huile moteur: 3.9 litres

Garde au sol: 115 mm

Hauteur hors tout: 1.510 mm

Longueur hors tout : 2.667 mm

Largeur hors tout: 1.572 mm

Hauteur de selle: 772 mm

 
TARIFS 2010

Gamme sportive:

 SPYDER RS boite SM5 : 17.799 € (4 coloris)

 SPYDER RS boite SE5 : 19.299 € (4 coloris)
Gamme routière:

 SPYDER RT boite SM5 : 20.999 € (gris argenté)

 SPYDER RT TECHNO boite SM5 : 22.999 € (2 coloris)

 SPYDER RT TECHNO boite SE5 : 24.499 € (2 coloris)

 SPYDER RT-S boite SM5 : 24.999 € (noir intemporel)

 SPYDER RT-S boite SE5 : 26.499 € (noir intemporel)

 
OPTIONS

Bulle sport touring : 196 €

Porte-bagages : 490 €

Valise GIVI : 458 €


Adresses utiles :

 brp.com 

www.spyder4ever.net

 

 YELLOW MOTORS

107 av. Aristide Briand

93190 LIVRY-GARGAN

Tél : 01 56 46 06 35

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 


Note de Paul: Jean-Jacques et moi, nous nous sommes promis d'acheter ce véhicule et Jean-Jacques a été le premier à le faire à la mi-Mars. Voici ci-dessous ses premières impressions:

                                   SPYDER…… la suite...
 

Suite au mini essai réalisé chez YELLOW MOTORS (LIVRY-GARGAN – 93), j’ai trouvé sur le site LEBONCOIN un SPYDER de juin 2008 à un prix raisonnable, première main et avec peu de kilomètres (moins de 9.000) ; aujourd’hui je viens vous faire part des premières impressions.

Et pour les détracteurs (il va bien y en avoir quelques-uns, par rapport au fait que ce n’est pas un side-car) je répondrai qu’avec un SPYDER, contrairement au side-car, tu ne te poses pas la question de savoir si ça va aller droit….  ça va droit. Moins amusant ?  Pas sûr. Et puis, il y a toujours l’inconnue qui va avec un nouvel engin… !
C’est à DEUX que nous sommes partis à TROYES chercher la bête qui était une première main, acquise chez JET 7 PERFORMANCES, PONTAULT-COMBAULT – 77 (important pour la suite).

Vu que j’avais essayé un SPYDER en Décembre  2009, la prise en main s’est réalisée sans difficulté ; mais il y a tout de même cette largeur inhabituelle à l’avant.

Le retour TROYES – LA FERTE va s’effectuer sans encombre, à part un automobiliste inconscient qui s’est mis à doubler sur une route très étroite alors que j’arrivais en face ; ne m’a-t-il pas vu ? Et pourtant le SPYDER est bien éclairé ; c’est une de ses caractéristiques ; dès que vous mettez le contact, les feux s’allument ; j’avoue que c’est ce qui me fait un peu peur sur ce véhicule, c'est la partie électronique et automatique.

Premier plein : 8,66 l/100 ; c’est un peu beaucoup, mais disons que la moyenne a été bonne (il y avait pas mal de 4 voies).

Sur un second parcours qui comprenait un aller-retour SOISSONS pour montrer la bête à mon ami Paul MEIGNEN + aller retour à l’assemblée générale du "S.C.C.F", eh bien, j’ai tourné à 8,16 l. Le réservoir contient environ 26 litres ; je pense donc que si adopte une conduite (un pilotage ?) cool, on doit pouvoir parcourir entre 250 et 280 kms avec une réserve d’encore 4 à 5 litres (lorsque le témoin de réserve s’allume, il reste entre 6 et 7 litres).

Lors d’une virée au Mans, en ne dépassant pas 5.500 trs/min, soit  120 km/h sur autoroute, la moyenne a été de 7 litres/100 sur 250 kms.

Bon, et si nous démarrions….

Comme je le disais plus haut, il y a beaucoup d’électronique et de gadgets. D’abord, on a un frein de parking : pédale à gauche, derrière le repose-pied pilote (interdiction au passager d’appuyer dessus !)

Contact : plein de choses s’allument au tableau de bord ; juste devant le levier d’embrayage, à gauche, un bouton pressoir : une pression  (une seule) et l’ordinateur de bord vérifie que tout est ok ; pas de starter, pas d’essence à ouvrir, bouton droit, démarreur et ça part si on est au point mort.

Bruit pas désagréable, mais un peu sourd ; mon prochain investissement sera un pot CAN AM HINDLE qui fait gagner 5 à 6 CV (en plus des 106 existants).

Sur ce tableau de bord, on peut être en permanence en double lecture de certaines informations : vitesse, compte-tours, soit lecture classique, soit lecture numérique.

Affichage au choix de l’heure, du temps parcouru depuis la première mise en circulation, depuis le départ de la balade ; kilomètres journaliers, température extérieure, etc... La jauge essence, quant à elle, se présente sous forme de bâtonnets qu’on dévore d’autant plus vite que l’on s’approche de la zone rouge…. et…. c’est tentant.

L’engin dispose aussi d’une marche arrière, très pratique et indispensable ; une petite manette au guidon permet de passer en marche arrière en la tirant vers soi et en enclenchant la première; pour déverrouiller cette marche arrière, on repasse au point mort et la manette reprend sa position originelle; attention, à ce moment-là on se retrouve en première; attention aussi à la marche arrière car elle est … rapide... bien pratique pour remuer les 350 kgs à sec de la bête.

Côté passager, il faut absolument installer soit un dosseret (en option) soit un top case, sinon votre passager(ère) va vous maudire ; bon, ce n’est pas pire que les places passagers sur les motos sportives.

Côté bagages, c’est un peu limité ; le coffre avant est prévu pour 16 kgs maxi ; par contre, tout est prévu chez BRP : la housse de protection du coffre plus le bagage qui va dedans ; sont aussi prévues des valises démontables   et un top case, mais ce n’est pas donné ; à voir ensuite une attache remorque et une remorque légère.

 

Vu que j’ai eu un petit souci directionnel (ça arrive sur quelques SPYDER) : parfois, au bout d’une longue ligne droite, on a l’impression que le guidon ne veut plus tourner à gauche ; il faut donc y aller franco et… ça passe.

Je suis dons allé chez JET 7 faire vérifier ce point et ils m’ont changé, par précaution et sous garantie le DPS (boîtier de commande de la direction assistée) ; c’est une intervention lourde ; je suis arrivé à 9h30 et j’ai récupéré la bête à 15h00.

MAIS il y avait aussi le gravage, exigé par la MACIF et la tension courroie plus les vérifications huile, eau, etc...

Alors, là, j’ai été surpris car, pour toutes ces interventions et même en tenant compte de la garantie encore en cours jusqu’en juin 2010, je n’ai payé que …. 60,00 €  (le prix des dix points de gravage) ; bravo, JET 7, je reviendrai.

J’en ai profité pour receuillir quelques informations qui, je l’espère, vous intéresseront. Le magasin JET 7 PERFORMANCES a été créé il y a 17 ans ; au début, JET 7 diffusait KAWA, YAM, SEA DOO et bien sûr CAN AM.

Actuellement, 5 mécaniciens JET 7 sont spécialisés SPYDER.

JET 7 a vendu environ 200 SPYDER dont 75% de boite mécanique ; les premiers SPYDER sont arrivés en Mars 2008 (on les avait vus au MONDIAL 2007).

Le plus gros kilométrage : 40.000 kms, a priori sans souci majeur.

Quelques prix :
-         valises GIVI 780 € la paire ttc
-         POT HINDLE ( 5 à 6 cv en plus) : 715 € ttc
-         JANTES SPECIALES 6 branches : 615 € la paire ttc
-         COURROIE : 340 € HT
-         PNEU AVANT : 90 € ht
-         PNEU AR : 160 € ht
-         REVISION tous les 5.000, pendant la garantie.
-         JEU AUX SOUPAPES : tous les 20.000.

Je terminerai en précisant que la trousse à outils est très complète ; il y a même un manomètre pour vérifier la pression des pneus : 1 à l’avant et 2 à l’arrière. De même, la revue technique fournie d’origine est très bien faite.
Et puis le dernier point, le plus important à mon sens ; le mécanicien qui a effectué l’entretien de mon SPYDER est venu me voir et m’a donné plein de conseils tout en me précisant que lors d’une prochaine visite, il prendrait un peu plus de temps pour m’expliquer encore mieux le fonctionnement de cet engin.

 

Allez, à bientôt sur les routes, toujours en 3 roues !

 

                                                                                                                             Jijidé
Photos: Paul MEIGNEN

 

 



  Les MILLEVACHES ont toujours été pour moi synonyme de frustration car c’est un rassemblement qui a eu lieu, ouvert à tous de 1969 à 1974, puis ensuite organisé sur invitation et finalement abandonné en 1979, auquel je n’ai jamais participé. J’ai eu le permis moto en Décembre 1971, en Bretagne, et lors de mes débuts, j’avoue avoir été quand même plus sportif que routier. J’ai débuté par une 175 MOTOCONFORT que j’avais équipée sport (siège dosseret, commandes reculées, guidon italien…) et ensuite j’ai eu, et toujours en Bretagne, une 250 DUCATI, pas vraiment des machines avec lesquelles on acquiert l’état d’esprit nécessaire et indispensable pour aller sereinement aux MILLEVACHES ou aux ELEPHANTS.

  Après être venu à SOISSONS en DUCATI, moto avec laquelle je suis même allé jusqu’en Hollande avec Christiane, lorsque j’ai acheté ma première grosse moto routière, une B.M.W R60/5, en 1975, le rassemblement des MILLEVACHES se faisait sur invitation, mais je me souviens fort  bien avoir lu les comptes-rendus des éditions passées dans la presse spécialisée  que  j’achetais  en  quantité  en  ce temps-là et j’ai encore en mémoire la vision de la neige sur les photos de l’époque. Je suis allé aux ELEPHANTS, en Allemagne, en 1975, 76 et 77, dernière année de l’organisation sur le circuit du Nürburgring, ainsi qu’en Autriche, sur le circuit du Salzburgring, en 1986, l’avant-dernière année où il  s’est organisé là, mais jamais à SOLLA ou aux MILLEVACHES.

  Lorsque, en Août  dernier, Jean-Jacques DURET m’a proposé de l’accompagner aux MILLEVACHES, en Corrèze, en Décembre 2009, comme passager de son side-car MuZ-Vélorex 500 (ex-Jean-Luc SAULNIER), à moteur ROTAX, j’ai été fortement surpris car je n’avais pas appris la résurrection de ce rassemblement mythique et très heureux également, d’autant plus que je venais de vendre mon attelage B.F.G / POIRAUD.



   Jean-Jacques habitait la Creuse au début des années 70 et les MILLEVACHES n’étaient pour lui qu’à 80 kilomètres, il a donc pu y aller en Mobylette, en 1971. Ayant vendu son attelage routier MOTO-GUZZI récemment, il ne pouvait s’y rendre là qu’avec son side-car MuZ-Vélorex 500, mais cet attelage était chez ses parents, en Creuse, ce qui nous aurait fait faire le plus gros du chemin en voiture. Cependant, par honnêteté, il nous avait inscrits comme venant de PIERREFITTE, en Creuse. Mais cet état de fait était indépendant de notre volonté et on n’allait quand même pas faire le tour de la France auparavant, en MuZ, pour mériter de participer aux MILLEVACHES.

  Jean-Jacques a appris très tôt la renaissance de ce rassemblement et il nous a inscrits, tous les deux, dès le début, fin Août. C’est Jean-François D’ABRIGEON, de MARSEILLE, sur un attelage TRIUMPH, qui s’est inscrit le premier. Le MuZ-Vélorex 500 de Jean-Jacques était le 4° véhicule inscrit, Jean-Jacques était la 5° personne sur la liste et moi la 6°. Lorsque j’ai regardé la liste des inscrits, le 20 Septembre, seulement 19 personnes y figuraient, dont quelques-unes m’étaient connues, telles que Brigitte MASSA et Jean-Marc CAVALLINI. Les véhicules allaient des ZEUS de Jean-Louis COSTE, Gilbert MAHE et Rudy FISSEUX, au 50 cm3 PEUGEOT BB Sport de Ludovic MURAT, de la Haute-Vienne. Plus tard, Elliott PORRA, de la Saône-et-Loire, s’est inscrit avec un APRILIA 50 RS. Je tenais à citer ces valeureux jeunes motards et je vous parlerai plus loin de tels autres si jamais j’en voyais lors du rassemblement.

  Un peu plus tard, j’ai pu voir les inscriptions de Gérard PLANCHON qui m’avait ré-initié au side-car au MANS, après mon très grave accident du “Tour de France side-car 87” et de bien d’autres connaissances, dont beaucoup que je n’ai pas vu depuis plus de 20 ans ! Que le temps passe vite ! Je ne pensais pas faire l’énumération de ceux-ci dans ce texte, mais on m’a convaincu du contraire, je le ferai donc plus loin. En tout état de cause, je me suis rendu compte que j’aurai énormément de monde à saluer là-bas.

    Dominique ENGLER a ensuite émis le souhait de nous accompagner et de confier le pilotage de son side-car YAMAHA 900 XJ / WATSONIAN Palma à Jean-Jacques, car elle avait quelques soucis physiques. Elle a été la 151° à s’inscrire. Début Novembre, nous étions 500 et je commençais à redouter des problèmes d’intendance. Tous les jours la liste des inscrits grossissait et un mois plus tard, le millier de participants a été dépassé. Le M.C Meymacois a alors cessé les inscriptions au début du mois de Décembre,  après celle de Gilbert GIREMUS, de SALVIAC (46), sur Goldwing 1800, il était le 1.050° individu. Patrice PHILIPPEAU et Michèle LE SAUSSE ont eu de la chance, ils ont été les 1.028 et 1.029°. Cela donne en tout 732 motos, autant de pilotes évidemment et 318 passagers ou passagères. Parmi ces 1.050 personnes, 39 seulement ont participé à l’une des éditions passées, ou du moins s’y étaient inscrites à l’époque, et l’inscription 2009 leur est offerte. Vous pourrez consulter la liste des participants sur le site du M.C Meymacois : http://www.mc19meymac.com/.../les-millevaches-2009-les-inscrits-t2193.htm. (CTRL + clic sur ce lien et un autre lien utile s'affichera en haut de l'écran). Ceux qui ont participé, ou plutôt qui s'étaient inscrits, aux édition des années 70, sont notés en couleur.

  J’ai alors pris un peu peur car j’ai craint que les organisateurs ne soient débordés par le nombre de participants ! Je m’imagine mal, en effet, personnellement, gérer un tel afflux. Toutefois, il est probable que certains iront coucher à l’hôtel et ne passeront que dans la journée histoire de pouvoir dire ”j’y étais”, comme c’est écrit sur l’écusson brodé, mais quand même ! Comme d’habitude, certains traverseront la France en voiture avec la moto sur une remorque et feront les derniers kilomètres dessus, mais ça, c’est dans l’air du temps et c’est hélas inévitable !

  L’information a difficilement traversé les frontières car il n’y a eu que deux motards suisses et trois belges qui se sont inscrits, alors que tous les drapeaux européens figuraient sur l'invitation (voir l'image avant le début du texte).

  Bien sûr il fallait s’inscrire et payer 12 Euros à l’avance et le lieu de l’organisation n’était pas indiqué, mais le lieu d’un rendez-vous à quelques kilomètres de là, à MEYMAC, ville où se trouve le siège du M.C Meymacois qui organise, afin d’organiser un cortège, que j’ai bien du mal à imaginer, pour arriver tous ensemble sur le lieu où se tenaient finalement les MILLEVACHES, alors que la nuit tomberait, était publié et rien ne pouvait bien sûr empêcher quiconque d’y venir, sans s’inscrire au préalable et même de faire fi de la clôture des inscriptions.

  Le Dimanche 6 Décembre, le Moto-Club de MEYMAC, dénommé “The Rare Birds” (les oiseaux rares en anglais), vainqueur du championnat de France de tourisme 2009 de la F.F.M, après avoir eu l’autorisation de camper dans les champs de l’autre côté de la route, a repoussé le nombre d’inscriptions à 1.200 et ce sont finalement 1.166 motards qui se sont inscrits.

  Une polémique s’est alors installée entre le M.C de MEYMAC, club dont le siège est voisin de la ville de MILLEVACHES (15 kilomètres) et le M.C 95, club parisien,  organisateur originel du mythique rassemblement en 1969, club présidé à l’époque par le regretté Michel PERDRIX, décédé en 1971, secondé par son épouse Annick. Chacun revendiquait l’organisation des nouveaux MILLEVACHES.  Un dialogue a commencé à s’instaurer sur le Net entre le parisien Dédé95 et le Corrézien Bill19, mais les pourparlers ont fini par disparaître de l’écran et ont dû se poursuivre dans la discrétion. En tout état de cause, il était réclamé un nouveau nom, un nouveau logo ainsi qu’une autre médaille pour le rassemblement du M.C de MEYMAC car le M.C95 aurait apparemment décidé, lui aussi, d’organiser une autre concentre des MILLEVACHES en Janvier ou Février 2010. C’est encore l’éternelle bagarre entre clubs affiliés et clubs pirates, ces clubs qui refusent d'avoir des comptes à rendre à une autorité motarde supérieure ! Il aurait été si simple de s’unir ! Le M.C de MEYMAC a pourtant fait un effort en offrant l’inscription aux participants des premières éditions, alors qu’il ne les avait pas organisées lui-même !

  Première chose à faire, aller chez Jean-Jacques, à La FERTE-sous-JOUARRE, afin de nous rendre tous deux chez Dominique pour  partir ensemble sur son attelage, c’est ce que je fais le Jeudi 10 Décembre. Le lendemain,  départ donc de MITRY-MORY  à 09H15 par la Francilienne, tranquille dans notre sens, mais bien encombrée, voire bloquée par moments, avec des voitures cul à cul sur pas mal de kilomètres, en direction du nord.

  C’est parti pour faire les 535 kilomètres qui nous séparent de MEYMAC  Je suis le passager du side-car de Dominique qui a pris place derrière Jean-Jacques qui déteste l’autoroute et qui nous emmène par les nationales, notamment la Nationale Sex, pardon… Nationale sept, mais au vu de tous les camping-cars garés à proximité et de toutes ces dames qui font le pied de grue (sans jeu de mots) ou bien qui arpentent les bas-côtés de la route en tenue de combat, le lapsus était inévitable (ne cherchez pas, il n’y a pas de jeu de mots avec “lapsus”).

  Nous déjeunons au Mac’ DO de GIEN puis reprenons la route, sans encombre. Nous verrons même des chevreuils traverser la route devant nous en arrivant à GOUZON. Erreur de livraison, ce ne sont pas 2 chevreuils, mais mille vaches que nous espérons !

  Nous arrivons chez les parents de Jean-Jacques un peu après 15 heures. Accueil fort chaleureux comme de coutume, bien que des problèmes de santé les accaparent tous les deux ! Un autre problème est que la batterie du 500 M.Z avait été déposée, sans la recharger, et est très faible. Jean-Jacques décide de la mettre en charge et propose que nous revenions demain matin pour la remonter. Michel, le frère de Jean-Jacques, nous rend visite, entre deux travaux de la ferme familiale.

  Nous nous rendons donc à GOUZOUGNAT, à quatre kilomètres de là,  par un parcours fléché sur la fin, aux alentours de l’étape-gîte que le “Side-Car Club Français” s’était proposé d’organiser. Nous retrouvons là notre Président, Jean BUTEZ, ainsi que Stéphane FAUCHEUX venu de Normandie avec Manu RENOUARD.

  Excellent accueil de l’équipe locale de GOUZOUGNAT, petit bourg rattaché à GOUZON dans lequel vivent Patrick PILAK, un jeune agriculteur, cousin de Jean-Jacques, qui possède un side-car M.Z, et sa charmante épouse, Paulette. Ils sont passés nous voir, mais ne pourront pas dîner avec nous, étant invités ailleurs à un repas officiel.

  Nous attendons la venue d’Alain GROSSIN, de FILINGES en Haute-Savoie, sur son YAMAHA 900 XJ/JEWELL puis, avec quelques jeunes du village, nous prenons l’apéro ainsi que le repas préparé par la dynamique équipe locale pour six Euros.     

  L’accueil de GOUZOUGNAT se compose de deux bâtiments, un moderne contenant une grande cuisine ouverte sur une salle de 20 mètres sur 10 environ. L’autre bâtiment, plus âgé, contient, au rez-de-chaussée, une grande salle pouvant contenir une vingtaine de matelas pneumatiques, avec toilette attenante. Il y a eu très peu de side-caristes qui ont profité de cette étape proche de MILLEVACHES, mais elle deviendra, je le pense, une étape inévitable dans les prochaines années, en tout cas elle le mérite. En effet, elle nous fait arriver tôt le matin à MILLEVACHES, frais et dispo, plutôt que tard la veille et fatigué et il n’y a pas à monter la tente, mais il ne faut pas craindre la “promise cuitée”.

  Le lendemain, afin d’aller rejoindre la ferme des parents de Jean-Jacques, Dominique propose de faire un essai de pilotage de son attelage. Elle a bien fait de faire ce petit essai préalable, car elle a un problème de canal carpien à son poignet gauche à cause de la maladie de Raynaud dont elle est atteinte  et débrayer est une souffrance pour elle. Elle préfère que Jean-Jacques continue de conduire les 80 kilomètres qui restent pour aller jusqu’au bout, d’autant plus que la route va devenir de plus en plus difficile.

  Ce sont donc quatre side-cars qui font route commune pour la dernière étape et nous arrivons finalement à MEYMAC, en Corrèze. Je suis surpris de ne pas voir beaucoup de motos en ville et d’en voir si peu près du rendez-vous. Mais il est vrai que nous y sommes de bonne heure en ce Samedi matin et que beaucoup, sans doute, auront préféré se rendre d’eux-mêmes au rassemblement plutôt que d’attendre le départ groupé du soir qui me paraît difficile à mettre en place.

  Peu de monde également à l’inscription, contrairement à ce que j’avais imaginé, où deux bureaux ont été installés dans la salle des fêtes communale, un pour les départements d’origine dont le numéro est inférieur à 50 et un autre pour les suivants. Comme les inscriptions avaient été acquittées à l‘avance, c’est en un tour de main que l’affaire est réglée après avoir surligné de jaune nos noms sur le document comportant celui de tous les inscrits.

  Je trouve que le système a des limites car n’importe qui pouvait prendre la place de n’importe quel autre qui avait payé et dont le nom figurait sur le Net. Aucune vérification d’identité n’était faite ! J’en ai vu qui voulaient prendre la place de certains qui s’étaient inscrits et qui auraient finalement décidé de ne pas venir et heureusement qu’ils ne l’ont pas fait car ces personnes étaient revenues sur leur décision et étaient finalement là ! Je crois qu’il serait bien de rajouter dans le prix de l’inscription la valeur d’une enveloppe et d’un timbre et d’envoyer un reçu à chaque inscrit. On y gagnerait en temps et en sérénité. Seuls ceux qui auraient oublié ou bien égaré leur reçu auraient à prouver leur identité.

  On remet à chaque inscrit une pochette en nylon contenant un joli dépliant sur MEYMAC, un autocollant, une superbe médaille millésimée, un sandwich, une boisson et des tickets pour une boisson et le petit-déjeuner. Pour 12 Euros, ce n’est vraiment pas du vol ! Un écusson brodé est également en vente pour  quelques Euros  Nous décidons alors de nous rendre sur le lieu des agapes et c’est là que Jean BUTEZ nous quitte, sur son attelage, car sa condition physique présente ne lui permet pas actuellement de dormir sous la tente, dans le froid.

  Deux parcours sont proposés pour se rendre à MILLEVACHES, un direct long de 15 kilomètres environ ou un parcours touristique de 24 kilomètres sur lequel s’engage Jean-Jacques par inadvertance. Il a bien fait car je crains que les organisateurs n’aient point prévu une petite balade touristique groupée afin de visiter la région. Les premiers auraient peut-être été de retour de cette balade avant que les derniers ne soient partis. Le parcours, entièrement fléché, traverse une région totalement boisée. La route, sinueuse à souhait, est jonchée de feuilles mortes et les curiosités sont indiquées sur des petits panneaux sur les bas-côtés de la route. Je me souviens en particulier d’un superbe panorama sur le côté droit.

  En arrivant à MILLEVACHES, nous avons une vue magnifique en surplombant le terrain tant convoité qui contient déjà pas mal de tentes. Les terrains plats n’existent pas dans la région et le camping se fait sur les deux versants de collines d’une dizaine de mètres de dénivelé chacune. La vue d’ensemble est très jolie, mais cela nous oblige à planter la tente de travers. Nous choisissons de nous positionner dans le sens de la pente, c’est à dire la tête en haut et les pieds en bas afin de ne pas rouler les uns sur les autres au cas où nous aurions fait un autre choix perpendiculaire au premier. Nous plantons nos trois tentes côte à côte, près de l’extrémité du 2° chapiteau rempli de tables et de bancs.



  Stéphane a apporté des billes de bois, de 50 cm de longueur et de 30 environ de diamètre, percées sur pratiquement toute la longueur en leur centre avec un autre trou perpendiculaire qui rejoint le premier et qui débouche sur le côté. Il devait verser du combustible à travers l’un des trous et l’allumer, afin de nous apporter un moyen de chauffage pour nous et notre nourriture, mais malgré de nombreuses tentatives, il n’a pas réussi à les allumer. La photo ci-dessous montre Stéphane en train d’effectuer ce travail lors du premier apéro.



  Nous faisons alors un tour du terrain en quête de connaissances mais nous ne pouvons pas faire dix mètres sans en rencontrer une et cela nous ravit ! On se rend compte que la moyenne d’âge est malgré tout fort élevée et avoisine certainement la cinquantaine. Ce n’est pas un rassemblement de gamins, ni de mickeys !

  Rendons toutefois hommage aux nombreux jeunes cyclomotoristes venus en PEUGEOT, M.B.K, FLANDRIA, MALAGUTTI, APRILIA, TESTI et autres scooters 49,9 cm3. J’en ai vu arriver à maintes reprises, mais ils se sont dispersés sur le terrain et je ne les ai jamais revus.



  Vers 16 heures, le terrain principal est complet. Un deuxième, de l’autre côté de la route est ouvert et nous nous y rendons. Quelques tentes ont été plantées sur sa partie plane dans le bas, mais le temps de s’y rendre et de saluer, entre autres, Gérard PLANCHON et Thierry VAN DEN BOSCH, d’INISIDE au MANS, lorsque nous remontons le terrain, il est pratiquement complet à son tour. Un troisième terrain est alors ouvert et nous pourrons y compter environ une centaine de tentes.



  Deux grands chapiteaux de trente mètres de longueur sur quinze de large ont été dressés en haut du terrain principal. Sous le premier, un bar en prend toute la longueur et est occupé en permanence sur 3 ou 4 rangs. Toutes les boissons sont au tarif unique de un Euro. Cela reste raisonnable et évite la monnaie. Sous le deuxième, sans éclairage, une centaine de tables et de bancs attendent les convives.

  C’est lorsque nous nous y installons pour dîner que les organisateurs pensent à l’éclairage. Ils installent une grande guirlande d’ampoules multicolores, mais du côté opposé au nôtre et nous ne pourrons pas en profiter. Mais, à la guerre comme à la guerre, nous ne nous plaignons pas, il y a pire sort que le nôtre !

  Nous dînons avec les pommes de terre que Jean-Jacques avait prises chez ses parents, dans sa récolte personnelle, qu’il avait amoureusement emmaillotées dans du papier alu et qu’il n’avait mises à cuire dans la braise d’un feu de camp que nous avions allumé puis déplacé d’un mètre environ car quelques flammèches s’en échappaient à cause du vent et certaines se dirigeaient vers nos tentes, en particulier celle d’Alain, en nylon, allant jusqu’à y faire un petit trou.

  Les organisateurs offrent à tous et toutes la quantité de bois dont ils ou elles ont besoin pour leur feu. Un gros tas de bois avait été déposé près de l’entrée du terrain principal et des membres de l’organisation ont joué de la tronçonneuse en permanence pour nous servir (voir la photo). J’en ai vu faire des allers et retours sur le terrain, le side-car ou le porte-bagages rempli de bûches ou encore à pieds s’ils n’étaient pas loin.



   Quelques motards ont fini par s’installer plus tard entre nos tentes et le chapiteau et ont squatté notre feu pendant notre absence.

  Ce genre de rassemblement est un vrai paradoxe qui ne se retrouve nulle part ailleurs, excepté chez les side-caristes où Jean-Jacques avait instauré, il y a une trentaine d’années, un tel  principe d’organisation dans lequel chacun doit amener à manger. Chacun, donc, devait y amener sa nourriture, sa tente, son couchage, sa bonne humeur et sa sympathie. Il est curieux de voir que cela devait correspondre à une attente vu le nombre de motards qui se sont inscrits ou pas, mais qui sont venus. Sur un reportage de FR3 Limousin que nous avons pu voir après coup chez les parents de Jean-Jacques, Madame le Maire de MILLEVACHES a annoncé que ce sont 1.700 personnes qui ont participé à ce rassemblement 2009.

  Comme les inscriptions avaient été d’abord closes après l’inscription de la 1.050° personne, début Décembre, puis repoussées jusqu’à 1.166 la semaine suivante, ce seraient donc quand même plus de 500 personnes qui sont venues sans s’inscrire. De toute façon, le lieu du rendez-vous, MEYMAC, était publié sur le site web dédié au rassemblement et le parcours pour se rendre à MILLEVACHES était fléché à partir de là. N’importe qui donc pouvait y venir sans s’inscrire et il y en avait d’ailleurs dans notre équipe. Par contre, j’en ai rencontré d’autres à MEYMAC qui m’ont dit ne pas avoir pu s’inscrire à temps et que, afin de ne pas léser les véritables inscrits, ils avaient décidé d’aller à l’hôtel ! Excuse en bois… quand tu nous tiens ! La place n’était pas limitée sur le rassemblement et il n‘était pas écrit sur notre front que nous étions inscrits !



  Voici donc les noms de celles et ceux que j’ai pu voir sur le terrain et que je n’ai peut-être pas encore cité(e) : Didier et Laurence RENAUX, leurs deux filles et leurs conjoints, Jean-Claude VOGEL venu encore une fois sur un trois roues de construction personnelle (photo ci-dessus), Charly ROUANET (A.S.F Midi-Pyrénées), Jean-Louis et Joëlle HAIGLE, visibles sur la 5° photo ci-dessous, Patrick, visible sur l'avant-dernière photo, et Nanou GRAEFF (j'allais dire "qui sont restés habillés", mais Patrick m'a envoyé une photo de Nanou qui a posé culotte dans la nature vu l'état des w.c. Ils m'ont autorisé à la publier et elle est à la fin car on garde toujours le meilleur pour la fin), Christian et Christiane ROCHE, Jean MARECHAL, Dominique et Frédéric PONS autrement dit Minouche et Minouchon, Joël PICTON, Le Moto-Club SEMAPHORE de SOISSONS, emmené par Rudy CIRY, Dominique DEMORY, Philippe PLUCHART et Philippe TIQUET des Side-Cars du Détroit, Christian GOUDARD (à l’origine de la vente récente de mon attelage), Patrice PHILIPPEAU et Michèle Le SAUSSE, Jean-Marc CAVALLINI et ses deux fils, Pascal BECU, Olivier GEORGES et “Les Paniers Comtois”, Philippe et Anne-Marie COAT, qui  disent n’être venus que pour nous voir (merci !), Francis FOSSE et William LACHAMBRE. La liste n’est pas vraiment exhaustive car j’en ai peut-être, et même certainement, oublié(e)s et je leur demande bien pardon. Toutefois ils, ou elles, peuvent m’envoyer un e-mail et je les rajouterai si ils ou elles me disent où et quand nous nous sommes vus !



  Le gros (très gros) problème, pour beaucoup, a été les toilettes et là je n’hésite pas à mettre un zéro à l’organisation ! Trois w.c démontables, dont un qui ne s’ouvrait pas (celui du milieu), pour 1.700 personnes, installés à l’entrée… la galère ! De nombreux motards des deux sexes se sont évidemment soulagés dans la nature proche, voir la dernière photo, et d’autres, comme moi, se sont retenus ! Pour une telle manifestation, il faut des caravanes w.c, c’est un minimum, quitte à avoir une dame-pipi que l’on rémunère et qui tient les lieux propres ! Il vaut mieux ne rien avoir que ces pseudos w.c fort sales !



  Le Samedi soir, nous décidons de tous manger ensemble sous le chapiteau tout près. Les familles HAIGLE et GRAEFF nous rejoignent et le chapiteau se remplit peu à peu, finalement totalement et dans la pénombre, excepté le côté opposé au nôtre, là où il n’y a pas de tables ! Mais nous sommes à l’abri et assis sur des chaises, que demande le peuple ?



  C’est au cours du dîner que j’entends Alain GROSSIN (qui porte des lunettes ci-dessous et qui est près de Jean-Jacques) parler de NANTES. Je lui en demande les raisons et il me dit qu’il y a habité dans sa jeunesse. Je lui dis que je connais bien également cette ville car j’étais interne d’un certain lycée nantais de 1969 à 1972. Figurez-vous qu’il a suivi des études dans ce même lycée à partir de l’année suivante. Le monde est quand même petit !




  Vers 22 heures, je m’en vais dans la tente chercher mes médicaments du soir. Près du chapiteau, je vois un motard couché dehors, par terre dans son duvet, entre deux remorques, alors qu’il gèle. En revenant j’en parle à Jean-Jacques qui s’en va prévenir l’organisation. Une infirmière et un gars de l’organisation sont venus le chercher et l’ont emmené près d’un feu.



  Me réveillant naturellement à 5 heures chaque matin, je vais me coucher à 22 heures pour dormir un peu. Jean-Jacques et Dominique me rejoignent environ une heure  plus tard. Comme je vous le disais, le terrain est en pente vers les pieds et c’est au fond de mon duvet que je me réveille à cinq heures. Je me surprends à trembler alors que je ne perçois pas du tout le froid. J’entends maintes conversations toutes proches et surtout quelques-uns qui s’amusent à faire des ruptures moteur (accélérer, couper l’allumage électriquement, mettre 2 ou 3 coups de gaz et remettre l’allumage en service. Les gaz non brûlés bruleront en un instant dans une grosse explosion). Je patiente dans mon duvet et à sept heures pétantes, c’est le calme absolu ! Je me lève donc et je vois à nouveau notre motard d’hier soir se réveiller dans son duvet, sur le sol, dehors, au même endroit. “C’est bien, il ne fait pas froid !” me lance-t’il ! Tout est relatif mon ami, car il a gelé de -5° à -10° à différents endroits du terrain, dixit FR3 !

  Je me rends au petit-déjeuner avec mon ticket idoine. On me remet un verre de café et une part de quatre-quarts. La réserve de café paraît importante, toutefois il y aura un quart d’heure d’attente à un moment.



