Souvenirs... souvenirs...

 

 

     Comme je vous le disais sur la page d'accueil, Christiane vient de faire numériser un tas de films Super 8 que nous avions conservé depuis presque 40 ans et qui encombraient une armoire. Ils tiennent désormais moins de place sur DVD et comme mon fils aîné, Franck, que je remercie, vient d’héberger mon site sur son serveur personnel, il en a profité pour créer sur Youtube des liens qui permettent de visionner ces films numérisés qui datent des années 1970 et qui montrent quelques-unes de nos sorties en moto et en side-car à cette époque… comme le temps passe ! Lors de leur retour du Mexique, début Mai 2017, Franck et Violaine sont venus rechercher Elio et Mattéo qu'ils nous avaient confiés et Franck m'a montré comment remplacer les liens hypertexte par des images cliquables. Ce texte aura été mon premier essai. Vous aurez été déjà plus de 4.500 à visionner ce film avant que je ne le modifie.

   En 1975, nous avions acheté une petite caméra KODAK M28 Instamatic super 8, muette. Nous avions acheté également un système de montage composé d’une visionneuse à manivelles et une petite colleuse à adhésifs avec lesquelles nous pouvions mettre les films bout à bout ou bien faire du montage en ajoutant un bout de film où l’on voulait. Il faut savoir qu’un film super 8 de caméra ne durait que 3 minutes. Les grosses bobines duraient 120 minutes et pouvaient donc contenir jusqu’à 40 de ces petits films. C’était l’époque où je faisais également mes photos en noir et blanc, comme je l’avais appris au club photo de l’internat du lycée technique de La Chauvinière de NANTES (44), de 1969 à 1972, club où je passais pratiquement toutes mes soirées au lieu d’aller en étude, ce qui, associé à la moto, doit partiellement expliquer mon échec au bac !

   Dans la fin des années 70, après avoir déménagé à SOISSONS (02) et acheté une maison, j’ai développé mes pellicules noir et blanc dans la chambre noire que j’avais installée au sous-sol de cette habitation et je tirais mes photos sur papier. Je ne vous dis pas le temps que j’ai passé, pratiquement chaque soir, à développer des centaines de pellicules et à tirer des milliers de photos en noir et blanc, de diverses tailles, ainsi que d’autres en couleur parfois, à partir de diapositives avec le procédé Cibachrome à l’aide de mon agrandisseur couleur... japonais (hé oui !... agrandisseur FUJIMOTO 60M-C, fabriqué à OSAKA, à 43 kms au sud de KYOTO, ville dans laquelle mon ami Minoru MINAMIDE m’avait emmené à la gare lorsque je l’ai quitté pour aller voir un autre ami, Ichiro SUZUKI, à HAMMAMATSU, en Mai 2000).

   Dans mon labo, je travaillais dans le noir complet pour développer les films ou sous éclairage inactinique à incandescence de couleur rouge pour tirer les photos sur papier et je montais mes films, à la lumière du jour, dans notre salle à manger… ceux qui n’ont connu que le numérique ne peuvent pas comprendre ! Je ne vais pas tout vous expliquer ici, mais ceux qui seraient curieux peuvent consulter les sites :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_d'un_film_noir_et_blanc

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tirage_photographique_noir_et_blanc

 

   La loi française sur le droit à l’image dit ceci : ”Le droit à l'image des personnes est acquis par toute personne sur sa propre image. Ce droit permet avant tout à celui dont l'image est utilisée de refuser ou autoriser sa diffusion”. En conséquence, je vous montre en premier une partie tournée au rassemblement des Eléphants, du 5 au 8 Février 1976, sur le circuit du Nürburgring, tracé au cœur du massif de l'Eifel, à proximité du château de NÜRBURG (sur lequel j’ai zoomé un instant), en Allemagne, à 430 kilomètres de SOISSONS, car le seul copain qui nous avait accompagnés et que l’on voit est décédé. Les lois doivent être différentes là-bas car il aurait été certainement impossible de construire un tel circuit, en France, si près d’un château ! Vive l’Europe ! Cette partie dure presque dix minutes.

  La première édition des Éléphants (couramment appelés Elephs en français et Elefantentreffen en allemand), date de 1956, quand, dans la région de Stuttgart, au Glemseck, précisément -, une vingtaine de side-cars Zündapp KS601, surnommés “les Éléphants verts”, se sont réunis pour lutter contre le dénigrement systématique de la moto en faveur de l'automobile (source : magazine Motorrad). Il s'agissait de démontrer que la moto n'était pas qu'un jouet mais pouvait rouler en hiver. Le fondateur était Ernst Leverkus, dit “Klaks”.

  Dans les années 1970, les journaux français affirmaient que les Élephs avaient pour origine la nostalgie des side-caristes de la Wehrmacht. Ce mythe inventé de toute pièce subsiste encore. En 1957, ils étaient 40 en side-car Zündapp. Puis les Élephs émigrèrent à Bad Dürkheim, Stadtoldendorf (près de HANOVRE), Grossen Felberg, avant de s'établir au Nürburgring. Depuis, cette concentration est devenue internationale et multiculturelle. Plus de 10.000 motards et badauds s'y retrouvaient au premier week-end de chaque année mais, en 1977, un affrontement avec la police se soldait par un mort. Les Élephs ont du émigrer sur le circuit de Salzbourg, en Autriche. Ils restèrent jusqu'en 1988 mais, sous la pression des autorités, durent trouver un autre endroit. Deux groupes se sont formés : celui des organisateurs officiels, la BVDM, fédération allemande des motards, qui s'installa sur un circuit de stock-car à Thurmansbang-Solla et celui des nostalgiques qui obtint l'autorisation de s'installer sur le camping du Nürburgring. Chacun revendique l'authenticité du mouvement, le premier parce qu'il est l'organisateur depuis les années 1960 et l'autre parce qu'il a rejoint le Nürburgring où ce rassemblement avait grandi de 1961 à 1977. Ce dernier s'appelle Altes Elefantentreffen, altes signifiant “vieux” dans la langue germanique.

