Bertoux

Hivernale du BERTOUX 2009
  
   Bien que je redoutais d’avoir à me servir prochainement de mon attelage qui approche les 200.000 kilomètres pour la moto et 300.000 pour le side-car, il était quand même indispensable, voire obligatoire, que je me rendisse au rassemblement du BERTOUX, une hivernale privée organisée en Bretagne, les 14 et 15 Mars 2009, par mon petit frère side-cariste Yvonnick, petit frère (par l’âge) dont je suis le parrain. C’était une bonne occasion pour voir aussi un autre petit frère, Mikaël, qui roule désormais sur la B.M.W R80 RT qu’avait possédé Yvonnick un temps, ainsi qu’un troisième petit frère, Gaël, passionné lui par la compète automobile, comme l’était mon commissaire de papa, et de voir également Marcelle, ma belle-maman, passionnée par tout ce qui roule, quel que soit le nombre des roues ! Pour en revenir à Gaël, vous n’aurez qu’à taper “gaël meignen” dans votre moteur de recherche et vous verrez plus de 60 sites relatifs à mon petit frère. C’était enfin l’occasion de rencontrer Patricia, la nouvelle compagne d’Yvonnick, qu’il voulait tant me présenter !
  Me voilà parti de SOISSONS, le Samedi 14 Mars, à 8H20, pour MASSERAC, commune de 584 habitants, frontalière avec le département de l’Ille-et-Vilaine que la Vilaine sépare, commune située à 60 kms au sud de RENNES et à 70 au nord de NANTES. Je n’avais pas fait quinze kilomètres que la voiture qui me suivait d’assez loin fait des appels de phare. Mais je suis sur une quatre voies, était-ce pour moi, était-ce pour quelqu’un d’en face ?
  Après trente kilomètres, un doute m’habite ! Ai-je resserré le bouchon de remplissage de mon pont hier soir, après la mise à niveau ? Je m’arrête, je descends de moto et je vois que le couvercle de ma sacoche gauche a disparu. Voilà certainement la raison des appels de phare. Pas question que je fasse demi-tour puisque la sacoche était vide et  que je n’ai rien pu perdre. De plus, j'ai bien fait quinze kilomètres depuis, une voiture qui me suivait a certainement roulé dessus, et de toute façon j’ai le moule pour en fabriquer un autre ! D’autre part, je suis rassuré, le bouchon de mon pont est bien serré !
  Je repars et un peu plus loin c’est le thermomètre d’huile du moteur qui part en zone rouge. Je m’arrête et ne vois rien de particulier, je pose même instinctivement ma main sur le moteur, en oubliant que je ne ressens plus physiquement la chaleur ! C’était certainement un problème électrique, d’autant que le compte-tours manifestait en même temps des signes d’affolement ! Je repars et cette fois c’est désormais sur trois cylindres que mon moteur tourne. J’en connais quelques-uns qui auraient certainement fait demi-tour bien avant d’avoir eu ce dernier problème, mais je continue !
  Après un passage près de PARIS, sur l’A86, après trois pleins et 530 kms réels, dont 373 d’autoroute, j’arrive à MASSERAC, sur l’aire municipale de camping, en plein bourg. Je suis accueilli par Yvonnick et la charmante Patricia, avec qui le courant est tout de suite passé. Mikaël est aussi là, avec sa B.M.W, lui qui habite à quelques kilomètres, dans le département de l’Ille-et-Vilaine tout proche.
  Quelques mots sur ce bourg de MASSERAC qui  a été construit sur des marécages par Saint-Benoît, un moine grec, au IX° siècle.