  Je fais ensuite un tour des 3 terrains pour voir ce que je n’ai pas vu hier. C’est un véritable salon ambulant de la moto. Il y en a pour tous les goûts et surtout toutes les bourses, des motos modernes et des anciennes, solo ou side-car, voire trikes. Cela va du cyclomoteur aux deux SIDE-BIKE Celtik qui sont arrivés ensemble (voir ci-dessus). Ce Dimanche, j’aurai l’occasion de rencontrer la dame qui exerce la fonction de Maire de MILLEVACHES qui me dit que tout s’est fort bien passé malgré la multiplication par presque 19 du nombre des résidents de la commune de MILLEVACHES lors de ce week-end.




  Le jour est à peine levé que beaucoup prennent déjà la route du retour. L’organisation commence également à remballer aussi les tables et les bancs. Nous avions prévu de déjeuner à l’abri ce midi, mais c’est peine perdue. Nous démontons donc nos tentes également et chargeons nos montures.

  Nous quittons MILLEVACHES vers 11 heures pour faire étape chez les parents de Jean-Jacques, comme à l’aller, avec apéro chez Michel et Anne-Marie,  frère et belle-sœur de Jean-Jacques, avant de rejoindre la région parisienne avec, à nouveau, un déjeuner chez Mac’ DO à GIEN. Cette fois, à sa demande, j’ai échangé ma place avec celle de Dominique qui s’allonge de tout son long dans son panier.

  En conclusion : un week-end super, mais vraiment super de chez super, un rassemblement comme j’en ai rarement faits, bien trop court pour voir tout le monde tant l’espace occupé est important, mais des w.c à revoir (j’y tiens !). Un seul regret qui n’incombe pas aux organisateurs : le manque de neige alors qu’elle est arrivée en abondance quatre jours plus tard sur tout le territoire ! Le millésime 2009 de la médaille comporte des trous à sa base pour y accrocher les suivants. L’édition 2009 j’y étais… l’édition 2010 j’y serai, du moins je le souhaite !

P.S : une grande partie des photos qui illustrent cet article proviennent de l’appareil de Jean-Jacques DURET dont le dateur a quelques années de retard.

Paul MEIGNEN

Hivernale du BERTOUX 2009
  
   Bien que je redoutais d’avoir à me servir prochainement de mon attelage qui approche les 200.000 kilomètres pour la moto et 300.000 pour le side-car, il était quand même indispensable, voire obligatoire, que je me rendisse au rassemblement du BERTOUX, une hivernale privée organisée en Bretagne, les 14 et 15 Mars 2009, par mon petit frère side-cariste Yvonnick, petit frère (par l’âge) dont je suis le parrain. C’était une bonne occasion pour voir aussi un autre petit frère, Mikaël, qui roule désormais sur la B.M.W R80 RT qu’avait possédé Yvonnick un temps, ainsi qu’un troisième petit frère, Gaël, passionné lui par la compète automobile, comme l’était mon commissaire de papa, et de voir également Marcelle, ma belle-maman, passionnée par tout ce qui roule, quel que soit le nombre des roues ! Pour en revenir à Gaël, vous n’aurez qu’à taper “gaël meignen” dans votre moteur de recherche et vous verrez plus de 60 sites relatifs à mon petit frère. C’était enfin l’occasion de rencontrer Patricia, la nouvelle compagne d’Yvonnick, qu’il voulait tant me présenter !
  Me voilà parti de SOISSONS, le Samedi 14 Mars, à 8H20, pour MASSERAC, commune de 584 habitants, frontalière avec le département de l’Ille-et-Vilaine que la Vilaine sépare, commune située à 60 kms au sud de RENNES et à 70 au nord de NANTES. Je n’avais pas fait quinze kilomètres que la voiture qui me suivait d’assez loin fait des appels de phare. Mais je suis sur une quatre voies, était-ce pour moi, était-ce pour quelqu’un d’en face ?
  Après trente kilomètres, un doute m’habite ! Ai-je resserré le bouchon de remplissage de mon pont hier soir, après la mise à niveau ? Je m’arrête, je descends de moto et je vois que le couvercle de ma sacoche gauche a disparu. Voilà certainement la raison des appels de phare. Pas question que je fasse demi-tour puisque la sacoche était vide et  que je n’ai rien pu perdre. De plus, j'ai bien fait quinze kilomètres depuis, une voiture qui me suivait a certainement roulé dessus, et de toute façon j’ai le moule pour en fabriquer un autre ! D’autre part, je suis rassuré, le bouchon de mon pont est bien serré !
  Je repars et un peu plus loin c’est le thermomètre d’huile du moteur qui part en zone rouge. Je m’arrête et ne vois rien de particulier, je pose même instinctivement ma main sur le moteur, en oubliant que je ne ressens plus physiquement la chaleur ! C’était certainement un problème électrique, d’autant que le compte-tours manifestait en même temps des signes d’affolement ! Je repars et cette fois c’est désormais sur trois cylindres que mon moteur tourne. J’en connais quelques-uns qui auraient certainement fait demi-tour bien avant d’avoir eu ce dernier problème, mais je continue !
  Après un passage près de PARIS, sur l’A86, après trois pleins et 530 kms réels, dont 373 d’autoroute, j’arrive à MASSERAC, sur l’aire municipale de camping, en plein bourg. Je suis accueilli par Yvonnick et la charmante Patricia, avec qui le courant est tout de suite passé. Mikaël est aussi là, avec sa B.M.W, lui qui habite à quelques kilomètres, dans le département de l’Ille-et-Vilaine tout proche.
  Quelques mots sur ce bourg de MASSERAC qui  a été construit sur des marécages par Saint-Benoît, un moine grec, au IX° siècle.
   Benoît, issu d’une illustre famille, est né à PATRAS, capitale de la région d’Achaïe, une ancienne région de la Grèce antique, située au nord-ouest de la péninsule du Péloponnèse, au sud de la Grèce. Il quitte la Grèce par bateau, en 812, avec sa sœur Avenia, ainsi que neuf compagnons et il débarque à NANTES après avoir remonté la Loire. L’évêque Alain les présente au Duc de Bretagne qui leur concède le territoire de MACERAC, comme on l’écrivait à l’époque. Benoît laisse sa sœur dans un monastère nantais de vierges (j’en vois qui rêvent !) et fait édifier à MACERAC dix petites cellules pour lui et ses neuf compagnons. Ce seront les prémices d’une abbaye et d’un oratoire régis selon les principes de Saint-Colomban. Je ne vais pas tout vous dire ici, j’en connais que ça n’intéresserait certainement pas, mais je conseille à ceux qui voudraient approfondir le sujet et connaître ces pieux principes, de visiter les sites proposés en tapant “règles de saint-colomban” sur leur moteur de recherche.
   C’est dans ces cellules que tous vécurent, dans la solitude, la foi et le travail. Le nom de MACERAC, devenu plus tard MASSERAC, provient de la contraction du nom propre latin MACINIUS et du suffixe “acum” qui signifie lieu d’habitation (vous pouvez me croire, j’ai fait du Latin au collège !). Ce devait être, en quelque sorte, le lieu où habitait un certain MACINIUS, bien avant que Benoît ne s’y installe.
  Benoît décède le premier jour d’Octobre 845 et son corps repose dans l’oratoire de l’abbaye de REDON. La paroisse catholique de MASSERAC demeure indépendante jusqu’en 897, année où elle est offerte par Alain Le GRAND, Roi de Bretagne, à ces moines de l’abbaye de REDON en remerciement des prières qu’ils ont faites à Dieu pour la guérison de son fils.
  Ces moines, enfin leurs successeurs, firent don à la commune de MASSERAC, en 1615, de vertèbres et de quelques côtes de Saint-Benoît et d’une portion du crâne de sa sœur, Avénie, qui a également été canonisée. Ces restes humains reposent dans les vestiges d’une chapelle construite au 11° siècle et restaurée au 17°, au fond du cimetière. Fin du paragraphe culturel ! Mais rassurez-vous, il y en aura d’autres !
  Tout ça pour vous dire que je revendique, moi qui suis né à GUEMENE-PENFAO, que le département de la Loire-Atlantique soit rattaché à la Bretagne dont il partage l’histoire. Le château des Ducs de Bretagne, dans lequel est née et a grandi Anne de Bretagne, est quand même à NANTES et il y a, entre autres, un dolmen à demi brisé, ainsi que 8 menhirs dans le hameau de Montnoël, à MASSERAC, comme il y en a des quantités dans tout le département ! Ce rattachement sera peut-être bientôt chose faite, car un espoir m’a été donné récemment par l’ancien ministre Edouard BALLADUR qui souhaite une répartition différente de certains départements à l’intérieur des régions, bien que j'en regrette les raisons purement politiciennes.
  De 1969 à 1972, j’étais pensionnaire d’un lycée nantais qui proposait des cours de breton pour les amateurs. Mais je n’ai pas voulu rajouter cette matière facultative aux autres cours obligatoires que j’avais déjà. J’étais, à l’époque, un réfractaire du S.T.O (scolarisation traditionnelle ordinaire). Pardon pour cette parenthèse très personnelle !

 

  J’ai à peine fini de planter ma tente qu’il est l’heure de la balade du jour, balade qui va nous mener en face de la maison dans laquelle j’ai vécu depuis l’âge de dix ans, jusqu’à vingt ans, au pays des trois clochers car la commune  de PLESSE comporte deux autres bourgs avec église, Le Dresny à l’ouest et Le Coudray à l’est, distants chacun de moins de 5 kms du bourg de PLESSE ! La place me manque ici et de toute façon un copyright en interdit la copie, aussi je vous conseille donc d’aller voir le site perso.numericable.com/dominique.lemaire/ecritures/Plesse.pdf sur Internet pour tout comprendre en lisant un joli conte qui fait parler les trois clochers des églises de PLESSE, conte écrit par Dominique LEMAIRE. Ce conte est contenu dans son ouvrage "Une semaine à la campagne" pour lequel il a passé une semaine dans quatorze communes du département de la Loire-Atlantique et à propos desquelles il a écrit une histoire différente. Son ouvrage est vendu 13,75 € aux éditions de l'Harmattan.
  Si l’on parle de “trois clochers” pour la commune de PLESSE, l’appellation officielle de la communauté des communes limitrophes est “Pays des Trois rivières”. En effet, la Vilaine, le Don et l’Isac, dont les trois-quarts de son cours de 69 kilomètres servent de support au canal de NANTES à BREST, délimitent cette partie de territoire.
  Du fait de se jeter dans la Vilaine, pas très loin de la mer, le Don a créé la "mer de Murin", une zone marécageuse, siège de nombreuses légendes dont celle qui met en scène la fée Carabosse ou encore celle des villes englouties d'Ys ou d'Avalon. Des pirates normands, qui venaient de saccager RENNES, y ont coulé, avec leur drakkar après qu'ils aient volé les cloches de l'abbatiale Sainte-Mélaine de MASSERAC. Lorsque ces cloches, englouties dans la "mer de Murin", se font entendre, c'est signe de mauvais temps !
  La commune de PLESSE, sur laquelle il y a aussi un menhir (la Pierre Folle), témoignant d'une présence préhistorique, comme sa voisine limitrophe, GUEMENE-PENFAO, où je suis né, sont toutes d’eux d’une surface comparable à PARIS intra-muros, à quelques centaines d’ares près (PLESSE 105,2 km2, PARIS 105,4 et GUEMENE-PENFAO 105,8) et sont les deux plus vastes communes de la Loire-Atlantique. Comme elles ne contiennent que quelques milliers d’habitants, la densité y est très faible et est même plus de 500 fois plus petite que PARIS, c’est vous dire si on y est moins serré. Mais il y a plus vaste encore,  puisque PLESSE est la centième plus vaste commune de France sur les 36.782 qui composent notre territoire. La plus vaste commune métropolitaine est ARLES car elle se situe au milieu de la Camargue. Si on compte les DOM-TOM, c’est MARIPASOULA (Guyane) qui l’emporte largement avec 655 km2, pour seulement 3.700 habitants !
  De MASSERAC à PLESSE il y a précisément vingt kilomètres et je félicite Yvonnick pour le choix du trajet. Nous n’avons emprunté que des routes dont j’ignorais totalement l’existence ! Mais j’ai une excuse, je ne suis pas routier, moi ! Je ne me suis reconnu qu’une fois arrivé au Dresny, à 5 kms environ de PLESSE, car c’est dans ce petit pays que j’allais, en 1970, sur mon cyclo (PEUGEOT 101), chercher des rillons, dont la famille MEIGNEN était friande, chez Jean HUGRON, le charcutier de l’époque ! Papa Germain avait pris l’habitude de ramener ces rillons à l’époque où il conduisait le car qui emmenait et ramenait les ouvriers de PLESSE et des environs jusqu’à Saint-NAZAIRE et où il faisait étape au Dresny. Les rillons sont une spécialité de Touraine, faite de résidus de porc, parfois d’oie, que l’on fait rissoler et confire dans la graisse de cuisson.
  Laissons les porcs et les oies pour revenir à nos moutons… c’est en 1992, à l’emplacement d’un petit étang dans lequel j’ai pêché dans ma jeunesse (je n’avais que la route à traverser !), que l’étang de Buhel a été creusé. Il a une superficie de onze hectares. La plage, le parking, les sanitaires, les douches et les tables de pique-nique sont du côté du bourg, mais son nom de Buhel provient d’un village situé à l’autre bout de l’étang. Il ne manque qu’un camping et je rêve de posséder de quoi en installer un à cet endroit.



 
  Nous retrouvons là Marcelle, Gaël, sa femme Nadine et leurs deux fils,  Gwendal et Elouan. Marcelle promet de nous rendre visite Lundi chez Yvonnick.
  Le retour à MASSERAC sera un peu plus direct. Vers 20 heures, Yvonnick entame un discours de bienvenue pour nous tous. Il donne le résultat du concours qui figurait sur l’invitation, pour lequel il fallait lui dire pourquoi il avait choisi le nom de BERTOUX pour dénommer son rassemblement.
  Comme le mot “side-car” nous vient de l’anglais “sidecar” », il est tentant de dire que le véhicule est une invention britannique. Si cela est vrai pour la moto, c’est absolument faux pour l’invention originelle car le premier side-car a été créé par le sieur Jean BERTOUX, chef-armurier au 46° de ligne de FONTAINEBLEAU, qui prend, le 26 Septembre 1892, un brevet de quinze ans pour son invention répertoriée 224.598, invention dont la description est la suivante : transformer, par l’adaptation d’un appareil à une roue, toute bicyclette de n’importe quel modèle en un tricycle à deux personnes, sans faire subir à la bicyclette aucun changement susceptible de modifier son premier usage.
  Avant de donner le résultat de son concours, Yvonnick lit un passage d’un e-mail récent dans lequel je lui demandais de m’oublier dans le palmarès du concours si des fois je gagnais car, en général, la famille de quelqu’un qui organise un concours n’est pas autorisée à y participer. Je reçois une salve d’applaudissements de la part des side-caristes. Merci tout le monde !
  Les gagnants du concours sont : Thierry et Chouchoune, de PONTCHÂTEAU (44), suivis de Loïc et Cathy, de TRIGNAC (44). Les troisièmes sont Fabrice et Valérie, de PLESIDY (22).
  Yvonnick a toujours eu un don particulier pour le dessin et il remet aux gagnants du concours des tableaux qu’il a peints, représentant un ou plusieurs side-cars, tableaux qu’il a signés d’un surnom que notre père Germain lui avait donné lorsqu’il était petit. Par respect pour papa qui est décédé, il ne veut plus que quelqu’un d’autre l’appelle ainsi.
  Avant que ne débute l’apéritif, des bons amis (Denis et Isa, Franck et Isa, Fabrice et Karine, Eric et Stéphanie) offrent, à Yvonnick, une grolle savoyarde. Cette grolle ressemble à une soupière et est en bois (eh oui Manu, ce n’est pas de la terre cuite !). Elle comporte huit becs percés avec lesquels on boit, en bouchant les deux becs voisins afin d’éviter que le précieux liquide ne s’y échappe et ne se répande sur votre poitrine.
  L’origine de ce drôle de récipient diverge selon les sources. Une version, empreinte de religiosité et de croyances mystérieuses, est relative à la mort du Christ et du calice, appelé à l’époque “graal”, dans lequel les douze apôtres auraient bu le sang du Christ après sa crucifixion, mais cette version serait plutôt vampirique pour des premiers chrétiens.
  Une autre version nous vient de Suisse, du temps de Guillaume TELL où la grolle était le symbole des hommes libres.
  Une troisième version nous vient d’Italie et est liée à la fête de la Saint-Ours. La Grolla était le symbole de fraternité et d’amitié dans laquelle on mettait du café chaud auquel on ajoutait de la grappa que l’on enflammait. Une fois la flamme éteinte, on faisait circuler cette coupe parmi les convives qui buvaient à l’aide des becs verseurs.
  Une quatrième version, à laquelle je crois un peu plus, nous dit que les bergers savoyards prenaient leurs sabots de bois, qu’ils dénommaient grolles, comme récipient et qu’ils les remplissaient d’un breuvage à base de café et d’alcool.
  Plus tard, l’un d’entre eux, qui devait certainement être excédé de boire dans les godasses des autres, tailla une grolle spécifique dans du bois et il fit des émules. Chaque convive buvait le liquide par l’un des trous et passait au voisin qui utilisait le trou suivant… déjà plus hygiénique ! Il y a des modèles différents qui comportent de deux à dix trous. Evidemment, plus il y a de trous et plus on rit ! La coutume veut que la grolle ne soit pas reposée sur la table tant qu'elle n'est pas vide. Fin du 2° paragraphe culturel !
  C’est avec bien des difficultés que le barbecue est allumé et c’est à 22H30 que le repas commence. Je ne vous raconterai pas la nuit puisque, dormant sous médicaments depuis 22 ans et me réveillant chaque matin avant 5 heures quelle que soit l’heure où je me couche, je vais au lit de bonne heure afin de dormir un peu. Je n’ai donc pas participé au tour de grolle, mais vous pourrez voir l’objet en question, dans son périple sur la 2° photo qui suit et sur la 3° lorsqu'est venu le tour de Patricia C’est Yvonnick qui m’a passé ces photos nocturnes.






Et glou... et glou... et glou, elle est des nô-ôtres, elle a bu à la grolle comme les au-autres !

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  Lorsque je me réveille, j’entends de la musique, sans savoir si elle vient du rassemblement ou de la salle municipale juxtaposée dans laquelle une soirée était organisée. Je m’impose de rester dans mon duvet car le rassemblement est une hivernale sans salle, mais avec de belles toilettes, un espace lavage et une douche. Le lieu convivial est une armature bâchée qui abrite des tables, des bancs et des chaises. Une vraie hivernale dans la tradition des R.S.C.F. Je préfère rester dans ma tente pour attendre que le jour se lève !
  C’est vers 7 heures, lorsque j’entends Manu démarrer son CBR, que j’entreprends de me lever. Il a gelé cette nuit et Manu m’avouera avoir senti, dans son dos, la pointe des seins de Tiffen en allant l’emmener chercher le pain frais pour déjeuner. Dans tout texte, un passage érotique est toujours le bienvenu… voilà c’est fait ! Merci Manu !
  Douche matinale à 7H30, très agréable sauf que la lumière est sous minuterie et qu’elle s’est éteinte lors du savonnage. Et comme l’interrupteur n’est pas accessible depuis la douche pour des raisons de sécurité et que le jour n’était pas encore levé, j’ai dû sortir de la douche, à tâtons pour le trouver !
  Aimant bien me rendre utile et avant que les side-caristes ne se lèvent, j’entreprends de nettoyer les tables et de stocker les bouteilles de verre vides près du conteneur, sans les déposer dedans à cause du bruit ! Je récupèrerai ainsi neuf bouteilles de RICARD et une centaine de canettes (voir la photo), alors que bien d'autres ont déjà été déposées dans les poubelles cette nuit. Vive la Bretagne ! Je compte les véhicules qui ont couché sur le terrain cette nuit: 25 attelages et dix motos, je vous laisse faire la moyenne ! Et j’en ai vu, que je ne dénoncerai pas, ne rien boire !





  Dans la matinée, j’aurai l’immense plaisir de rencontrer Jacques OLIVIER, qui est à l’origine de ma passion pour la moto, et que je n’ai pas vu depuis 36 ans ! Il est venu sur une HONDA 600 CBR. Pour tout vous dire, Yvonnick est un ami de Christian PAUPETTE, qui roule sur une B.M.W R 100 GS. Christian, de un an mon aîné, est marié à Danièle qui est la sœur de Jacques et ils habitent la commune voisine de BESLE-sur-VILAINE, à une dizaine de kilomètres de là.
  Au début des années 70, à PLESSE, Jacques, fils d’un charcutier local, faisait de la moto, avec Jean MICHEL, fils d’un boulanger tout aussi local, et Jean-Michel LEBLANC. Ce dernier m’emmenait fréquemment au lycée, à NANTES, à cinquante kilomètres de là, sur sa B.M.W R 75/5 lorsqu’il partait au travail le Lundi matin.
  Jacques a été par deux fois au rassemblement des "Eléphants", en Allemagne, à 950 kilomètres de PLESSE. La première fois, en 1973, avec un dénommé SARDET, de GUENROUËT, sur un attelage B.M.W. Surpris par le verglas au retour, ils ont fait deux tonneaux ! Ils ont réparé l'attelage et sont bien rentrés à PLESSE. La fois suivante c'était deux années plus tard, avec un attelage MOTO-GUZZI, dont le moteur a cassé en route, et ils sont rentrés en train.
  Jacques a fini par faire de la compétition sur un side-car et j’ai le souvenir de le voir essayer parfois son basset sur la route de Savenay, sur laquelle j’habitais. J'ai un peu copié le parcours de Jacques, à l'insu de mon plein gré comme aurait dit un célèbre cycliste, puisque je suis allé aux "Eléphants" par trois fois en Allemagne (450 kms), en 1975, 76 et 77, une fois en Autriche (930 kms), en 1986 et que j'ai été accidenté en compétition l'année suivante, mais en rallye pour moi !
  Tous ces motards de PLESSE (Jean-Michel, Jean et Jacques) étaient membres du Moto-Club de l’Isac, basé à GUENROUET, à moins de dix kilomètres à l’ouest de PLESSE. J’ai également fait partie de ce club lors de la dernière année au cours de laquelle j’ai vécu à PLESSE et vous pourrez même voir ma carte de club de l’année 1972, au chapitre “Mon parcours”, sur ce même site. Le Paul ne jette rien, comme dirait Christiane !
  Heureusement qu’Yvonnick m’a présenté Jacques car je ne l’aurais certainement jamais reconnu ! J’ai été super heureux de voir que lui et moi sommes encore motards près de 40 années plus tard ! Merci Jacques de m’avoir transmis le bon virus, pas un virus de kéké ou de frimeur !







  Onze heures, Yvonnick est interrogé par un journaliste local du quotidien OUEST-FRANCE. Nous nous regroupons pour faire une photo qui paraîtra dans le journal du lendemain.

 

  Moins de trente minutes plus tard, c’est le départ d’une randonnée pédestre qui aurait dû nous mener loin dans les marais, mais qui a été raccourcie pour cause d’inondation.

 

La balade nous fera traverser des voies ferrées qui relient QUIMPER à RENNES et sur lesquelles circulent des TGV à vitesse réduite. Yvonnick et Patricia m’agrippent chacun d’un côté pour me faire descendre du ballast et rejoindre le chemin, environ un mètre cinquante plus bas. Dur, dur, d’être handicapé !







 Au retour, le repas sera pris sans apéro puisque tous vont à avoir à rouler pour rentrer chez eux. Après le repas, une majorité aidera à démonter la tente abri et le terrain sera dans l’état initial en un rien de temps.



   Le Lundi nous avons eu la visite de Marcelle au domicile d’Yvonnick, ainsi que de Patricia qui habite à MISSILLAC. J’ai le souvenir d’avoir été là-bas avec mon père afin de regarder des courses de hors-bords sur le plan d’eau du château de la Bretesche, mais pas celui de l’année à laquelle elles ont eu lieu. Le Web m’a aidé et m’a dit que c’était le 13 Juillet 1958, j’avais un peu plus de six ans. J'ajouterai que le château de MISSILLAC a été le lieu de naissance du protestantisme breton duquel je parle dans le chapitre intitulé "Mon parcours".
   Le lendemain j’ai décidé d’aller rendre visite à ma famille, ma tante Marie-Thérèse et Marcelle à PLESSE puis ma sœur Mariannick à Saint-NAZAIRE, en me promettant de regarder ensuite à l’allumage de ma moto qui fait toujours des siennes. J'ai même pris le temps de rendre visite à ma nièce Linda, à son travail, à la cafétaria de AUCHAN. Au retour, je ferai aussi une halte à la maison de retraite de PLESSE afin de rendre visite à Françoise LELIEVRE, qui était mon institutrice de maternelle… il y a 52 ans ! Je suis fier d’avoir cette relation probablement rare.
   Au retour, chez Yvonnick, je lève ma caisse de side-car pour accéder au côté droit du moteur. C’est là que je me rends compte que le bras oscillant de mon side-car s’est encore ouvert, juste à côté d’une précédente soudure. Yvonnick et moi allons demander à Christian d’y remédier avec son poste à souder. Lorsque j’avais conçu le châssis de mon side-car, il y a plus 270.000 kms de ça puisqu'il était déjà attelé à une précédente moto, j’avais sous-estimé l’épaisseur du tube utilisé pour le bras oscillant, par contre j’avais surestimé, et heureusement, le renfort qui lui est associé et sur lequel est fixé l’amortisseur.



  Tant que la caisse était levée, Yvonnick se rend compte d’un endroit où le faux-cadre de ma B.F.G est cassé. Les deux morceaux d’un tube cassé sont même écartés. Comme je ne me vois pas tout démonter ici, je décide de précipiter mon retour en priant que le problème ne s’aggrave pas en chemin. Il va être temps de vendre mon attelage si je ne veux pas perdre dessus ! (Gag !).
 Non seulement il ne m’est rien arrivé de fâcheux en revenant, mon compteur a même dépassé les 190.000 km à ce moment-là, mais, à environ quinze kilomètres de SOISSONS, j’ai retrouvé le couvercle de ma sacoche gauche en parfait état, quatre jours après l’avoir perdu. En repartant, je m’étais dit que j’aurais surveillé les abords de l’endroit où j’avais le souvenir des appels de phare qu’une voiture qui me suivait m’avait faits, mais ça m’est sorti de la tête en chemin. Je n’y ai repensé que cent mètres environ avant que je ne vois ce couvercle, en regardant entre deux haies centrales, sur le côté opposé de la route à quatre voies. J’ai fait demi tour dès qu’il a été possible de le faire, au carrefour de Vertefeuilles, je me suis arrêté peu après avoir vu ce couvercle et me suis rendu le chercher à pied. J’en profite pour remercier un membre du Moto-Club Sémaphore de SOISSONS qui s’est arrêté en voyant mon side-car abandonné au bord de la route.
 Retour enfin au garage où il ne me reste plus qu’à démonter ma caisse de side-car pour accéder là où le faux-cadre de ma B.F.G est rompu afin de le manchonner et le ressouder, je vais donc ne pas sortir durant un temps certain, mais je vous dis à bientôt pour une prochaine aventure.

Deux roues… puis trois…

et pourquoi pas quatre...

toujours au guidon ?...

Lorsque, en 2007, j’avais rempli le blog construit par mon fils aîné Franck (SUZUKI GSXR 1000), et que j’avais tracé l’historique du trike, j’avais pensé, à tort, que tous les quads étaient exclusivement des engins tous-terrains car je ne connaissais pas encore le G.G (pas GODIER-GENOUD, mais GRÜTER-GUT), un véhicule qui est un quad de route, mû à l’origine par un moteur bicylindre à plat B.M.W de 1130 cm3. J’avais également, dans le même temps, oublié le quad LAZARETH, de la même façon que j’avais oublié le trike de la même marque dans mon rapport sur ces véhicules. Comme vous voyez, mes problèmes de mémoire n’ont pas disparu !

Les puristes regretteront certainement les 4 roues, mais à mon avis, tant que l’on est assis casqué au guidon d’un engin sans carrosserie, que l’on subit toutes sortes d’intempéries et que l’on a l’esprit solidaire, on reste forcément dans cette confrérie motarde, quelque soit le nombre des roues. La moto ne se limite pas à pencher dans les virages, c’est avant tout un état d’esprit et on peut rajouter des roues par pure envie, ou bien pour transporter femme et enfants ou encore pour pallier un handicap, et ces quatre situations auront été miennes, chronologiquement. D'ailleurs, d'un point de vue sportif, les compétitions de quads sont organisées par la Fédération Française de Motocyclisme et non pas par celle de l'automobile.

Lorsque j’ai roulé en solo, j’ai piloté une 175 MOTOCONFORT, une 250 DUCATI et une B.M.W R60/5. Je n’ai apprécié de pencher dans les virages qu’avec la DUCATI. C’était en 1973 et la tenue de route de cette petite Ducat’ impressionnait pas mal de monde ! C’était un vrai bijou à conduire ! Lorsque j’ai ensuite piloté une B.M.W et que les cache-culbuteurs, puis les pare-cylindres ensuite, ont frotté sur la route dans les virages, j’ai fini par me calmer ! Pencher n’était plus un plaisir, mais une contrainte !

Comme pas mal d’entre vous certainement, je connaissais la marque suisse G.G, de son vrai nom GRÜTER-GUT Motorrad Technik, car elle avait créé, en 1994, le side-car Duetto. Mais, G.G est surtout connue pour la réalisation d’habillages spécifiques, tels que des carénages, des selles, des réservoirs avec les compteurs incorporés, mais également d’étriers de freins, d’amortisseurs, de bras oscillants, de garde-boue, de fourches mono-bras et télescopiques ainsi que de roues spéciales à branches pour certaines B.M.W, DUCATI ou autres MOTO-GUZZI. Pas moins de 20 personnes travaillent chez GG, allant des techniciens, mécaniciens, soudeurs, ingénieurs, en passant par les administrateurs, essayeurs jusqu’au responsable de l’exportation.

Le propriétaire et directeur de la société, Walter GRÜTER, originaire de HOCHDORF, dans le canton de LUCERNE, en Suisse, est ingénieur en mécanique. Il a créé sa propre firme le 1er Mai 1983 afin d’abord de vendre des MOTO-GUZZI puis de fabriquer des pièces adaptables aux motos, en commençant naturellement par les MOTO-GUZZI. En 1985, il obtint les accords pour travailler sur les B.M.W et les DUCATI. Le paradoxe est qu’il réalise de superbes choses dans sa boutique, mais qu’il ne veut pas sa société grossisse. Les produits qu’il réalise sont fort chers et c’est peut-être là un moyen de réduire le nombre des commandes.

 

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En 1994, après onze années d’activité dans le monde de la moto, il décida qu’il était temps de créer son propre véhicule, au lieu de transformer les autres, et il créa le side-car Duetto. Fabriqué jusqu’en 1999, une trentaine de ce modèle de side-car est partie en Europe et même, pour quelques-uns, jusqu’au Japon.

 

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En 1998, il sortait la Spartaco, un cruiser réalisé à partir de la MOTO-GUZZI 1100 Sport et en 2000, il présentait les modèles Cruso Classic et Cruso Sport à partir de motos B.M.W. En 2001, le talent de Walter s’est dévoilé aux yeux de B.M.W Suisse qui lui confia la transformation de certains modèles pour l’armée suisse, à partir des 600 cm3.

C’est en 2004 que le quad G.G vit le jour après des milliers d’heures d’étude et de développement. Walter le surnomma “jouet pour gamins”. Plusieurs centaines d’exemplaires de ce quad sont sortis de l’atelier depuis.

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Le moteur a d’abord été un bicylindre B.M.W flat-twin de 1130 cm3, 4 soupapes par cylindre, de 95 CV, avec boîte six vitesses et G.G y ajouta une marche arrière. Le poids du véhicule est de 375 kgs et la vitesse maxi de 170 km/h. Ce véhicule est toujours au catalogue, mais depuis 2006, un modèle à moteur B.M.W K 1200 S est sorti (moteur 4 cylindres en ligne de 107 CV pouvant être porté facilement à 152 CV), modèle qui a été dénommé Quadster et dont la vitesse de pointe est de 210 km/h, sur circuit bien sûr ! Le réservoir, placé sous la selle au niveau du pilote, contient 18 litres sur le quad et 20 litres sur le modèle Quadster après avoir déplacé le bouchon de remplissage du dessous de la selle du passager, fermant à clef, pour le mettre derrière, sur le dosseret de la selle. Hélas, les nouvelles règlementations européennes concernant le bruit et l'émission de CO2 ont eu raison du modèle Quadster et désormais, seul le modème mû par un B.M.W flat-twin est commercialisé. Le moteur et la boîte B.M.W sont reliés, par l’arbre de transmission tournant à l’air libre et sans protection (elle est en option), à un carter usiné dans lequel sont incorporés un pont et la marche arrière. Tous ces éléments sont fabriqués au sein de l’usine et conçus dans de l’aluminium aéronautique.

Dans les options disponibles, il y a un blocage du différentiel (*), des coffres latéraux de 80 litres à poser entre les roues avant et arrières, coffres dont les charnières étaient d’abord sur la longueur, côté véhicule (2° photo du quad) et qui sont désormais sur la largeur avant (3° photo), des phares supplémentaires (longue-portée ou antibrouillard), des amortisseurs spéciaux, des poignées chauffantes et des manchons rigides. Il existe aussi au catalogue des sacs épousant la forme des coffres latéraux, un équipement GPS, des poignées de maintien pour le passager (3° photo), une alarme antivol, un dispositif radio-lecteur cd-interphone qui prend place dans l’un des coffres, un frein complémentaire, un pot d’échappement plus performant, un carter de protection pour l’arbre de transmission, un top-case et une attache remorque (4° photo). Pour ce dernier équipement, l’immatriculation est alors déplacée vers la droite, sur une plaque ajoutée, plaque qui contient également la prise électrique pour brancher la remorque (voir la photo).

*: pour comprendre ce qu'est un différentiel, système qui permet à la roue située à l'intérieur du virage de tourner moins vite que la roue située à l'extérieur puisqu'elle a moins de chemin à faire, je vous conseille la visite de: http://www.muskadia.com/automobiles/differentiel.htm.

Les quatre premiers clichés montrent le modèle à moteur B.M.W flat-twin, version équipée des coffres latéraux pour les 3 premiers, le 4° sans les coffres, mais avec l’attache et la prise de remorque, les 5° et 6° clichés étant ceux avec le moteur B.M.W série K, sans les coffres.

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Les premières valises.

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Les nouvelles valises, la bulle du carénage et les poignées pour le passager.

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L’attache-remorque et la prise électrique.

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Le modèle Quadster, mû par un moteur B.M.W série K.

 

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Avouez tout de même que ceux qui les chevauchent ont vraiment l’air de motards, bien qu’ils soient sur quatre roues !

 

Les motards handicapés n’ont pas été oubliés et j’ai rarement vu un constructeur proposer autant d’équipements à leur intention. Le fauteuil roulant peut se loger dans l’un des 2 coffres, en supprimant son côté près de la moto pour ne pas être limité en largeur et en supprimant également le couvercle. La solution, pour quelqu’un qui est handicapé des membres inférieurs, pour accéder plus facilement au siège du pilote, doit être alors de n’installer qu’un seul coffre latéral. Un dossier pour le pilote peut être installé, le passage des vitesses, ainsi que le freinage, peuvent être électro mécanisés avec commande au guidon, et les commandes à main ou celles au pied peuvent être installées à gauche ou à droite, selon le côté handicapé du pilote, voire toutes au guidon si nécessaire.