  Vous verrez ensuite le Side-car cross qu'a organisé l' "Union Motocycliste de SOISSONS", club dont nous étions adhérents, Christiane et moi, grâce à l'autorisation de droit à l'image de Eric DAUBOIN et Michel HELET que l'on voit aux abords du circuit en tant que commissaires de piste.   Lorsque j’aurai l’autorisation de toutes celles et de tous ceux que l’on y voit, je vous montrerai d’autres films pris lors de rassemblements organisés l’année suivante, en 1977, tels que les Eléphants à nouveau, édition qui aura été la dernière provisoirement au Nürburgring où il était organisé depuis 1961, tels également que le rassemblement de La CHAUX-de-FONDS, en Suisse, très près de la frontière (en ce temps-là, l’essence était peu chère et on passait son temps à rouler), ou une concentration près d’AMIENS, une autre dans l’Oise, ainsi qu’un rallye touristique organisés toujours par l'U.M.S, club duquel j'étais devenu le responsable de la section tourisme. J'avais succédé à mon ami Robert LIQUIER, devenu plus tard Président de la Ligue de Picardie de la Fédération Française de Motocyclisme, ainsi que membre du bureau de cette fédération. J'ai eu beaucoup moins d'ambition ! Je n'étais pas encore né que Robert s'occupait déjà de sport moto ! Dans ce même texte, je vous dirai plus loin, et plus tard, quelques mots à propos de la manifestation que relate le film et vous cliquerez sur les différents écrans ou bien sur des liens afin de visionner les images.

   Je ne me suis pas servi de cette caméra très longtemps car il fallait beaucoup de matériel encombrant (projecteur, écran) et de la place à chaque fois pour montrer un film. J’ai cependant continué de faire mes photos en noir et blanc, plus faciles à montrer, jusqu’à la sortie du numérique.
   Concernant les Eléphants de 1976, c’était ma 2° participation puisque j’y étais déjà allé, en solo également, l’année précédente, avec Agnès, une copine de BRASLES, près de CHÂTEAU-THIERRY, dans le sud de l’Aisne, car les parents de Christiane ne l'avaient pas autorisée à me suivre là-bas. Agnès est la sœur de "Fifi", que je vous ai présenté dans le chapitre dénommé "Mon parcours". "Fifi" était un motard qui est devenu temporairement notre beau-frère, après son mariage avec Marie-Thérèse, la sœur aînée de Christiane, jusqu’à leur divorce.

   En ce mois de Février 1976, je n'avais pas encore 24 ans et Christiane pas encore 19. C'était notre dernière année de solo et de célibataires. Nous y étions allés, tous les deux, avec feu Laurent LECLERC, un jeune motard soissonnais de 18 ans qui avait réalisé là une très belle performance en faisant les 430 kilomètres qui nous séparent du circuit du Nürburgring, avec nous, au guidon de sa 125 MZ, sur les routes enneigées, avec un 90 au cul ! Il était sans le sou, mais aurait été un sacré rouleur s’il avait eu de l’argent ! Plus tard, il s’était toutefois marié, avait même eu 4 enfants, mais il a fini par se suicider. En picard, petit se dit “tiot” ou “tcho” et son surnom était “Tcho LECLERC”. C’était un personnage dans le monde motard soissonnais. Que cette vidéo lui rende hommage ! 
  Sur le film, vous me verrez furtivement coller un autocollant de sa marque fétiche sur le dos de sa combinaison de pluie pendant que Christiane filmait et c’est lui qui était derrière la caméra lorsque Christiane et moi sommes sur la même image. Vous verrez aussi, brièvement, et par deux fois, notre B.M.W R 60/5 blanche, solo, appuyée contre un arbre ou béquillée, près de notre tente Igloo et j’avais zoomé sur le nom de notre club, inscrit sur les sacoches : U.M SOISSONS, mais il y a un contre jour.
   J’avais filmé tous les trucs bizarres dont j’avais été le témoin, comme le transport de ballots de paille sur un side-car porteur, ou de troncs d’arbres sur le porte-bagages d’une moto, le déplacement, par quatre personnes, d’une grande tente déjà montée ou cette fille qui tirait un tronc d’arbre derrière sa moto, pour alimenter un feu, ou bien encore ces gamins qui pilotaient des side-cars ou des motos à leur taille, dont un sur une réplique de la M.V avec laquelle Giacomo AGOSTINI a remporté la catégorie 500 sur ce même circuit du Nürburgring quelques mois plus tard en cette année 1976, ou également ces deux motards qui sciaient un gros arbre couché. Vous y verrez aussi une séance de mécanique au cours de laquelle un motard a commencé à démonter le moteur de sa vieille monture 2 temps. Vous verrez même une moto à moteur flat-twin (bicylindre à plat) de 850 cm3, moteur dénommé “Tigre” à l’époque, de chez PANHARD, sorti en 1959, moteur qui équipait les PL17 et 24CT. Vous pourrez voir des pseudos-motard, tout de cuir habillés, pris au piège, en train de changer une roue sur la voiture qui les avait amenés jusque-là.
   Vous verrez aussi, de nombreux motards qui, en moto solo, moto attelée ou scooter attelé, avaient réussi à pénétrer sur le circuit et à en faire le tour. Si vous voulez voir à quoi ressemble ce circuit du Nürburgring, visionnez la vidéo tournée à bord du proto TOYOTA qui a battu un record de vitesse de voiture électrique sur ce circuit, cliquez sur le lien ci-après:

http://www.avem.fr/video-980-toyota-record-sur-le-nurburgring-avec-le-proto-tmg-ev-p002.html

  Bouclant les 20,6 km et 156 virages du circuit en 7’22’’329, Toyota améliore au final son précédent record de 25 secondes et se classe dans le top 15 des voitures les plus rapides sur ce circuit toutes énergies confondues.