   Benoît, issu d’une illustre famille, est né à PATRAS, capitale de la région d’Achaïe, une ancienne région de la Grèce antique, située au nord-ouest de la péninsule du Péloponnèse, au sud de la Grèce. Il quitte la Grèce par bateau, en 812, avec sa sœur Avenia, ainsi que neuf compagnons et il débarque à NANTES après avoir remonté la Loire. L’évêque Alain les présente au Duc de Bretagne qui leur concède le territoire de MACERAC, comme on l’écrivait à l’époque. Benoît laisse sa sœur dans un monastère nantais de vierges (j’en vois qui rêvent !) et fait édifier à MACERAC dix petites cellules pour lui et ses neuf compagnons. Ce seront les prémices d’une abbaye et d’un oratoire régis selon les principes de Saint-Colomban. Je ne vais pas tout vous dire ici, j’en connais que ça n’intéresserait certainement pas, mais je conseille à ceux qui voudraient approfondir le sujet et connaître ces pieux principes, de visiter les sites proposés en tapant “règles de saint-colomban” sur leur moteur de recherche.
   C’est dans ces cellules que tous vécurent, dans la solitude, la foi et le travail. Le nom de MACERAC, devenu plus tard MASSERAC, provient de la contraction du nom propre latin MACINIUS et du suffixe “acum” qui signifie lieu d’habitation (vous pouvez me croire, j’ai fait du Latin au collège !). Ce devait être, en quelque sorte, le lieu où habitait un certain MACINIUS, bien avant que Benoît ne s’y installe.
  Benoît décède le premier jour d’Octobre 845 et son corps repose dans l’oratoire de l’abbaye de REDON. La paroisse catholique de MASSERAC demeure indépendante jusqu’en 897, année où elle est offerte par Alain Le GRAND, Roi de Bretagne, à ces moines de l’abbaye de REDON en remerciement des prières qu’ils ont faites à Dieu pour la guérison de son fils.
  Ces moines, enfin leurs successeurs, firent don à la commune de MASSERAC, en 1615, de vertèbres et de quelques côtes de Saint-Benoît et d’une portion du crâne de sa sœur, Avénie, qui a également été canonisée. Ces restes humains reposent dans les vestiges d’une chapelle construite au 11° siècle et restaurée au 17°, au fond du cimetière. Fin du paragraphe culturel ! Mais rassurez-vous, il y en aura d’autres !
  Tout ça pour vous dire que je revendique, moi qui suis né à GUEMENE-PENFAO, que le département de la Loire-Atlantique soit rattaché à la Bretagne dont il partage l’histoire. Le château des Ducs de Bretagne, dans lequel est née et a grandi Anne de Bretagne, est quand même à NANTES et il y a, entre autres, un dolmen à demi brisé, ainsi que 8 menhirs dans le hameau de Montnoël, à MASSERAC, comme il y en a des quantités dans tout le département ! Ce rattachement sera peut-être bientôt chose faite, car un espoir m’a été donné récemment par l’ancien ministre Edouard BALLADUR qui souhaite une répartition différente de certains départements à l’intérieur des régions, bien que j'en regrette les raisons purement politiciennes.
  De 1969 à 1972, j’étais pensionnaire d’un lycée nantais qui proposait des cours de breton pour les amateurs. Mais je n’ai pas voulu rajouter cette matière facultative aux autres cours obligatoires que j’avais déjà. J’étais, à l’époque, un réfractaire du S.T.O (scolarisation traditionnelle ordinaire). Pardon pour cette parenthèse très personnelle !