 

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Transport du fauteuil roulant et dossier pour le pilote.

 

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Le sélecteur électro mécanisé.

 

Vous devez certainement attendre que je vous parle du prix ! Le modèle mû par un moteur B.M.W série R est vendu aux environs 35.000 Euros et le modèle mû par un moteur B.M.W série K avoisine les 40.000 Euros. Ce n’est pas donné, je vous l’accorde, et pourtant de très nombreux modèles circulent aux Etats-Unis. Il y a même un club de possesseurs de ce quad dont je vous donne le lien : www.gg-quad-northamerica.com/ Des photos valant souvent mieux qu’un long discours, je vous conseille la visite du site : www.bmwbikes.de/quad/index.php?str_category=impressum qui contient près de 200 photos en cherchant bien. Le site est écrit en allemand, mais vous pouvez avoir la traduction par votre moteur de recherche. Un conseil : vous tapez juste “bmwbikes.de/quad” dans votre moteur de recherche et il vous donnera l’adresse complète du site, vous cliquez alors sur “traduction” au lieu du lien normal et vous vous rendrez certainement compte que cette traduction est quand même quelque peu élémentaire. Si vous êtes encore plus curieux, vous tapez juste : “quad GG” dans votre moteur de recherche et vous pourrez visiter des centaines de sites, écrits dans toutes les langues, en passant, outre l’anglais, par le russe, le mandarin ou le japonais, qui parlent de ce véhicule.

L'importateur pour la France se situe dans la Manche et sa société porte le nom de ERIKWAD. Son adresse est 14 Parc d'Activités 50160 GUILBERVILLE. Son téléphone est le 02.33.05.54.30.

Sur plusieurs de ces sites, j'ai pu voir rouler le quad et il donne vraiment l'impression de se comporter comme un karting. Le moteur flat-twin donne un centre de gravité très bas et, dans les virages, au lieu de soulever les roues qui se trouvent à l'intérieur du virage, comme on pourrait penser qu'il fasse, il part en dérapage, vu qu'il est chaussé de pneus très larges et qu'il a un faible poids par rapport à une automobile chaussée pareillement. Il doit forcément y avoir des limites et j'avoue qu'il me tarde de les chercher. Sur les vidéos, vous verrez parfois les pilotes s'incliner à l'intérieur des virages, ce n'est pas pour faire contrepoids, mais c'est une attitude instinctive, naturelle et impromptue pour lutter contre la force centrifuge.

 

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Le side-car GG Duetto près du quad.

 

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Ce véhicule hante désormais mes rêves et je vais tenter d’économiser pour me le payer. Avant de rouler sur des trikes, j'ai fini par rouler 350.000 kms sur une B.F.G attelée à un châssis de fabrication maison avec une caisse de POIRAUD, modifiée et montée dessus, plus précisément depuis la naissance de Magali, mon 2° enfant (32 ans en 2015). J'aurais pu faire mieux sans l'accident lors du "Tour de France side-car", en 1987. Lors de ce tiers de siècle, je ne pourrai vous dire le nombre d’attelages que j’ai vus, qui valaient certainement dix fois la valeur du mien, ni le nombre de side-caristes qui en ont acheté plus d’un. Je n’ai jamais fait de réflexion désobligeante et j’espère qu’il en sera de même en retour.

D’autre part, je devance les esprits grincheux qui me reprocheront d’avoir fait de la pub pour ce véhicule, de la même façon que l’on m’a reproché de faire de la pub pour le trike “Celtik” de chez SIDE-BIKE après publication d’un autre chapitre de mon blog. Cet article n’est que de l’information, on ne m’a pas payé pour l’écrire et je n’en attends rien… roulez jeunesse et à bientôt donc sur 4 roues… toujours casqué… d’ailleurs, avant de terminer mon article, je vais vous présenter d’autres quads avec position de conduite de moto, tel le STI-ATV, mû par un moteur de SUBARU Impreza WRX STi de 227 cv (si, si, vous avez bien lu !), à boîte automatique:

 

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Le nom de STi-ATV est l’abréviation de Subaru Technical International All Terrain Vehicle. Malgré tous ses efforts, son créateur néo-zélandais, Ken BROUGH, un cinquantenaire ingénieux, n’a pas réussi à l’homologuer dans son pays. Vous pourrez le voir en fonction sur : http://www.youtube.com/watch?v=OoghfzWrNbs , une vidéo qui dure 9’38”. Ne soyez pas choqué du fait qu’il roule à gauche car tout le monde en fait autant sur cette île située au sud-est de l’Australie. Vous pourrez voir à la fin du reportage, dans une prairie, que le quad dérape quand même plus qu’il ne se retourne, dans les virages.

Autre réalisation, homologuée et française cette fois, le Quadrazuma, mû par un moteur de YAMAHA R1 et fabriqué par Ludovic LAZARETH, un préparateur auto/moto d’ANNECY:

 

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Le gros problème est que la règlementation des quads s’est faite au moment où la majorité de ceux-ci était des véhicules légers aménagés pour handicapé(e)s, ou des triporteurs de livraison, ou bien des engins agricoles, genre tondeuse autoportée, ou encore de travaux publics, tels que les dumpers SAMBRON, que j’ai conduits, au début des années 70, quand je bossais, pendant mes vacances scolaires, dans l’entreprise du bâtiment où mon père était le chef de l’atelier mécanique, à PENHOËT, près de Saint-NAZAIRE (44). Autre bizarrerie de la vie : Marcelle, ma belle-maman, et mère de Yvonnick, que les habitués de GOUZON connaissent bien, a travaillé justement chez SAMBRON, à PONTCHÂTEAU (44), avant d’épouser mon père.

La directive européenne 92/61 a défini 2 catégories pour les quadricycles à moteur, les “légers” et les “lourds”. Les “légers” sont limités à 50 cm3 et 4 KW, soit un peu plus de 5 CV (1 CV = 736 Watts) et les “lourds” sont limités à 15 KW, soit environ 20 CV, avec un poids inférieur à 550 kgs.

Le quad LAZARETH, propulsé par ses 170 CV peut rouler à 170 km/h, là où la vitesse n’est pas limitée, comme aux Emirats Arabes Unis par exemple, pays où l’on ne va quand même pas tous les jours, du moins en ce qui me concerne, et est limité à 20 CV en France, ce qui équivaut à environ 100/120 km/h.

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Pour pouvoir rouler vite, la solution serait de passer au trike Trizuma, fabriqué aussi par LAZARETH, avec le même moteur et une roue arrière en moins, ce qui le fait passer dans la catégorie trike, catégorie où la vitesse n’est pas limitée. Cherchez l’erreur ! Bravo à ceux qui régissent les lois ! Voir le chapitre de ce site consacré au trike.

Le Trizuma et le Quadrazuma sont construits sur mesure selon vos besoins, vos goûts ou (et), surtout, vos moyens et le prix varie de 35.000 € à 42.000 €. L’adresse web du site est : www.lazareth.fr et l’adresse e-mail est : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

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En conclusion, je pense que tant que nous n’aurons pas un ministre adepte du quad en France, cette législation vieillotte restera malheureusement en vigueur. De plus, les autoroutes leur sont interdites, toujours parce que quad = engin agricole, mais par contre ils peuvent être conduits à partir de 16 ans ou juste avec un permis B.

Je continuerai en vous parlant du quad PEUGEOT Quark dont le look me plaît vraiment. Ce quad a été présenté au salon 2004 et l’énergie est fournie par une pile à combustible. Un moteur électrique est logé à l’intérieur de chaque roue. Le problème est que le réservoir d’hydrogène qui, avec l’oxygène de l’air, refroidit la pile à combustible, ne contient que 9 litres, ce qui fait que l’autonomie n’est pour l’instant que d’une centaine de kilomètres. D’autre part, je ne suis pas certain que l’on puisse trouver de l’hydrogène liquide dans toutes les stations-service de France car seules 70 stations dans le monde distribuent ces réservoirs d’hydrogène aujourd’hui. Vous ne faites pas de plein, le réservoir est consigné et vous échangez le vide contre un plein à la station. Le réservoir a été étudié pour un remplacement facile, sûr et rapide. Je crois que le plus sage sera de transporter un réservoir de secours !

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Une sacrée gueule, non ?

Pour être quasi complet côté délire, je vous présente le quad HAYABUQUAD, mû par un moteur SUZUKI de 175 cv, préparé par HAYABUSA, puis deux quads DUCATI Monstro ainsi que, à l’autre bout du catalogue, un trike avec moteur CITROËN 2 cv, réservoir et selle de M.Z.

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Trike HAYABUSA, source http://www.moto.caradisiac.com

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Trikes DUCATI, source http://www.moto.caradisiac.com

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Quad à moteur de CITROËN 2 CV et réservoir de M.Z ! Mais, jusqu’où iront-ils ?

 

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Quad à moteur HARLEY

 

Ce genre de véhicule, le quad, a aussi sa catégorie “café-racer” et je vous montre le POLARIS Revolver, mû par un moteur monocylindre de 500 cm3, 4 soupapes, à refroidissement liquide. Ce véhicule a remporté un concours de design organisé par MICHELIN Amérique du Nord en 1987. Vous verrez que l’on ne peut rien transporter, mais ça tombe bien car ce n’est pas du tout ce que l’on demande à un “café-racer”.

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Visez la taille des amortisseurs !

Même chose pour le quad SBARRO Pendoloto que je vous montre ci-dessous. Il s’incline dans les virages comme une moto, sa largeur se voit donc réduite...

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... ou bien le DODGE Tomahawk mû par le moteur V10 de la Viper de la même marque, moteur de 500 cv autorisant une vitesse de pointe de 500 km/h… atteinte au bout de 400 mètres. Les roues sont pratiquement jumelées et autoriseraient à pencher le véhicule pour tourner. Pourquoi pas !

 

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... ou encore le récent YAMAHA Tesseract présenté au salon de TOKYO 1987. Ce quad est une moto hybride dotée d’un moteur V-Twin de 850 cm3 et 76 chevaux ainsi que d’un moteur électrique. Son prix de vente a été évalué à seulement 9.200 Euros.

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... ou, pour finir, le quad K-PTERON, imaginé par le concepteur français Alain DEVEZE, fan de l’architecture en losange, selon lui, plus dynamique et plus performante. Il a d’abord validé le principe avec une voiture (MAN-TX), puis avec le kart X-TRIUM qui lui fait emporter le Concours Lépine en 2005. Il s’est ensuite associé à cinq autres p.m.e de la région Rhône-Alpes pour concevoir, développer et fabriquer le quad K-PTERON. Ce véhicule révolutionnaire a été présenté au Salon 2006.

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Comme vous pouvez le voir, ça bouge énormément dans le monde de la moto à quatre roues.

Dernière minute: j’ai commencé à construire ce chapitre de mon site au sujet des quads aux environs du premier Avril et c’est le moment où j’ai appris que la maison GG aurait construit également un quad avec un moteur YAMAHA R1, comme LAZARETH. Ce quad irait de 0 à 60 km/h en moins de 3 secondes et la vitesse maxi serait de 225 km/h. Si ce n’est pas un poisson, tu pousses le bouchon un peu fort, GG ! Il faut dire aussi que la Suisse est voisine d’ANNECY !

Paul MEIGNEN

 

 

J’avais écrit ce texte au retour du rassemblement, au mois de Juin 2006, afin de le publier dans le bulletin de liaison du “S.C.C.F” et pour des raisons que j’explique en post-scriptum, je vous propose ce texte cette fois dans mon site tout neuf, avec des photos supplémentaires.
Je n’avais encore jamais participé au Side-Biking jusque-là, déjà parce que je le considérais avant tout comme un rassemblement de possesseurs de SIDE-BIKE, dont je ne suis pas… encore, même s’il avait été élargi récemment aux possesseurs de moto française, dont je suis, et d’autre part, le tarif de l’inscription me rebutait quand même quelque peu.
Cette année, les choses se présentent différemment. SIDE-BIKE a ratissé large puisque, en sus des side-cars de toutes marques, les chariots élévateurs, les triporteurs et même les u.l.m sont invités. Un attelage B.F.G / POIRAUD ne devrait donc pas dépareiller !
Fort occupé par la réalisation de mon livre qui raconte mon voyage au Japon, à propos duquel vous en saurez plus sans sortir de mon site où vous êtes, je suis peu, ou pas, encore sorti cette année et les finances ainsi économisées peuvent servir à participer à ce rassemblement fort particulier et d’autre part la seule idée de revoir le trike “Celtik” me motive à l’extrême d’y aller. Je vous invite d’ailleurs à lire l’historique du trike, depuis sa création, en 1769 (eh oui !) par CUGNOT, texte que j’ai écrit, très largement illustré avec de nombreuses photos de trikes à moteur V8, voire V24, et que Franck, mon fils aîné qui roule en SUZUKI 1000 GSXR, m’a mis en ligne également sur mon site.

Quelques problèmes physiques personnels avant de partir car un acouphène (bruit permanent dans les oreilles) me perturbe la vie depuis plus d’un mois, mais l’intensité du bruit a considérablement baissé ces temps derniers et je suis beaucoup moins gêné, ou bien je m’y suis peut-être habitué. Problème aussi à la cheville gauche que je me suis foulée lorsque j’ai déplacé le barbecue de 500 kgs, mais en une dizaine de morceaux, que nos enfants nous ont offert pour la fête des mères. Je l’ai déplacé de la pelouse sur laquelle ils avaient posé les morceaux afin de la tondre et je me suis fait mal. J’espère que je ne serai pas gêné pour passer les vitesses.
L’invitation précisait que le lieu des agapes était situé à ORCIERES 1850. Bizarre, je connais ORCIERES-MERLETTE, à cause du Tour de France, puisque cette station de sports d’hiver a été quelques fois le théâtre d’arrivée d’étapes. Les plus sportifs d’entre-nous se souviendront certainement de cette étape qui finissait à ORCIERES-MERLETTE, le 8 Juillet 1971, au cours de laquelle Luis OCANIA a mis k.o Eddy MERCKX en le reléguant à plus huit minutes. Eh bien, c’est pour des raisons de marketing, au cours de l’année 2004, que MERLETTE, dont le nom n’était pas très commercial, a été remplacé par son altitude, 1850 mètres, et associé à ORCIERES, pour faire ORCIERES 1850, un nom plus concret, plus attrayant, bref plus vendeur et qui positionne la station question altitude, ce qui n’était pas perçu auparavant, compte tenu de sa situation géographique et climatique dans cette région du sud des Alpes.
L’invitation vous permettait de calculer le prix à débourser, suivant vos envies ou vos moyens. Le prix du repas est le même quelque soit la formule choisie pour le couchage et la nuit est de 23,50 € en hôtel, 21,50 € en résidence, 16,50 € en gîte et 8,50 € en camping. Un tarif préférentiel est proposé pour les enfants de 3 à 10 ans. Ne voulant pas m’encombrer de ma remorque, je choisis la nuit en gîte. Cinquante pour cent du prix est à verser avant d’y aller. Je verse donc 61,75 € (400 balles).
C’est à 09H30 que je quitte SOISSONS le Vendredi 2 Juin. Quelques 50 bornes plus loin, en arrivant à REIMS, l’entrée sur l’autoroute A4 est ralentie par une manifestation de l’intersyndicale de la SANEF. Il y a au moins 30 à 40 voitures pare-chocs contre pare-chocs qui essayent d’entrer sur l’autoroute. Au passage obligé devant les manifestants, ces derniers distribuent des tracts expliquant, aux automobilistes et aux motards, que le chiffre d’affaires de la SANEF a augmenté de 9,1 % en 2005, de 5,6 % en 2006 et que les bénéfices ont augmenté de 28,1 % en 2005, alors que la société refuse d’augmenter ses ouvriers. Je leur souhaite bon courage et pénètre sur l’autoroute. Ils ont de la chance de pouvoir agir ainsi, car moi, quand je fais grève, je ne gène personne !
Ayant cru lire sur l’invitation qu’un départ groupé était prévu de COLOMBE après le repas du Vendredi midi mais que le personnel SIDE-BIKE rejoindrait ORCIERES après le travail, je me rends au siège de la société pour faire l’ultime partie du chemin avec ces derniers. J’aperçois une paire de Zeus devant l’entreprise en passant sur l’autoroute, mais le temps de la quitter et de m’y rendre par la route, il n’y a plus personne quand j’y arrive (ben oui, je n’ai qu’une B.F.G, moi !). Seul Jean-Claude PERRIN y est encore et il m’annonce qu’il a beaucoup trop de travail pour se permettre d’aller à ORCIERES et que l’on devra se passer de lui. Bien patron !
Je me suis alors imaginé que c’était peut-être un stratagème pour venir nous rejoindre en “Celtik” subrepticement pendant l’une des balades du rassemblement !
Pour rejoindre ORCIERES 1850, Jean-Claude me déconseille l’autoroute. Manque de pot, j’avais édité le parcours avec MAPPY, sur le net, et on m’avait indiqué le trajet en sortant de l’autoroute.
Tant pis, je prend la route. Mon Dieu, qu’elle me paraît longue. MAPPY m’avait annoncé 145 kms entre COLOMBE et ORCIERES, par l’autoroute, mais ça paraît énormément plus long par la route fort sinueuse et je me désespérais de me rapprocher de GAP sans voir de publicité pour ORCIERES sur le bord de la route. Je n’avais même pas percuté que ORCIERES soit si proche de GAP ! Pourtant, ces deux villes ne sont distantes que de 33 kilomètres.
Tout à coup, ça y est, une pancarte m’indique ORCIERES sur la gauche, à 16 kms. Ouf ! Arrivé dans les parages de cette ville tant espérée, une déviation pour cause de travaux sur la chaussée me fait arriver par une autre route que celle indiquée sur le plan fourni et elle me fait passer devant le gîte dans lequel je suis sensé coucher. Encore eut-il fallu que je le susse car Daniel HENRY, directeur de SIDE-BIKE à l’époque, ne m’ayant pas encore vu à 22 heures, m’avait laissé un message, sur mon portable, me disant que je couchais au gîte et que je n’avais pas à monter à ORCIERES 1850 ce soir, mais je n’en prends connaissance qu’en arrivant là-haut, trente minutes plus tard.
Je ne reconnais pas la ville imprimée sur le plan, rien ne correspond. En traversant ORCIERES, je vois une jeune dame, prénommée Emeline, qui nettoyait une salle de l’hôtel de groupes “L’Aiguille”. Je m’arrête et lui fais voir le plan. Elle me dit que le plan que je lui montre est celui de MERLETTE, à 5 kms de là et elle me dit de poursuivre car je suis sur la bonne route. Elle me donne même le numéro de son portable si d’aventure je me perdais. Mais comme la route qui y va est unique, je ne devrais pas me perdre, à moins de le faire exprès. Ces cinq kilomètres vous font grimper de 400 mètres en altitude.
Arrivé à MERLETTE, je rencontre Daniel dans un couloir du Palais des Sports de La Grande Ourse, palais qui contient une patinoire qui a été mise hors glace pour servir de réfectoire pour le rassemblement, bâtiment qui contient également deux piscines avec toboggan aquatique et cascades, un espace détente avec soins esthétiques, sauna, hammam, bains à remous, massage, drainage lymphatique, bar panoramique avec terrasse plein sud, bowling 6 pistes, deux salles de cinéma et une salle multimédia.
Cette station d’ORCIERES possède l’hiver 20 pistes bleues, 9 pistes vertes, 19 pistes rouges et 6 pistes noires. Elle est située sur 875 m. de dénivelé, de 1850 m. à 2725 m. Elle possède une télécabine, 8 télésièges, 18 téléskis et 2 télémix (mixité de télésièges et de télécabines).
Daniel me fait installer à table pour dîner et je mangerai seul dans les 1.600 m2 de la patinoire vidée de sa glace. Le grand luxe ! Pour refaire la glace il suffira d’arroser. Les serpentins installés dans le sol, dans lesquels circule du fréon, un gaz frigorigène, transformeront l’eau en glace, par couches successives, jusqu’à une épaisseur de dix centimètres. Tout à coup la lumière s’éteint et j’imagine que c’est parce que je suis seul à manger et qu’il n’y a peut-être pas besoin d’éclairer toute la patinoire pour moi tout seul. En fait, je le saurai plus tard, c’est l’orchestre, dans le bowling, qui a tout fait sauter !
Je mange ce que l’on m’a donné, mais ayant perdu le goût depuis l'accident du "Tour de France side-car" de 1987, je suis bien incapable de dire ce que c’est. J’interpelle un gars qui débarrassait les tables et il me dit que c’était de la tarti flette.
Après le dîner, je me rends au sous-sol, dans le bowling où est installé l’orchestre qui joue sans amplis. J’y rencontre les familles ROCHE, GOUDARD et HERVY, les seuls que je connaisse ! Jusque-là, j’étais quasiment comme un novice question rassemblements, car je ne connaissais personne ! Aucune tête ne me revenait… à désespérer !
22 heures, la famille HERVY propose de m’accompagner au gîte, voisin du camping dans lequel ils sont installés, à environ dix kilomètres de là. Arrivé là-bas et ne connaissant pas le numéro de la chambre qui m’est réservée, je téléphone à Daniel HENRY qui me dit qu’à cette heure il n’attend plus personne et que je peux m’installer dans n’importe quelle chambre, ce que je fais. Le fond de l’air est frais, laïho, laïho, et le thermomètre dehors indique un degré au-dessous de zéro.
Il est minuit lorsque je me couche et 6 heures pétantes lorsque je me réveille. La salle de bains est à l’extérieur de la chambre, de l’autre côté du couloir. Je m’y rends, la douche est plus haute d’une marche derrière une porte. En sortant de la douche, je n’ai plus le souvenir de cette marche, je la loupe et je me retrouve sur le dos, à poil dans la salle de bains commune à plusieurs chambres. Ma tête cogne même fortement contre l’encadrement de la porte et mon coude droit contre le sol.
Arrivé dans la chambre, je remarque que des gouttes de sang tombent de mon corps. Comme je n’ai mal nulle part, je mets ma main sur ma tête, puis sur tout le reste de mon corps pour voir où je suis blessé. C’est mon coude droit qui s’est ouvert dans ma chute. Il est 6 heures un peu passées et je ne vais pas inquiéter quelqu’un à cette heure. J’éponge avec du papier toilette, mais c’est une grande quantité que j’utilise ! Je finis par entourer mon coude avec ce papier et de l’adhésif noir, pris dans ma caisse à outils, le tiendra provisoirement en place !
En sortant du bâtiment pour prendre quelques photos, je vois une feuille affichée sur une porte, à l’autre bout du bâtiment, feuille sur laquelle est notée l’attribution des chambres. J’ai la 11 et comme la 15 que j’ai occupée cette nuit est attribuée à quelqu’un d’autre, je déménage mes affaires. Cette nouvelle chambre contient 3 lits superposés et une salle de bains lui est adjointe… sans marche pour la douche ! Je ne perds pas au change. Chaque chambre est prévue pour accueillir de 6 à 8 personnes, mais chaque side-cariste à droit à une chambre particulière, certainement pour des questions de clefs. Les couples retirent les matelas des lits superposés et les accolent par terre pour passer la nuit ensemble.

- Le gîte -

Plus de deux heures plus tard, je pars rejoindre le rassemblement, là-haut, en compagnie du Kyrnos de Christian MANDAROUX, le sellier de SIDE-BIKE, qui aura vite fait de me larguer. La route est fort étroite et dans tous les virages qui tournent vers la montagne, de l’autre côté il y a un précipice qui n’incite pas à la bourre, du moins pas en ce qui me concerne !

- La place principale de Merlette -

Après avoir rejoint le rassemblement, je demande aux inscriptions s’ils n’auraient pas une trousse de secours. La vue du sang que je perd abondamment les fait appeler Aline GIRAUD-MARCELLIN, la Directrice de l’office du Tourisme d’ORCIERES. Elle examine ma plaie et me dit qu’il faut aller à l’hôpital pour me faire recoudre car elle voit l’os ! Je souris car je ne sens rien et lui demande, en insistant, de juste refermer la plaie, ce qu’elle accepte de faire en me posant une dizaine de stérils-strips. Merci Aline !
Je me rends ensuite au petit-déjeuner copieux… croissants, pain, œufs, jambon, café, lait, chocolat, tout à volonté ! Comme je ne me suis pas encore inscrit, on prend mon nom.
Le contrôle-diagnostique gratuit SIDE-BIKE est déjà en fonction sur la place du marché, attenante au Palais des Sports, sous une grande tente militaire. Vers dix heures, c’est une queue de dix Zeus qui attend. Ce sont vingt points qui sont contrôlés sur chaque attelage, et une fiche vous est remise avec le résultat du contrôle de chaque point, soit “bon”, ou bien “trop d’erreurs”, “à régler”, “à surveiller”, “à ajuster”, “à remplacer”, “à resserrer” ou “à changer”.


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Deux autres tentes sont installées à côté. Sous l’une d’elles, Christian MANDAROUX, le sellier qui réalise tout l’équipement cuir des Zeus, venu avec Simone, son épouse, et ses machines à coudre, moins présentables ! Il répare les capotes usées ou déchirées ou bien remplace les fermetures ou encore les pressions.
Sous la troisième, Jean-Marc LEBRETTE, de la société Modelage Mécanique LEBRETTE (Haute-Vienne), propose des pièces de carrosserie adaptables aux Zeus, soit des kits sabots, des bavettes de roue du side et de roue avant ou des hauts de carénage (voir photo).

- Pièces adaptables pour Zeus -

Un peu plus loin, près de la piste du gymkana, Fabienne MIGOUT expose sa moto, une 1000 YAMAHA R1. Fabienne est vice-championne d’Europe de vitesse moto 2005, et première française qualifiée en tant que pilote solo au Tourist Trophy de l’île de Man. Fabienne, âgée de 32 ans, est sponsorisée entre autres par SIDE-BIKE. Elle est venue pour distribuer des posters sur lesquels on peut la voir et elle les dédicace. Elle vend même des articles, telle la combinaison qu’elle portait en 2005 ainsi que plusieurs couronnes de roue arrière de la YAMAHA 250 TZR qu’avait Olivier JACQUE lorsqu’il a gagné le Championnat de vitesse 250 en 2000, au profit de jeunes filles de ses relations qui ont des problèmes de santé.
L’une des associations est dénommée “Sang pour sang”, comme la chanson de Johnny, et est consacrée à Inès, sept ans et demi, atteinte d’une leucémie rare. L’autre association s’appelle “GENERACTIONS” et est dédiée à Ingrid, 13 ans, atteinte d’une maladie génétique qui atrophie ses fonctions physiques. Ces deux jeunes filles habitent à GENERAC, près de NÎMES.
Vous en saurez plus sur Fabienne, ce petit bout de femme d’une trentaine d’années et mesurant 1,67 m., surnommée “Flying Piglet” (soit “le petit cochon qui avionne”… à cause de son fort caractère) sur son site : http://fabienne-migout.esprit-racing.com/

- Fabienne discute avec Christian ROCHE -

Nous devrions voir Fabienne prochainement en rallye au guidon d’un Zeus. Elle a déjà participé notamment au “Tour de France” 2006, dénommé dorénavant “Dark Dog Moto Tour”, qui est parti de REIMS (51), tout près de chez moi, avec une étape REIMS-REIMS, le 24 Septembre. Les vérifications techniques ont eu lieu le Vendredi 22 et le Samedi 23. L’étape suivante les a menés à MAGNY-COURS, puis l’arrivée était à TOULON, le 1er Octobre, après une étape à CASTRES. Ayant été blessé lors de l’édition de 1987, je suis allé au départ et vous en rends compte dans un autre sujet de ce blog. Vous pourrez y lire que Fabienne a abandonné sur ennui mécanique.

Je retourne aux inscriptions afin de régler le complément de ma participation et, outre de la documentation sur la station qui nous accueille, ainsi que des autocollants, on me remet un petit carton en couleur qui contient d’un côté l’affiche du rassemblement, avec mon nom, et de l’autre côté le programme des 3 jours, en français et en allemand et, au bas, tout ce que à quoi on a droit question repas et petits-déjeuners et que les organisateurs perforent au moment propice. On me donne aussi un tire-bouchon, couteau, décapsuleur aux couleurs SIDE-BIKE.
Vers midi, le gymkhana débute. Il faut rouler sur un tracé, délimité par des quilles, les yeux bandés alors que votre passager vous indique par la voix ou en vous touchant s’il faut aller à droite ou à gauche et s’il faut mettre les gaz ou les couper. Peu de candidats se présentent à cette heure.

- Le gymkhana -

C’est lors du repas qui débute à midi et demi dans la patinoire que je vois Takaaki et Hiroko SHIMBA, les importateurs SIDE-BIKE au Japon. Je les avais déjà vus au rassemblement de YATSUGATAKE, au Japon, en 2000 lorsque j’y étais allé. Hiroko est même en photo avec moi, à la page 72 de mon livre qui raconte mon voyage là-bas (voir dans les titres de mon blog). Ils sont venus avec Shinichiro KONO, qui travaille chez eux, et son épouse Noriko. Hiroko me reconnaît et nous conversons en anglais. Ils ne seront guère dépaysés car ce rassemblement est organisé de la même façon que les rassemblements au Japon (voir photo).

- Les amis japonais près de mon attelage –

Ils sont venus à ORCIERES sur un Zeus que la maison SIDE-BIKE leur a prêté (voir photo).

- Takaaki et Shinichiro sur la moto, Hiroko et Noriko dans le panier -

Vers 14 heures, Adrien qui s’occupe des enfants, emmène ceux-ci sur les terrains de tennis voisins. Il leur demande à quoi ils veulent jouer. L’unanimité sauf une voix se fait pour la balle au prisonnier. Rapidement deux équipes se forment, avec choix des membres par Benoît et Marc et ils jouent (voir photos).

19 heures, nous nous rendons en side-car, à quelques centaines de mètres de là, au parking du “Télémix” qui doit nous emmener au restaurant d’altitude de Rocherousse, à 2.280 m. afin d’y dîner. Le départ prend un certain temps car il y a au moins 5 ou 6 télésièges entre les quelques cabines.

-Le restaurant d'altitude de Rocherousse -

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Dans l'établissement, le repas est du type self et je ne vous dis pas la queue qu’il y a pour se servir ! Je dîne à table, en compagnie, entre autres, de Sylvie et Thierry CHARRETTE, et d’un certain Hubert DALLO, du Gard, ancien compétiteur du championnat de France de tourisme moto qui nous raconte ses nombreuses virées du plus haut point de l’Europe, le Cap Nord, au point le plus bas, Gibraltar, ainsi que ses nombreuses concentres en Italie, en Sicile, en Espagne… un livre ne suffirait pas à tout raconter !
21H45, il est temps de redescendre. La vue est splendide à cette heure puisqu’il fait pratiquement nuit et que ORCIERES est éclairé. De retour au rassemblement, je ne m’éternise pas et je vais me coucher. En chemin j’oublie de prendre une petite route sur la gauche et je finis par ne plus reconnaître les lieux. Après dix kilomètres, je fais demi-tour et je finis par arriver par la route habituelle qui m’amène directement au gîte.
Le lendemain, dans la patinoire, je peux voir ce que j’aurais pu voir la veille si je n’avais pas été me coucher de bonne heure, c'est-à-dire le “Celtik”. Et je rêve encore !

Vers 10H30, une balade nous emmène à un vin d’honneur sur une place située entre ANCELLE et CHATEAU d’ANCELLE. Deux joueurs de musique celtique, Jean, jouant d’une cornemuse et Denis, jouant, lui, d’un accordéon diatonique, interprètent des chants bretons qui me rappellent ma jeunesse (je suis né à GUEMENE-PENFAO), afin d’honorer le “Celtik”.

Puis nous nous rendons au col du Noyer, situé à 1664 m. de hauteur. Vu le chiffre de l’altitude, c’eut été vraiment le lieu idéal pour boire une KRO !

C’est enfin le pique-nique à la base de loisirs près du plan d’eau de Saint-JULIEN-en-CHAMPSAUR. L’endroit comporte un lieu de baignade surveillée, une aire de pique-nique, de barbecue, une aire de jeux pour enfants, un bar, un restaurant. On peut y pratiquer le canoë-kayak, le bateau à 4 pédales, la planche à voile, on peut y faire un mini-golf, ou un parcours santé.

L’accès est payant du 1er Juillet au 31 Août de 9 h 30 à 18 h. L’arrivée de tant de side-cars ensemble a perturbé certains pique-niqueurs et il s’en est fallu vraiment de très peu pour que certains en viennent aux mains.
Nous sommes à peine arrivé que Daniel HENRY se jette à l’eau Il supposait peut-être que c’était la destination que lui envisageaient certains d’entre-nous et il les a devancés.

Lors du retour, je perds le verre teinté du feu arrière gauche de mon attelage. Heureusement, celui qui me suit le récupère et il me le rend plus loin. Je répare provisoirement avec de l’adhésif transparent !
19 heures, MERLETTE est transformée en circuit. Fabienne se tire la bourre toute seule sur un circuit improvisé autour du Palais des sports. Le circuit n’a pas été sécurisé et la circulation des indigènes n’a pas été interrompue. Fabienne se croit vraiment sur un circuit et à un moment j’ai dû traverser le passage clouté au moment où elle débouchait du virage à gauche qui précédait et elle a secoué vivement la tête pour exprimer que je devais être cinglé ! Ma Chère Fabienne, la Préfecture n’avait pas homologué le circuit, je traversais dans les clous, il n’y avait aucun commissaire et en ville c’est 50 maxi ! Non mais !

Daniel en a fait autant avec le “Celtik”, mais certains ont fini par se mêler à la démonstration, chacun voulant se mesurer à l’autre, et la séance a vite été interrompue pour des raisons de sécurité, avant qu’elle ne dégénère.

22 heures, une table voisine chante en chœur “Le temps des fleurs” et tout le gymnase a repris le refrain sous les applaudissements.
Des films SIDE-BIKE sont ensuite projetés sur un écran géant. On peut y voir des images de concentres, de rallies, de l’usine SIDE-BIKE et du Side-Biking des éditions précédentes.
C’est là que j’ai cessé de prendre des notes à propos de ce chouette rassemblement. Bien sûr, il est tout le contraire d’un rassemblement de type “R.S.C.F”, il m’a coûté très cher mais je n’ai vraiment pas été volé. Il a certainement coûté également de l’argent à la société SIDE-BIKE, mais il doit être récupérable sur le long terme, même si ce n’est pas chiffrable. J’ai à nouveau passé une nuit au gîte de groupe, déjeuné à ORCIERES 1850, puis j’ai pris le chemin du retour, sans attendre que les amis se lèvent car la route est longue. Je leur présente ici mes excuses et j’espère les revoir prochainement.
P.S : vous aurez probablement su que SIDE-BIKE, après ces dernières années tourmentées et une gestion calamiteuse des frais engendrés par la conception du “Celtik”, avait déposé le bilan en fin d’année 2006. J’ai le plaisir de vous dire que la société a repris son activité avec un nouveau PDG qui remplace Daniel HENRY, nouveau PDG du nom d’Aurélien CHRISTE. Jean-Claude PERRIN (DIEU ?) conserve son poste de responsable de la recherche et du développement.
Je n'ai pas publié ce texte dans le journal du club afin de ne pas être accusé de faire de la publicité pour SIDE-BIKE, chose que j'aurais peut-être fait moi-même dans un cas similaire il y a quelques anées (pas facile la vie !). Ici, j'assume !
Paul MEIGNEN




 

 

Je suis né le Mardi 27 Mai 1952, à 4 heures du matin, à GUEMENE-PENFAO (*), la commune la plus étendue du département de la Loire-Inférieure (44), tel qu’il s'est appelé, jusqu’au 9 Mars 1957. Ce département, du moins la région, s’est auparavant appelé(e) “bro-naoned” (pays de NANTES) en breton traditionnel, “liger-atlantel” en breton moderne, “loère-atlantiqe” en gallo, langue parlée dans la partie située à l'est de la Bretagne ou encore “paeï de Nantt”. Ceci explique la raison du triskel que j'ai placé sous le titre du site, au centre du bandeau d'accueil (voir ci-dessus).
*: compte tenu de la date, de l'heure et de mon lieu de naissance, je suis Gémeaux, ascendant Taureau.
Pour tout savoir sur ma ville de naissance: http://www.infobretagne.com/guemene-penfao.htm.