  Si vous préférez la moto, cliquez sur cet autre lien:

 

    Sur mon film, vous pourrez voir, enfin, le side-car de service des motards de la Police Nationale française, la CRS n°1, compagnie qui est spécialement dévolue aux Voyages Officiels en partenariat avec le service de protection des hautes personnalités (SPHP), que ce soit une personnalité étrangère en visite officielle sur le territoire français, ou le déplacement d'une personnalité française à l'étranger. Quelle privilège que de pouvoir se rendre aux Eléphants pendant son service et avec son véhicule de travail ! La CRS n°1 est basée à VELIZY-VILLACOUBLAY (78).
   Bien qu’il y ait peu de chance pour qu’ils voient ce film, je voudrais remercier tous ces motards anonymes qui m’ont fait un salut de la main en passant près de moi alors qu’ils arrivaient ou bien qu’ils repartaient alors que j’étais en train de filmer. 

  Avec Christiane, j’ai également participé à l’édition suivante, en 1977, en side-car cette fois (B.M.W R90/6 – G.E.P), édition qui sera, provisoirement, la dernière sur le circuit du Nürburgring, et vous verrez, plus loin, le lien qui concerne ce film.
   En 1985, j’avais emmené deux potes de SOISSONS, Vital VANNITSEN, ducatiste invétéré, qui 35 ans plus tard roule toujours sur une DUCATI, une 1200 Multistrada actuellement, et Didier DOMBRY, béhèmeviste tout autant invétéré. Le rassemblement avait lieu, cette année-là, en Autriche, sur le circuit du Salzburgring, à 900 kms de SOISSONS. Mais nous avons été refoulés à la frontière car aucun d’eux n’avait de carte d’identité à jour ! Je me suis vengé l’année suivante comme l'atteste le plus gros des autocollants plus bas.


 Sur la vidéo suivante, vous y verrez Christiane à plusieurs reprises, avec son bonnet blanc et son écharpe rouge et blanche comme la mienne, et si elle ne fait plus de moto depuis mon accident, elle peut tout de même se vanter d’avoir été aux “Eléphants”, une fois en moto et une autre fois en side-car et d’y avoir campé dans la neige.

   

 


   Les "Eléphants" ont quitté l'Autriche en 1989. Une partie des organisateurs est partie à SOLLA, aux fins fonds de l’Allemagne, près des frontières avec l’est de l’Autriche et la Slovaquie, à environ 150 kms au nord du circuit du Salzburgring et 900 également de SOISSONS. J'espère pouvoir y aller un jour peut-être ! Une autre partie est revenue plus tard au Nürburgring et organise les "ALTESELEPHANTENTREFFEN", "Altes" signfiant "vieux" en allemand. Voyez ci-dessous les autocollants que j’ai ramenés des différents endroits ainsi que la médaille et ses millésimes :

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   Pour terminer cette première partie consacrée au rassemblement des Eléphants 1976 , je vous propose un reportage documentaire, en noir et blanc, d’un peu plus de 10 minutes à propos des Eléphants 1970, réalisé par l’I.N.A (Institut National de l’Audiovisuel):

 

http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CPF04006202/rallye-des-elephants.fr.html

 

   Vous y verrez Robert SEXÉ, qui à mon point de vue est certainement le motard le plus motard de tous les motards que la terre ait portés. Vous saurez tout à son sujet sur :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Sexé

 

  Je n’ajouterai peut-être pas les autres films que je voudrais vous présenter dans un ordre chronologique, mais plutôt au fur et à mesure des accords de droit à l’image que me donneront les copains et copines que l’on voit dessus.

  Ce 2° film que je vous propose montre deux manches d’une course officielle de side-car cross inscrite au calendrier de la F.F.M, sur un terrain que louait notre club, en périphérie de SOISSONS. Comme je vous l’ai dit précédemment, au cours des années 1974 à 1987, Christiane et moi faisions partie du club dénommé : “Union Motocycliste de SOISSONS”, qui a fait suite à la section de SOISSONS de l’Union Motocycliste de l’Aisne des années 50. Durant ces treize années, le club m’a fort occupé, parce que je l’ai bien voulu, je le reconnais volontiers, mais il m’a aussi apporté un tas de satisfactions. L’U.M.S a été dissous en Juillet 2012, faute de circuits et faute d’adhérents, alors qu’une affiliation à la F.F.M va chercher dans les 650,00 €. Le dernier Président du club aura été Antoine BERHOLIER, que vous verrez prochainement, sur un film qui relate une concentration, du temps où il était touriste. Pourtant le club était, entre autres, celui de Louis ROSSI, un Soissonnais né au MANS qui court brillamment en Moto 3 et celui de Ludovic HANON champion de France dans l’une des catégories de la Michelin Power Cup, sur une HONDA CBR de 179 CV.