 

  J’ai à peine fini de planter ma tente qu’il est l’heure de la balade du jour, balade qui va nous mener en face de la maison dans laquelle j’ai vécu depuis l’âge de dix ans, jusqu’à vingt ans, au pays des trois clochers car la commune  de PLESSE comporte deux autres bourgs avec église, Le Dresny à l’ouest et Le Coudray à l’est, distants chacun de moins de 5 kms du bourg de PLESSE ! La place me manque ici et de toute façon un copyright en interdit la copie, aussi je vous conseille donc d’aller voir le site perso.numericable.com/dominique.lemaire/ecritures/Plesse.pdf sur Internet pour tout comprendre en lisant un joli conte qui fait parler les trois clochers des églises de PLESSE, conte écrit par Dominique LEMAIRE. Ce conte est contenu dans son ouvrage "Une semaine à la campagne" pour lequel il a passé une semaine dans quatorze communes du département de la Loire-Atlantique et à propos desquelles il a écrit une histoire différente. Son ouvrage est vendu 13,75 € aux éditions de l'Harmattan.
  Si l’on parle de “trois clochers” pour la commune de PLESSE, l’appellation officielle de la communauté des communes limitrophes est “Pays des Trois rivières”. En effet, la Vilaine, le Don et l’Isac, dont les trois-quarts de son cours de 69 kilomètres servent de support au canal de NANTES à BREST, délimitent cette partie de territoire.
  Du fait de se jeter dans la Vilaine, pas très loin de la mer, le Don a créé la "mer de Murin", une zone marécageuse, siège de nombreuses légendes dont celle qui met en scène la fée Carabosse ou encore celle des villes englouties d'Ys ou d'Avalon. Des pirates normands, qui venaient de saccager RENNES, y ont coulé, avec leur drakkar après qu'ils aient volé les cloches de l'abbatiale Sainte-Mélaine de MASSERAC. Lorsque ces cloches, englouties dans la "mer de Murin", se font entendre, c'est signe de mauvais temps !
  La commune de PLESSE, sur laquelle il y a aussi un menhir (la Pierre Folle), témoignant d'une présence préhistorique, comme sa voisine limitrophe, GUEMENE-PENFAO, où je suis né, sont toutes d’eux d’une surface comparable à PARIS intra-muros, à quelques centaines d’ares près (PLESSE 105,2 km2, PARIS 105,4 et GUEMENE-PENFAO 105,8) et sont les deux plus vastes communes de la Loire-Atlantique. Comme elles ne contiennent que quelques milliers d’habitants, la densité y est très faible et est même plus de 500 fois plus petite que PARIS, c’est vous dire si on y est moins serré. Mais il y a plus vaste encore,  puisque PLESSE est la centième plus vaste commune de France sur les 36.782 qui composent notre territoire. La plus vaste commune métropolitaine est ARLES car elle se situe au milieu de la Camargue. Si on compte les DOM-TOM, c’est MARIPASOULA (Guyane) qui l’emporte largement avec 655 km2, pour seulement 3.700 habitants !
  De MASSERAC à PLESSE il y a précisément vingt kilomètres et je félicite Yvonnick pour le choix du trajet. Nous n’avons emprunté que des routes dont j’ignorais totalement l’existence ! Mais j’ai une excuse, je ne suis pas routier, moi ! Je ne me suis reconnu qu’une fois arrivé au Dresny, à 5 kms environ de PLESSE, car c’est dans ce petit pays que j’allais, en 1970, sur mon cyclo (PEUGEOT 101), chercher des rillons, dont la famille MEIGNEN était friande, chez Jean HUGRON, le charcutier de l’époque ! Papa Germain avait pris l’habitude de ramener ces rillons à l’époque où il conduisait le car qui emmenait et ramenait les ouvriers de PLESSE et des environs jusqu’à Saint-NAZAIRE et où il faisait étape au Dresny. Les rillons sont une spécialité de Touraine, faite de résidus de porc, parfois d’oie, que l’on fait rissoler et confire dans la graisse de cuisson.
  Laissons les porcs et les oies pour revenir à nos moutons… c’est en 1992, à l’emplacement d’un petit étang dans lequel j’ai pêché dans ma jeunesse (je n’avais que la route à traverser !), que l’étang de Buhel a été creusé. Il a une superficie de onze hectares. La plage, le parking, les sanitaires, les douches et les tables de pique-nique sont du côté du bourg, mais son nom de Buhel provient d’un village situé à l’autre bout de l’étang. Il ne manque qu’un camping et je rêve de posséder de quoi en installer un à cet endroit.