Le Pays de GUEMENE-PENFAO a longtemps été une zone d'influence bretonne et on y parla le breton jusqu'à la fin du 16ème siècle. Le nom de la commune vient d'un lieu, dont le nom était breton, GWENMENEZ [de "gwen" (blanc) et de "menez" (montagne)], auquel a été associé, en 1633, par Henri de BOURBON, Prince de Condé, qui deviendra plus tard Henri IV, celui qui a signé l'édit de NANTES, un autre lieu voisin du nom de PENFAOU [de "pen" (extrémité) et de "faou" (hêtre)].
Dès ma sortie de la maternité, j’ai habité dans une autre commune, limitrophe de la première citée, commune qui porte le nom de PLESSE, où habitaient mes parents, commune qui se trouve être la 2° plus vaste du département.  GUEMENE-PENFAO et PLESSE sont approximativement de la taille de PARIS intra-muros, un peu plus plus vaste pour la première citée, un peu moins pour la deuxième, à quelques centaines d'ares près, pour respectivement 4.876 et 4.252 habitants. On y est forcément moins serrés !
Le nom PLESSE vient du latin "Plebs Sei" (peuple de Sée), car à l'origine c'est là qu'habitait un riche Gallo-Romain du nom de Séius. Suite à l'invasion saxonne, au 6° siècle, est édifié le château de Sée, dans le village de Rozay, à 2,5 km du bourg actuel de PLESSE, sur la voie romaine allant de NANTES à RIEUX (56), via BLAIN, et PLESSE est, à cette époque, un véritable carrefour commercial.
La ville de RIEUX, construite en 52 avant J.C par les Romains, vainqueurs des Gaulois à ALESIA, s'appelait DURETIE en ce temps-là et elle était un lieu de croisement entre plusieurs voies romaines, là où les marées de l'Atlantique sont encore perceptibles et permettent de traverser la Vilaine, appelée Visnonia à l'époque, à gué, lors des marées basses. Vous trouverez plus d'infos sur: http://www.rieux-morbihan.fr/.
En 888 (ou 890 selon les sources) Alain Le GRAND s'associe à Judicaël, ducs de Bretagne tous les deux et prétendants à la couronne, pour combattre les Vikings. Lors de la bataille de QUESTEMBERT, cette même année, Judicaël meurt et Alain Le GRAND se proclame Roi de Bretagne sous le nom de Alain 1°. Il est le dixième souverain de la Bretagne, dans l'ordre chronologique.
De 897 à 903, Alain 1° installe son fief à PLESSE, dans le village de Rozay, il y mena grande cour et ce fut l'âge d'or de la cité plesséenne. Il s'installe ensuite à RIEUX.
Je viens de vous résumer brièvement l'histoire de la Bretagne et je voudrais conseiller, à ceux qui aimeraient en apprendre plus, de visiter le site: http://www.infobretagne.com/histoire-bretagne.htm.
Aux 16° et 17° siècles, PLESSE fut un bastion du protestantisme breton. Mais en 1685, 300 protestants abjurent leur religion pour embrasser le catholicisme.
PLESSE est le lieu de naissance de personnages célèbres, tels que Lucien MAZAN, dit "Petit Breton", célèbre cycliste, vainqueur entre autres du Tour de France 1907 et 1908, tels encore que le peintre Charles PERRON, ou bien le poëte Michel MANOLL. Le comédien et réalisateur René HAVARD, qui a joué dans "La vache et le prisonnier" et qui a écrit le scénario de "Un taxi pour TOBROUK", n'y est pas né, mais il y a passé ses vacances d'enfance. Je ne vais pas tout vous dire à propos de PLESSE ici, mais je conseille à tous ceux et toutes celles qui voudraient en savoir un peu plus, d'aller visiter le site: http://www.infobretagne.com/plesse.htm.

Mes parents, tous deux décédés, tenaient un café à PLESSE, un bistrot dans lequel j'ai passé ma prime jeunesse. Il faut dire qu'il y avait une douzaine d’autres troquets dans cette vaste commune faiblement peuplée, tant on devait sans doute y boire à l’époque, tout comme dans les communes avoisinantes certainement.
Je vous montre ci-dessous une photo sur laquelle vous pouvez me voir, dans la cour derrière le café en question, en compagnie de mes deux soeurs, Mariannick debout et la regrettée Christiane, décédée il y a peu d’une rupture d'anévrisme, assise au volant de ma voiture à pédales, de couleur bleue (déjà ?), que feu mon père, mécanicien, m'avait fabriquée d'après des plans parus sur une revue "SYSTEME D", à laquelle il était abonné à l'époque. Ou bien je n'avais déjà pas l'instinct de propriété, ou bien je préférais déjà les motos, toujours est-il que j'avais laissé le volant à Christiane... à moins que, vu qu'elle semble grimacer et produire un mouvement de recul, j'étais peut-être en train de la pincer discrètement, avec ma main droite, cachée, afin qu'elle me laisse sa place au volant (j'me connais !).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai pratiquement passé toutes mes vacances scolaires estivales dans les stations balnéaires de la Côte d'Amour, plus précisément sur ses 3/4 sud, à une soixantaine de kilomètres de PLESSE. J'ai commencé, à l'âge de 5 ans, pour libérer ma maman gravement malade, en passant l'été au POULIGUEN avec ma tante Marie-Thérèse, qui travaillait comme femme de chambre, à NANTES, pour les co-propriétaires de la biscuiterie nantaise LU qui possédaient cette villa au POULIGUEN, ainsi qu'une autre maison de campagne à PLESSE. J'ai le souvenir que la résidence du POULIGUEN possédait un accès direct à la plage depuis le jardin, en descendant quelques marches.
Puis après, à BATZ-sur-MER, dans une villa appartenant à des Parisiens, près d'une villa appartenant à la soeur de ma grand-mère maternelle, puis à PORNICHET, dans une villa de Germaine, ma grand-mère paternelle, puis à Sainte-MARGUERITE-de-PORNICHET dans un appartement et derrière la maison neuve de cette même grand-mère et enfin à Saint-MARC-sur-MER, sur un terrain appartenant encore à Germaine, avec cabanon et w.c dans une cabane au fond du jardin, comme l'a chanté Laurent GERRA, w.c sur fosse étanche que je devais vider chaque été, dans un trou que j'avais préalablement creusé dans le jardin !
Ma maman est décédée de la leucémie alors que je n’avais pas encore 6 ans. Mes deux sœurs et moi avons été élevés par nos grands-parents maternels au-dessus de la Mairie de l’époque, dans un appartement de fonction, puisque notre grand-père était le garde-champêtre de la commune de PLESSE. J’ai quelques souvenirs de cette période : mes copains du quartier, dont mon conscrit Pierre PELÉ, et moi jouions aux cow-boys et aux indiens, jusqu’à l’hôpital tout proche, hôpital de La Rochefoucault construit en 1905 par la famille du même nom, légué au département en 1935 et transformé en maison de retraite de 94 places vers 1950. Nous jouions parfois également aux petites voitures sur les trottoirs, ce qui nous faisait jouer inconsciemment à des jeux de rôle bien avant que ça devienne la mode, ou encore aux billes ou au football dans la rue ou bien nous regardions parfois la télé (Thierry La FRONDE et RINTINTIN, entre autres), le Jeudi, jour chômé à l’époque dans les écoles, au travers de la fenêtre de la famille CHATELIER, une des premières du quartier à être équipée à l’époque.
La sirène qui alerte les pompiers était au-dessus de la chambre de mes grands-parents dans laquelle était mon petit lit et j’étais souvent réveillé lorsqu’il y avait un incendie ou un accident. Un autre souvenir est que les w.c étaient situés dans le jardin et que le papier était exclusivement le surplus des bulletins de vote des élections passées.
M'étant essuyé les fesses avec les bulletins de vote de tous les partis politiques sans exception (ce que je ne ferais peut-être plus !) j’en ai fait inconsciemment un rejet de la politique au point que je ne me suis inscrit sur les listes électorales qu’en 2006, au cours donc de ma 55° année, afin de ne pas avoir de responsabilité s’il se passait la même chose qu’à l’élection présidentielle précédente, où j'ai quelque peu culpabilisé.
Nous sommes restés là pendant 4 ans, avant que notre père se remarie avec Marcelle, bien connue de beaucoup de side-caristes et mère d'Yvonnick, mon filleul et side-cariste également, ainsi que de Gaël, administrateur du site officiel du Comité de Bretagne - Pays de Loire de la Fédération Française de Sport Automobile (http://www.focale44.com) et de Mickaël, qui a récemment racheté la B.M.W R80-RT qu'Yvonnick avait possédée un temps puis revendue.
J'ai fort participé à la vie locale de la commune puisque j’ai été tour à tour enfant de chœur, puis clairon dans la fanfare et enfin gardien des buts de l’une des équipes de football de l’Union Sportive de PLESSE, tel que le club s’appelait à l’époque. On me surnommait alors "le singe". Mon père avait déjà joué dans la fanfare également, et aussi gardé les buts de l'équipe de foot à son époque, et fort brillamment comme on me l'a souvent rappelé en m'encourageant. C'est la moto qui a mis provisoirement fin à ma carrière footballistique puisque je me suis fracturé le scaphoïde gauche lors de mon premier accident et que c'est fort gênant pour un gardien de buts. J’ai repris le football, toujours comme gardien des buts, dans l’équipe locale des P.T.T de SOISSONS, dans un championnat inter-usines dénommé “Coupe des Métiers”, en 1973 et les années suivantes. Je me souviens en particulier d’un match au cours duquel j’avais arrêté un pénalty et l’arbitre de la rencontre était venu me voir après le match pour me demander d’incorporer le club de SOISSONS. Mais Christiane m’a demandé de choisir entre la moto que nous partagions et le foot que j’aurais évidemment pratiqué seul. Devinez ce que j’ai fait !


Je vous montre ci-dessous une photo prise alors que j'avais cinq ans et qui témoigne  de ce qui aura certainement été mon premier contact avec un deux roues motorisé. Le photographe scolaire venait à cette époque sur un scooter VESPA et il m'avait pris en photo à son guidon dans l'allée qui menait à l'école, en 1957. Apparemment j'avais déjà l'air d'apprécier ce genre d'engins. C'était lors de ma dernière année de ... maternelle ... et j'ai toujours un contact avec Françoise LELIEVRE, mon institutrice d'alors, qui débutait à l'époque et qui réside désormais dans la maison de retraite citée plus haut. Je ne sais pas si beaucoup de semblables peuvent se vanter de posséder un tel lien. Je suis persuadé que c'est elle qui m'a donné le goût pour le français et l'écriture en me donnant le b.a.-ba. Je la remercie de tout coeur !
Ceux qui me connaissent remarqueront que j'avais déjà des problèmes capillaires à l'époque. On me mettait une casquette pour cacher le problème, comme vous avez pu le voir sur la première photo, mais ça devait plutôt l'aggraver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais ma véritable histoire motocycliste a commencé en 1969 alors que je venais d’entrer en seconde T2, au lycée technique de La Chauvinière, au nord de NANTES (44). L’établissement abritait également un C.E.T (Collège d’Enseignement Technique), dont un interne de Saint-MARC-sur-MER, Lionel ROUET, était élève. Lionel enseigne désormais l’électricité dans un lycée technique de Saint-NAZAIRE. Il venait au collège avec sa 175 MOTOCONFORT U23C, moto qui possédait une selle biplace dont j’ignore la provenance, en remplacement du siège monoplace et du tansad d’origine. Ce sont 70 kilomètres qui séparaient son domicile du collège et à l’époque la route n’était pas, comme de nos jours, une quatre voies tout du long.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du jour où je suis entré au lycée, je n’ai jamais acheté aucune fourniture scolaire que ce soit, et tout l’argent dont je disposais passait dans l’achat de revues moto, hebdomadaires ou bien mensuelles. Mon classeur, dans la salle d’étude, en était rempli. J’étudiais très peu et j’ai même le souvenir d’un professeur qui m’a supplié une fois pour que je recopie le devoir d’un autre élève afin qu’il puisse enfin me mettre une note pour l’année.
Je vivais sur mon acquis des 6° et 5° que j’ai suivies dans un collège privé, le collège Saint-Laurent de BLAIN, tenu par des frères catholiques ainsi que de mes 4° et 3° au collège public de la même ville. J’étais demi-pensionnaire et le soir j’étais tenu de faire mes devoirs, à la maison. J’étais balaise en français et en anglais, naturellement et sans effort particulier. Par contre j’étais quasi-nul en maths ainsi qu’en physique ou autres sciences très ésotériques pour moi.

Le paradoxe était que lors de mon année de terminale F3 (électrotechnique), j’ai été promu Président du “Comité de Débouchés” du lycée, un organisme qui se chargeait de trouver du travail aux élèves qui avaient quitté le lycée les années précédentes et qui n’en avaient pas encore trouvé. Nous faisions de la prospection en écrivant à toutes les sociétés de la région dont l’activité était enseignée au lycée et nous leur proposions des candidats.

Il y a 40 ans, le chômage n’était pas celui qu’il est de nos jours, mais à cette époque j’ai tant vu de chômeurs parmi les lycéens qui avaient quitté leurs études que je n’ai pas voulu rajouter mon nom à la liste et j’ai passé un concours administratif, dont l’organisme que je présidais affichait les dates de concours sous le préau. Je savais que je gagnerai moins,  voire beaucoup moins certainement, que dans le privé, mais j’étais certain de ne pas à avoir à chercher du travail au gré de l’humeur des patrons.

Nous avons été trois copains de la même classe à passer le même concours et à le réussir, Loïc PROVOST et Daniel POITRAL, de NOZAY (44), ainsi que moi. Nous avons été appelé à suivre une année de cours à PARIS, le 21 Mars 1973. Nous logions tous les trois dans un foyer à IVRY, nous avons choisi la même spécialité, le télex, mais eux ont travaillé lors du stage et on pu choisir une place en Bretagne. Moi, n’ayant fait que minimum pour être reçu, me suis retrouvé nommé à PARIS, mais j’ai pu échanger ma place avec quelqu’un qui était prioritaire pour SOISSONS et qui désirait rester sur PARIS car il venait de créer un orchestre.


Près des cuisines de l’internat de NANTES, cuisine dont le chef, Jean GUINGUENE, était un ami de mon père, il y avait un petit parking sur lequel une moto-école proposait des leçons de conduite, le Jeudi, jour chômé pour les élèves à l’époque. Chacun faisait un tour entre les cônes tout le long du parking, faisait demi-tour au bout et revenait au point de départ par une longue ligne droite où il "poussait" les vitesses. Chacun passait ensuite la moto, une 175 MOTOBECANE Z23, à un autre élève. Je me suis inscrit à cette moto-école, l’année où j’ai redoublé ma 1° F3 (électrotechnique), et j’ai eu mon permis le 13 Décembre 1971. Lionel était déjà tombé en panne avec sa 175 MOTOCONFORT et il s’est acheté la 2° plus grosse HONDA du moment, la CB 450.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’habitais, à l’époque, chez mes parents, à PLESSE, à plus de 50 kms au nord du lycée et la moto venait de faire son apparition dans cette petite commune.
Jacques OLIVIER (ne pas confondre avec le pilote Olivier JACQUES qui n'était pas encore né !), le fils d’un charcutier, Jean MICHEL, le fils d’un boulanger et feu Jean-Michel LEBLANC roulaient sur diverses motos. Ce dernier m’emmenait parfois au lycée à NANTES, où il travaillait, le Lundi matin, sur sa B.M.W. Le reste du temps, je faisais les 50 kms sur le cyclo PEUGEOT 101 que mes parents m'avaient offert pour mon B.E.P.C. Jean-Michel, Jacques et Jean m’ont transmis le virus et m’ont fait inscrire, comme eux, au Moto-Club de l’Isac, basé à GUENROUËT, à 7 km à l’ouest de PLESSE. C'est à eux que je dois cette passion !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jacques s’est ensuite passionné pour la compétition en side-car, qu’il a disputée sur un basset, avec un gars de GUENROUËT. Ils faisaient le plus souvent des courses de côte et Jean leur faisait l’assistance. Les essais du basset avaient parfois lieu dans le bas du bourg, sur la route de Savenay, route sur laquelle j’habitais.
Vers les années 70, la famille MEIGNEN, qui est la mienne, passait tout l’été dans des tentes, en ce qui concerne les enfants, ou dans une caravane, pour les parents, sur le petit terrain que la grand-mère paternelle possédait à Saint-MARC-sur-MER, justement là où habitait Lionel. Afin de me faire mon agent de poche pour l’année, je travaillais tous les étés, comme manœuvre dans une entreprise de bâtiment de Saint-NAZAIRE, dans laquelle mon père était chef de l’atelier mécanique. J’ai travaillé sur la 175 tous les Samedis et Dimanches de Juillet et Août 1971, dans le sous-sol du bureau de poste dont le receveur était le père de Lionel.
J’ai désossé la moto complètement et tout remonté. J’ai remplacé le gros filtre à air par un cornet et cette pose lui fut fatale. Au premier coup de kick, il y a eu un retour de flamme au carbu qui a mis le feu au réservoir qui fuyait et la moto s’est embrasée. Heureusement que nous étions dans l’enceinte d’un bureau de poste et qu’il y avait des extincteurs, à eau pulvérisée certes, mais dont la pression a permis d’éteindre le feu.
Retour à la case départ, démontage, nettoyage, remontage en lui donnant un côté sportif avec des commandes reculées, en retournant le repose-pieds, en sciant le sélecteur à 2 branches et en ne conservant que la partie arrière courte, en sciant la pédale de frein, en lui mettant un garde-boue avant sport en poly, en coupant le garde-boue arrière, en lui montant un compte-tours factice, une poignée de gaz à tirage rapide, un réservoir de 175 PUCH, avec les flancs chromés et des grippe-genoux ainsi qu'un siège dosseret monoplace puisque la selle d’origine avait brûlé. J’ai peint le tout de couleur bleue, ma couleur préférée. Le démarrage s’est fait sans incendie cette fois. Comme j’avais choisi une monte “sport”, je n’avais évidemment pas de porte-bagages et pour aller au lycée, distant de plus de cinquante kilomètres, la sacoche de réservoir était un gros sac de sport maintenu par des tendeurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un jour que j’étais en balade près de BLAIN, j’ai pris une route un peu défoncée et lors d’un cahot sur la route, mon pied droit a buté dans le sélecteur, ce qui m’a fait passer de 4° en 3° d’un coup. La roue arrière s’est bloquée et je suis passé par-dessus le guidon, pour atterrir sur la route, la tête la première.
J’avais, à l’époque, un casque de type aviation et je mettais un foulard devant ma bouche. J’avais mal à mon poignet gauche puisque je m’étais fracturé le scaphoïde et je suis allé à pied dans une ferme voisine. C’est lorsque j’ai retiré le foulard et que j’ai voulu parler que j’ai perçu le problème. J’avais perdu mes dents supérieures de devant, dents qui dépassaient allègrement à l’origine, à cause, paraît-il, d’avoir sucé mon pouce longtemps ! Direction l’hôpital de Saint-NAZAIRE où l’on m’a plâtré le bras gauche.
J’ai conservé ce plâtre durant quatre mois, j’étais donc dispensé de gymnastique, et j’allais tous les Jeudis à l’école dentaire du C.H.U de NANTES pour faire soigner ma mâchoire supérieure et me faire poser un bridge. J’ai ainsi servi de cobaye à bon nombre d’élèves-dentiste durant quelques mois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le garage et la station-essence de Saint-MARC-sur-MER appartenaient à Monsieur LEBEAU dont deux des fils étaient motards. Gérard et Hervé étaient des amateurs exclusifs de DUCATI et de rien d’autre. Gérard fréquentait Carole, une fille de l’Anjou qui passait ses vacances à Saint-MARC et qui avait une M.Z. Carole avait un frère, Frédéric, qui me regarde faire le poirier sur la moto de Didier LADERRIERE lors d'une concentration à ANGERS, en 1972, sur la photo qui suit, et elle lui fit acheter une DUCATI 250 Mark 3 par son père qui était chef d’entreprise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

  Je n’ai plus le souvenir des raisons qui ont fait que je finisse par acheter cette 250 DUCATI, toujours est-il que c’est avec elle que j’irai étudier à PARIS en 1973, dans une école des P.T.T, après avoir travaillé huit mois aux Chantiers de l'Atlantique, au service dénommé "La Provisoire", qui était chargé d'installer un éclairage temporaire dans les parties de bateau fraîchement ajoutées à ce qui existait déjà afin que les soudeurs puissent travailler. Sur PARIS, l'école était dans le 13° et je logeais à IVRY-sur-SEINE. La moto passait les nuits sur le trottoir, sans jamais avoir été volée ou abîmée. Autre temps, autres mœurs ! Mon plaisir était de faire des tours du boulevard périphérique, très vite, le soir, en inversant les sens, l’année de son achèvement total, à une époque où les radars n’existaient pas. Le bon temps ! Il y avait énormément moins de monde que de nos jours et la circulation était beaucoup plus fluide.
Au bout d’un an de cours, je fus nommé à SOISSONS et j’y ai débarqué en DUCATI, sous les railleries de nombreux motards japonophiles locaux. L’agilité de la DUCATI les fera revenir sur leur a priori.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien que possédant un gros porte-bagages, la DUCATI avouait ses limites question chargement. Pourtant, nous allions très souvent, Christiane et moi, en rassemblement en Belgique ou en Hollande. Après bon nombre de concentres j’ai fini par acheter une B.M.W R 60/5 blanche d’occasion.{mospagebreak}

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Plus tard, j’ai monté un carénage de tête de fourche ALTUS et j’ai fabriqué un top-case en bois, recouvert de cuir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Christiane emmenait tant d’affaires, à chaque fois, que j’ai fini par poser des sacoches latérales de réservoir, et comme ça ne suffisait pas encore, nous avons fini par acheter un side-car.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous rencontrions souvent Bill et sa sœur “La Caille”, motards de HAM (80), lors de nos nombreuses sorties (environ chaque week-end) et lors de la concentration de CHAOURCE (10), ils nous ont présenté un de leurs amis motards, en la personne de Bernard PRIEUR, un gars originaire de l’île d’Oléron, qui était militaire de carrière à CHALONS-sur-MARNE.
Bernard avait monté un side-car sur sa B.M.W R 75/5 et avait été déçu de sa conduite. Il faut dire qu’à l’époque il roulait seul et qu’un G.E.P, c’est très léger. Nous avons fait affaire avec lui, mais le panier était chez ses parents, à Saint-GEORGES-d’OLERON.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quinze jours plus tard, Christiane et moi nous prenions la direction de cette île de l’Atlantique, en solo. Arrivés sur place nous avons attelé le G.E.P à notre B.M.W et ce furent les essais. Bernard était satisfait du montage, mais moi je n’arrivais pas à me faire à cette nouvelle conduite. Je n’avais de cesse de faire le tour du side-car avec la Béhème.
Après une nuit de réflexion, pensant que la conduite irait de mieux en mieux avec la pratique et ne voulant pas démonter tout ce que nous avions eu du mal à monter, nous voilà partis pour SOISSONS, distante de 650 kilomètres… à 30 km/h au début, puis à 40… 50… et pour finir 90 et tout allait bien, pensais-je.
Dans MONTBAZON, en banlieue sud de TOURS, soit au bout d’un peu moins de 300 kilomètres, il y avait un feu rouge sur la route à quatre voies. Je me suis arrêté sur la voie de gauche et pensais doubler la voiture de la file de droite au démarrage.
Non seulement je l’ai doublée, mais quand on accélère un side-car, le poids du panier fait obstacle et il freine l’ensemble. La moto a tendance, donc, à faire le tour du side-car qui lui est attelé et l’attelage tire à droite. J’ai paniqué du fait d’aller sur la droite et de me rapprocher de la voiture, j’ai accéléré encore plus fort, ce qui a amplifié le phénomène, j’ai fait une queue de poisson à la voiture et suis allé me jeter dans le premier arbre qui se trouvait là à border la route. C’est la moto qui a percuté l’arbre et Christiane, dans le panier, a eu quelques contusions à causes de pièces déposées dans le panier, comme la béquille ou le pare-cylindre droit, qui ont percuté ses jambes dans le choc.
Ambulance, hôpital, quelques points de suture près d’un œil et… retour en train. Quelques temps après, avec mon ami Philippe RASSELET, communément appelé “Fifi”, un motard à qui les kilomètres ne faisaient pas peur, au point même de devenir routier, devenu plus tard, et temporairement, mon beau-frère, nous avons été récupérer la moto et le panier avec une camionnette.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fourche était un peu pliée, la roue avant était un 8 (voir ci-dessus) et j'ai absolument tout démonté (voir photo ci-dessous).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai remplacé la fourche et la roue et j’ai tout remonté, j’y ai installé des sacoches SHOEI, que j’ai toujours actuellement sur ma B.F.G, trente ans plus tard, et me suis imposé des séances d’apprentissage à la conduite d’un side-car sur une très grande place près de chez moi. J’ai bien dû faire environ 400.000 kms en side-car depuis et sans accident.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà l’histoire de mes débuts motocyclistes et side-caristes. J’ai eu ensuite une B.M.W R 90/6, attelée à un side POIRAUD d’un premier modèle, puis deux B.F.G attelées à un side POIRAUD d’un deuxième modèle pour ce qui concerne la caisse montée sur un châssis de construction personnelle.
Comme vous avez pu le lire, je n’ai jamais possédé de moto japonaise en 36 ans de pratique et pourtant je me suis rendu au Japon au cours de l’an 2000, comme vous pourrez le lire dans une autre rubrique de ce site.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- la B.M.W R 90/6 / POIRAUD -

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- La B.F.G 1300 / POIRAUD -

Dernière minute (le 25 Juillet 2009): comme je vous le disais le 24 Mai dernier, j'ai mis mon attelage en vente, à 200.000 kms pour la moto et 300.000 kms pour le side-car, pour mille Euros, dans la rubrique "petites annonces" de ce site et, après une première vente ratée pour une histoire de carte grise pas très claire, mon attelage est parti ce jour du 25 Juillet 2009, chez Jean-Pierre BENOIT, un fort sympathique collectionneur de motos (706 machines de 192 marques et de 21 pays différent(e)s, à APREMONT (73), précisément à quatre kilomètres de La RAVOIRE, là où sont nées les B.F.G. C'est  Christian GOUDARD, voisin de Jean-Pierre, qui l'a mis au courant de l'annonce sur mon site. Je suis très content que ma machine soit retournée au pays et je lui souhaite une agréable retraite parmi ses congénères. Je vous promets d'ailleurs un reportage prochain à propos de cette collection. En attendant, je vous invite à visiter son site: http://collectionjp.canalblog.com.

Tout l'monde à poil !

… ou un Popaul à la recherche de l’éden…

  Je me doute bien que le titre de cet exposé vous aura peut-être fait cliquer dessus en premier car, qui que nous soyons, nous n'en restons pas moins humains. Cependant, je voudrais vous dire de ne pas vous méprendre car le Popaul en question dans le sous-titre, c’est bien moi, Paul MEIGNEN, et non pas l’un des 167 surnoms de la partie virile masculine dans un langage argotique (voir echolalie). D’ailleurs, pour éviter toute confusion, je parlerai dorénavant à la première personne du singulier et n’emploierai plus ce surnom.
  Ce texte était destiné, à l’origine, à être publié dans le bulletin de liaison d’un club de possesseurs de side-cars, mais la publication de mon compte-rendu de l’édition 2004 de ce même rassemblement dans ledit bulletin a fait l’objet de reproches de la part d’une copine, reproches qui ont été publiés sur le numéro suivant. Pour résumer, elle m’a dit que je confondais le bulletin du club avec “LUI” ou “PLAYBOY”.
  Il est bien évident que j’ai passé sous silence l’édition 2005, pour ne pas jouer les provocateurs, mais cette année je lutte contre la liberté d’expression et je m’y prends d’une façon différente. J’ai abandonné la solution papier et j’ai choisi de le proposer cette fois à des personnes, motardes ou pas, intéressées par le naturisme ou à des personnes qui le pratiquent déjà, qui pourront me lire sur le web, en sachant tout à fait ce qu’il pourrait contenir.
  Je suis également persuadé que certains naturistes chevronnés vont trouver incongru qu'un nouvel adepte écrive tout ça et qu'ils préfèrent se complaire finalement dans le genre de ghetto dans lequel je trouve que vit cette pratique. Mais celle-ci m'a tellement séduit et j'aime tant écrire que je tiens à la partager avec le plus grand nombre. De plus, si je pouvais rallier de nouveaux adeptes, j'en serai très heureux.
  Je serais également très fier d'avoir participé à la vulgarisation de cette doctrine, "vulgarisation" étant à prendre ici dans le sens d'information au plus grand nombre et non pas celui de rendre vulgaire. Comme chacun(e) avait certainement pris connaissance du sujet de mon exposé avant d’arriver ici, comme ceux qui sont arrivés ici par hasard et qui seraient choqués peuvent encore déconnecter immédiatement et ne pas lire ce qui suit, je n’accepterai aucune réclamation.
  J’ai toujours aimé écrire et ce, déjà à l’école. J’ai toujours été ravi de raconter les rassemblements de moto, puis de side-cars, auxquels je participais, d’abord dans le “M.D.L.M” (Monde De La Moto), puis dans “Side-cars on the road”, un petit bulletin écrit à la main par mon ami Jean-Jacques DURET, bulletin à distribution quasi confidentielle et ensuite dans deux autres bulletins, tout autant confidentiels, pour side-caristes, bulletins dont j’ai été le directeur de la publication au moment de leur création.
  Mais, au lieu de vous narrer les rassemblements naturistes proprement dits, je vais vous parler du naturisme en général, ainsi que de tout ce qui gravite autour, et mon propos risque d’être fort long… patience ! J’ajoute que ces propos sont ceux d’un quasi-néophyte en la matière, puisque je n’ai eu que trois expériences naturistes en trois ans. Mais j’ai fait pas mal de recherches sur Internet et j’espère que je ne raconterai pas trop de sottises.
  Tout a commencé, en ce qui me concerne, par la réception, le 9 Avril 2004, d’un e-mail de Patrick et Nanou GRAEFF, side-caristes et naturistes chevronnés depuis plus de 25 ans, qui invitaient la gent motarde à venir faire du naturisme, ou encore à le découvrir pour ceux qui ne l’auraient encore jamais pratiqué, ce qui était alors mon cas, lors d’un rassemblement de motards à poil(s), dans un centre de naturistes du “Club du Soleil de l’Essonne”, à une cinquantaine de bornes au sud de PARIS, plus précisément à D’HUISON-LONGUEVILLE, à environ cinq kilomètres, au sud-ouest de La FERTE-ALLAIS, le week-end de l’Ascension.
  Patrick, et Nanou, son épouse, sont les instigateurs de ce rassemblement naturiste portant le nom de MOTONAT. Ils sont membres du “Club du Soleil de VERSAILLES” depuis 1979 et Patrick en est même devenu le président. Jean-François et Colette, appelée familièrement “Coco”, un autre couple de motards naturistes, roulant en solo sur une HONDA 650 Deauville, aident Patrick et Nanou à l’organisation de ce rassemblement naturiste, et sont membres du “Club du Soleil de l’Essonne” qui nous a accueillis en 2004 et 2005. Ils en sont même les seuls motards.

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  MOTONAT avait été organisé les années précédentes par un couple de motards naturistes belges, Alain et Marie-Claire RENIER, mais d’importants ennuis de santé pour Marie-Claire, nécessitant même jusqu’à une hospitalisation, les ont empêchés de l’organiser en 2004 et ils ont confié le flambeau à Patrick et Nanou. J’ajoute que nos amis belges ont été side-caristes à un moment de leur vie, sur un MOTO-GUZZI 850 / PRECISION, mais Marie-Claire ne concevant la moto qu’au guidon, ils roulent désormais chacun sur une DUCATI 1000, enfin 990 et quelques pour être plus précis, une ST2 jaune de 83 cv pour Marie-Claire et une ST4S rouge de 117 cv pour Alain.
  En ce qui me concerne, n’ayant jamais eu l’occasion de fréquenter un endroit naturiste mais n’ayant crainte cependant de montrer mon corps nu, je me régalais à l’avance d’y participer. Les seules occasions que j’ai eues de me mettre nu, en présence de tierces personnes, ont été juste avant de faire de la moto, lorsque je prenais la douche avec les dix autres membres d’une équipe de football dont je gardais les buts, l’équipe de l’Union Sportive de PLESSE, en Loire-Atlantique (entre NANTES et RENNES), après les matches, quand j’étais jeune, juste avant la période où l’on serait plutôt pudibond, mais l'équipe n'était composée que de garçons. Ce fut aussi le cas à l’internat du lycée, à NANTES, toujours sans filles, ou encore lors de mon séjour au Japon où l’on m’a emmené, à plusieurs reprises, dans des spas publics dans lesquels tout le monde est à poil ensemble, mais hommes et femmes dans des salles séparées. Vu que j’ai vraiment apprécié ces endroits à chaque occasion, l’opportunité d’un tel rassemblement était donc rêvée pour moi et peut-être bien même un défi !
  Un autre problème est que les clubs naturistes sont plutôt réservés à des couples, avec ou sans enfants, et que la présence de célibataires n’est pas tellement souhaitable pour une bonne raison. En effet, plus il y a d’hommes seuls, moins il y a de femmes en proportion et moins il y a de femmes, moins les autres femmes veulent y venir ou bien y revenir, ce qui fait qu’il y a de plus en plus d’hommes en surnombre par rapport aux femmes ! Et quand il n’y a plus que des hommes, c’est la fin du club. Comme j’avais dit à Patrick que je voulais relater l’événement dans les pages de notre bulletin de liaison mensuel, il a accepté ma venue, seul, et je l’en remercie. De toute façon, Christiane, ma femme, ne pratique plus le side-car depuis l’accident que j’ai eu lors du “Tour de France side-car”, en 1987, il était donc hors de question qu’elle m’y accompagne. Cependant, après que je lui eusse parlé de l’invitation de Patrick, elle m’a encouragé à y aller. Je n’ai pas, non plus, osé passer une petite annonce dans notre bulletin mensuel afin de chercher une gente dame pour m’y accompagner, en tout bien, tout honneur, juste pour une question de quota, comme aurait dit un ami paysan ! J’aurais peut-être dû ! J’en profite donc ici pour dire que si une dame, voire DES dames (on peut rêver !) voulai(en)t, soit tenter l’expérience, soit avoir l'occasion de pratiquer à nouveau cette façon de vivre dans un autre lieu, et m’accompagner à un tel rassemblement, elle(s) peu(ven)t me contacter ! (Rédaction)
  J’avais également dit à Patrick que je me réservais le droit, et que c’était même un devoir je pense, de masquer les sexes sur les photos publiées. Il m’a répondu qu’il valait peut-être mieux masquer les têtes que les sexes. J’ai donc publié des photos de personnages de dos, ou encore avec le visage masqué, de telle sorte qu’ils ne puissent être reconnu(e)s, parce qu'il m'aurait élé long et fastidieux de demander l'autorisation à chacun.
  Les photos illustrent le texte d'une façon tout à fait aléatoire et n'ont pas de lien précis avec le texte à proximité. Sachez quand même que j'ai pris ces photos discrètement et qu'il aurait certainement été mal venu que je me balade l'appareil autour du cou à la façon d'un voyeur. J'ai volontairement limité le nombre de photos afin qu'elles ne deviennent pas, pour quelques obsédés, l'unique raison de visiter mon site.
Pardon de vous parler cru, mais une question importante, et qui me paraissait même primordiale, m’a interpellé avant de m’y rendre, c’est celle de l’érection involontaire et spontanée devant tant de femmes nues, car la bandaison, papa, ça n’se commande pas ! Les femmes sont beaucoup plus favorisées à ce propos car elles peuvent avoir tous les fantasmes qu’elles veulent, sans dévoiler leurs pensées. Les hommes n’ont pas cette chance ! La réponse m’est encore venue sur Internet où j’ai largement étudié la question avant de m’y rendre.