  Lorsque, en Décembre 1973, je suis arrivé à SOISSONS avec ma DUCATI 250 Mach 3, après avoir quitté ma Bretagne natale et passé un an à étudier à PARIS, j’ai rencontré quelques motards du coin qui se regroupaient au “Caveau d’Arc” *, un tout petit troquet tenu par Georges et son épouse dont Christiane et moi avons oublié le prénom. Le café faisait face à l’unique magasin de motos qui existait à cette époque à SOISSONS, une concession YAMAHA tenue par Stéphane LACH, un soissonnais, cycliste professionnel de l’équipe PEUGEOT de 1959 à 1963 et qui a couru le “Tour de France” cycliste à plusieurs reprises. Le magasin a quitté le centre ville, il se situe désormais dans la zone commerciale à l'entrée de SOISSONS, lorsque l'on arrive de PARIS et le patron est le gendre de Stéphane. Les motards connus au “Caveau d’Arc” * m’ont fait connaître le club local, l’U.M.S, qui était affilié à la F.F.M mais qui avait une section tourisme un peu en léthargie, faute de membres.

(*) le bistrot était ainsi dénommé car il se situe près de la Passerelle des Anglais, pont réservé aux piétons, qui a remplacé le pont Saint-Waast sur lequel Jeanne d'Arc a été accueillie royalement le 23 Juillet 1429, en compagnie de Charles VII et de toute la cour.

  J’ai rapidement pris les commandes de la section tourisme et nous tenions nos réunions, chaque Vendredi soir, dans un café que tenait la sympathique Suzanne MANGON qui passe désormais sa retraite en Isère. Les réunions du bureau de l’U.M.S, bureau dont je faisais partie, avaient lieu une fois par mois, un soir en semaine, au même endroit, à l’étage.
  Suite à une demande que j’avais faite, la Mairie de SOISSONS nous a ensuite octroyé un petit local abandonné et en friche, avec le sol en terre battue où avait même fini par pousser de la végétation, au fond de la cour de l’ancienne caserne des Pompiers, près du Centre Culturel et de la M.J.C, à une centaine de mètres de là où j’habite. L’équipe des touristes a restauré entièrement le local sous la direction de notre ami ducatiste Vital VANNITSEN qui était du métier. Nous avons refait les murs, en ajoutant même un côté qui manquait, ainsi que le sol, l’électricité, le chauffage, la peinture et avons fabriqué un bar qui cachait un réfrigérateur. Nous y avons mis une table qui faisait presque la longueur de la salle et nous y avons tenu nos réunions hebdomadaires, chaque Vendredi soir, à l’écart du monde. Une étagère contenait toutes les coupes gagnées lors de concentrations, telles que celle ramenée de la concentration de DEN HAAG, en Hollande, à laquelle Christiane et moi avons participé. Rien qu’en 1975, les touristes du club ont rapporté 9 coupes. La place ne manquait pas dans la cour pour garer les motos qui ne gênaient personne. Notre local a été détruit au début de l'année 2013, avec ceux qui le juxtaposaient ainsi que le grand bâtiment qui abritait la section mécanique de la M.J.C, dont s'occupait feu Didier HEUDE. Il sera construit à la place un restaurant et un cinéma multiplexe de 8 salles qui remplaceront les cinémas situés en centre-ville.

  Le club était multi disciplines et il avait des licenciés en vitesse, en moto-cross, en trial et en enduro. Les meilleurs de chaque discipline étaient récompensés lors des assemblées générales annuelles. Le tourisme n’était pas en reste car, sur une idée de Robert LIQUIER, dont je vous ai déjà parlé précédemment, il était organisé chaque année un Championnat de tourisme. Chaque motard(e), pilote ou passager(e), adhérent(e)s au club, possédait un carnet de route qu’il devait faire viser par les responsables du club qui organisait la manifestation moto à laquelle ils s’étaient rendu(e)s tout au long de l’année, concentrations bien sûr, mais également courses de vitesse ou d'endurance, trial, moto-cross, enduro, course sur prairie, moto-ball, rallies, salons...    
  Chaque kilomètre pour s’y rendre valait un point et en fin d’année on comptabilisait les distances effectuées par chacun, pilote ou passager. Je pense avoir conservé un tel carnet et je vous le montrerai lorsque je l’aurai retrouvé.
  En contrepartie, nous devions donner un coup de main à chaque épreuve sportive que le club organisait, c'est-à-dire deux moto-cross, un trial devenu international en 1976, avec même la participation de Yrjo VESTERINEN (Vesty pour les intimes), le champion du monde finlandais, né en 1952 comme moi, qui courait à l'époque sur une BULTACO Sherpa 350, avant de passer chez MONTESA en 1980. Le club organisait également un enduro, une course de côte et une course sur prairie. Si on faisait l’impasse ce jour-là pour participer à autre chose, cela n’était pas comptabilisé pour le championnat. Hormis la paperasserie dont s’occupait Adrienne, l’épouse du Président, il y avait beaucoup à faire pour chaque manifestation, à commencer par un fléchage à partir de SOISSONS, planter des piquets sur toute la longueur des circuits, protéger les pilotes de ces piquets avec un ballot de paille, et y attacher des banderoles ou des lanières qui délimitaient la piste, tirer les fils de la sono, monter les haut-parleurs en haut de longs tubes, installer des w.c et des buvettes, disperser des poubelles, aménager les parkings des spectateurs, débroussailler et aménager les zones du trial, monter les podiums, etc… etc…