 
  Nous retrouvons là Marcelle, Gaël, sa femme Nadine et leurs deux fils,  Gwendal et Elouan. Marcelle promet de nous rendre visite Lundi chez Yvonnick.
  Le retour à MASSERAC sera un peu plus direct. Vers 20 heures, Yvonnick entame un discours de bienvenue pour nous tous. Il donne le résultat du concours qui figurait sur l’invitation, pour lequel il fallait lui dire pourquoi il avait choisi le nom de BERTOUX pour dénommer son rassemblement.
  Comme le mot “side-car” nous vient de l’anglais “sidecar” », il est tentant de dire que le véhicule est une invention britannique. Si cela est vrai pour la moto, c’est absolument faux pour l’invention originelle car le premier side-car a été créé par le sieur Jean BERTOUX, chef-armurier au 46° de ligne de FONTAINEBLEAU, qui prend, le 26 Septembre 1892, un brevet de quinze ans pour son invention répertoriée 224.598, invention dont la description est la suivante : transformer, par l’adaptation d’un appareil à une roue, toute bicyclette de n’importe quel modèle en un tricycle à deux personnes, sans faire subir à la bicyclette aucun changement susceptible de modifier son premier usage.
  Avant de donner le résultat de son concours, Yvonnick lit un passage d’un e-mail récent dans lequel je lui demandais de m’oublier dans le palmarès du concours si des fois je gagnais car, en général, la famille de quelqu’un qui organise un concours n’est pas autorisée à y participer. Je reçois une salve d’applaudissements de la part des side-caristes. Merci tout le monde !
  Les gagnants du concours sont : Thierry et Chouchoune, de PONTCHÂTEAU (44), suivis de Loïc et Cathy, de TRIGNAC (44). Les troisièmes sont Fabrice et Valérie, de PLESIDY (22).
  Yvonnick a toujours eu un don particulier pour le dessin et il remet aux gagnants du concours des tableaux qu’il a peints, représentant un ou plusieurs side-cars, tableaux qu’il a signés d’un surnom que notre père Germain lui avait donné lorsqu’il était petit. Par respect pour papa qui est décédé, il ne veut plus que quelqu’un d’autre l’appelle ainsi.
  Avant que ne débute l’apéritif, des bons amis (Denis et Isa, Franck et Isa, Fabrice et Karine, Eric et Stéphanie) offrent, à Yvonnick, une grolle savoyarde. Cette grolle ressemble à une soupière et est en bois (eh oui Manu, ce n’est pas de la terre cuite !). Elle comporte huit becs percés avec lesquels on boit, en bouchant les deux becs voisins afin d’éviter que le précieux liquide ne s’y échappe et ne se répande sur votre poitrine.
  L’origine de ce drôle de récipient diverge selon les sources. Une version, empreinte de religiosité et de croyances mystérieuses, est relative à la mort du Christ et du calice, appelé à l’époque “graal”, dans lequel les douze apôtres auraient bu le sang du Christ après sa crucifixion, mais cette version serait plutôt vampirique pour des premiers chrétiens.
  Une autre version nous vient de Suisse, du temps de Guillaume TELL où la grolle était le symbole des hommes libres.
  Une troisième version nous vient d’Italie et est liée à la fête de la Saint-Ours. La Grolla était le symbole de fraternité et d’amitié dans laquelle on mettait du café chaud auquel on ajoutait de la grappa que l’on enflammait. Une fois la flamme éteinte, on faisait circuler cette coupe parmi les convives qui buvaient à l’aide des becs verseurs.
  Une quatrième version, à laquelle je crois un peu plus, nous dit que les bergers savoyards prenaient leurs sabots de bois, qu’ils dénommaient grolles, comme récipient et qu’ils les remplissaient d’un breuvage à base de café et d’alcool.
  Plus tard, l’un d’entre eux, qui devait certainement être excédé de boire dans les godasses des autres, tailla une grolle spécifique dans du bois et il fit des émules. Chaque convive buvait le liquide par l’un des trous et passait au voisin qui utilisait le trou suivant… déjà plus hygiénique ! Il y a des modèles différents qui comportent de deux à dix trous. Evidemment, plus il y a de trous et plus on rit ! La coutume veut que la grolle ne soit pas reposée sur la table tant qu'elle n'est pas vide. Fin du 2° paragraphe culturel !
  C’est avec bien des difficultés que le barbecue est allumé et c’est à 22H30 que le repas commence. Je ne vous raconterai pas la nuit puisque, dormant sous médicaments depuis 22 ans et me réveillant chaque matin avant 5 heures quelle que soit l’heure où je me couche, je vais au lit de bonne heure afin de dormir un peu. Je n’ai donc pas participé au tour de grolle, mais vous pourrez voir l’objet en question, dans son périple sur la 2° photo qui suit et sur la 3° lorsqu'est venu le tour de Patricia C’est Yvonnick qui m’a passé ces photos nocturnes.






Et glou... et glou... et glou, elle est des nô-ôtres, elle a bu à la grolle comme les au-autres !