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  C’est le serveur de la Fédération Québecoise de Naturisme qui m’a donné la réponse : le titre est : Que faire si j’ai une érection ? La réponse n’est évidemment pas d’éviter de penser à Fernande, Félicie, à Léonore mais plus exactement à Lulu, et je vous la communique : “L’érection est probablement la plus grande crainte que les hommes éprouvent avant de venir dans nos lieux naturistes (hé, hé, j’suis pas tout seul, ça m’rassure !). Toutefois, à notre connaissance, aucun homme n’a eu d’érection à sa première visite. L’effet combiné d’un environnement non-sexuel et la légère inquiétude liée à une première visite, feront passer cette préoccupation au second plan. S’il y a érection, poser stratégiquement une serviette sur la partie fautive, plonger dans la piscine ou encore s’allonger par terre sur le ventre devrait remédier au problème”. Donc, si je vois des hommes, seuls, à plat ventre par terre, je saurai pourquoi ! Je vous montre un dessin ayant un rapport avec ce que je viens de vous dire, dessin que j’ai pris sur le Web et qui a été réalisé par Dany & Quinten, des artistes belges que je ne connais pas mais que je remercie. J’ai juste modifié le texte dans la bulle.

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   De toute façon, si vous y allez dans un état d’esprit tout à fait sain, l’esprit occupé en permanence avec autre chose que la nudité ou le sexe et si vous ne fantasmez pas abusivement en voyant une, ou des, femme(s) nue(s), vous ne devriez avoir aucun souci.
  Un autre problème qui retient certains hommes de pratiquer le naturisme est peut-être la taille de leur organe et je voudrais ici les rassurer. Bien sûr, ils verront quelques spécimens qu’ils envieront probablement, mais ils verront beaucoup plus d’organes comparables au leur, voire des plus discrets. Et ce n’est quand même pas, non plus, un comice agricole ! Il faut savoir tout simplement s’accepter soi-même ! Chacun s’imagine souvent être mieux équipé que son voisin, mais peu vont jusqu’à le prouver !

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  Je voudrais ici remercier Jean-François AUDET, le webmaster du serveur de la Fédération Québecoise de Naturisme, qui m’a autorisé à recopier ici quelques extraits du site dont il a la charge et dont je vous donne l’adresse : F.Q.N .

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  Contrairement à ce qu’une majorité pourrait penser, le naturisme n’a pas de rapport avec le sexe, alors que chacun montre le sien à la vue de tout le monde. Je dirai même que ce sont même des mots carrément antinomiques ! S’il y avait un rapport, je crois bien qu’il y aurait forcément beaucoup moins de dames en ces lieux !
  Le congrès international du naturisme, organisé à AGDE en 1974 par la F.F.N (Fédération Française de Naturisme) a défini le naturisme comme une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par la pratique de la nudité en commun, et qui a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et de celui de l’environnement. La devise de la Fédération est : “Etre naturiste c’est la plus simple façon d’être humain”. D’ailleurs, quand Dieu a créé Adam et Eve, ou plutôt quand les hommes sont apparus sur terre, pour les non-croyants, ils étaient absolument nus et étaient heureux ainsi. Si, si, je vous le jure, on n’a retrouvé trace d’aucune plainte ! Ce sont d’abord les intempéries qui ont imposé le vêtement, puis la morale, la décence et les bonne mœurs, des choses donc qui ne sont pas naturelles mais que l’on a inventées, ont ensuite pris le relais, même quand il faisait beau !
  La nudité en commun représente une caractéristique essentielle du naturisme, mettant pleinement en valeur les effets bénéfiques du soleil, de l’air et de l’eau. Le naturisme rétablit l’équilibre entre les dimensions physiques et psychiques de l’humain, avec des loisirs dans un environnement naturel, par le biais de mouvements du corps et du respect pour les principes fondamentaux de l’hygiène et de la diététique.

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  Par ailleurs, il est reconnu que le naturisme stimule de nombreuses activités développant la créativité. Pour ma part, je rajouterai la locution latine : “Mens sana in corpore sano” que je vais traduire pour ceux qui n’ont pas eu la chance, comme moi, d’apprendre le latin : “un esprit sain, dans un corps sain”.
  La nudité intégrale représente certainement l’approche la plus appropriée pour réaliser un retour à la nature. Sans aucun doute, elle constitue l’aspect le plus visible du naturisme, bien qu’elle ne soit pas le seul. Cette nudité, complète, produit un effet égalisateur sur les gens, qu’elle libère des tensions intérieures suscitées par les tabous et les provocations de la société contemporaine, et montre la voie vers un mode de vie plus sain et plus humain.
  En effet, pour parler d’effet égalisateur, si les vêtements peuvent aider à différentier facilement un(e) chef d’entreprise d’un(e) “esdéeffe” dans la vie de tous les jours, vous ne pourrez le faire s’ils sont nu(e)s, car la nudité gomme les différences sociales. Riches ou pauvres, intellectuels ou manuels, citadins ou campagnards, tous se côtoient nu(e)s, dans le naturisme, sur un plan d’égalité. Chacun se montre tel qu’il est, sans le masque trompeur, et parfois hypocrite, du vêtement. D’autre part, que vous soyez maigrichon ou bedonnant, grand ou petit, jeune ou âgé(e), voire très jeune ou très âgé(e), chevelu ou chauve, poilu ou imberbe, valide ou handicapé, tous ces différents critères de la nature humaine sont oubliés par ceux qui vous regardent dès l’instant où vous êtes nu(e)s. Le nu est l’image même de la tolérance. Ce ne sont plus des voisins, des copains ou des amis que vous avez, ce sont des intimes ! Si vous n’avez jamais pratiqué le naturisme et si vous pensez que j’exagère, je vous invite à le pratiquer au moins une fois et nous en reparlerons. Vous serez étonné, j’en suis convaincu !
  D’après un serveur sur le Web, le naturisme moderne a débuté en France en 1778, mais il trouve ses réelles fondations au XX° siècle, plus précisément dans les années 20, sous l’impulsion de médecins hygiénistes, ainsi que d’adeptes à cet esprit précurseur d’un mode de vie plus sain, tels que Kiene De MONGEOT, libre-penseur et auteur, entre autres, de “L’abbé chez les nudistes” et de sa suite, “L’abbé chez les fous”, écrite en 1952, l’année de ma naissance. Ils avaient créé un terrain naturiste sur une île de la Seine. Les clubs se dénommaient, à cette époque, “La Gymnité” ou “L’élan Gymnique”. L’Allemagne est un peu plus précoce et le premier centre naturiste est créé par Paul Zimmerann à KLINGSBERG en 1903. Mais en 1933, Adolf HITLER considère le naturisme comme un danger menaçant la culture et la morales allemandes et il le fait interdire. Le pape Pie XI lui donne raison. Cette interdiction ne dure que 2 ans et les terrains sont rendus aux naturistes en échange d’une soumission totale au régime du führer (pour en savoir plus, voir le chapitre 1.4 de: Wikipedia ). En France, dans les années 40, sous l’impulsion d’Albert LECOQ, le nudisme, jusqu’alors élitiste, s’ouvre socialement et devient le naturisme. La nudité en est l’une des composantes essentielles.
  La nudité collective est, en elle-même, une éducation à un nouveau mode de comportement, aussi bien envers soi-même qu’envers ceux qui nous entourent. Le passage de la société standard et textile à la microsociété naturiste implique une rééducation qui s’effectue dans un laps de temps très court, vu le facteur déterminant de l’effet de groupe. Pour mon cas, il ne m’aura juste fallu que le temps de retirer mon slip ! La gymnité, le naturisme désormais, tel(le) que pratiqué(e) dorénavant dans les campings ou les centres, est apte à faciliter les contacts humains, en toute simplicité et tout à fait naturellement, ainsi qu’à susciter une convivialité plus sereine, plus amicale, voire plus altruiste.

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  Pas moins de 160 clubs et associations de naturistes existent en France et plus d’une centaine d’espaces naturistes de vacances font travailler 3.000 personnes en emplois directs et indirects. Un million et demi de gens pratiquent le naturisme en France, dont 52 % d’étrangers. Une enquête de l’IFOP a révélé, en 1993, que pas moins de onze millions de Français seraient prêts à tenter une expérience naturiste.

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  Le naturisme avait déjà commencé du temps d’Hippocrate, célèbre médecin dans l’antiquité grecque, et même père de la médecine (cf : le serment d’Hippocrate), qui a vécu de 460 à 356 avant Jésus Christ et qui l’avait, dirai-je, initialisé et recommandé tout autour du bassin méditerranéen. Sa devise était “primum non nocere !” que je vais traduire pour la même raison que cinq paragraphes plus haut: “avant tout, ne pas nuire !”.
  Le naturisme est avant tout une philosophie qui est loin de se résumer au simple fait de se dénuder, et ne doit pas être confondu avec le nudisme. Le nudisme, c’est ce que nous faisons chaque jour sous la douche ! Que ce soit dans sa salle de bains ou sur une plage déserte, à l’abri des regards, cela n’engage personne et ne remet rien en cause. Le naturisme, par contre, pousse la réflexion plus loin.
  La pratique du naturisme et l’anarchie ont bien des points communs et ont toujours fait bon ménage. C’est grâce à Cathy YTAK, anarchiste individualiste de dix ans ma cadette, qui participe avec Eric, son compagnon, à la gestion du site de L’Ephéméride Anarchiste, que j’ai pu apprendre pas mal de choses à propos de la nudité à travers les âges et à travers les pays. Cathy est écrivaine et traductrice du catalan. Elle a une vingtaine d’ouvrages à son actif. J’invite ceux qui voudraient en savoir plus à consulter leur site Ephéméride Anarchiste .
  Cathy nous parle d’Elisée RECLUS (1830-1905), géographe anarchiste, auteur de nombreux ouvrages sur le naturisme et l’anarchie, qui consacre quelques pages à la question des vêtements et de la nudité. Dans le livre qu’il écrivit en 1905, juste avant son décès, “L’homme et la terre“, qui s’étend sur 6 tomes et 4.000 pages, il nous parle des régions comme le Japon, où j’ai passé 2 semaines au cours de l’année 2000 et que je pense quand même connaître un peu, ou encore la Polynésie, dans lesquelles les hommes et les femmes ne se sentaient nullement obligés par les convenances de cacher leur nudité et qu’ils se baignaient nus, ensemble, à une époque récente. Il nous cite aussi Charles QUINT, né à GAND, en Belgique en l’an 1.500, et ses entrées dans la ville d’ANVERS toute proche, où les dames des plus nobles familles se disputaient l’honneur de paraître nues dans le cortège du maître. Ce sont les religions et la morale officielle qui n’approuvent pas ces écarts de la coutume et qui s’accommodent mieux des vêtements traditionnels qui, dans certains pays comme le Tyrol ou la Bretagne, recouvrent absolument tout le corps des femmes et en rendent les formes méconnaissables.

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   Le vêtement rend désirables les parties du corps qui sont dissimulées au regard et qui peut-être ne le seraient pas si on les voyait. Le vêtement donne du prix à des choses qui n’en ont pas, il fait travailler l’imagination et exaspère les désirs. Le vêtement rend les femmes jolies encore plus jolies et permet aux laides d’apparaître un peu moins laides.
  La Fédération Québecoise de naturisme nous dit également que la vérité du naturisme est de redonner sa juste place au corps, de découvrir le plaisir de vivre en harmonie avec la nature, ce qui est loin des clichés et des fantasmes. Cette pratique, dont la nudité n’est qu’une des composantes, se fonde sur une philosophie de vie prônant la tolérance, le respect de soi, des autres et de l’environnement. La pratique de la nudité est ce qui distingue ses adeptes par rapport aux autres mouvements de plein air et de loisirs. La nudité naturiste est collective, saine et naturelle. Elle se pratique dans la nature, elle est source de plaisir et procure un réel sentiment de liberté.

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  Cathy nous parle également d’un autre anarchiste, Gérard de LACAZE-DUTHIER, qui a écrit en 1927 : ” …le nu fait partie des revendications révolutionnaires les plus pressantes. Prétendre avoir le droit de se mettre nu quand bon vous semble et où bon vous semble, c’est faire acte d’insoumission et de révolte, du moment que l’autorité s’oppose à ce droit. Celui qui préconise le nu se met en dehors, non seulement de tous les codes des sociétés dites civilisées, mais également des préjugés les plus sots et des coutumes les plus ridicules… “.

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  Le nu finira peut-être par vaincre l’hostilité des moralistes et l’hypocrisie des religions. Un jour viendra certainement où il sera pratiqué sans contraintes, dans une société meilleure. Il y a 50 ans, personne n’aurait pensé que pratiquement toutes les femmes dévoileraient un jour leurs poitrines sur les plages… et pourtant ! Je suis certain qu’un jour elles enlèveront le bas. Mais ce jour est encore lointain car il faut que la mentalité humaine se transforme du tout au tout pour que le nudisme devienne réalité.
  Cathy nous rapporte également, dans un texte qu’elle a écrit avec Dominique PETIT, que s’il était courant de montrer ses seins en public au XV° siècle, malheur à celle qui, dans le même temps, aurait osé dévoiler une parcelle de cheville.
  D’après le Guide Mondial Naturiste 96/97, la France vient en tête, devant les U.S.A, en ce qui concerne la quantité de surface totale des domaines naturistes de plus de 100 ha. sur son territoire. Elle possédait, à cette époque 5 centres répondant à ce critère de surface, contre quatre aux U.S.A et un seul en Grande-Bretagne, ainsi qu’en Hongrie, en Espagne et au Brésil.
  Ayant quelques problèmes de comportement depuis l’hémiplégie qui a suivi le coma après l’accident du “Tour de France side-car” en Septembre 1987, notamment des problèmes d’élocution verbale et d’évolution pédestre, en plus de l’absence du goût, de l’odorat et de la sensation de la température ambiante, qui ne se voient pas, je redoute souvent de me montrer à des inconnus et je pense que la nudité m’a aidé. J’ai également quelques soucis physiques, dont ma chevelure clairsemée, eh bien j’oublie tout ça une fois à poil !

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  Le 3° MOTONAT, édition 2006, a réuni 22 motards et 18 motardes venu(e)s sur 20 motos solo et deux side-cars, dans le premier club de loisirs Naturiste d’île de France. Ce club est avant toute fondée sur la famille, le sport, la détente et les loisirs dans le cadre de l'éthique naturiste.
    Situé à 45 kms au sud de Paris (en Essonne 91), à quelques centaines de mètres de la N20, en pleine nature, le camping "Les Hespérides" s'étend sur une superficie de 3,5 hectares. En regardant le plan d’accès, je m’étonnais que ce camping naturiste soit situé en pleine ville, cependant la voie d’accès n’est pas une rue mais un petit chemin très cahoteux. Le camping dispose d'une infrastructure avec piscine, sauna, wc et sanitaires avec douches chaudes, éviers pour la vaisselle et bacs pour le linge.
  Le terrain comprend 37 emplacements caravanes et 32 bungalows à l'année ainsi que 8 emplacements de passage pour tente et caravane. Tous les emplacements sont équipés de bornes électriques et des fontaines d'eau potable sont à proximité des emplacements. Dans un endroit calme et de détente vous pourrez profiter de nombreuses activités, la piscine, le sauna, l'aquagym, la pétanque, le volley-ball, le badminton, le ping-pong...
  Les lieux de vie sont situés sur 3 niveaux sur quelques centaines de mètres, avec une très grande salle tout là-haut, et il grimpe fortement pour aller de l’un à l’autre.
  Le club organise, dans la bonne humeur, des repas, barbecues ainsi que de fréquentes animations, soirées dansantes (où l’on s’habille), rencontres jeunes, sculpture sur béton cellulaire, loto, concours de pétanque, de tarots, de badminton, cours de danse, etc...
  J’aimerais bien que tous les motards, déjà naturistes ou ayant envie de le devenir ou bien encore qui ont envie d’essayer cette pratique au moins une fois et ne pas mourir bête, contactent la famille GRAEFF afin de recevoir une invitation à la prochaine édition de MOTONAT, celle de 2008, qui aura lieu, encore une fois, dans un autre centre naturiste francilien, au début du mois de Septembre. J'ai raté l'édition 2007 à cause d'une défaillance de mon side-car, mais j'espère bien participer cette année et je vous le raconterai dans ce chapitre pour ne pas en créer un nouveau.
  ... à bientôt j’espère… et à poil !

P.S: l’édition 2013 de MOTONAT aura lieu dans un centre naturiste francilien, plus précisément dans le Val de Marne (94), les 6 et 7 Juillet prochains. J’ai fait l’impasse sur la dernière édition mais je compte bien être présent cette année. Il me déplairait fortement d’y aller encore une fois seul, alors toi qui me lis, si tu es une dame que l’expérience tenterait, et si tu habites la Picardie ou l’Île de France, je te propose de t’y emmener sur mon trike, en tout bien, tout honneur, juste pour garantir la parité des deux sexes. Contacte-moi sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..


Paul MEIGNEN

 

 

Après trente-sept années de circulation, la tête sous un casque, dont trente au guidon de mes trois side-cars, et après une vingtaine de ces dernières années qui ont suivi l'accident survenu lors du rallye “Tour de France side-car”, accident à la suite duquel Christiane, ma femme, et mes trois enfants, m’ont alors laissé rouler tout seul, j’ai décidé de cesser de circuler en side-car.

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Merci à Brigitte et Alain SEGUIN pour cette jolie photo prise lors de l'édition 2005 du "Jumbo-Run 86".

Toutefois, je voudrais continuer de rouler sur trois roues pour des raisons médicales. Ne vous méprenez pas, ce n’est pas mon médecin référent qui m’a prescrit une ordonnance me prescrivant l’obligation de rouler sur trois roues, mais c’est parce que depuis l’accident de 1987, j’ai de gros problèmes physiques dont parfois de soudaines pertes d’équilibre, malgré la prise quotidienne de médicaments palliant, entre autres, ce problème. Il m’arrive parfois de chuter en marchant et je me verrais mal avec une grosse routière solo, en particulier à l’arrêt aux feux rouges. Je serais probablement par terre fréquemment !
Après deux ans de cyclo (PEUGEOT 101), équipé de sacoches, avec lequel je faisais précisément 50 bornes, par tous les temps, le dimanche après-midi, l’hiver, ou le Lundi matin, au printemps et en automne, et autant le Samedi midi, pour me rendre de PLESSE (44) à l’internat du lycée technique de la Chauvinière, de NANTES, et en revenir, ce qui doit certainement et inconsciemment, forger un motard, durant les cinq années au cours desquelles j’ai roulé en solo, j’ai piloté une 175 MOTOCONFORT U23C, qui a remplacé le cyclo pour me rendre au lycée, puis une 250 DUCATI Mark 3, avec laquelle je suis allé étudier à PARIS en 1973. Je logeais à IVRY, et je prenais plaisir à m’offrir pratiquement chaque soir, un, voire des, tour(s) du périph’ (35 km), justement l’année de son inauguration, après son achèvement total, à des vitesses prohibées et en alternant les sens. Il y avait alors beaucoup moins de monde que de nos jours et pas encore de radars. Avec cette DUCATI, la seule moto de toutes celles que j’ai possédées, ou bien essayées, avec laquelle j’ai vraiment pris plaisir à pencher dans les virages, je suis parti travailler à SOISSONS l’année suivante, puis j’ai acheté une B.M.W R 60/5 que j’ai fini par atteler à un side-car G.E.P 601, en 1976, avant d’atteler une B.M.W R 90/6 et deux B.F.G 1300, à des side-cars POIRAUD de modèles différents (*).
Christiane, ma femme, et moi, avions rencontré Marc, le feu concepteur des side-cars portant son nom de POIRAUD, au rassemblement des “Eléphants”, sur le circuit allemand du Nürburgring, en 1978.
Nous avions eu notre premier side-car, en 1976, non pas, à l’instar de pas mal de motards, pour pouvoir emmener nos trois enfants avec nous, enfants que nous n’avions d’ailleurs pas encore, nous n’étions même pas mariés, mais juste pour transporter les très nombreux bagages de Christiane, car les deux sacoches arrière, la sacoche de réservoir, les deux sacoches latérales de réservoir ainsi que le top-case de notre B.M.W R 60/5 ont fini par ne plus suffire.
Les enfants nous ont ensuite suivi (ils n'ont pas vraiment eu le choix) et, en 1986, nous avons même été tous ensemble, Christiane, Franck (qui roule désormais sur une SUZUKI 1000 GSXR), Magali et Yann, qui avait un peu plus de 2 mois, à un rassemblement de side-cars à QUINSAC, près de BORDEAUX, à plus de 700 kms de chez nous, rassemblement au cours duquel Yann a remporté la coupe du plus jeune.

La solution pour rouler sur trois roues sans avoir de side-car est celle du trike, sous l’une de ses différentes formes, c’est à dire celle du trike classique avec moteur à l’arrière, ou celle du trike de type servicar, ou bien du type ”tilting” (inclinable) ou encore celle du trike inversé avec 2 roues à l’avant et une seule à l’arrière. Ces quatre types de véhicules à 3 roues symétriques font tous partie de la catégorie “tricycle motorisé” pour l’administration et peuvent se conduire indifféremment avec les permis A ou B. J’ai recherché sur le Net tout ce qui se rapportait au trike, sous toutes ses formes, et je vais vous rapporter le résultat de ces recherches. Je n’ai pas pu copier certaines photos pour cause de copyright, alors si vous voulez en voir et en savoir plus encore, je vous conseille déjà la visite de http://www.3wheelers.com, le site d’un Anglais, Elvis PAYNE, site qui contient 232 photos de véhicules à 3 roues symétriques, pour commencer, ou d’autres sites dont je vous donnerai les adresses au fur et à mesure. La différence entre le trike classique et le trike de type servicar réside dans la conception originelle. Soit on part d’un ensemble moteur-boîte-(pont parfois)-cardans-roues, le plus souvent, mais pas obligatoirement pour le moteur, d’origine automobile, placé à l’arrière du véhicule, qui nous fera obtenir un trike classique, soit on part d’une moto que l’on transforme en trois roues et l’engin devient un trike de type servicar, du nom donné par HARLEY-DAVIDSON au premier véhicule du genre que la société construisit à partir de 1932, et qui le fit pendant 41 ans, jusqu’en 1973. Le moteur, un 750 cm3, était au milieu puisqu’ils utilisaient des HARLEY 750 WL auxquelles ils transformaient l’arrière et plaçaient une grosse malle :

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Le trike HARLEY-DAVIDSON Servicar de 1932.

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Le trike HARLEY-DAVIDSON Servicar de 1964.

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Le trike HARLEY-DAVIDSON Servicar de 1973.

(*): comme je l'ai écrit plus haut, je n’ai jamais possédé de moto japonaise en 35 années de pratique, et paradoxalement, je me suis rendu au Japon au cours de l’année 2000. Mais, d’une part, ce n’était pas la route pour m’y rendre qui m’intéressait, mais juste le pays par lui-même ainsi que sa population, et d’autre part, ma B.F.G, n’étant pas homologuée pour rouler là-bas, j’aurais dû passer aux Mines en débarquant, pour environ 2.000 €. Il n'aurait d'ailleurs pas été certain qu’elle fût acceptée, car j'aurais dû lui installer un frein à main, obligatoire sur tous les side-cars là-bas, mais je ne l'ai su qu'une fois sur place. Je m’y suis finalement rendu par avion, onze heures de vol sans escale, et j’ai fait le tour du pays, par des moyens différents. J'ai fait ce tour en side-car, bien sûr, comme passager principalement mais une fois comme pilote, et aussi parfois en auto et en train, durant deux semaines, hébergé tous les deux jours chez des ami(e)s side-caristes différents. J’ai participé au rassemblement national annuel de “Japan Sidecar Club”, j’ai grimpé les pentes du Mont-Fuji, j’ai participé, à poil, à cinq ou six bains collectifs différents, j’ai fait du pousse-pousse, j’ai visité des usines HONDA et SUZUKI et j’ai écrit un petit livre d’une centaine de pages qui raconte cette aventure, livre illustré par une soixantaine de photos en couleur. Si le contenu et la présentation de ce site vous ont plu, vous devriez également apprécier ce livre, visible dans la rubrique "voyage au Japon".

Vous pourrez lire la critique qu’a fait Léo de MOTO-NET.com, le journal moto du web, à propos de mon livre sur :motonet
J'ai terminé mon texte, à la page précédente, en vous parlant du trike servicar. Aux U.S.A, ce trike servicar HARLEY-DAVIDSON était utilisé par les convoyeurs ou les coursiers de toutes sortes, ainsi que par les policiers américains qui, de la main droite et avec une craie au bout d’une tige, marquaient les pneus des autos mal stationnées et repassaient une heure après pour les verbaliser. Voyez, ci-dessous, cette photo d’un policier américain de la ville d’EVANSTON, à 20 km au nord de CHICAGO, dans l’état de l’Illinois, au centre-est des U.S.A, surpris en flagrant… travail.

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Les HARLEY-DAVIDSON ont encore servi de support pour réaliser des trikes plus récemment, tel ce modèle, de type servicar, dénommé Violator, appartenant à Renée NIJDAM, une motarde néerlandaise, trike construit par Rooie DRAAK, du Chopper Club Hollandais, engin qui a remporté le 1° prix de la catégorie trikes au 2° HARLEY & Co SHOW de BOCHUM (Allemagne), près de la frontière hollandaise, en 2005 (voir : ici).

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Le trike peut également résoudre de nombreux problèmes physiques ou matériels. Si vous hésitez à rouler sur une grosse moto en raison de votre petite taille ou de votre faible corpulence, si le poids de la moto à l’arrêt vous effraie, si vous êtes handicapés des jambes ou des bras, si vous voulez tracter une remorque ou une caravane en toute légalité, si vous voulez rouler à trois personnes sans vous mettre au side-car, ou bien si vous n’avez que le permis auto mais que vous aimeriez rouler ”les cheveux au vent”, le trike est une (voire la) solution. Je sens que ce véhicule va me plaire et vous ne pouvez imaginer le nombre de fois où j’ai déjà imaginé que je conduisais un trike, alors que j’étais en train de piloter mon attelage. Gilles LETONDOR, associé à Bruno SELLE dans la société DRAGON-BIKE, à SARRIANS (84), entre ORANGE et CARPENTRAS, dans le sud de la France, a été le premier, après quatre années de démarches, à homologuer un trike, en France, le premier Août 1997.
Le paradoxe est que c’est pourtant le premier type de véhicule routier, à moteur thermique, jamais construit de toute l’histoire terrestre, puisque le créateur de ce genre de véhicule n’est autre que Nicolas-Joseph CUGNOT, né le 25/09/1725 à VOID, ville située dans la Meuse, à 25 km à l’ouest de TOUL, en région Lorraine, une partie de la France qui était, à l’époque, indépendante depuis 1697, et qui n’est revenue à la France qu’en 1766 grâce au mariage de Louis XV avec la fille du duc de Lorraine, Marie LESZCZYNSKA. L'histoire de cette région est fort compliquée avec des annexions à la France ou à l'Allemagne au fil du temps, et si cette histoire vous intéressait, je vous conseille la visite d'un site culturel:
http://www.en-lorraine.com/histoire/histoire.htm.
C’est donc en France que CUGNOT a été le premier en effet qui, en 1769, imagina faire fonctionner un véhicule à 3 roues symétriques avec, comme moteur, la machine à vapeur, inventée quelques 82 années plus tôt par notre compatriote Denis PAPIN, né à BLOIS. Nicolas-Joseph CUGNOT était né dans une famille de cultivateurs et, après des études d’ingénieur militaire, il s’engagea dans l’armée autrichienne. Libéré de ses obligations militaires à l’âge de 38 ans, il reçoit une pension annuelle correspondant à une centaine d’Euros, en tant que récompense pour son invention d’un nouveau fusil.
Il édite plusieurs ouvrages à propos de l’art militaire et devient fort connu dans le milieu. Il finit par fabriquer une première maquette d’un engin à 3 roues, autonome, destiné à transporter un canon, en remplacement des chevaux des attelages de l’artillerie. On se souvient fort bien de Denis PAPIN, mais beaucoup moins de Nicolas CUGNOT. Le véhicule que ce dernier avait imaginé et construit avait bien deux roues à l’arrière et une à l’avant dans l’axe médian, mais l’utilisation de l’anglais n’était pas encore usitée et personne n’avait songé à l’appeler “trike”. Ce genre de véhicule s’appelait à l’époque un fardier, un mot moins joli dont le dico nous dit qu’il désignait un véhicule servant à transporter des fardeaux pesants. Une faiblesse de l’engin était qu’il était dépourvu de suspension. Mais à la vitesse avec laquelle il se déplaçait, c’eut été vraiment un luxe inutile ! En outre, cette suspension ne fut inventée que plus d’un siècle plus tard. Pour bien vous situer l’époque, je vous dirai que les contemporains de CUGNOT étaient, entre autres, Louis XV le Bien-Aimé, Louis XVI, Jeanne-Antoinette POISSON, plus connue sous le nom de la Pompadour et comme maîtresse de Louis XV, ou encore Napoléon-Bonaparte.
Au cours des 79 ans de son existence, CUGNOT connut tour à tour la monarchie, la Révolution, la première République, le Directoire, le Consulat et le premier Empire. Pas mal pour un seul homme, non ? Pour parler un peu technique et performances, je vous dirai que, pour laisser de la place aux canons transportés à l’arrière, le moteur, un monocylindre, était devant le véhicule et qu’il entraînait la roue avant par une roue à rochet et des cliquets. En somme, la première traction avant ! Le siège pouvait accueillir quatre personnes, la longueur du fardier était de 7,25 mètres, et la largeur de 2,19 m. Le poids à vide était de 2,8 tonnes, dont 2,4 sur la roue avant. Aucun risque de guidonnage ! Le problème principal était que le véhicule ne disposait pas de réserve d’eau, ni de bois, et qu’il fallait s’arrêter souvent pour refaire les pleins ! L’autonomie du fardier ne dépassait pas 15 minutes, soit moins d’un kilomètre, et il demandait autant de temps de chauffe avant de se mettre en branle.CUGNOT construisit un nouveau modèle et ce deuxième fardier avait un moteur de deux cylindres à haute pression et à simple effet (voir dessins ci-après). Les pistons étaient calés à 180°, c'est-à-dire que l’un est au point mort haut quand l’autre est au point mort bas. La cylindrée était de 62,68 litres (alésage de 325 mm et course de 378 mm). Nicolas avait, cette fois, pensé à la réserve de bois qui était sous le siège.

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La moitié inférieure du chaudron avant contenait le foyer dans lequel brûlait le bois et une trappe à l’avant en permettait le chargement. La moitié supérieure était la chaudière remplie d’eau et un tuyau amenait la vapeur aux cylindres. Le poids total en charge était de 4 à 5 tonnes et la vitesse est passée à six km/h. Il a même poussé une pointe à 9,5 km/h dans PARIS, en 1769. C’est la vitesse moyenne à laquelle les autobus se sont déplacés dans PARIS 200 ans plus tard. L’anticipation était quand même gigantesque !
CUGNOT présente son fardier au roi Louis XV, et à la cour, le 22 Avril 1770, dans le parc du Prince de CONTI, à VANVES. Malheureusement, lors de l’essai, Nicolas-Joseph percute un mur alors qu’il effectuait une marche arrière. Il est vrai que le véhicule était dépourvu de frein alors que le poids total en charge du fardier avoisinait les dix tonnes !
Toutefois, il est récompensé par l’octroi d’une prime de 22.000 livres. Compte tenu de la valeur de la livre à l’époque, en sachant que, d’après ma poissonnière, un saumon valait alors 7 livres, cette prime équivaudrait à environ 3.000 Euros de nos jours, soit environ deux briques pour ceux qui, comme moi, se rendent quand même mieux compte des valeurs en Francs !

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Nicolas-Joseph met alors en chantier un troisième modèle de son fardier. Le cahier des charges lui demande de pouvoir transporter une charge de 4 tonnes à une vitesse constante de 1.800 toises à l’heure. La toise valant 1,949 m., ça nous fait du 3,5 km/h.CUGNOT se retire en Belgique pendant la Révolution et son fardier est sauvé de la destruction par deux fois, d’abord en 1793 par un Comité Révolutionnaire, puis en 1797 par le Ministre DUBOIS-GRANCE.Il y aurait bien d’autre choses à dire à propos de Nicolas, mais pour ne pas surcharger mon texte et vous laisser un peu d’initiative si le sujet vous intéressait, je préfère vous renvoyer aux différents sites que votre moteur de recherche vous proposera sur Internet en tapant “fardier” ou “cugnot” comme sujet recherché. CUGNOT est décédé le 7 Octobre 1804, à PARIS, à l’âge de 79 ans.
Vers la fin du 19° siècle, Jules, Félix, Philippe, Albert De DION (c’est le même homme), un noble comte au compte aussi noble, s’associe à Georges BOUTON, qui fabriquait des locomotives à vapeur miniatures et, plus tard, à Armand TREPARDOUX, beau-frère de BOUTON, ingénieur des Arts et Métiers et spécialiste des chaudières à vaporisation instantanée. Mais comme seule la vapeur intéressait ce dernier, ce qui faisait bondir de rage De DION, Armand n’est pas resté longtemps dans la société et son nom ne fut jamais associé aux deux autres : De DION – BOUTON.
En 1887, ils créent le premier trike, appelé tricycle à l’époque, de la marque, mû par un moteur à explosion monocylindre de leur fabrication, de 330 cm3 de cylindrée, d’une puissance de ¾ de cheval, tournant à 2.000 trs/mn et fonctionnant au pétrole. Le premier modèle n’avait pas de frein et il fallait couper le moteur pour s’arrêter. Le passager prenait place sur une remorque et comme le contrôle antipollution n’était pas encore de mode, il respirait allégrement les gaz d’échappement du moteur placé juste devant lui. Vous en saurez plus en lisant l’article d’Eric FAVRE, publié le 29/12/02 sur le site GAZOLINE, consacré exclusivement à la voiture ancienne, site dont l’adresse est : ici.