   Pour financer l’année, le club organisait chaque année, à PINON, à une vingtaine de kilomètres au nord de SOISSONS, le “ bal de la moto ”, comme on l’appelait, qui avait fini par être très réputé. Au cours du bal, on y élisait la Miss-Moto de l’année qui commençait. C’est la regrettée Martine, la meilleure copine de Christiane dans les années 70, qui a plus tard épousé Eric DAUBOIN, qui a été élue Miss Moto en 1975.
  Lors de chaque moto-cross, vu notre sérieux (on ne rit pas !), Christiane et moi avions souvent le privilège d’avoir une fonction au poste de chronométrage où nous étions trois ou quatre à inscrire sur des feuilles idoines les numéros des coureurs qui franchissaient la ligne de chronométrage à chaque tour ou bien de faire l’aboyeur, comme on l’appelait, quand les coureurs arrivaient en groupe, et donner de vive voix les mêmes numéros à la volée pendant que les autres notaient sans regarder.
  Mais s’occuper de sports moto a déplu à certains touristes qui ont fini par créer des clubs pirates, consacrés uniquement au tourisme, comme ça a été la mode un certain temps. Un seul de ces clubs a perduré et existe encore, celui de notre ami Rudy CIRY, le “Sémaphore Moto-Club”.
   J’ai très souvent remporté le classement du championnat tourisme de l’U.M.S, comme pilote, et Christiane celui de passagère, de nombreuses coupes ou breloques en attestent. Je vous montre ma carte de club de l’année 1974 alors que j’habitais encore au Foyer des Jeunes Travailleurs, ce qui aura été ma toute première adresse à SOISSONS lorsque j’y suis arrivé, en Décembre 1973:

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  Le club était alors présidé par Raymond USIETO et il était secondé dans les tâches administratives par son épouse Adrienne que nous surnommions “Pépette”. La moto, sous toutes ses formes était vraiment leur raison de vivre. Le bureau du club était dans le sous-sol de leur maison et je m’y rendais très souvent alors qu’Adrienne y travaillait. Raymond et Adrienne sont décédés récemment tous les deux et je tenais à leur rendre cet hommage posthume.

  Ils étaient secondés par Robert LIQUIER dont je vous ai déjà parlé plus haut et qui s’est occupé plus particulièrement du trial, après m’avoir abandonné le tourisme. Robert m’avait poussé à prendre place dans la Commission de Tourisme de la Ligue Régionale de Champagne, à laquelle le club appartenait, à cette époque, avant le découpage géographique des régions. Je suis entré dans cette commission et j’ai même fini par y prendre la présidence. Je vous montre ci-dessous ma carte de membre :

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   L’Union Motocycliste de SOISSONS organisait deux moto-cross, sur des terrains différents. L’un d’eux était à LEURY, à quelques kilomètres de SOISSONS en direction de Saint-QUENTIN, sur une propriété appartenant à des paysans et occupée par des animaux le reste de l’année et l’autre, moins vallonné, était juste en périphérie de SOISSONS, à l'opposé, dans le domaine de Beauregard, en direction de CHÂTEAU-THIERRY, sur un vaste territoire qui appartenait au Conseil Général et qui était géré par l’UFOLEP.
  Le club organisait également un trial réputé, à LEURY également, trial qui a compté parfois pour le Championnat de France et qui est devenu international, une course de côte, un enduro, une course sur prairie, une concentration qui se déroulait dans le domaine de Beauregard également, et un rallye touristique bref, de quoi satisfaire tous les goûts motocyclistes.

   C’est sur le terrain de Beauregard que les side-car cross étaient organisés. Il y a 36 ans, la règlementation en matière de sécurité était beaucoup plus cool que de nos jours, car de nombreux membres de la section tourisme faisaient office de commissaire sportif, chose impensable actuellement puisque la licence est devenue obligatoire car elle comprend l’apprentissage et l’assurance. Sur le film, on voit entre autres, comme commissaire de piste, Eric DAUBOIN et Michel HELET, mais en contre jour pour ce dernier qui agite exagérément un drapeau devant la caméra. D’autres touristes officiaient dans d’autres endroits du circuit.
  Aux trois-quarts du film, lors d’un 2° départ, vous verrez un homme en noir, avec une casquette jaune, défiler derrière les side-cars, avec la liste des partants à la main, pour voir si tout est ok. C’est Michel DESBOIS qui était le Directeur de course ce jour-là et qui était le Directeur Sportif du club à cette époque. Il avait été quadruple champion de France de moto-cross 250 de 1958 à 1961, sur MAÏCO, en étant licencié au club. C’était l’époque des frères Gérard et Eugène LEDORMEUR (B.S.A), Jean HAZIANIS (MATCHLESS, B.S.A et TRIUMPH), Louis MABO (BULTACO), Maurice BEAUMARD (B.S.A) ou Robert ADNET et Claire BLAISE (side-car TRIUMPH) dont j’ai le souvenir et que j’allais voir pratiquement chaque année sur les terrains de moto-cross proches de mon domicile, à NOZAY, SUCE ou La TURBALLE, en Loire-Atlantique (44), de 1960 à 1970, avec toute la famille ou bien seul. Michel DESBOIS a fini par installer, dans SOISSONS, un deuxième magasin de motos.