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  Lorsque je me réveille, j’entends de la musique, sans savoir si elle vient du rassemblement ou de la salle municipale juxtaposée dans laquelle une soirée était organisée. Je m’impose de rester dans mon duvet car le rassemblement est une hivernale sans salle, mais avec de belles toilettes, un espace lavage et une douche. Le lieu convivial est une armature bâchée qui abrite des tables, des bancs et des chaises. Une vraie hivernale dans la tradition des R.S.C.F. Je préfère rester dans ma tente pour attendre que le jour se lève !
  C’est vers 7 heures, lorsque j’entends Manu démarrer son CBR, que j’entreprends de me lever. Il a gelé cette nuit et Manu m’avouera avoir senti, dans son dos, la pointe des seins de Tiffen en allant l’emmener chercher le pain frais pour déjeuner. Dans tout texte, un passage érotique est toujours le bienvenu… voilà c’est fait ! Merci Manu !
  Douche matinale à 7H30, très agréable sauf que la lumière est sous minuterie et qu’elle s’est éteinte lors du savonnage. Et comme l’interrupteur n’est pas accessible depuis la douche pour des raisons de sécurité et que le jour n’était pas encore levé, j’ai dû sortir de la douche, à tâtons pour le trouver !
  Aimant bien me rendre utile et avant que les side-caristes ne se lèvent, j’entreprends de nettoyer les tables et de stocker les bouteilles de verre vides près du conteneur, sans les déposer dedans à cause du bruit ! Je récupèrerai ainsi neuf bouteilles de RICARD et une centaine de canettes (voir la photo), alors que bien d'autres ont déjà été déposées dans les poubelles cette nuit. Vive la Bretagne ! Je compte les véhicules qui ont couché sur le terrain cette nuit: 25 attelages et dix motos, je vous laisse faire la moyenne ! Et j’en ai vu, que je ne dénoncerai pas, ne rien boire !





  Dans la matinée, j’aurai l’immense plaisir de rencontrer Jacques OLIVIER, qui est à l’origine de ma passion pour la moto, et que je n’ai pas vu depuis 36 ans ! Il est venu sur une HONDA 600 CBR. Pour tout vous dire, Yvonnick est un ami de Christian PAUPETTE, qui roule sur une B.M.W R 100 GS. Christian, de un an mon aîné, est marié à Danièle qui est la sœur de Jacques et ils habitent la commune voisine de BESLE-sur-VILAINE, à une dizaine de kilomètres de là.
  Au début des années 70, à PLESSE, Jacques, fils d’un charcutier local, faisait de la moto, avec Jean MICHEL, fils d’un boulanger tout aussi local, et Jean-Michel LEBLANC. Ce dernier m’emmenait fréquemment au lycée, à NANTES, à cinquante kilomètres de là, sur sa B.M.W R 75/5 lorsqu’il partait au travail le Lundi matin.
  Jacques a été par deux fois au rassemblement des "Eléphants", en Allemagne, à 950 kilomètres de PLESSE. La première fois, en 1973, avec un dénommé SARDET, de GUENROUËT, sur un attelage B.M.W. Surpris par le verglas au retour, ils ont fait deux tonneaux ! Ils ont réparé l'attelage et sont bien rentrés à PLESSE. La fois suivante c'était deux années plus tard, avec un attelage MOTO-GUZZI, dont le moteur a cassé en route, et ils sont rentrés en train.
  Jacques a fini par faire de la compétition sur un side-car et j’ai le souvenir de le voir essayer parfois son basset sur la route de Savenay, sur laquelle j’habitais. J'ai un peu copié le parcours de Jacques, à l'insu de mon plein gré comme aurait dit un célèbre cycliste, puisque je suis allé aux "Eléphants" par trois fois en Allemagne (450 kms), en 1975, 76 et 77, une fois en Autriche (930 kms), en 1986 et que j'ai été accidenté en compétition l'année suivante, mais en rallye pour moi !
  Tous ces motards de PLESSE (Jean-Michel, Jean et Jacques) étaient membres du Moto-Club de l’Isac, basé à GUENROUET, à moins de dix kilomètres à l’ouest de PLESSE. J’ai également fait partie de ce club lors de la dernière année au cours de laquelle j’ai vécu à PLESSE et vous pourrez même voir ma carte de club de l’année 1972, au chapitre “Mon parcours”, sur ce même site. Le Paul ne jette rien, comme dirait Christiane !
  Heureusement qu’Yvonnick m’a présenté Jacques car je ne l’aurais certainement jamais reconnu ! J’ai été super heureux de voir que lui et moi sommes encore motards près de 40 années plus tard ! Merci Jacques de m’avoir transmis le bon virus, pas un virus de kéké ou de frimeur !







  Onze heures, Yvonnick est interrogé par un journaliste local du quotidien OUEST-FRANCE. Nous nous regroupons pour faire une photo qui paraîtra dans le journal du lendemain.

 

  Moins de trente minutes plus tard, c’est le départ d’une randonnée pédestre qui aurait dû nous mener loin dans les marais, mais qui a été raccourcie pour cause d’inondation.