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Ce tricycle De Dion-Bouton équipé de sa remorque date de 1899.

Un tricycle, équipé du même moteur, figurait sur le catalogue de l'année 1901 de la maison TERROT, basée à DIJON, au prix de 1.550,00 Francs. La fourche était un peu différente, ainsi que le positionnement du réservoir, mais on sentait une même approche dans la réalisation du véhicule. La société proposait une option “refroidissement par eau” pour 200,00 Francs de plus. Il y avait, sur le même catalogue, une version en quatre roues, l’ancêtre du quad très certainement, au prix de 2.100,00 Francs.

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Pour en revenir aux trikes actuels, j'appréciais moins, jusque-là, ces trikes, qui représentent la très grande majorité de ces véhicules, tels que les trikes américains, anglais, ou allemands, de marque TRIKETEC, BOOM, C.C.S, DEVIL’S, FECHT, FREEWAY, K.B.M, REWACO, EASY, W.K, O.Z, ROTH, A & M, CUSTOM, V.W, MIKADO, S.M.T, B.S.M, FECHT, W.S ou d’autres encore, la liste n’étant pas exhaustive car je ne prétends pas encore tout connaître, sur lesquels le pilote est assis comme dans une voiture. C'était parce qu'ils me rappelaient trop les choppers, non pas parce que le véhicule lui-même me déplaisait, mais parce que la philosophie de pas mal de ses adeptes, plus portés à frimer qu'à rouler, m'incommodait. Une participation à un rassemblement de trikes me fera recouvrer la raison.
En fait, j'avais rêvé d’un trike sur lequel le pilote est assis comme sur une moto. Il y a bien le trike E.M.L, mais il est mû par un moteur HONDA et ce n’est quand même pas à 54 ans que je vais m’acheter une première moto japonaise !

En parcourant le Web, j’ai pu découvrir une dizaine de marques de ”tilting” trikes, soit des trikes inclinables à la façon des motos (CARVER, DREAM TW, G.M, LANERA, MERCEDES, MICRO, TRACER, CALLEJA, Q.T, MICRO), mais l’on y est assis comme dans une voiture et pire, le guidon est remplacé par un volant. Si vous voulez les voir, je vous conseille la visite du site : ici.
Un ingénieur français qui travaille chez RENAULT, passionné par le 3 roues inclinables, ingénieur dont le nom est Philippe GIRARDI, gère un site dédié aux TTW (Tilting Three Wheels, soit 3 roues inclinables), site dont l’adresse est http://www.troisroues.com . Son site, disponible également en langue anglaise ou espagnole, est fortement illustré avec des vidéos de plusieurs véhicules. Une page est consacrée aux très nombreux dépôts de brevets relatifs aux TTW et une autre à ses propres dépôts, au nombre de cinq, faits sous le nom de P.G.I (Philippe Girardi Innovations). De nombreuses pages montrent les articles parus dans la presse spécialisée, à propos de ses inventions novatrices.
Une dizaine de courtes vidéos est consacrée aux trois roues inclinables sortis de son imagination, le Pulsar, le Torga et le Sweeler, un genre de trottinette à 3 roues, inclinable, mélange de ski, de roller et de skate. Vous en saurez plus sur le personnage en lisant le chapitre: "à propos de PGI", sur le site dont je vous répète l'adresse: http://www.troisroues.com.

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C’est exactement l’inverse, question positionnement des roues, que PIAGGO propose depuis l'été 2006, avec ce titling trike-scooter hybride que je vous montre ci-dessous, décliné en 2 versions, 125 et 250, pourvu de 3 freins à disque, dénommé pour l’instant X2 ou “tre ruote”, soit “3 roues”, en italien. Nous avons pu le voir lors d’un reportage dans un journal sur TF1, la veille de l’Ascension 2006.

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La tenue de route se trouve nettement améliorée dans les virages grâce à ces deux roues avant et, grâce à ses trois freins, le freinage est de 25 % supérieur à celui d’un scooter classique.
Patrick ROPERS a également construit un autre forum, dont il s’occupe, à propos de tous les trois roues, site dont l’adresse est ici. Vous trouverez sur ces 2 sites un très grand nombre de liens en rapport avec le trike.
Les trikes ou trikes de type servicar américains MOTORTRIKE, CHAMPION, LEHMAN, ULTIMATE, WACKEY, LEOLA, D.F.T ou LYCO pourraient peut-être me séduire, mais soit ils ne sont pas importés en France, soit ils sont mus par des moteurs HONDA ou SUZUKI, voire HARLEY ou TRIUMPH. C’est la même chose pour les trikes anglais BARON, RHINO, SmartRRRs ou TRIKESHOP.
Idem également pour le tri-car, un véhicule fait d’un assemblage de trike et de side-car, ainsi que le trike de type servicar, tous deux de marque HANNIGAN (voir photos ci-après), dont Dave et Anne, du même nom m’ont fait parvenir la documentation à propos de ces véhicules qu’ils fabriquent. En 1992, ils ont quitté le Canada pour s’installer à MURRAY, dans le Kentucky, état du centre est des U.S.A. Je vous conseille la visite de leur joli site : http://www.hannigantrikes.com.

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- Le tri-car HANNIGAN.

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- Le trike, de type servicar, HANNIGAN.

Par Internet, j’ai appris l’existence de la société anglaise GRINNALL qui fabrique, entre autres, des véhicules du type qui m’intéresse, avec des moteurs de B.M.W flat-twins (R 1150 R, R 1200, R 1200 C) ou encore TRIUMPH Rocket 3. Seulement, ces engins ne sont pas homologués en France et il aurait fallu passer le trike au Service des Mines avant de pouvoir rouler avec. J’ai toutefois demandé de la documentation à Mark GRINNALL et Julia CHERILL, sa secrétaire, me l’a envoyée rapidement. Je vous montre la photo de ces véhicules:

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Le prix du kit de transformation et du montage, ajouté au prix de la moto que vous devez fournir, est de 5.840 à 6.370 €, suivant la marque ou les options désirées. Vous en saurez plus sur : http://www.grinnallcars.com.

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La société GRINNALL est basée à HEIGHTINGTON, à 225 km au nord-ouest de LONDRES, soit à environ 580 km de chez moi. J’ai consulté Internet pendant des mois et des mois, recherchant tout ce qui se rapportait au trike et plus le temps passait, plus le trike me plaisait. Ce système de communication Internet est vraiment formidable et j’ai ainsi pu trouver un site soviétique : http://trike.biker.ru, dont la lecture m’a bien dépaysé, vu que je ne parle pas du tout le russe. Les photos qu’il propose vous dépaysent bien également.

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Sur le site il y a, par exemple, l’explication de la fabrication de ce trike que je vous montre ci-dessus, trike fait avec la moitié arrière et le moteur d’une WOLKSWAGEN Coccinelle. Je n’aurais vraiment jamais songé que ce genre de véhicule puisse être imaginé et fabriqué en Russie ! Le site propose également, à la page dénommée ДЕВЧАТА, de nombreuses photos en couleur de dames très, voire totalement, déshabillées, pour des suggestions de peintures perso. En feuilletant le site, vous trouverez aussi une page dénommée “7° floor”, qui n’est pas la traduction formelle, mais qui s’apparente peut-être à notre 7° ciel, et qui montre encore 76 photos de dames fort dénudées. J’ai tout autant été étonné du contenu parfois grivois de ce site russe !

Pour les internautes intéressés, j’ai trouvé également un site australien à propos du trike et dont l’adresse est : http://www.trikesaustralia.com.

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Je vous montre ci-dessus une photo tirée de ce site. Les plans de la caravane à 2 places, ainsi que tout le processus de fabrication, largement illustré par de nombreuses photos, sont disponibles sur le Web.

Si l’Australie vous attire, vous pourrez faire connaissance avec Garry & Doreen FLETCHER, un couple de passionnants Australiens. Les parents de Doreen, qui a teint ses cheveux en rouge, étaient tous deux atteint d’arthritisme, une version aigue d’arthrite, une affection articulaire. Durant 560 jours, Doreen et Garry ont parcouru 41.000 km autour de l’Australie, en huit étapes, à l’aide d’un trike qui tirait une caravane identique à celle dont je viens de parler, afin de recueillir 100.000 $ (plus de 83 briques) pour l’association dont ils s’occupent à propos de l’arthritisme.

Le départ de l’aventure a été donné le 23 Juin 2004, devant le Parlement australien, par le Premier Ministre, John HOWARD.

,La plus grosse partie de leur site est consacrée à cette maladie et à l’association qui lui est dédiée: http://www.trikearoundaustralia.com.au/.
Ce site est très riche en information et surtout en photos. Environ 2.920 photos sur les 3.000 sont consacrées à leur voyage à travers l’Australie, qui les a fait passer par 334 villes. 76 photos sont consacrées à des articles de journaux à propos du voyage, une soixantaine à la construction de leur trike, de A à Z. Vous en saurez plus sur Doreen et Garry, ce couple de grands-parents qui a une vie vraiment trépidante, allant jusqu’à se marier sur un jet ski. Après le Japon, au cours de l'an 2000, l'Australie pourrait bien être ma future grande destination.

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Les moteurs V8 équipent grand nombre de trikes aux U.S.A, en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Tel le trike de type servicar que je vous montre ci-après, trike mû par un moteur ROVER V8, accouplé à une boîte automatique, délivrant 220 CV, qui peut rouler à 225 km/h.

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Toujours en voyageant sur le Web, j’ai trouvé ce trike américain équipé également d’un V8, de marque CHEVROLET celui-ci, de 5,7 l. de cylindrée, dont Tom WALKERS, et son fils, fabriqueront 24 exemplaires en cette année 2006. Tom a baptisé l’engin du nom d’une panthère célèbre des dessins animés, pour exprimer le calme et l’agilité du véhicule. C’est son épouse, Cheeta, pardon… Chilita, qui pose dessus.

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Restons dans les V8, de marque CHEVROLET là, avec, cette fois, l’un des 3 modèles de LAS VEGAS TRIKES, modèles qui ont pour nom Thunder, Lightning ou Cyclone de, respectivement, 330, 425 et 525 chevaux.

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… ou celui-ci, dénommé : “The Extreme Machine” (quatre vidéos différentes à voir sur : http://theextrememachine.com, décliné en 4 versions, de 34.000 à 90.000 $ (soit plus de 80 briques !)

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… ou encore ce THUNDERBOLT, en photo ci-dessous, mû également par un V8 CHEVROLET, trike fabriqué à MINNEAPOLIS, dans le Minnesota :

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… ou le V8 POWER, à moteur ROVER V8, construit par DING BOB en Australie :

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… DING BOB construit également le Overlander, à moteur 4 cylindres, VOLKSWAGEN ou SUBARU :

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… pour continuer dans les V8, voici l’Ecstasy, fabriqué à CLARKSVILLE, aux U.S.A, dans l’Indiana :

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… ou ce trois roues néo-zélandais dont Bernadette et Noël vous proposent sa location pour visiter l’île sud de la Nouvelle-Zélande à partir de KAIKOURA, au nord-est de l’île sud du pays, sur la côte de l’océan pacifique.

Visitez: virtual-kaikoura.

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… ou celui-ci, de marque SUPERTRIKE, fabriqué à LAS CRUSAS, aux U.S.A, dans l’état du Nouveau Mexique, dont a publicité annonce : “Imaginez 249 chevaux entre vos jambes !”. (www.v-8trikes.com).

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… ou encore cet étonnant trike V8 vu à une compétition de dragsters, en Septembre 2005, à AVON-PARK, au sud de BIRMINGHAM, en Angleterre :

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Vous pourrez voir une page qui montre d’autres photos de ce trike, sous des angles variés, à l’adresse : www.bikerlifestyle.co.uk .

Pour rester dans les moteurs V8, je vous montre deux photos de l’Eliminator, considéré comme la DODGE Viper du trike, fabriqué par Mike FLEMING et Tim BYERS, à MESQUITE, dans le Nevada, état du centre ouest des U.S.A.

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Mike et Tim proclament qu’ils peuvent réaliser tout ce que le client a pu imaginer. Il faut bien sûr prévoir de payer la facture car le trike ci-dessus a été vendu 100.000 Dollars, environ 82.000 €, soit plus de 50 briques ! Retrouvez tous ces véhicules à moteur V8, et d’autres encore, sur : www.lvtrikes.com.

Toujours de l’insolite avec les engins toujours à trois roues, ci-dessous, de types radicalement opposés, mus par des HARLEY et que j’ai récupérés sur le serveur www.freebiker.net.

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Puis une réalisation un peu plus chiée :

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… ou bien celle d’un nostalgique de l’époque gallo-romaine:

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...ou encore celui d’un amateur de hamburgers :

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Après les V8 dont on a vu qu’ils étaient très utilisés, voici cette fois un V24, mais là on s’est dispensé de la place du passager, du porte-bagages et des sacoches :

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crédit photo : Patrice de Bruyne

Construit par Jay ORHBERG pour Georges BARRIS, ce trike dément, que je vous montre ci-dessus, est doté d'un moteur ALLISON V24 équipant les avions P51 Mustang; avec 27 litres de cylindrée et 3.000 chevaux en échappement libre, il fallait avoir la foi pour s'installer sur le siège en velours mauve. On le verra réapparaître plus tard, sans ses roues jumelées, à l'avant comme à l'arrière, et doté d'un aileron arrière.

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Georges BARRIS, surnommé “le roi du custom”, a également fait construire ce trike, ci-dessus, dénommé “Sidewinder”, qui passerait presque inaperçu s'il n'était équipé d'un moteur Buick 400 en aluminium, et à injection, de marque HILBORN, ainsi que de roues en magnésium de Boeing B-29. La transmission se fait à l'aide d'une double chaîne et le freinage par deux freins à disque et deux parachutes. La carrosserie est en fibre de verre et la peinture est due à Von Sol. Deux roues additionnelles, à l'arrière, empêchent le retournement à l'accélération. Cette construction de George BARRIS allie les suffrages de par son originalité unique au monde.

Toujours sur le Web, j’ai trouvé ce trike inversé, dont l’arrière est carrément une KAWASAKI ZRX 1100 qui pousse une coque monoplace avec deux roues devant :

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...ou encore ce modèle plus caréné qui se rapproche tout de même plus de l’auto que de la moto, si ce n’est la présence de sacoches à l’arrière. Si vous voulez en savoir plus au sujet de ce trike inversé et que l’anglais ne vous effraie pas, je vous conseille la visite de : reversetrike.com. Vous y verrez une dizaine de véhicules différents de ce type.

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Plus près de chez nous, un autre engin du même genre est le TRIKING de mes amis Daniel et Michelle BOUNEAU, de AMBOISE (37). Ce TRIKING est un véhicule à 3 roues, mû par un moteur MOTO-GUZZI, dans lequel j’ai pris place, aux côtés de Daniel, lors d’un rassemblement de side-cars à Saint-AMAND-en-PUISAYE (58). Pour une fois, je suis le plus chevelu ! Vous pouvez même voir mon side-car bleu en arrière plan de la photo. Ce TRIKING a été imaginé par Tony DIVEY, un amateur de véhicules MORGAN qui jugeait leur tarif prohibitif et qui voulut construire sa propre réplique, en 1978, à MARLINGFORD, près de NORWICH, dans le Norfolk britannique, à 180 km au nord-est de LONDRES. Le prototype fut surnommé “Old Lady” (vieille dame). Tony a monté dessus, tour à tour, des moteurs MOTO-GUZZI différents, du 850 au 1100, parvenant alors à un rapport poids/puissance équivalent à celui d’une FERRARI.

 
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MORGAN, dont l’idée première était de fabriquer une moto, sortit son premier véhicule à 3 roues en 1909. Il s’appelait “Runabout”, et il était mû par un moteur bicylindres PEUGEOT de 7 chevaux. L’Europe déjà ! Vous en saurez plus sur les MORGAN et autres véhicules du genre (DARMONT, B.S.A, SANDFORD, D’YRSAIN, AMILCAR, ROSENGART), dénommés “culs-pointus” par les amateurs, sur le site de l’Amicale Tricyclecariste de France : http://tricyclecaristes.free.fr. Vous en saurez plus sur le TRIKING et voir de très nombreuses photos copyrightées, toujours sur : http://www.3wheelers.com.

… pour continuer dans l’insolite, je vous montre ce trike pour son originalité qui tient plus à sa motorisation qu'à son dessin futuriste. En partenariat avec un certain BARRETT, il était animé par une petite turbine à essence pesant 23 kilos et fournissant près de 1000 chevaux. Il semble qu’il faille être pour le moins septique sur ces affirmations ou sur la durée d'utilisation... châssis tubulaire et carrosserie en polyester réduisent bien sûr le poids de l'ensemble à 385 kilos, mais quand même ! Le Turbo Sonic est actuellement à vendre au tarif de 80.000 $ U.S, au Canada, sans sa turbine "magique", que vous pouvez voir sur la 2° photo, celle-ci ayant été soi-disant volée...

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Récemment, B.M.W s’est penchée sur la question et a d’abord sorti ce véhicule à trois roues, un tilting trike, le C1, avec lequel le pilote, enfermé dans une coque, incline son corps dans les virages comme s’il roulait en solo.

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Les études sur le produit ont fini par aboutir à un nouveau véhicule dénommé “Clever” (“ingénieux” en français) et mon ami Roland CHATAGNON, de la fédération TRIKE-ATTITUDE, organisateur du rassemblement du même nom (5° édition en cette année 2006, dans le département de la Seine-et-Marne), m’a envoyé récemment une photo d’un proto B.M.W, de 230 cm3, qui fonctionne au gaz naturel:

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… et une autre du produit fini qui fait quand même plutôt voiture :

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Vous en saurez plus sur : http://carscoop.blogspot.com. Vous choisissez B.M.W dans la liste proposée et vous en aurez une autre contenant les adresses de sites qui traitent de ce “Clever”. VOLKSWAGEN a sorti ce trike inversé, en photo ci-dessous, le GX3 Concept, à l’occasion du dernier LOS ANGELES MOTOR SHOW, en Janvier 2006. On peut y monter un moteur V.W 1,6 l., 4 cylindres qui développe 125 cv. L’engin monte à 100 en 5,7 secondes et consomme 5,2 l/100 km. L’engin est réservé uniquement au marché américain pour l’instant et a été évalué à 14.000 Euros.

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L’armée n’est pas en reste puisque sur http://www.StangeMilitary.com j’ai trouvé ce trike blindé à chenilles. Le plus dur devait être de trouver un pilote dans le cas d’un conflit, à moins de le tirer au sort :

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Pour finir, je vous montre un trike issu d’un concours un peu fou. Les responsables du service Communication de CHRYSLER ont imaginé un concours sous le thème “What can you HEMI ?”. Il s’agissait d’un concours du véhicule le plus fou pouvant accueillir une motorisation HEMI, que l’on monte en général dans des véhicules CHRYSLER, JEEP ou DODGE.

Ce fabuleux moteur a été livré à la merci de la créativité ou de la folie des 360 Américains participants à cette opération. Parmi les finalistes, on retrouve des projets complètement délirants : snowboard, appareil musical, marchand de glace et autres engins rigoureusement inutiles. Tout comme celui du gagnant, Marcus BRAUN de VANCOUVER, et son “HEMI Trike” sorte de tricycle géant pour enfant mais équipé d’un V8, 5.7 l., de 340 chevaux quand même. Ce Canadien a donc vu son projet devenir réalité, reste à savoir si il tient la route et s’il sera homologué, mais vu la chasse de la fourche avant, il doit être dur de tourner le guidon !

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Toujours en voyageant sur le Net, et toujours aux Etats-Unis, j’ai trouvé un kit de type servicar pour bon nombre de marques et de modèles de motos (KAWASAKI, B.M.W K et R, HARLEY-DAVIDSON, MOTO-GUZZI, HONDA, SUZUKI et YAMAHA), de marque VOYAGER. Il s’agit d’un petit châssis comportant les 2 roues arrière et une attache pour remorque qui s’ajoute à la moto sans rien démonter. Deux attaches sont à fixer à la partie arrière basse du cadre de la moto, aux environs de l’axe du bras oscillant, et une partie, qui se termine par des trous oblongs ouverts, au bout de barres de suspension, se prend sur l’axe de roue arrière de la moto par emboîtement. La roue arrière de la moto est conservée, elle poursuit la motricité du véhicule, et vous avez une roue indépendante de chaque côté. Pour les vélos de jeunes enfants, le dispositif s’appelle des stabilisateurs.

Le site qui lui est consacré vous propose un petit film de onze minutes environ, avec les commentaires en anglais, film qui vous explique le pilotage d’un trois roues symétriques ainsi que le montage et le démontage du kit qui prend seulement quelques instants. La publicité, dont le titre est “Mild to wild in minutes” (“de doux à sauvage en peu de temps”), dit même que le montage ou le démontage ne prend que dix minutes, allez disons huit, tssss… cinq minutes et trente-trois secondes si vous êtes en pleine forme ! Qui dit mieux ? Vous pouvez ainsi faire du solo ou du trike, suivant le besoin, en conservant le même véhicule, et de passer de l’un à l’autre en très peu de temps. L’adresse de ce site est : http://www.mtcvoyager.com. Je vous montre ce kit :

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C’est en quelque sorte un retour aux sources car c’est la technique initiale utilisée par HARLEY-DAVIDSON, en 1932, au début des travaux sur son trike de type servicar, dont je vous ai parlé à la page 2, comme le montre cette photo:

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Le prix de ce kit-trike-servicar est de 4.095 Dollars et correspond à peu près à 3.500 €, soit environ 22.500,00 Francs. Je vous montre le kit une fois monté sur la moto :

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Pour terminer cette présentation de trikes ou de trikes de type servicar de tous horizons, tout en admettant que mon texte soit puisse être loin d’être exhaustif, je vous présente le trike-servicar-corbillard de la société JUSTIN à NASHVILLE, dans l’état américain du Michigan :

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Vous trouverez des compléments d’information, voire des offres de service ou des demandes de devis, sur:

http://www.buggy.com/motorcyclehearse.html.

Vous pourrez avoir également un complément d’informations sur l’autre modèle de trike-servicar-corbillard que je vous montre ci-dessous, celui de l’entreprise funéraire britannique de Mike WERNER, qui vit en Normandie, sur : www.motorbiker.org

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… ou encore ce modèle anglais tiré du site de l’entreprise funéraire TOMBSTONE (pierre tombale en français) : www.tombstonehearse.com .

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L’emplacement du moteur des trikes est passé de l’avant à l’arrière au fil du temps, pour des raisons pratiques ou économiques à chaque fois. Pour CUGNOT il était à l’avant pour laisser la place aux choses transportées à l’arrière.

Beaucoup de moteurs sont ensuite passé à l’arrière de nos jours, afin d’utiliser les groupes propulseurs des automobiles à traction avant modernes ou bien les ponts et les arbres de transmission des tractions arrière que propulsent des moteurs de moto.

En France, quelques importateurs font venir des trikes de l'étranger et des constructeurs réalisent des trikes de façon artisanale, mais deux principaux constructeurs sortent du lot, tels que LAZARETH et SIDE-BIKE. LAZARETH, que j’avais tout d’abord oublié à la construction de mon blog l’an dernier, est un préparateur auto-moto de ANNECY-le-VIEUX (74940). De la conception à la réalisation finale, l’Atelier LAZARETH AUTO-MOTO maîtrise toutes les opérations, du châssis à la motorisation, en passant par l’équipement, la tôlerie et la peinture. Lorsque le domaine technique nécessite un savoir-faire particulier et un outillage performant, la société met à contribution des artisans régionaux performants dans leur domaine. Ils promettent la réalisation de tout véhicule hors du commun en deux mois chrono. La maison fabrique également des quads, comme vous pourrez le lire dans le chapitre de ce site qui leur est consacré. Elle fabrique aussi des 4 roues et la spécialité du moment de la maison est une AUSTIN Mini dans laquelle est monté un moteur ROVER V8 de 200 Cv, pour la modique somme de 60.000 €.

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La motorisation, que ce soit pour le trike ou le quad, est le moteur de la YAMAHA R1. Bien sûr, le trike, comme le quad, est construit comme un café-racer et il ne possède ni sacoches, ni porte-bagages. Vous en saurez plus et verrez le véhicule en marche, sur : http://www.lazareth.org/.

C’est il y a quelques mois seulement, vers la fin de l’année 2005, que j’ai vu, sur le Web, le site de la société “SIDE-BIKE” qui propose le trike “Celtik” dans son catalogue. Personnellement, j’aurais préféré le dénommer “Triskel” (nom de l’emblème celtique à trois branches spiralées représentant l’eau, la terre et le feu), mais l’appellation “Celtik” du véhicule me convient également très bien, étant moi-même d’origine celte, puisque je suis né à GUEMENE-PENFAO, entre NAONED (NANTES) et ROAZHON (RENNES), en pays gallo, cette moitié orientale de la Bretagne où l'on parlait le Britton-Roman, et que j’ai vécu durant 21 ans à environ dix kilomètres plus au sud, au pays des trois clochers, puisque 2 bourgades avec église, Le DRESNY et Le COUDRAY, distantes de PLESSE de quatre kilomètres, lui sont rattachées. Vous pourrez même lire une légende qu’a écrite Dominique LEMAIRE à ce propos, dans une nouvelle, : ici.

Pendant une semaine, l’écrivain s'est installé dans un village différent pour y écrire une histoire. Le recueil regroupe quinze nouvelles, réalisées dans quatorze communes de Loire-Atlantique. Il est publié aux éditions “L’Harmattan”.

L’origine du nom de PLESSE est latine puisque c’est “plebs Sei” qui signifie “peuple de Sée”, du nom du château de Sée, résidence du dernier duc de Bretagne, Alain le Grand, château construit à PLESSE de 897 à 903. Il y a sept autres châteaux à PLESSE, sur cette commune qui est la seconde des plus étendues du département de la Loire-Atlantique, et qui a une superficie pratiquement identique à celle de PARIS, pour seulement 3.500 habitants, soit une densité de seulement 32 hab./km2 contre une densité de 20.164 à PARIS, ce qui fait que, à PLESSE, chaque habitant dispose de 630 fois plus d’espace autour de lui qu’un Parisien. PLESSE possède aussi de nombreuses grottes, églises, chapelles, calvaires (j’ai eu l’occasion de voir et revoir tous ces lieux lorsque j’étais enfant de chœur au début des années 60 et que l’abbé nous y emmenait en procession lors de certaines célébrations !), un menhir, et l’aumônerie de Rozay construite au XVI° siècle par le duc Arthur II (c’était mon 2° paragraphe culturel).

PLESSE est fort connu depuis quelques années pour ses illuminations de Noël et son parcours de 50 kilomètres qui propose 17 sites, aux thématiques variées, réalisés par ses habitants, sur le thème de l’illumination, voir : www.magic-blog.com.

Pour en revenir à la moto, ayant roulé pendant près de 300.000 km avec un moteur d’origine automobile, celui de la CITROËN G.S 1300 qui équipait mes deux B.F.G, ayant apprécié son comportement, son couple, son usage, sa fiabilité et son entretien, je me voyais mal revenir à un moteur de moto.

C’est justement un moteur d’origine automobile que “SIDE-BIKE” monte sur ses trikes “Celtik”, moteur que la société montait déjà sur les attelages “Zeus”, celui de la PEUGEOT 206 S 16, apparu au cours de l’année 2000. Bien sûr ce moteur a une cylindrée de 2.000 cm3, mais elle reste dans une progression logique dans les cylindrées des motos que j’ai précédemment possédées (175, 250, 600, 900 et 1300).

Ce moteur, qui a été monté ensuite sur la 307, est associé à une boîte semi-automatique du groupe P.S.A. Ce n’est plus là le pied gauche qui se lève ou s’abaisse pour faire fonctionner le sélecteur, mais le pouce droit qui appuie sur un bouton à droite du guidon pour monter les vitesses alors qu’elles se descendent avec le pouce gauche. Comme en Formule 1 ! C’est le progrès inévitable et dans le temps c’était avec un levier sur le côté du réservoir que l’on passait les vitesses ! Regretteriez-vous cette époque ? Bien sûr que non, il faut vivre avec son temps !

Si pour le “Zeus”, le moteur n’est pas dans l’axe milieu du véhicule puisqu’il est derrière les places assises du side-car, il l’est dans le trike qui est un véhicule absolument symétrique et qui peut donc, comme je l'ai dit à la première page, se conduire indifféremment avec les permis A ou B.

Le moteur de 2 litres, 16 soupapes, procure une puissance de 133 cv, et n’est pas concerné par la limitation à 100 cv des motos. Il a un couple phénoménal de 19,5 mkg. Il emmène la 206, de plus d’une tonne environ, à 204 km/h, je vous laisse calculer à combien il peut emmener un trike moitié moins lourd. Il consomme de 6,6 l. à 9,2 l. (route et ville) aux cent kilomètres sur la voiture, ce qui devrait permettre une autonomie de 400 à 600 km en trike, avec le réservoir de 39 litres. Du jamais vu en moto !

Le chiffre qui exprime la qualité d’un véhicule est sans nul doute le rapport poids/puissance. Ce chiffre donne la part de poids du véhicule qui est à la charge de chaque cheval. Plus le rapport poids/puissance est faible, moins de poids est à la charge de chaque cheval et donc plus le véhicule est performant, cela va de soi. Les motos sont mieux loties que les autos puisqu’elles disposent de moteurs de puissances comparables pour un poids bien évidemment moindre.
Pour vous donner des chiffres, une B.M.W K1200RS a un rapport poids/puissance de 2,92, une HONDA 1100 CBR affiche 2,23, une DUCATI GT 1000 atteint 2,02. La première moto a avoir eu un rapport poids/puissance inférieur à 1 est la KAWASAKI ZX10R : 175 cv pour 170 kg pour et même 184 cv avec l’air forcé, ce qui donne des chiffres de respectivement 0,971 et 0,923. La YAMAHA R1 d’origine affiche pile 1 avec 172 cv pour 172 kg et 180 cv avec l’air forcé, ce qui donne 0,955. Le record est détenu par la moto Y2K du film “TORQUE”, équipée d’une turbine ROLLS-ROYCE d’hélicoptère : 317 cv pour 208 kg, soit un rapport de 0,656. La PEUGEOT 206 S 16 détient un rapport poids/puissance de 8,6 et le “Celtik”, tenez-vous bien, possède un rapport poids/puissance de 4,13, soit mieux que la voiture B.M.W M3 !

Vous serez très certainement surpris, la première fois, comme je l’ai été moi-même, en voyant le pivotement des roues arrière lorsque l’engin bifurque à droite ou à gauche, puisque lorsque l’on tourne le guidon à droite pour tourner à droite, les roues arrière tournent vers la gauche, et inversement. C’est pour respecter le cercle généré par le virage car, si les roues arrière tournaient également à droite, le véhicule couperait tout simplement le virage. Je crois qu’un croquis sommaire vous aidera à mieux comprendre :

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Le “Celtik” a une esthétique fort particulière et ne plaira pas forcément à tout le monde. Par exemple, j’en connais déjà quelques-uns qui trouvent l’esthétique trop futuriste. C’était exactement le reproche que certains faisaient à l’époque de la sortie de la B.F.G. Moi, elle m’avait plu d’emblée et j’en ai possédé une durant plus de 25 ans.

Lorsque je m’étais rendu en Italie, en Septembre dernier, afin de participer au rassemblement de side-cars de SAN MARTINO IN RIO, tout près de chez mes ami(e)s Vittorio, Gabriella et Véronica CAJO, à près de 400 bornes de la frontière, j’avais fait étape chez “SIDE-BIKE”, à COLOMBE, dans l’Isère, afin de voir le “Celtik” de plus près. J’avais alors fait connaissance avec Daniel HENRY, qui était l'associé de Jean-Claude PERRIN à cette époque. J’avais également vu le “Celtik”, une fois encore, au dernier salon de la Porte de Versailles et Jean-Claude m’avait pris en photo avec mon appareil, alors que je m’étais installé aux commandes:

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N’ayant pas eu encore l’occasion de piloter un trike, c’est en toute humilité que je vous adresse ce texte et j’ai demandé à Alain RONDEAU, triker émérite du “Side-Car Club Français”, ainsi qu'aux personnes que je cite, de le corriger avant publication. Si j’avais l’occasion de piloter le “Celtik” d’ici peu, je vous ferai part de mon expérience sur ce même site.

Lors du week-end de la Pentecôte, j'ai participé au "Side-Biking" 2006, un rassemblement organisé conjointement par SIDE-BIKE et l'Office du Tourisme d'ORCIERES 1850, dans les Hautes-Alpes (05). J'ai pu voir à nouveau ce fabuleux véhicule, sans pouvoir l'essayer car l'assurance actuelle ne couvre que le personnel de la société SIDE-BIKE lors des essais pratiques. La différence notoire que j'ai pu voir avec le modèle vu au Salon est la présence d'un levier de sélection des vitesses sur la partie gauche du coffre cylindrique, mais il devrait prochainement être placé sur la partie plus basse derrière la jambe gauche. Vous pourrez en savoir plus, à propos du “Celtik”, sur le site de SIDE-BIKE, dont l'adresse est:

http://www.side-bike.com.

Toutefois, mes moyens financiers ne me permettant pas du tout d'acheter ce trike neuf pour l'instant, et les occasions étant quasi-inexistantes, j'ai pensé dans un premier temps me rabattre sur le modèle "Taifun" ("typhon" en allemand) de chez EASY-TRIKE, société allemande située à GÜNZBURG, près d'ULM, entre STUTTGART et MUNICH. Plus d'infos sur le site: http://www.easy-trike-france.com/.

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Ce trike est mû par un moteur PEUGEOT 16 soupapes, comme le "Celtik", mais en 1,6 litres au lieu de 2, soit 115 chevaux au lieu de 133. La boîte, de 5 vitesses et marche arrière, est manuelle à la main gauche, mais un modèle automatique est à l'étude.

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Il est importé par PROVENCE-TRIKE, 1 Avenue de l'Homme à la Fenêtre, Z.I La Valampe 13220 CHÂTEAUNEUF-les-MARTIGUES, tél: 04.42.41.49.87. Vous en saurez plus sur le site: http://www.provencetrike.com.

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Le truc intéressant est qu'un distributeur de la marque se situe à précisément moins de 40 kilomètres de chez moi, à ARCIS-le-PONSART (51), près de DORMANS, entre SOISSONS et REIMS. Le magasin, tenu par Olivier ELOI, porte le nom de TRIKE-EVASION 51 et l'adresse de son site est:
 http://www.trike-51-evasion.com.