  Pour en revenir à la course, comme c’est tout bon pour la grille des side-cars, Michel DESBOIS fait signe à Raymond USIETO de libérer la grille de départ qui se plie et se couche devant les side-cars.
  Ceux qui le connaissent pourront voir parmi les spectateurs, vers la fin (02:48), notre ami Patrick TRICLIN, de CHAUNY, surnommé “La Flèche” car c’est dans cette ville de La FLECHE, à mi-chemin entre ANGERS et Le MANS, qu’il était tombé en panne avec sa 125 en revenant d’une concentration dans l’ouest, avec notre troupe de touristes soissonnais dont j’étais.
C’est dans ce club de SOISSONS (U.M.S) que j’avais pris ma licence de coureur pour participer au rallye “Tour de France side-car” en 1987.
  Pour voir ce film, cliquez sur:

               

 

et comme je vous l'ai dit plus haut, si vous voulez le voir en plus grande taille, cliquez sur le dernier icône en bas à droite.

  Le troisième film que je vous propose montre la concentration de motos qui avait été organisée en 1976 sur le terrain de moto-cross de DOMART-sur la-LUCE par je ne sais plus quel club ou quel motard. C’était l’une de nos premières sorties en side-car et nous y étions allés avec Didier DOMBRY de SOISSONS, qui pilotait une YAMAHA 125 RDX et Michel HELET de CONDE-en-BRIE, en 125 MOTOBECANE LT1.
   Vous pourrez voir le tracé de ce circuit et voir comment s’y comportent les quads en visitant :

                     

 

 

 

   Le film que je vous montre commence par le réveil de Michel qui sort de sa tente et enfile sa combinaison devant notre side-car B.M.W R60/5 – G.E.P. Christiane, qui avait de longs cheveux à cette époque, vient assister à cette scène puis Didier sort de sa tente avec sa propre caméra et me filme en train de filmer… l’arroseur arrosé ! 

  Si quelqu’un se reconnaît sur ce film ou se souvient avoir participé à cette petite concentration, je le remercie de m’envoyer à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., quelques lignes à son sujet, lignes que j’ajouterai ici avec son nom.
   Pour visionner ce film, cliquez sur ce lien :

                        Rassemblement motos DOMART-sur-la-LUCE 1976.

  Le 4° film personnel que je vous propose montre la 3° concentration de la Vue des Alpes, organisée au mois d’Août 1976 par le Moto-Club helvète “Les Centaures”, à La CHAUX-de-FONDS, en Suisse.
  En cette année 1976, l’essence ne coûtait pas cher, enfin pas tant que de nos jours, et nous avions soif de kilomètres. Nous avions été en Février en Allemagne pour les “Eléphants”, soit à 420 kms de SOISSONS et nous sommes allés au mois d’Août en Suisse, à 530 kms de SOISSONS. Bien sûr, entre les deux il y a eu bon nombre de manifestations moins éloignées.
  Nous étions allés en Suisse avec Eric DAUDOIN sur sa MOTO-GUZZI California, Michel HELET qui venait de troquer sa 125 MOTOBECANE LT1 pour une B.M.W R75/5 et Annie, une copine de SOISSONS qui travaillait dans la seule grande surface soissonnaise de l’époque, et qui portait, là, un tee-shirt SUZUKI !
  Cette concentration se déroulait sur un vaste terrain en périphérie de la ville, aux pieds des immeubles. Je n’ai aucun souvenir de cette concentration, hormis ce que le film montre et je vais demander Eric et à Michel si ils ont des souvenirs et je viendrai plus tard vous les dévoiler ici. Le lien pour visionner ce film est :

 

 

  Le film suivant, le 5°, a été tourné en 1977, au rassemblement des “Eléphants” sur le circuit du Nürburgring, en Allemagne (de l’ouest à l’époque). Cette édition sera provisoirement la dernière en ce lieu, où il était organisé depuis 1961, à cause d’une altercation avec la Police qui a coûté la vie à un participant, mais je ne me souviens pas en avoir entendu parler là-bas. C’est à partir de 1978 que les “Eléphants” seront organisés sur un autre circuit, celui du Salzburgring, à 150 kms à l’est de MUNICH et à l’ouest de SALZBURG, une grande ville du nord-ouest de l’Autriche, où j’aurai le plaisir d’aller en 1986.
  Plus tard, après avoir quitté le Salzburgring en 1988, les “Eléphants” ont été organisés d’une part sur un circuit de stock-car à THURMANSBANG-SOLLA, fin Janvier, par la BVDM (fédération motarde allemande, organisatrice originelle) et d’autres organisateurs, plus nostalgiques sont revenus au Nürburgring pour organiser les ALTES ELEFANTENTREFFEN (“altes” signifiant “vieux” en allemand) à la mi-Février.
  En cette année 1977, nous ont accompagnés Bernard et Josette BOUIGUES, des collègues des P.T.T, comme ça s’appelait à l’époque, avant d’être France-TELECOM puis ORANGE. Ils travaillaient comme moi à SOISSONS, eux dans le téléphone et moi dans le télex ! Ils avaient acheté un side-car PRECISION Espadon grenat qu’ils avaient attelé à la même moto que moi, une B.M.W R60/5. Il faut dire qu’à cette époque, avec nos GEP et PRECISION, nous avions à peu près la totalité de ce que produisait notre pays comme side-cars.
 Eric DAUBOUIN nous avait également accompagnés, au guidon de sa MOTO-GUZZI 850 California solo. Pour ne pas être en reste, Eric attellera sa moto à un side-car SQUIRE en cette même année 1977, comme vous le verrez sur un prochain film. Il travaille depuis toujours dans le domaine agricole et il roule désormais sur un quad CAN-AM, ce qui lui permet de rouler tous les jours avec, tout en travaillant. Quant à Bernard et Josette, ils ont cessé de faire du side-car après que Bernard ait été atteint par une très grave maladie neurologique du système nerveux et ils sont en retraite depuis peu.
 Pas de neige cette année-là aux “Eléphants”, ou vraiment très peu. Les températures étaient toutefois négatives et Christiane se souvient que nous avions eu beaucoup de mal à enfoncer les piquets de notre tente dans le sol gelé ! Mais comme toujours, un salon ambulant de la moto, du side-car et du trike, ainsi que des participants hétéroclites venus de beaucoup de pays différents et parlant une autre langue que la nôtre.
 Le film commence lors d’un arrêt sur la route, en Allemagne. Christiane dort dans le GEP auquel j’avais ajouté une capote rigide en bois et un top-case ALTUS pour remplacer le porte-bagages à l’arrière du side-car. Eric est en train de régler son appareil photo et Bernard arrange son chargement tandis que Josette est dans le PRECISION Espadon.
 Après un long passage du feu la nuit, nous voyons Josette avec son bonnet et Christiane qui déjeune. Eric sort de la tente et Bernard se livre au vandalisme en piquant un bout de grillage qu’il posera sur le bidon dans lequel nous faisons du feu pour nous réchauffer et faire cuire le manger. J’ai hésité à publier ce passage et j’espère qu’il n’aura pas de poursuites 36 ans après ! Puis Eric rapporte du bois tandis que Josette et Christiane préparent à manger. Nous voyons Josette faire la vaisselle, Christiane se servir un café, la clope au bec, et Eric s’enfiler un p’tit coup de rouge ! Chacun son rôle !
 Certains se déplaçaient déjà en trike et nous font des démonstrations de wheeling. Le film se termine lorsque le cassoulet fait une tentative d’évasion et quitte la casserole pour finir par terre ! Pas facile la vie !
 Comme je l’ai déjà dit ailleurs, n’ayant pas d’autres souvenirs que ce que montre le film, si mes coéquipier(e)s ont des choses à rapporter, je les ajouterai ici.
 Vous pourrez visionner ce film en cliquant sur le centre de l'image:

  Le 6° film de notre collection montre un rassemblement de motos qui avait eu lieu à CANLY, à l’est de COMPIEGNE, dans l’Oise (60), à environ 50 kms de SOISSONS, en 1974. Nous y voyons mon ami Hervé LEBEAU, un pote de Loire-Atlantique (44), qui était en formation de paysagiste en région francilienne à l’époque. Hervé est le frère de Gérard que j’ai d’abord fréquenté en Bretagne lorsque j’y ai habité jusque l’âge de 20 ans et qui roulait sur une DUCATI 350, au début des années 70. Vous avez déjà pu voir Gérard et Hervé, ainsi que leurs motos, sur la 4° photo de la rubrique ”Mon parcours”, photo prise au camping du Houx, sur le circuit du MANS, à l’occasion du BOL d’OR 1972 remporté par Gérard Debrock et Roger Ruiz sur Japauto.

  Au premier plan, sur la photo, c’est la HONDA 450 de Lionel ROUET, qui était le fils du receveur de La Poste de Saint-MARC-sur-MER (44). Derrière c’est la 175 PEUGEOT d’Hervé, tout à gauche c’est l’avant de ma 175 MOTOCONFORT et tout à droite derrière, c’est la 350 DUCATI de Gérard. Lui et Hervé étaient fils du garagiste de Saint-MARC-sur-MER, près de Saint-NAZAIRE (44), petite station balnéaire de la Côte d’Amour, où ma grand-mère paternelle possédait un petit terrain avec une petite cabane d’une seule pièce, de 10 m2 environ, terrain sur lequel toute la famille campait pendant plus de 2 mois chaque été, les parents en caravane et les enfants sous des tentes. Mon père avait ainsi beaucoup moins de distance pour rejoindre son travail, une entreprise de bâtiment située près des Chantiers de l’Atlantique de PENHOËT, limitrophe à Saint-NAZAIRE, il n’avait ainsi qu’une dizaine de kilomètres à faire au lieu d’environ cinquante. Pour en revenir au terrain, les w.c étaient tout au fond et sans chasse d’eau, la fosse était étanche et je me souviens que je devais, lorsqu’elle était pleine, vider son contenu, une ou deux fois chaque été, dans un trou que j’avais d’abord creusé dans le jardin (bon appétit !).

 Hervé roulait alors sur une vieille 175 PEUGEOT lorsque je roulais en 175 MOTOCONFORT, du même âge à peu près, quoique lui avait une suspension arrière coulissante alors que j’avais déjà un bras oscillant. Hervé a fini par acheter une 350 DUCATI. J’avais, quant à moi, acheté la 250 DUCATI que possédait Frédéric, le jeune frère de Carole, une fille de CANDE (49), qui fréquentait Gérard à l’époque.

 J’ai perdu la trace d’Hervé il y a quelques années et ne lui ai donc pas demandé de droit à l’image. S’il me lit, je le remercie de me contacter (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

  Sur le film, nous voyons également des motards de SOISSONS et de CHAUNY : Didier DOMBRY, Eric DAUBOIN, François ZYK, Patrick TRICLIN (La Flèche), Bruno PIZZINAT et Antoine BERTHOLIER (celui qui me prend en photo), qui est devenu 40 ans plus tard le dernier président de l’Union Motocycliste de SOISSONS, avant que le club ne soit dissous, faute de membres. Nous y voyons aussi d’autres motards dont j’ai oublié les noms. S’ils se voient, je les remercie de me prévenir et les citerai.