 

La balade nous fera traverser des voies ferrées qui relient QUIMPER à RENNES et sur lesquelles circulent des TGV à vitesse réduite. Yvonnick et Patricia m’agrippent chacun d’un côté pour me faire descendre du ballast et rejoindre le chemin, environ un mètre cinquante plus bas. Dur, dur, d’être handicapé !







 Au retour, le repas sera pris sans apéro puisque tous vont à avoir à rouler pour rentrer chez eux. Après le repas, une majorité aidera à démonter la tente abri et le terrain sera dans l’état initial en un rien de temps.



   Le Lundi nous avons eu la visite de Marcelle au domicile d’Yvonnick, ainsi que de Patricia qui habite à MISSILLAC. J’ai le souvenir d’avoir été là-bas avec mon père afin de regarder des courses de hors-bords sur le plan d’eau du château de la Bretesche, mais pas celui de l’année à laquelle elles ont eu lieu. Le Web m’a aidé et m’a dit que c’était le 13 Juillet 1958, j’avais un peu plus de six ans. J'ajouterai que le château de MISSILLAC a été le lieu de naissance du protestantisme breton duquel je parle dans le chapitre intitulé "Mon parcours".
   Le lendemain j’ai décidé d’aller rendre visite à ma famille, ma tante Marie-Thérèse et Marcelle à PLESSE puis ma sœur Mariannick à Saint-NAZAIRE, en me promettant de regarder ensuite à l’allumage de ma moto qui fait toujours des siennes. J'ai même pris le temps de rendre visite à ma nièce Linda, à son travail, à la cafétaria de AUCHAN. Au retour, je ferai aussi une halte à la maison de retraite de PLESSE afin de rendre visite à Françoise LELIEVRE, qui était mon institutrice de maternelle… il y a 52 ans ! Je suis fier d’avoir cette relation probablement rare.
   Au retour, chez Yvonnick, je lève ma caisse de side-car pour accéder au côté droit du moteur. C’est là que je me rends compte que le bras oscillant de mon side-car s’est encore ouvert, juste à côté d’une précédente soudure. Yvonnick et moi allons demander à Christian d’y remédier avec son poste à souder. Lorsque j’avais conçu le châssis de mon side-car, il y a plus 270.000 kms de ça puisqu'il était déjà attelé à une précédente moto, j’avais sous-estimé l’épaisseur du tube utilisé pour le bras oscillant, par contre j’avais surestimé, et heureusement, le renfort qui lui est associé et sur lequel est fixé l’amortisseur.



  Tant que la caisse était levée, Yvonnick se rend compte d’un endroit où le faux-cadre de ma B.F.G est cassé. Les deux morceaux d’un tube cassé sont même écartés. Comme je ne me vois pas tout démonter ici, je décide de précipiter mon retour en priant que le problème ne s’aggrave pas en chemin. Il va être temps de vendre mon attelage si je ne veux pas perdre dessus ! (Gag !).
 Non seulement il ne m’est rien arrivé de fâcheux en revenant, mon compteur a même dépassé les 190.000 km à ce moment-là, mais, à environ quinze kilomètres de SOISSONS, j’ai retrouvé le couvercle de ma sacoche gauche en parfait état, quatre jours après l’avoir perdu. En repartant, je m’étais dit que j’aurais surveillé les abords de l’endroit où j’avais le souvenir des appels de phare qu’une voiture qui me suivait m’avait faits, mais ça m’est sorti de la tête en chemin. Je n’y ai repensé que cent mètres environ avant que je ne vois ce couvercle, en regardant entre deux haies centrales, sur le côté opposé de la route à quatre voies. J’ai fait demi tour dès qu’il a été possible de le faire, au carrefour de Vertefeuilles, je me suis arrêté peu après avoir vu ce couvercle et me suis rendu le chercher à pied. J’en profite pour remercier un membre du Moto-Club Sémaphore de SOISSONS qui s’est arrêté en voyant mon side-car abandonné au bord de la route.
 Retour enfin au garage où il ne me reste plus qu’à démonter ma caisse de side-car pour accéder là où le faux-cadre de ma B.F.G est rompu afin de le manchonner et le ressouder, je vais donc ne pas sortir durant un temps certain, mais je vous dis à bientôt pour une prochaine aventure.

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