  J’ai rendu visite à Olivier au mois d’Août dernier et, j’ai pu voir ce trike Taifun grâce à une occasion qu’il a en vente. Ce trike est rejeté par les purs et durs amateurs du genre, amateurs  qui ne conçoivent pas les trikes avec des moteurs d'origine automobile. Mais en ce qui me concerne, 300.000 kilomètres avec un moteur de voiture m’ont bien fait peser le pour et le contre.

   J’avais peur que ma petite taille m’handicape pour utiliser les pédales aux pieds et regarder au-dessus de la bulle du carénage, mais il n’en est rien.  La position de conduite est sympa et le grand guidon me convient parfaitement, la direction m’a d’ailleurs paru particulièrement douce.

   Quand aux pédales d’embrayage et de frein aux pieds, on peut régler leur position pour qu’elles tombent bien au bout des jambes, quelle que soit la longueur de celles-ci. Mais la position de conduite s’apparente finalement plus à celle d’une voiture anglaise avec  le passage des vitesses à la main gauche et ce trike pourrait être finalement dénommé “mautocyclette” !

  Mais le problème est le même que pour le Celtik, ces engins sont trop récents pour qu'il y ait des occasions dans mes prix (il n'y a pas que la moto dans la vie !).

 Comme vous pourrez le lire plus loin dans un paragraphe intitulé “dernière minute”, on m’a récemment fait le reproche d’avoir fait de la publicité pour SIDE-BIKE dans ce blog. Je m’insurge contre cette accusation et je le prouve ci-dessous. Il est certain que le nombre peu élevé de véhicules du type qui m’intéresse peut rendre mon texte quelque peu promotionnel, mais mon but est uniquement l’information.
 

  Afin de le prouver, et comme je vous le disais en première page, je vais vous parler d'une autre forme de trike sur lequel on est assis comme sur une moto, celle des trikes qui possèdent deux roues à l’avant et une à l’arrière, qui sont dénommés "trikes inversés". La motricité peut se faire soit par les roues avant, soit par la roue arrière, ce dernier exemple étant celui qui s’applique au trike “Spyder” de chez CAN-AM, appellation commerciale appartenant à la société B.R.P (BOMBARDIER Recreative Products), basée à VALCOURT, au Québec, province francophone du Canada. L'appellation CAN-AM provient certainement de la contraction de CANADA-AMERICA, le Canada étant situé sur le continent américain que nous aurions trop tendance à limiter aux seuls U.S.A.

  Le nom du véhicule est dérivé de "spider", un mot anglais qui signifie "araignée" et on ne saura jamais si l'appellation est due à la présence d'une telle arachnide dans la tête de ses concepteurs qui ont remplacé le "i" par un "y", sans que sa prononciation en anglais ne change, pour bien insister sur l'architecture du véhicule, en forme de Y, dont la publicité fait écho et qu'elle nomme "l'effet Y".

  Joseph-Armand BOMBARDIER a créé sa société en 1942, après avoir déposé un premier brevet de transmission pour autoneige en 1937 .

  B.R.P est une société phare dans la conception, le développement, la fabrication, la distribution et la commercialisation de véhicules récréatifs motorisés partout dans le monde. Le portefeuille de marques et de produits distribués par BOMBARDIER inclut SKI-DOO, LYNX, SEA-DOO, les moteurs marins hors-bords JOHNSON et EVINRUDE, des véhicules tout-terrains, des roadsters et les karts ROTAX.

 Les trikes CAN-AM sont mus par des moteurs autrichiens ROTAX, soit pour l’instant le 998 cc qui équipait jusqu'il y a peu les BUELL après l’abandon du moteur HARLEY-DAVIDSON. Il possède une architecture en V à 60° (45° chez HARLEY), contient deux arbres à cames en tête, des culasses en magnésium contenant chacune 4 soupapes, et est refroidi par eau. La puissance réelle est de 106 cv. La boîte de vitesses à 6 rapports est modifiée pour l’utilisation sur le trike, en remplaçant la 6° vitesse par une marche arrière. Le trike pourrait bientôt être équipé du nouveau moteur ROTAX de 1125 cc (V à 72°), de 144 cv, ramené à 106 cv pour la France, moteur qui équipe désormais les BUELL.

 J’ai pu voir avec un grand plaisir ce trike “Spyder” au Salon de la Porte de Versailles de PARIS, début Octobre 2007, salon que j’ai visité en compagnie de Jean-Jacques DURET, figure légendaire et emblématique du monde du side-car français. Jean-Jacques m’a même pris en photo alors que j’avais pris place sur l’engin et je vous montre un des clichés ci-dessous. Le trike “Spyder” était d’ailleurs présent sur plusieurs stands lors de ce Salon. 

 

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 Ce trike ne possède évidemment pas de capote, ne vous laissez donc pas berner par la publicité du stand situé à la gauche de l’engin, tout en haut de la photo ! Le coffre est situé à l’avant, entre les roues, et peut contenir jusqu’à 44 litres. En option, il existe un sac de voyage épousant parfaitement la forme géométrique de ce coffre. Parmi les autres options, il y a soit un pack Touring contenant, entre autres, une bâche de protection, un grand pare-brise, un porte-bagages, une prise 12 Volts, un dosseret passager, pour 1.708 €, ou bien un pack Sport contenant, entre autres, des jantes bi-ton en alu poli, des enjoliveurs de roues ou d’étrier de freins, ou encore une bulle sport pour 1.408 €. Il y a aussi des sacoches et un top-case, un kit audio, des poignées chauffantes au guidon pour le pilote et sur les poignées des sacoches pour le passager.

 L’électronique est fort présente dans ce trike, que ce soit pour contrôler la stabilité de l’engin, pour servodiriger la direction, pour gérer l’injection ainsi que l’anti-démarrage par une clé encodée. Il n’y a pas de poignée de frein avant, le freinage des trois roues n'est actionné que par la pédale au pied et est très puissant grâce à son a.b.s.

 La version RT comporte les sacoches et le top-case dans un ensemble de carrosserie qui recouvre tout l’arrière du trike (voir ci-après la photo d'un tel trike, peint d'une couleur que j'affectionne). Ce nouveau trike CAN-AM "Spyder" RT sera disponible en Janvier 2010 pour 20.990 € en version de base, et 26.499 € pour la version full-options. L’importateur se situe à AIX-en-PROVENCE, mais il m’a dit que c’était un lieu purement administratif et qu’ils ne voyaient jamais les trikes.
 

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 L’avantage de cette géométrie avec les deux roues devant est la tranquillité d’esprit car vous avez en permanence, sous vos yeux, la partie la plus large du véhicule et si l’avant passe, l’arrière passe forcément. La consommation moyenne est donnée pour 6,5 litres dans les divers essais et comme le réservoir contient 27 litres, l’autonomie est de plus de 400 kilomètres, du jamais vu non plus en moto !

Trois concessionnaires seulement existent actuellement en France pour le "Spyder", à LILLE, à PONTAULT-COMBAULT et à LIVRY-GARGAN, ce dernier s’appelant YELLOW MOTORS et siègeant à la même adresse que DUCATI-LIVRY. Mon ami Jean-Jacques DURET et moi-même avons essayé ce trike dernièrement, à notre retour du rassemblement des Millevaches, à cette dernière adresse proche de la Seine-et-Marne. Comme c'est Jean-Jacques qui a fait le chèque de caution, c'est tout naturellement qu'il a pris le guidon. La photo qui suit le montre sur le "Spyder" RS alors que Gersande, une charmante responsable commerciale, lui montre comment effectuer certains gestes, dont la marche arrière qui est toute particulière, dans la cour derrière le magasin et l'atelier. J'ai ensuite fait les mêmes manoeuvres à mon tour.

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Puis nous avons pris la route, Jean-Jacques aux commandes du "Spyder" et moi en passager. Cette situation de passager m'a séduit tant que nous sommes restés en ville, j'ai trouvé la selle confortable, mais lorsque nous avons pris la route, j'ai souffert terriblement et je vous jure que le mot est faible. Le trike n'était pas équipé du dosseret arrière et j'ai eu bien du mal à me tenir aux poignées situées de chaque côté, à l'arrière de la selle. Jean-Jacques m'a assuré après coup qu'il avait conduit normalement, mais moi, à l'arrière, j'ai été plusieurs fois à deux doigts de tout lâcher et d'abandonner le véhicule en marche tellement je souffrais pour rester sur la selle. Je dois toutefois avouer que je n'ai jamais possédé de moto à forte puissance alors que Jean-Jacques a déjà possédé une 1300 KAWA, ceci explique peut-être cela ! Les motos que j'ai possédées jusque-là n'ont jamais dépassé 70 chevaux et il me faudra fatalement un temps d'adaptation pour maîtriser ces 106 pur-sang !

Jean-Jacques voulait que je fasse le trajet pour rentrer, mais j'ai refusé car j'ai le souvenir de mes premiers tours de roue en side-car qui ont fini dans un arbre après 300 kilomètres. J'ai toutefois pris le guidon sur le parking d'un supermarché de CLAYE-SOUILLY, mais je n'ai fait que des huits sur des portions de 50 mètres de long. Je serais donc bien incapable de vous donner des impressions de conduite, excepté de vous dire tout de même que l'on sent bien la puissance du moteur ROTAX, que les manoeuvres à basse vitesse se passent très bien et que c'est un véhicule fort agréable à piloter.

Jean-Jacques a écrit ses impressions de pilote après cet essai et m'a autorisé à les publier sur mon site. Regardez bien les titres du sommaire.

Ci-dessous, je vous montre une photo du cadre, nu, et une photo qui montre une partie du personnel de chez YELLOW MOTORS et DUCATI-LIVRY, habillés eux, dessus et à côté d'un "Spyder" RT, soit au guidon Nathalie, directrice associée de l'enseigne lors de notre visite, derrière elle Gersande et debout Frédéric, chef d'atelier, qui ont accepté de poser pour nous.

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Depuis cet  essai, nous n'avons eu de cesse de consulter les annonces d'occasions de CAN-AM "Spyder", mais ça restait cher pour mes pauvres moyens. Les arnaques étant l'occupation permanente de quelques escrocs, nous en avons trouvé plusieurs, neufs, à environ 6.500 € sur un site de vente, mais on ne pouvait pas rencontrer le vendeur, ni même connaître son adresse et il fallait payer par mandat-cash à un transporteur qui vous livre gratuitement. Ce moyen de paiement est tout à fait anonyme, ne permet aucun recours et ressemble trop à une arnaque.

  Mais, miracle, au cours du mois de Mai 2010, Jean-Jacques a fait l’acquisition d’un Spyder d’occasion, avec moins de 9.000 kms à un prix raisonnable, trouvé sur LEBONCOIN et le mois suivant il en a découvert un autre pour moi sur un site spécialisé pour ce véhicule. Un motard belge vendait, pour de raisons de santé, un Spyder qui n’avait pas 2.000 kms, pour 13.000 €, plus cher que la cote argus, mais le faible kilométrage en est la raison. Vous en saurez plus dans d’autres chapitres de ce site.

  Avant de clore ce chapitre, j’aurais aimé vous parler d’un autre trike qui vient de sortir, le Taurus, produit par G.G, une marque dont je parle dans le chapitre consacré aux quads. C’est un modèle qui semble plus sportif que le Spyder et qui est mû par un moteur B.M.W 4 cylindres (de type K), de 1300 cc, avec une boîte 6 vitesses plus marche arrière, donné pour 220 km/h. Mais il vaut très cher, 43.490,00 €, plus de 2 fois le tarif du Spyder, autrement dit vous devriez avoir peu de chances d’en voir un d’ici peu. Son importateur est ERIKWAD à GUILBERVILLE, dans la Manche, entre VIRE et Saint-Lô. Vous en saurez plus en visitant http://www.erikwad.com/ .

... à bientôt donc, et sur autre chose j'espère que mon, j'allais dire "éternel" attelage B.F.G / POIRAUD que j'ai vendu en Juillet 2009, à 300.000 kilomètres, à un collectionneur savoyard.

 
Dernière minute: comme promis, je vous livre ci-dessous les commentaires qu'a fait un motard à propos de ce chapitre consacré aux trikes, mais par respect je ne vous communiquerai ni son nom ni son adresse:

 
 ... merci pour votre envoi...... mais nous ce que l'on aime avant tout c'est rouler en side car et je ne crois pas que Popaul ait fait beaucoup de kilomètres en trike car c'est un vrai et pur side cariste, donc son approbation pour un nouveau moyen de locomotion qui ne s'identifie ni a la moto ni au side est invalide. Il n'est pas vraiment la personne qu'il fallait choisir (même pour lui vendre son bouquin) pour mettre en valeur des quéqué marseillais qui roulent devant les bar les dimanches en trois roues".

 

C’est quand même fort mal me connaître puisque c’était justement pour lutter contre la publicité envahissante dans un certain journal de motards, écrit par ses lecteurs, que j’avais créé, en 1986, un petit journal pour side-caristes, prenant la suite de mon ami Jean-Jacques DURET qui publiait jusque-là un petit journal écrit à main levée et fabriqué de façon manuelle par photocopie, découpage et agrafage, dont le nom était "Side-cars on the road", vendu en échange de quelques timbres, et qui voulait en arrêter l'édition.

C’est également pour lutter contre la pub que certains ont voulu publier dans ce même petit journal que je l’ai abandonné, ainsi que le club qui le diffusait, pour créer un autre journal et un autre club, en 1992, avec des copains, dont Jean-Jacques.

C’est uniquement à titre d’information que je publie l’adresse du site de SIDE-BIKE, la seule marque commerciale dont je parlais à l'époque, et non pas à titre publicitaire. Jean-Claude PERRIN, que je connais depuis plus de vingt ans, qui ne m'a jamais encore eu comme client, va certainement bien rire en lisant ça !

Tous les trikes en photo dans mon site sont là à titre d’information, sans aucun but publicitaire. Si mon site génère des ventes, non seulement je ne toucherai pas un centime, mais je n’en tirerai aucun avantage.

Quant à l’information concernant mon livre, on n’est quand même jamais mieux servi que par soi-même, non ?

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En général, j’aime bien répondre à la provocation par la provocation, je vais donc en remettre une couche en signalant aux motard(e)s handicapé(e)s, se déplaçant en fauteuil, qu’ils peuvent continuer à faire de la moto grâce aux firmes TRIKEtec et WK qui proposent des aménagements, tels ces emplacements facilement accessibles pour loger un fauteuil que montrent les photos, et d’autres également, comme des sièges baquets avec ceinture ou encore freinage par levier à la main, ou par pédale au pied à droite ou à gauche. Vous pourrez découvrir tous ces aménagements sur la documentation, sur le net pour WK et sur papier pour TRIKEtec. Consulter ou demander sur :

http://www.m-plus.fr.

P.S: comprenez bien que ce site a été réalisé par un néophyte en la matière, qu'il est modifié pratiquement chaque jour qui passe, parfois pour modifier ou remplacer simplement un mot ou deux, et qu'il est agencé au fur et à mesure de mes connaissances. L'aboutissement parviendra lorsque j'aurai pu piloter un tel véhicule et que je vous aurai fait partager ce moment.

 



Paul MEIGNEN

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Ayant été très gravement blessé lors de la 7° édition du “Tour de France side-car”, en 1987, je voulais me replonger dans ce monde de la régularité et le “Dark-Dog-Moto-Tour” 2006 en a été l’occasion. De plus, son départ ayant lieu, pour la 4° fois, à REIMS, à environ 60 kilomètres de chez moi, il eut été dommage que je ne m’y rendisse pas.
Ce nouvel épisode de ma vie motocycliste débute en Juillet 2006, au rassemblement de side-cars dénommé “SIDE-BIKING”, organisé par le constructeur de side-cars SIDE-BIKE, à ORCIERES 1850, dans les Hautes-Alpes, à 770 km de chez moi. N’ayant plus pratiquement jamais lu aucune revue, hebdomadaire ou mensuelle, se rapportant à la moto depuis que j’avais créé, ou co-créé, les bulletins de liaison mensuels “SIDKAR”, pour l’A.S.F, puis “PRECESSION”, pour le “S.C.C.F”, je serais bien incapable de vous dire qui a gagné le titre mondial de vitesse moto, quelle que soit la cylindrée, depuis plus de 20 ans. J’en suis resté à Giacomo AGOSTINI, mon aîné de dix ans, à quelques jours près, à Phil READ ou encore à Barry SHEENE. Merci de ne pas rire ! Vous pensez bien que j’ignorais totalement l’existence de Fabienne MIGOUT, venue exposer sa machine de course au même “SIDE-BIKING”.
Ce nom de “Dark-Dog-Moto-Tour” est la nouvelle appellation du tour de France moto, en raison de son principal sponsor, DARK-DOG, une boisson gazeuse énergétique, à consommer avec modération, comme il est écrit sur les boîtes, en raison de sa teneur élevée en caféine, ainsi qu’en extraits de guarana, plante cultivée par les Indiens d’Amérique du Sud, qui contient également de la caféine.
La particularité du “Dark-Dog-Moto-Tour” est incontestablement son plateau hétérogène, formé de 260 pilotes, sélectionné(e)s parmi quelques 800 demandes d’engagement. Ce plateau est composé de pilotes de vitesse, de rallye ou d'endurance, voire d’enduro, internationaux et nationaux, mais également d’amateurs de tous horizons, du manoeuvre au chef d'entreprise et même d’un prêtre, cette année encore. Jean-François AUDRAIN, curé à HYÈRES, qui a déjà deux tours à son actif, fait partie du Team Bavaria B.M.W, composé de six autres pilotes, team que je vous montre ci-dessous :

Tous parcourent les routes de France dans un bon esprit de compétition, sur des motos de rallye, de tourisme, en side-car, en scooter ou encore sur des machines anciennes.
On a retrouvé la trace d’un tour de France moto, en 1954, mais les concurrents n’étaient alors pratiquement que des militaires et l’épreuve avait pour but de révéler les meilleurs pilotes pour disputer les rallies du championnat de France Inter-Police-Armée, ainsi que les rallies internationaux militaires qui avaient lieu à l’époque. Le “Tour de France”, tel qu’il existe de nos jours, avait été organisé la première fois en 1973 et avait vu la victoire de Alain RENOUF, sur KAWA. Ce rallye a cessé d’exister après l’édition de 1981, qui a vu une victoire de Jean-louis CHEVELLE, un policier rémois du Club Motocycliste de la Police Nationale, sur KAWA également.
La défection de plusieurs partenaires oblige la F.F.M à annuler le tour 1982 et l’épreuve ne survivra pas, jusqu’à ce que, vingt ans plus tard, Eric De SEYNES, Marc FONTAN et la F.F.M aient la bonne idée de remettre ça.
Le “Dark-Dog-Moto-Tour” (DDMT) est co-organisé par “Option-Organisation”, présidée par Eric De SEYNES, la F.C.M.P.N (Fédération des Clubs Motocyclistes de la Police Nationale) et la F.F.M (Fédération Français de Motocyclisme). Le directeur actuel de l’épreuve est Marc FONTAN, qui n’était pas encore né lors de la première édition de 1954. Il a remporté le “Tour de France moto” de 1976 grâce à nos impôts, en catégorie 250, sur une HONDA CB250 kaki (ce n’est pas le type mais la couleur) de l’armée, lors de son service militaire au 602° Régiment du Train, basé à MONTHLERY. Il a même brillamment fini 6° au classement scratch. Il a ensuite participé à la Coupe KAWA, qu’il a gagnée en 1977, puis à des Grand Prix mondiaux de vitesse, de 1978 à 1983 et il trouve sa consécration en endurance. Il est devenu champion du monde d’endurance et gagne les “24 Heures du Mans” en 1980. En 1984, lors de cette même épreuve, il fait équipe avec Guy BERTIN et Dominique SARRON sur une Honda officielle, mais un terrible accident met fin à sa carrière sportive. Un nerf du bras droit lui est arraché et il lui faudra deux années de rééducation. Pour en savoir plus sur Marc, consulter : www.bike70.com.
DARK-DOG a beaucoup misé sur la moto le même Marc FONTAN a créé, lors de l’ouverture du premier “Paris Moto Show”, au Bourget, fin Février 2006, le challenge “Dark Dog Academy”, qui est une filière destinée à détecter de jeunes talents dans le milieu moto et à leur permettre d’accéder au niveau mondial.

Fabienne devant courir ce rallye sur un “Zeus”, je m’étais fait grand plaisir à l’idée de la revoir à cette occasion. Après échange de quelques e-mails, dans le premier duquel elle débutait en me disant qu’elle se souvenait de moi comme quelqu’un au profil atypique, je me réjouissais de la revoir à REIMS.
Fabienne est la seule pilote féminine de side-car de l’épreuve. Les autres dames de la catégorie side-car du rallye sont passagères, dont Sylvie LACHAMBRE, qui court avec son mari, Gérard, le frère de William, organisateur du Jumbo-Limousin. Gérard et Sylvie ont remporté la catégorie side-cars lors de l’édition passée.
Les autres dames side-caristes ont pour nom Cathy RECH, Sylvie JEANDEMANGE, Maryline HUDON, Martine IACOBELLI, Brigitte BONNET et Valérie FERNANDEZ. Hormis ces dames, aucune autre n’est inscrite, en solo, dans la classe “experts”.
Par contre, cinq autres dames sont engagées sur des motos solos, en “Promotion”, en “Classic” ou en “V.I.P”, il s’agit de Barbara MARS, Agnès DUPUY, Véronique BELLEDENT, 2° féminine de l’épreuve l’an dernier et qui espère faire mieux cette fois, Evelyne COLOMBET, première dame classée au tour 2003, et Chantal DELPORTE.
Samedi 23 Septembre, me voilà arrivé en plein centre de REIMS, pas très loin de la gare, au parc des Basses-Promenades, où l’épreuve avait installé son camp de base pour trois jours. Un vaste parking visiteurs avait été aménagé dans son enceinte et j’y ai garé mon attelage. Dès l’arrivée, je me suis senti fort à mon aise dans cette ambiance particulière et j’ai regretté de ne pas avoir de compteur à mes jambes, car j’ai traversé l’espace dans tous les sens, maintes et maintes fois, sans d’ailleurs trouver le stand SIDE-BIKE.
Au travers de mes allées et venues dans le parc coureurs, j’ai pu voir le semi-remorque équipé de douches, qui proposera ses services à chaque étape aux coureurs et aux suiveurs de l’épreuve. J’ai également vu le stand dédié à Bruno BONHUIL, né à REIMS le 3/01/1960, pilote international de vitesse qui est décédé lors du warm-up du 52° Grand Prix de MACAO, le 19 Novembre 2005, alors qu’il pilotait sa Suzuki GSX-R 1000.
Bruno avait établi un record de vitesse à 205 km/h, avec une moto électrique, sur le circuit de GUEUX, à quelques kilomètres de REIMS, sur la route de SOISSONS, le 25 Juin 1996. Bruno participait au DDMT, il a même gagné la spéciale de JONCHERY en 2004, sur une VOXAN. Un hommage religieux à Bruno était programmé, sur le car-podium de l’armée de terre, le Samedi soir à 20H00.
Ce n’est qu’après m’être renseigné à la caravane de l’organisation que j’ai pu découvrir le camion SIDE-BIKE, au bout du parking moto des visiteurs, sans toutefois voir quiconque dans les alentours proches. Je n’ai pas pu voir le “Zeus” non plus parce qu’il était sous une bâche COROFI, l’importateur japonais, dans le parc fermé interdit au public, là où l’on gare les véhicules après qu’ils aient réussi leur examen de passage auprès des commissaires techniques. Cet examen se passe dans la remorque équipée d’informatique, dont le toit se soulève d’un côté, remorque installée dans un endroit qui juxtaposait le parc fermé, et que vous pouvez voir sur les photos.

Au centre, l’attelage YAMAHA / CHODA de Gérard et Sylvie LACHAMBRE… à droite, l’attelage SUZUKI 1100 GSXR "PANDA SPORT RALLYE” de Lionel PROUSTEAU et Eric BOINOT de “Motorhino” , un site qui ne se prend pas au sérieux.

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74 : Le SUZUKI 1000 GSXR / D.J Sport de Gilbert CHAVANT et Thierry BATAILLY
75 : Le KAWA / PANDA de Patrick PERRIER et Cathy RECH
76 : Le KAWA / CHODA de Bruno MARLIN et Sylvie JEANDEMANGE
77 : Le KAWA / “All by himself”, bien que la caisse ressemble à un G.E.P, de Samuel GACHE et Maryline HUDON

82 : Le HONDA CBR 1000F / BERINGER Orion de Georges CESANA et Brigitte BONNET.

Vers midi, je déjeune, avec le casse-croûte que j’avais apporté, près de la piste sur laquelle ULTIMATE-BURNING fait des démonstrations de burns et de stunts avec des motos et des scooters. Très belles démonstrations d’ailleurs qui ont perduré toute la journée. Juxtaposée à ce lieu se trouve une piste d’éducation routière pour les jeunes enfants, avec des mini-motos.
Lors de mes allées et venues, dans une allée dans laquelle je marchais, afin d’éviter un jeune homme qui arrivait face à moi, je fais un pas sur ma droite. Au même moment, il en fait un sur sa gauche qui nous remet face à face. Je fais alors un pas à gauche et il en fait autant sur sa droite. “Mon Dieu, pourvu qu’il ne me cherche pas querelle !”. Il s’adresse alors à moi et me dis : “Alors, Popaul, tu ne me reconnais pas ?”. Je n’ai pas le temps de chercher qu’il déballe son blase : “Je suis Morgan, le fils de Jean-Pierre et Muriel GOVIGNON !” (*). Cela doit faire pas mal d’années que je ne l’ai pas vu et heureusement que je n’ai pas dû trop vieillir, ce qui lui a permis de me reconnaître.
J’avais fait plus ample connaissance avec ses parents lors d’un rassemblement de side-cars organisé par mon ami Jean-Jacques DURET, au milieu des années 80, dans la Creuse. Christiane, mon épouse, m’a rappelé qu’il nous avait fallu décrocher plusieurs fois la remorque de notre side-car, dans lequel elle se trouvait avec nos 3 enfants, à l’approche de ce rassemblement hivernal, tant il y avait de neige sur la route.
Un des jeux du rassemblement était un concours de grimace. Jean-Pierre et Muriel, seule concurrente, ont fait ensemble la grimace de la mouche et de l’aviateur, mais j’avais demandé à Christian JEHANNO (devenu plus tard constructeur des side-cars C.J.S à LAVAU (44), dont le prototype du “Fox” avait été construit par Hervé RENARD, de qui je parlais au début de ce texte) de me dessiner des yeux, des cils, des sourcils, un nez et une bouche, avec un bouchon fumé, sur… mon postérieur.
Lorsque ce fut mon tour de faire la grimace, j’ai tourné le dos au public, j’ai baissé mon pantalon et j’ai gagné le concours. Jean-Pierre et Muriel ont fini 2° et ont gagné un pare-brise qu’ils furent obligés de monter sur leur attelage M.Z avant de quitter le rassemblement, faute de place dans le side qui contenait déjà le lit pliant, les couches et les biberons du dit Morgan. Comme le temps passe !
Morgan est en 5° et dernière année d’études d’ingénieur en mécanique automobile, à l’I.S.A.T de NEVERS, et lors de ses stages en entreprise afin de valider son mémoire, il avait travaillé pour TECMAS RACING TEAM, une société établie près de chez lui, à BOURGES. Il y travaille désormais pratiquement tous les week-ends lors de diverses compétions moto. C’est un travail que beaucoup lui envieraient certainement et qui doivent, comme moi, regretter d’avoir négligé leurs études !
Ce sont deux anciens pilotes moto, Michel AUGIZEAU et Joël BLAIN, qui ont créé cette société en 1990. Les 2 associés ont mis en place un concept étudié pour la compétition, de la préparation à la mise au point finale. Dès 1995, TECMAS est présente dans les championnats de France, d’Europe et du monde.
TECMAS a acquis une large expérience de la course en travaillant avec certains des meilleurs pilotes français, parmi lesquels : Adrien MORILLAS, Dominique SARRON, Gilles HUSSON, Régis LACONI, Olivier JACQUE ou Sébastien GIMBERT.
Aujourd’hui la société compte 12 collaborateurs et dispose de son propre pôle d’ingénieriste. Elle travaille sur la géométrie des trains avant en préparant un système qui permettra à la moto d’être à la fois maniable et stable.
Le sponsor de TECMAS est la chaîne d’hôtels-restaurants “Balladins” dont l’équipe a finalement pris le nom. Elle dispose d’un camion semi-remorque contenant garage, atelier, magasin de pièces détachées, cuisine et six personnes peuvent coucher dedans, au milieu de la remorque (voir photo). Il ne manque que les toilettes ! De grandes tentes se logent pliées à l’intérieur du camion, tentes qui abritent les motos dehors ou qui servent de réfectoire lorsqu’il le faut.
La chaîne d’hôtels-restaurants “Balladins” offre, chaque jour que dure l’épreuve, au premier pilote du classement scratch de la catégorie “experts”, un week-end de 2 jours, dans l’un des 160 établissements “Balladins”, et cette offre est valable un an.

J’ai rencontré bien d’autres personnes lors de cette journée, tel Michel LEPINETTE, qui travaillait à une époque comme représentant pour la manufacture d’outillage “LUX”, et qui offrait parfois, au club moto de SOISSONS, dont j’étais membre à la même époque (années 70-80), de nombreux lots. Michel, en retraite dorénavant, officiait pour la F.F.M lors du départ de ce rallye.
J’ai également rencontré mon ami Vital, Ducatiste fort connu du Soissonnais et qui ne roule plus à moto depuis le vol, à MULHOUSE, de sa DUCATI 888 Strada, alors qu’il se rendait au Grand Prix de vitesse moto de BRNO, en République Tchèque.
Lors de mon tour de parc, je vois un pilote qui finissait la préparation de son attelage KAWASAKI 1100 ZZR / B.C.S (Benoist Constructions Spéciales). En passant près de lui, il me gratifie d’un sourire et me lance : “Bonjour Monsieur MEIGNEN !”. Comme je n’avais pas l’air de le reconnaître, il ajoute : “Ne t’inquiète pas, je sais par où tu es passé et c’est normal que tu ne me reconnaisse pas ! Je suis Frédéric MENARD et nous avons fait quelques concentres ensemble dans le passé”.

Derniers branchements électriques par Frédéric…

Comme je vous le disais plus haut, près du parc fermé se trouve la remorque qui contient le banc d’essai de la F.F.M et qui mesure la puissance à la roue arrière des motos et qui ne les accepte à participer au rallye que si elles développent moins de cent chevaux. Ce banc d’essai est de marque FUCHS, une société de CASTELNAU-le-LEZ, en banlieue est de MONTPELLIER, société de référence dans ce domaine.
On entre la moto dans la remorque, on la stoppe lorsque la roue arrière se trouve sur un cylindre un peu plus large que le pneu, cylindre qu’elle fera tourner et qui est relié à l’électronique. La roue avant est prise en étau par des mâchoires qui la bloquent. L’officiel de la F.F.M monte les cinq vitesses et accélère copieusement. Les mesures s’affichent sur un écran d’ordinateur et le système délivre à chaque essai un papier indiquant la puissance mesurée, papier qui est remis au pilote.
Puisque je vous parle de la roue arrière, il n’y aura pas, cette fois, de bagarres entre marques question pneus, ou juste entre PIRELLI et METZELER, parce que premier cité a racheté le deuxième en 1986 et que seuls les pneus de ces deux marques du même groupe devront être obligatoirement montées. Ce règlement ne fait pas l’unanimité, notamment chez les coureurs sponsorisés par d’autres marques de pneu, mais le règlement, c’est le règlement !
Le contrôleur de la F.F.M est intransigeant, malgré un abord décontracté et fort avenant. Mais tous ceux dont la machine dépasse cent chevaux, ne serait-ce que d’un cheval, sont priés de travailler sur le moteur pour diminuer la puissance et sont invités à revenir plus tard. Inutile de vous dire que la puissance des moteurs peut être contrôlée tout au long de du rallye, notamment après chaque spéciale ou épreuve sur circuit, pour ceux qui ont réalisé les meilleurs temps et que l’on peut être mis hors course si on a fait des modifs après acceptation lors du dernier contrôle. Les side-cars ne pouvant pas entrer dans cette remorque, sont dispensés de ce contrôle. De toute façon, ce ne sont que les moteurs de motos qui sont limités à 100 chevaux et le “Zeus” possède un moteur de voiture… alors !

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Ce n’est que vers la fin de l’après-midi que j’ai enfin pu voir Fabienne, au moment où elle allait se rendre au stand SHOEI pour faire rembourrer le casque de Sébastien, son passager, car il nageait dedans. Après m’avoir embrassé, Fabienne me dit avoir reconnu mon attelage dans le parking des visiteurs ce matin et qu’elle avait prévenu son équipe de ma présence.
Puisque je parle de cette marque de casque SHOEI, il est à souligner que le distributeur a mis en place une offre avec 5O % de remise sur les modèles de casques 2006, à tous les engagés, pendant la durée de l’épreuve.
Pour en revenir à Fabienne, sa première moto de course a été une KAWASAKI 250 KR-1 et ses préférées sont désormais les grosses DUCATI. Elle exerce le métier d’éducateur sportif, nage beaucoup, courre, pédale, fait du karaté, elle est même ceinture noire (je vous aurai prévenus !) et de l’équitation.
Elle a débuté en compétition en Trophée Féminin et en 250 Promo. Dans son palmarès 2005, on peut noter sa 2° place à l’European Women’s Cup, ainsi que sa participation aux “24 Heures du MANS” et au championnat de France d’endurance.
En 2004, elle a été engagée en Coupe DUCATI (meilleur tour à MAGNY-COURS), elle a participé au Tourist Trophy et elle courut son 1er Bol d’Or.
J’espère qu’elle s’est assez entraînée à conduire un “Zeus”, qui doit toutefois être plus facile à conduire qu’un attelage classique. Pardon pour la comparaison et de me référer à une époque que j’ai bien connue, mais si on avait demandé à Mike HAILWOOD de piloter le basset de Max DEUBEL ou à Giaccomo AGOSTINI de conduire celui d’Helmut FATH ou celui de Klaus ENDERS, je doute que les premiers Grands Prix auraient été concluants, même si la rage de vaincre avait perduré.

Fabienne et Sébastien en action. Photos : www.esprit-racing.com

Au début, j’avais pensé prendre une chambre dans un hôtel, genre “Formule 1”, de REIMS, afin d’être sur place le Samedi et le Dimanche. Mais ayant appris que la première étape allait conduire les participants au circuit Carole, sur lequel ils (et elles) devaient faire 8 tours, soit 16,44 km, et qu’ils passaient par SOISSONS, de très bonne heure, pour s’y rendre, je suis rentré sagement chez moi après avoir vu Fabienne une dernière fois en la prévenant que je serai sur le parcours demain matin.
Dimanche, lever à cinq heures comme tous les jours et une heure plus tard, je suis dans la zone industrielle de SOISSONS, près d’un feu, sur la route de REIMS par laquelle arriveront les participants qui prendront une bretelle pour rejoindre la déviation de la RN2 qui les mènera au circuit Carole.
Le jour est à peine levé lorsque les premiers concurrents arrivent. Je m’étais mis près de mon side-car et pratiquement chacun me salue en passant, soit avec la main, par un signe de tête, un appel de phare ou un, voire des, coups de klaxon, comme l’a fait Fabienne. Il y en a même un qui s’est arrêté près de moi, croyant avoir à faire à un contrôle de passage.
Après avoir vu tous les sides, direction pour moi la boulangerie, comme chaque matin. La boulangère, Yvette MIZON, ne se souvenait plus avoir déjà vu mon attelage et, comme je suis le premier et le seul client, elle sort du magasin pour le regarder.
Je déjeune chez moi, puis je me rends à un endroit du parcours de liaison du retour, à quinze kilomètres au sud de SOISSONS, au carrefour de la D1 et de la D2, puisque les concurrents rejoignent REIMS par une route différente de celle prise à l’aller, en empruntant des routes secondaires, voire très secondaires pour certaines, avec une spéciale de 2,5 km à PEVY, au nord de JONCHERY-sur-VESLE (51).
L’épreuve sur le circuit Carole se terminant à 8H20 pour les experts, j’étais sur place à 9H00 et je me désespérais de ne pas les voir arriver, d’autant plus qu’une pancarte sur la route, par laquelle ils étaient censés arriver, indiquait que la route était barrée plus en avant, à Saint-REMY-BLANZY, village justement traversé par le rallye.

Le road-book au retour du circuit Carole… Photo : www.esprit-racing.com

Mais, à 9H15, une B.M.W GS immatriculée 78, ne comportant pas de numéro, arrive de par cette route, et son pilote me salue. Cette moto est suivie cinq minutes plus tard par 3 autres, une numérotée “00”, une autre “000” et une moto de la Police. Ouf ! Je suis sur la bonne route !
Je suis encore plus rassuré lorsque, à 9H45, passe la YAMAHA numéro 1 de Serge NUQUES, du M.C PAU, ex-enduriste et ex-pilote de super-motard, spécialiste de l’épreuve qu’il a remportée en 2004 et 2005, d’où son numéro 1. Serge a chuté à Carole, faute de n’avoir pu rétrograder après la perte de son sélecteur. Serge, qui me fait un signe au passage, est le vainqueur des deux dernières éditions du “Dark-Dog-Moto-Tour”.
J’ai même servi d’assistance lorsque Hervé RICORD, un B.M.Wiste du club “La Béluge” d’ANTIBES, s’est arrêté près de moi pour me demander un petit tournevis. Il me dit savoir que les side-caristes sont des gens très outillés, qu’il ne leur manque bien souvent que le poste à souder à l’arc, et il modifie l’assiette de sa suspension arrière, puis celle de l’avant, à l’aide de l’outil que je lui passe.
Il fait un soleil radieux ce matin, contrairement à ce qu’avait annoncé la météo. Un automobiliste du 92 s’arrête afin de demander si je n’étais pas en panne ! Merci l’ami !

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Les sacoches ne feraient pas très sport, aussi beaucoup ont des sacs à dos. J’en ai pourtant vu équipés de sacoches, certaines bien de travers, tout comme certaines plaques d’immatriculation, certainement à cause d’une chute sur le circuit Carole.
Les départs sont donnés toutes les deux minutes, mais certains en rattrapent d’autres devant et parfois ils passent à 5 ou 6 en même temps. Dans ce cas, le temps d’attente des concurrents suivants est rallongé.
Le premier side-car passe à onze heures. Les autres suivent peu après et Fabienne me gratifie de plusieurs coups de klaxon en passant, suivie par un autre “Zeus”, bleu, immatriculé en Moselle, sans numéro de dossard.

Tous ou presque, plus de 90 % certainement, me saluent d’un geste en passant. Il y a bien sûr des pilotes qui ne feront jamais un geste quelconque de leur vie, ils sont très certainement nés comme ça, d’autres sont trop concentrés sur la course pour être divertis à côté, mais ce signe distinctif de la gent motarde fait du bien en général à celui qui le reçoit.

Lionel PROUSTEAU et Eric BOINOT sur leur attelage SUZUKI / PANDA.

Le YAMAHA / CHODA de la famille LACHAMBRE, sans ses phares additionnels.

C’est plus d’un quart d’heure plus tard que commencent à passer les 147 motos des catégories ”Promotion”, des 43 de celle des “Classic”, puis celles des quelques “V.I.P”, ainsi qu’un side-car BERINGER qui avait dû se perdre ou bien avait eu des ennuis puisqu’il n’y avait aucun attelage inscrit dans ces trois dernières catégories, du moins jusqu’à présent puisque les side-cars qui seront déclassés par la suite pourront poursuivre en “V.I.P”, non classés, s’ils le veulent, ou s’ils le peuvent. J’étais stationné près d’un STOP et sur les 200 et quelques motos que j’ai vu passer, absolument toutes ont marqué le STOP, sauf … deux motards de la Police ! Et leur gyrophare n’était pas en service ! Qu’ils se rassurent, je n’ai pas relevé leurs numéros.
C’est là que j’ai cessé de regarder l’épreuve et comme j’ai oublié de demander à Fabienne si elle serait d’accord pour nous raconter la suite, après l’avoir vécue de l’intérieur, je vous recommande la visite de : http://moto-tour ou encore celle de http://www.esprit-racing.com, site dans lequel Fabienne raconte souvent ses courses. Ce dernier site est même plus complet car je pensais que Fabienne avait quitté le tour à CASTRES, en regardant le classement “moto-tour” sur lequel elle n’était plus, alors qu’elle figurait sur celui de “esprit-racing”, mais hors course, en classe “V.I.P”, non classé, après un ennui sur le châssis du “Zeus” qu’elle vous explique sur un e-mail qu’elle m’a adressé après l’épreuve : “On était 4ème en side-cars au classement le Mercredi matin, après prise en compte des spéciales de Mardi matin à MAGNY-COURS où nous avons eu respectivement les 3ème et 4 ème temps. Lors de la course d’ALBI, nous étions 5 ème jusqu'au 3 ème tour, en baston, quand une soudure d'un point d'ancrage a lâché au niveau du panier. La roue s'est alors écartée et le cardan s'est arraché.
Selon le règlement, nous avons été contraints à l'abandon en catégorie “experts” car il fallait plus de 30 minutes à mon équipe de choc pour réparer. Donc, nous n’avons pu continuer l'étape du Mercredi afin de réparer mais on a poursuivi dès le lendemain en classement VIP, non classés, catégorie où il y a eu jusqu’à 4 autres sides selon les jours.
On a plusieurs fois fait le meilleur temps des sides en VIP, et en comparant les chronos, on aurait pu finir le MOTO-TOUR sur le podium si nous n’avions pas cassé.
Voilà ! Le résultat est donc tout de même très positif et des projets pour 2007 sont même à l'étude…”.
Je suis content de voir que Fabienne ne soit pas découragée par cette mésaventure et j’en profite pour vous donner quelques renseignements à son propos. Elle est surnommée, outre-Manche, “Flying Piglet” (ce qui signifie, en anglais : petit cochon qui avionne), à cause de son sale caractère. J’ai pris ces renseignements sur son site http://fabienne-migout.esprit-racing.com/, et ne les lui ai pas demandés de visu : elle est née le 27 Août 1974, à La TRONCHE, dans l’Isère. Elle mesure 1,67 m., déclare avoir un poids variable (c’est bien une femme !) et être Vierge, de signe seulement, puisque maman de Matthew et de Lola qu’elle a eus avec son mari anglais dont elle a divorcé.

Je vous demande bien pardon de ne vous avoir parlé presque exclusivement que de la catégorie side-car ou de Fabienne, et je vais demander aux organisateurs s’ils accepteraient ma présence comme journaliste lors de la prochaine édition et demander si un constructeur de side-cars accepterait de me prêter un attelage pour une semaine car je vois mal ma B.F.G attelée, qui a plus de 200.000 km, faire le parcours, même en touriste ! Je pourrai ainsi vous donner des infos autres que les rébarbatifs classements. Mais, s’agissant d’une compétition, il est difficile d’y échapper !

Patrick PERRIER et Cathy RECH (KAWA/PANDA). Photo : http://www.esprit-racing.com/
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Ce sont quatre motos, non japonaises, je tiens à le souligner, et de quatre marques différentes qui se sont battues pour la victoire finale dans la catégorie “experts”. Denis BOUAN remporte l’épreuve sur une BUELL XB 12 S, Jehan d’ORGEIX finit 2° sur une TRIUMPH Daytona 675, Frédéric LEJEUNE, de Belgique, termine 3° sur une B.M.W R1200S et Philippe PINCHEDEZ finit 4° sur une DUCATI 998 S4RS, tous dans une poignée de secondes, moins de quinze exactement, après 3.091 kilomètres. C’est très certainement la limitation à 100 chevaux qui pénalise les motos japonaises !
Comme je l’ai dit plus haut, la limitation de puissance ne peut être, pour l’instant, appliquée aux side-cars, et le premier d’entre eux est un SUZUKI 1300 HAYABUSA attelé à un HECHARD, que je vous montre ci-après. Il finit 22° au scratch “experts” avec, Laurent GUILLET, comme pilote, et Johnny NIVET, comme passager. Ce sont 61 motos ou side-cars, de la catégorie “experts” qui ont fini l’épreuve sur 84 partants.

Le 2° side-car, un KAWA / CHODA, est celui de Bruno MARLIN et Sylvie JEANDEMANGE, 30° au scratch.
Les 3° sont Lionel PROUSTEAU et Eric BOINOT, 34° au scratch, les 4° sont Gilbert CHAVANT et Thierry BATAILLY, 36° au scratch, les 5° Frédéric MENARD et Martine IACOBELLI, 51° au scratch, les 6° sont l’équipage LACHAMBRE, 52° au scratch et les 7° classés sont Georges CESANA et Brigitte BONNET, 61° au scratch.

Denis Bouan et sa Buell. Photos : www.esprit-racing.com

Les motos japonaises se sont vengées dans les catégories “Promotion” et “Classic” avec les victoires respectives de Philippe ROUSSELIN, sur KAWASAKI et de Eric SARAFIS, sur YAMAHA. La catégorie “scooters” est remportée par le corse Michel MARCHINI (YAMAHA Tmax) qui finit 19° au scratch de la catégorie “Promotion”.
Chez les dames, c’est Véronique BELLEDENT, sur une TRIUMPH 1050 Speed Trip, qui arrive en tête, à la 42° place au scratch et qui a gagné 7 étapes sur 11. Elle voulait faire mieux que l’an dernier, comme je vous l’avais dit plus haut, et elle a réussi ! Elle est suivie de Evelyne COLOMBET, sur KAWA HP2 (91°), de Chantal DELPORTE, sur KAWA ZR (101°) et de Barbara MARS, dont c’était la première participation, sur B.M.W HP2 (138°).
Chez les dames en side-car, Sylvie JEANDEMANGE est 2° de la catégorie, sur KAWA / CHODA, Martine IACOBELLI, 5° sur KAWASAKI / B.C.S, Sylvie LACHAMBRE, 6° sur YAMAHA / CHODA, et Brigitte BONNET, 7° sur HONDA CBR 1000F / BERINGER.
Voilà le peu que je puisse vous dire à propos de ce fabuleux rallye cette année, j’espère en voir plus l’an prochain et je voudrais finir par donner un grand merci à Pascal BLEJEAN, administrateur de : www.esprit-racing.com qui m’a autorisé à joindre à mon texte des photos de son site.
D’après Marc FONTAN, qui qualifie ce rallye comme la plus belle course du monde, celle-ci pourrait bien devenir prochainement européenne avec un passage en Belgique et en Italie et pourquoi pas faire partie d’un championnat avec une épreuve dans divers pays d’Europe.
*: page 2, je vous parlais de "Momo" (Morgan GOVIGNON), eh bien Muriel, sa maman, m'a dit, au début du mois d'Avril, que "Momo" (21 ans) s'était engagé pour le prochain "Moto-Tour", sur une vieille B.M.W solo de 1979, kitée en 1000. Cette moto a participé dernièrement au "Bol d'Or Classic", à MAGNY-COURS, avec des pilotes plus expérimentés qui étaient managés par "Momo". Ils ont fini 12°, devant ARCUEIL !
P.S : sur : www.balladins.com, vous pourrez voir un film, à propos de Frédéric MOREIRA, lors des essais sur le circuit de La CHÂTRE. Frédéric a chuté dans la spéciale de JONCHERY-PEVY le premier jour, sur sa HONDA 600 CBR, et il a poursuivi en catégorie “V.I.P”, non classé.

Vous verrez également une vidéo à propos du champion du monde de boxe, Souleymane M’BAYE qui a fait le rallye sur le scooter n° 303 de l’équipe “Balladins”, en catégorie V.I.P également, vidéo réalisée par Antenne 2, le 1er Octobre.

Paul MEIGNEN.
 

    Comme pas mal de mes copains et copines side-caristes, je connais une famille japonaise, les KARASAWA, depuis plus de vingt ans. Ils roulent également en side-car et ils viennent en Europe environ tous les cinq ans. Lorsque Hajime, Teiko, Emily et Yui sont passés en France, en 1998, et que je les recevais à la maison, ils m’ont invité à me rendre au Japon et je ne me suis pas fait prier.

  Pendant près de deux ans je me suis attaché à me faire d’autres copains japonais sur Internet et c’est à près d’une vingtaine, à l’exception des amis cités plus haut qui habitent loin de là, qu’ils sont venus m’accueillir à l’aéroport de Narita, le 29 Avril 2000, comme vous pourrez le voir sur la photo ci-dessous.

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  Ils m’ont promené un peu partout, m’ont fait visiter tout un tas d’endroits particuliers, dont le Mont Fuji (voir ci-dessous la photo de couverture du livre que j'ai écrit), m’ont tous accueilli chez eux à tour de rôle, ce qui me fera pratiquement faire le tour du pays (plus de mille kilomètres) en side-car, auto, train, seul ou accompagné. J’ai vécu exactement comme eux pendant 15 jours, mangé comme eux les mêmes denrées, avec les mêmes ustensiles, et couché comme eux sur des futons. J’ai participé, à plusieurs reprises, à des séances de spas publics, ces espaces de détente, de relaxation et de ressourcement par l’eau, dans lesquels tout le monde est entièrement nu ensemble dans les mêmes salles et me suis exprimé exclusivement en anglais tout le long de mon séjour.

  J’ai pris de nombreuses photos et j’ai écrit au moins 50 pages de notes que j’ai retranscrites par ordinateur à mon retour. J’ai réalisé moi-même la mise en pages et la maquette de mon bouquin qui contient plus de 110 pages, ainsi qu’une cinquantaine de photos en couleur.

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          C’est Hervé DROUET, qui tient l'imprimerie GRAFIK située 40 Avenue de Reims 02200 SOISSONS, tél: 03.23.53.75.01, qui m’a réalisé l’impression des pages, mais il n’a pas procédé à leur assemblage. C’est moi qui le réalise manuellement, aidé parfois de copains, et qui pose la couverture. C’est donc un livre tout à fait artisanal, de sa conception à sa réalisation.

  C’est bien sûr grâce à la moto que j’ai eu cette expérience, mais elle tient relativement peu de place dans mon livre, si ce n'est la narration d'un rassemblement de side-cars auquel j'ai participé et celle des visites d'usines HONDA et SUZUKI. Je me suis surtout attaché à décrire le Japon et la façon de vivre de ses habitants. Je donne même un cours de japonais élémentaire et illustré à la fin de l’ouvrage.

  Je vous propose mon livre au prix de 10 Euros (plus 2 € de frais d’expédition) et vous pouvez aussi l’offrir à quelqu’un. Vous pouvez le commander en cliquant sur la couverture, dans le menu sur la gauche, un peu plus haut. Si j’en retire assez de bénéfices, je tenterai bientôt une autre expérience en Australie, où j’ai également des copains.



 

 

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  Ci-dessus, à gauche, je vous indique comment se situent la France et le Japon par rapport à l'équateur, à hauteur du 40° parallèle, et sur la droite je vous présente le chemin que j'ai parcouru au Japon, en auto de l'aéroport (1) à MITAKA-SHI (3), et en side-car jusque TATESHINA (4), puis YATSUGATAKE (5). Toujours en side-car, mais dans un autre, jusqu'à MORIYAMA (6), puis j'ai pris le train, seul, de KYOTO (7) jusqu'à HAMMAMATSU (8). Je suis remonté en side-car pour aller au mont FUJI (9) et dans une usine HONDA. J'ai repris le train, toujours seul, pour me rendre à SENDAI (11), où Hajime KARASAWA m'a emmené chez lui, à SAKUNAMI (12), en auto, puis retour à TOKYO (2) en train et Mamiko, qui m'attendait à la gare, m'a emmené chez Sumio et Akiko, à MITAKA-SHI, dans son auto.

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  Discussion, sur le parking de l'aéroport, avec Eigi TAKANO, sous son béret vert, juste derrière son attelage B.M.W R69S / BINGHAM.

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      Le premier soir, au restaurant de Eigi TAKANO. Nous trinquons... "Kanpaï" comme ils disent !

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  Avec Kubota TOSHIKAZU, sur un barrage hydraulique. Kubota roule sur un attelage KRAUSER Domani, il tient un cabinet d'architecture et est ceinture noire de karaté.

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  Avec Hiroko SHIMBA, sur le stand COROFI, nom de la société que tient son mari Takaaki et qui importe au Japon les side-cars SIDE-BIKE. J'ai revu Hiroko et Takaaki au SIDE-BIKING, au début du mois de Juin 2006, à ORCIERES (07).

 

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   Entre l'un des side-cars et la maison de Minoru MINAMIDE, président d'une société qui fabrique et importe du café. Minoru est tout à droite, près de Masami, sa fille, et de Tazuko, son épouse, alors que je suis près de Hideo, son gendre, sur la gauche.

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  Voyez ci-dessus la couverture du numéro de Janvier 1999 de "Kaigi", le bulletin de liaison de "Japan Sidecar Club". La photo a été prise par Christiane depuis notre balcon, à SOISSONS, en Octobre 1998. Hajime et Teiko sont avec moi sur le trottoir, alors que leurs filles, Emily et Yui sont sur mon attelage.
  La chose qui m'a le plus étonné au Japon est incontestablement la pratique des "SPA" (nom d'origine latine signifiant Sanitas Per Aqua = la santé par l'eau). A la différence du SPA occidental, souvent associé aux soins curatifs, au Japon il est traditionnellement un moment de détente et de relaxation avec des collègues de bureau, des amis, ou de la famille.
  Ces endroits sont fréquentés par tout un chacun, mais hommes et femmes dans des salles séparés. Chacun se déshabille complètement et s'en va profiter de systèmes conçus pour le bien-être, avec l'eau comme principal vecteur. Douches communes tout d'abord afin d'être propre pour la suite qui comporte des bains relaxants, des bains bouillonnants ou des jets d'eau très puissants. Je vous montre le SPA de TATESHINA, là où mes amis Sumio, Akiko et Maiko IKEDA ont une maison de campagne, SPA dans lequel ils m'ont emmené le 3 Mai 2000.

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  Les photos ci-dessus sont celles du document publicitaire du SPA de TATESHINA dans lequel je suis allé avec Sumio, Akiko et Maiko IKEDA, ainsi que Mamiko HANDO, Kin-Ya OMI et Ideki SHIMIZU, le Mercredi 3 Mai 2000. La photo du haut montre le bain relaxant et la photo du milieu le bain bouillonnant.
  Chacun ayant très envie de me faire découvrir cette pratique, ils m'ont emmené par trois fois en de tels lieux tout au long de mon périple, et j'ai vraiment fort apprécié ces endroits à chaque fois.
  Ces SPAS sont généralement installés à proximité des sources thermales, au nombre de 2.500 au Japon, les volcans y étant associés. Il y a même, depuis peu, un SPA réservé aux chiens, sur l'île artificielle d'ODAIBA, dans la baie de TOKYO.

  Mes amis japonais m’ont envoyé une cassette-vidéo qui montre l’intégralité du rassemblement de side-cars de YATSUGATAKE auquel j’ai participé. Franck, mon fils-informaticien est passé nous voir à la fin du mois d’Avril 2013, avant de se rendre à l’Île Maurice, il a numérisé le film et vous pourrez le visionner en cliquant sur ce lien : http://www.youtube.com/watch?v=b-ues4U1Xig. Ne vous inquiétez pas pour le son, il n’arrive qu’après une vingtaine de secondes. Ceux qui ne me connaissent pas pourront me voir au début du film, à 3'01" et à 3'32" puis plus tard où ils ou elles me reconnaîtront.

  J’ai narré mon séjour sur un livre mais le rassemblement ne tient que sur 12 pages sur les 110 du livre. Si vous voulez savoir ce que j’ai fait et vu le reste du temps, commandez mon livre avec le bon présent sur mon site. Pour le voir, cliquez sur “Commander mon livre”, au début de la page d’accueil, au dessus du titre “SRIWILS.COM”.
  Voilà, et comme on dit là-bas: soredewa mata oaishimasyou !


P.S: j'ai une passion pour la langue anglaise, au point de l'avoir utilisée, à l'insu de mon plein gré, comme aurait dit Richard VIRENQUE, lors de mon réveil du coma, après l'accident. Je voudrais traduire mon livre en anglais et j'aurais aimé connaître quelqu'un qui puisse le faire. Merci de me proposer ce service et de me dire ce qu'il me coûterait.
Popaul.

 

Préambule : bonjour Chère visiteuse ou Cher visiteur ! Vous l’avez certainement remarqué si vous venez souvent ici, mon site n’a pratiquement pas évolué depuis qu’il a dépassé les cent mille visites. Le problème était que je n’avais plus rien à vous raconter car je ne sortais plus depuis que j’avais échangé mon CAN-AM Spyder contre un MEGAPHONE Pionnier.
  Le Spyder me revenait beaucoup trop cher car les révisions doivent se faire tous les 5.000 kms et la facture était d’environ 250,00 € (1.600,00 Francs pour ceux à qui ça cause mieux, comme moi !) à chaque fois. On pourrait, certes, faire soi-même les vidanges, mais tous les réglages moteur se font à l’aide d’un micro et d’un logiciel approprié que seuls les concessionnaires possèdent.
  Le MEGAPHONE me revient beaucoup moins cher en entretien mais côté consommation c’est beaucoup trop, plus de 20 litres aux cents en ville alors qu’il ne consomme que 6,5 litres sur route. Mais la carburation est du type “à injection“ et c’est de l’hébreu pour moi. J’ai pris mon trike quelques temps pour me rendre au boulot chaque jour, et j’ai fini par abandonner car je devais faire le plein chaque semaine...
  Ce sursis m'a permis de narrer mon activité professionnelle, puisque je suis en retraite depuis le 1° Octobre 2015, à 63 ans révolus. Je me suis servi de mon site pour créer cet article, mais il n'est pas accessible depuis le sommaire du site et n'y figure pas. D'autre part, il n'y a pas de lien entre les deux. Si vous voulez le lire, l'adresse est: http://www.sriwils.com/prive (fin du préambule).

  Cher(e)s ami(e)s, amateurs ou pas de 3 roues, puisque certains thèmes de ce site, tels que mon voyage au Japon, ou encore mon rapport sur le naturisme, ne sont pas exclusivement réservés aux seuls motards, je vous souhaite la bienvenue sur ce qui a été pendant un an un simple blog et que mon fils aîné, Franck (SUZUKI 1000 GSXR) a transformé en site au mois de Mai 2008. Merci beaucoup Franck ! Du coup, j'ai profité d'une semaine de congés pour transférer l'ensemble de ma prose du blog vers le site.

Lorsque Franck m'avait construit le blog, au mois de Mars 2007, je lui avais ajouté un compteur de connections, mais il s'incrémentait très discrètement, en tout cas pas tant que j'avais espéré. Devant le peu d'intérêt que mon blog semblait susciter j'avais même pensé le laisser tomber. Mais Franck m'a édité un résumé des accès qui a donné de tout autres chiffres. Le compteur du site ne bougeait guère des 1.500 connections alors qu'en réalité, ce sont 6.119 accès qui ont eu lieu en un an, avec jusqu'à 40 visites par jour début Mai. Après refonte du site et quelques problèmes de compteur qui s'incrémentait à chaque ouverture d'un chapitre, Franck a muté le site d'un hébergeur gratuit à un autre payant et a remis le compteur à jour. Celui-ci s'incrémente désormais normalement, une fois, à votre première visite du jour et il ne tient pas comptes des autres visites de la journée. Le nombre de connexions aura plus que doublé lors de la deuxième année de service en dépassant largement les 15.000 visites. Et là, je vous demanderai de respirer fort car la phrase suivante est très longue !

  Après 33 ans de pratique du side-car en 42 ans de permis moto… après une longue vie associative dans quelques clubs de motos (Moto-Club de l'Isac, Union Motocycliste de SOISSONS, Moto-Club B.F.G) ou de side-cars, que j'ai créés avec différents potes (Amicale Side-cariste de France, Side-Car Club Français), ainsi qu’au sein d’une ligue régionale de la Fédération Française de Motocyclisme, la Ligue de Champagne, en qualité de président de la commission de tourisme (excusez du peu), à la fin des années 70…
...après la disparition du bulletin “Sidecars on the road”, de mon ami Jean-Jacques DURET, qui a été le premier, ne l’oublions pas, à créer un petit bulletin, indépendant et sans publicité, pour side-caristes, petit bulletin qu'il écrivait à main levée, qu'il photocopiait et qu'il envoyait aux abonnés en échange de quelques timbres…
...après la création personnelle d’un autre petit bulletin écrit par ses lecteurs (SIDKAR), que j’ai rédigé afin de remplacer le premier cité, ainsi que celle d’une association au même moment (A.S.F) pour que ledit petit bulletin soit celui d’un club et non pas une affaire commerciale…


...après un très grave accident lors du “Tour de France side-car”, en 1987, rallye auquel je participais comme passager d’un ami, Hervé RENARD, afin d’en narrer le déroulement dans ledit petit bulletin et promouvoir le side “Fox” (renard en anglais) qu’avait construit Hervé, dont il venait de confier la fabrication et le commerce à Christian JEHANNO, accident au cours duquel Hervé a disparu et qui m’a valu quelques mois de coma (*)…
...après la création, avec 5 ou 6 potes, d’un nouveau bulletin (PRECESSION), dont j'ai été le premier rédacteur, et d'un nouveau club (Side-Car Club Français) lorsque certains (j’ai les noms !) ont voulu publier de la publicité dans SIDKAR et gagner de l’argent avec mon travail bénévole…
...après un voyage de 2 semaines au Japon au cours de l’an 2000 alors que je n'ai jamais possédé de moto japonaise (voir la photo ci-dessous qui a été prise à mon arrivée à l'aéroport de NARITA) …

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...après avoir roulé en side-car, absolument seul, durant les presque 20 années qui ont suivi l'accident...
...après avoir réalisé que le side-car ne m'était plus d'aucune utilité, hormis celle d'avoir 3 roues qui contribuent à sa stabilité et à mon équilibre précaire, nécessaire faculté qu'une moto solo ne pourrrait désormais plus m'apporter...

...après tout ça...

...j'ai décidé de cesser de rouler en side-car, de m'offrir le trike de mes rêves, et de réaliser un site, sur le Web, à propos de ces genres de véhicules particuliers que sont les side-cars, les trikes ou les quads.
Ce support télématique est celui d'une nouvelle forme moderne de communication écrite, forme plus pratique, moins lourde, plus rapide, moins contraignante, plus ludique, plus conviviale et moins onéreuse que le support papier. De plus, vous bénéficierez de la couleur pour les photos, ce qui est hors de prix pour un journal sur papier, et je peux en mettre autant que je veux sans que cela me coûte plus.


Je vous présente, pour l’instant, des textes que j’ai moi-même écrits, mais il y a de la place pour tout le monde à l’intérieur de mon site. Il vous suffira de me transmettre par le web, par disquette ou par c.d, et uniquement par ces moyens, vos textes et vos photos. J'indiquerai alors le nom des auteurs à la suite des titres. Ne comptez pas avoir de nouveaux textes chaque jour qui passe, mais venez faire un tour de temps en temps pour voir les titres du sommaire.
Dans ce site, vous trouverez des textes qui ont déjà été publiés dans un bulletin de club, d'une part parce que vous n'étiez pas forcément abonné(e) à ce bulletin et, d'autre part, pour vous montrer d'autre photos que celles déjà publiées. Enfin, ce sera un très bon exercice pour me familiariser avec la gestion de ce site sur lequel je travaille quotidiennement, pour changer une tournure de phrase, voire mettre un mot à la place d'un autre.
Je me réserve le droit de publier ou pas votre prose ou de la modifier, avec votre accord, si, de mon avis, certains termes pouvaient porter atteinte à autrui.


Je ne sais pas encore si j'aurai les moyens, le temps ou la faculté, de créer et de gérer une page "Calendrier" ou "Petites Annonces" et je suis à l'écoute de votre attente. Je voudrais surtout garder le côté "amateur" de ce blog et ne pas en faire quelque chose par trop professionnel. Pour publier votre petite annonce, vous cliquez sur la photo du véhicule, au-dessous de là où il est écrit "Petites annonces", vous inscrivez un nom et un mot de passe, aléatoires tous les deux, mais qu'il vous faudra retenir pour venir supprimer l'annonce le moment voulu. Il va de soi que je veillerai à ce qui y sera écrit et que je supprimerai tout ce qui n'a pas de rapport avec notre passion commune ou tout ce qui pourrait nuire à l'esprit du site. Votre annonce paraîtra pendant un mois puis vous recevrez un message quotidiennement pour prolonger l'annonce en cliquant sur un lien, sans quoi elle sera détruite automatiquement.

Je vous propose aussi un échange de liens avec votre site ou votre blog, si je ne l'ai pas déjà mis dans la liste des liens, au-dessus de mon propre attelage sur le bandeau de l'accueil. En cas de problème ou bien pour me contacter quelles que soient les raisons, vous pouvez m'écrire à cette adresse: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Mon site s’adresse principalement aux passionnés de 3 roues en général (exceptés bien sûr ceux des engins de travaux publics ou agricoles), pour être plus précis aux amateurs de side-cars ou de trikes, voire de quatre roues lorsqu'il s'agit de quads. Il ne vous aura certainement pas échappé que sa dénomination est une succincte façon d'écrire la phonétique de “three wheels” (prononcer “sriwils”), les mots anglais signifiant “trois roues”. J’avais d’ailleurs déjà pratiqué pareillement pour le premier bulletin, avec la phonétique de “side-car”, mais cette fois, j’ai pris la précaution d’enregistrer le nom de domaine de mon site chez GANDI, 6° prestataire européen, et leader français, de gestion noms de domaine (plus de 500.000 noms de domaine gérés dans 198 pays), afin de ne pas me le faire subtiliser ! 

   Personne ne m’a jamais fait de réflexion incongrue (merci à tous et à toutes), mais ne possédant plus de side-car depuis 4 ans et roulant dorénavant sur un trike, il me faut reconnaître que ma présence dans les R.S.C.F est quelque peu discutable désormais avec ce nouveau véhicule qui possède pourtant trois roues, d’autant plus que je m’y rendais absolument seul depuis plus de 20 ans alors que le sigle R.S.C.F désigne un Rassemblement de Side-Car Familial.

   De plus, les deux dernières manifestations pour side-cars auxquelles j’ai participé m’ont profondément déçu ! Dans l’une, créée à l’origine pour promener, à bord de side-cars, les élèves d’une classe d’école primaire dans laquelle l’instituteur est motard, les side-cars sont désormais très minoritaires (5 % pas plus) au milieu d’une horde de motos solo du coin et c’est leur fête annuelle ! Dans l’autre, un rassemblement, j’ai vu au moins 5 camping-cars venus avec le side-car sur une remorque et l’un d’eux a même remporté une coupe, lors de la remise des prix, pour avoir amené le plus vieux side-car ! Je crois que le monde du side-car est en train de se saborder et j’ai vraiment moins de regrets d’être passé au trike.

   Je ne sais pas encore ce qui m’attend parmi les trikeurs, mais je m’investirai certainement moins que je ne l’avais fait pour les side-cars. De toute façon, désormais, avec mon site, je suis indépendant ! Faute de sorties à vous narrer, je vous propose des vidéos que nous avions réalisées, Christiane et moi, à la fin des années 70.

   Christiane a fait numériser dernièrement des films Super 8 qui encombraient une armoire et une bonne partie de ceux-ci sont consacrés à la moto. Franck, notre fils aîné, dont pas mal doivent se souvenir l’avoir vu dans les R.S.C.F, de 1981 à 1987, a voulu insérer un film Super 8 numérisé sur mon site, mais il a dépassé la quantité d'espace admise par l'hébergeur qui a fini par radier l'hébergement de mon site. Franck est informaticien et c’est lui qui avait construit mon site de A à Z, chez lui à MONTPELLIER, avant qu'il ne déménage à BREST d'où est originaire sa compagne Violaine. Comme il dispose désormais du matériel nécessaire, il héberge dorénavant mon site.

   J’ai demandé à Franck de mettre d’abord sur Youtube une séquence qui montre ce que nous avions filmé lors du rassemblement mythique des Eléphants, en 1976, où Christiane et moi y étions allés en B.M.W R60/5 solo, sous la neige. Franck s'est mis à la tâche et pouvez désormais visionner ce film, qui dure un peu moins de 10 minutes, en cliquant, à la fin du sommaire, sur le titre intitulé "Souvenirs... souvenirs...".

   Toujours dans cette même rubrique, un deuxième film montre un side-car cross officiel organisé par le club affilié à la F.F.M dont nous faisions partie à l’époque, c'est-à-dire l’Union Motocycliste de SOISSONS, et d'autres films montrent le même rassemblement des “Eléphants” de l’année suivante (1977), en side-car mais avec beaucoup moins neige, ainsi que celui de La CHAUX-de-FONDS, en Suisse, et d’autres encore dans des départements limitrophes de l'Aisne, c'est à dire la Somme et l'Oise.

   Franck a mis également sur le site le film relatif au rassemblement japonais auquel j'ai participé et qui dure près d'une heure. Le lien pour le consulter est à la fin du chapitre intitulé "Mon voyage au Japon".

  Longue route sur trois roues, qu'importe là où elles se trouvent, voire quatre si un guidon remplace le volant, et à très bientôt peut-être…

*: ce site m'a déjà apporté une grande joie car il a été découvert par hasard, mi-Janvier 2009, par celui qui nous suivait, avec le side-car n°66, lorsque nous avons eu accident, Hervé et moi, lors du "Tour de France side-car", le 13 Septembre 1987.
Gérard LEMARCHAND est secouriste et il m'a prodigué les premiers soins, en me faisant, entre autres, un massage cardiaque et en me désobstruant les voies respiratoires. Sans lui, vous ne pourriez peut-être pas me lire ce jour. Merci beaucoup Gérard ! Il organise, avec sa compagne, Sabine, des balades ou des initiations au quad sur un vaste terrain de 54 ha. dans le triangle Le MANS-ALENÇON-MAYENNE, plus précisément à Saint-PAUL-le-GAULTIER.
Pour en savoir plus, je vous conseille la visite de son site: [url=http://lagrandesavane.free.fr] .

Paul MEIGNEN, alias “Popaul”…
 

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