 L’attraction du rassemblement était notre grande tente bleue qui avait pris l’eau lors d’un précédent rassemblement et que nous n’avions pas sortie de son sac de rangement en rentrant chez nous, pour la faire sécher. Elle avait fini par moisir, les chambres étaient complètement disloquées et des champignons avaient même envahi la toile principale.

 Mais nous n’étions vraiment pas des frimeurs et, à la guerre comme à la guerre, nous avions étalé de la paille dessous et y avions dormi malgré l’odeur pestilentielle. Même chose, si tu étais avec nous lors de ce rassemblement, j’ajouterai tes coordonnées et tes commentaires si tu me les fais parvenir (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

 Vers la fin, vous m’y verrez frimer sur deux roues sur la route d’accès au rassemblement, avant de participer au gymkhana, après le passage de Kiki, de CHÂTEAU-THIERRY, sur sa LAVERDA et un side-cariste en SQUIRE dont je n’ai pas le souvenir. La dernière image montre la gestuelle side-cariste, quasiment innée, de Christiane, qui sort du panier pour rétablir l’équilibre quand j’enjambe le bidon sur une planche.

     Pour voir ce 6° film, cliquer sur : http://www.youtube.com/watch?v=7TUjOXg7B0c

   Il me semble que le 7° et dernier film de notre collection cinématographique personnelle a été tourné, en 1977, à CHAVIGNY, une petite bourgade de 150 habitants environ, située à 4 kms au Nord-Ouest de SOISSONS, à vol d’oiseau, et à 10 par la route, dont les habitants sont des Chavigniens et des Chavigniennes. C’était lors du rallye touristique annuel du club dénommé “Union Motocycliste de SOISSONS” (U.M.S) dont nous étions membres.
   La commune de CHAVIGNY s'étend sur 5,3 km² et compte 156 habitants depuis le dernier recensement de la population, ce qui fait une densité de 29,5 habitants par km². CHAVIGNY a connu une hausse de 2% de sa population par rapport à 1999. Le maire actuel de CHAVIGNY se nomme Madame Véronique CHARPENTIER et je la remercie d’avoir répondu à mes questions.

   En 1980, année de naissance de Franck, mon premier fils, j’étais le responsable de la section tourisme de l’U.M.S et je voulais organiser une concentration hivernale, ainsi qu’un rassemblement de side-cars familial, hivernal également, pour le compte du club et avec ses moyens, tant matériels qu’humains.

   J’avais écrit à tous les Maires des communes avoisinant SOISSONS et c’est avec Monsieur GERVAIS, de CHAVIGNY, que le courant est le mieux passé. Il m’a montré des grottes naturelles à l’abandon, en périphérie du village, grottes qui étaient noyées sous la végétation et encombrées de choses de toutes sortes. J’avais fantasmé sur ce lieu en imaginant nettoyer ces grottes et étaler dedans de la toile par terre pour y dormir.

   Il y avait 3 salles praticables, sans issue, avec des plafonds à plus de 10 mètres du sol environ pour certaines, à environ 2 mètres pour d’autres. L’équipe tourisme du club s’est mis à l’ouvrage et a donné une nouvelle jeunesse à ces grottes en fabriquant même un bar en parpaings entre deux murs assez rapprochés, ce qui a créé une 4° salle, plus petite, que nous avons réservée à l’organisation. Nous avons nettoyé la grande cheminée naturelle, proche de l’entrée, qui était envahie par la végétation et avons même installé un éclairage dans chaque salle, alimenté par un compteur forain.

   Nous avions réservé une salle pour les repas dans laquelle nous avons aligné des tables et des bancs lors des rassemblements et les autres salles, plus basses de plafond, étaient réservées au couchage et au visionnage de films Super 8. Nous avons même recouvert le sol de ces dernières grottes de bâches épaisses en toile afin d’y déposer matelas et sacs de couchage. Nous avons récupéré du bois tout autour pour alimenter la grande cheminée de l’entrée.

   Le premier Rassemblement de Side-Car Familial a eu lieu à cet endroit les 5 et 6 Décembre 1981, deux semaines après que nous y ayons organisé une concentre solo. Pratiquement tout était gratuit lors du RSCF, soupe, vin chaud, café, chocolat, Viandox, ainsi que les apéritifs et petit-déjeuner. Seules les boissons étaient vendues à prix coûtant, ainsi que le pain, les saucisses et les merguez. J’avais également fabriqué des médailles avec des plaques rondes en inox de 40 mm de diamètre, sur lesquelles j’avais collé une photo en noir et blanc de l’entrée des grottes, photos réalisées dans mon labo personnel.

   Les rassemblements de side-cars que nous y avons organisés sortaient de l’ordinaire car le lieu était très pittoresque, vraiment inhabituel et fort pratique, quel que soit le temps. Comme c’était proche de Noël, il y avait même la venue du Père Noël sur un side-car à pédales, que nous avions réalisé avec un Solex hors d’usage.

   Quelques mètres après les grottes il y avait un petit terrain sur lequel ceux que la “promise cuitée” gênait pouvaient monter leurs tentes! Les w.c étaient des petits abris en tôle posés sur un trou creusé par terre et qui servaient habituellement lors des moto-cross qu’organisait le club. C’était loin d’être le Club Med, mais de la concentre déjà évoluée ! Il ne manquait que l’eau courante qu’une tonne à eau, dehors, remplaçait.

   Comme j’avais pris la suite de mon ami Robert LIQUIER à la tête de la section tourisme de l’U.M.S, je créais des rallies touristiques chaque année, tels que les organisait Robert auparavant. Je ne vous raconte pas le temps passé à tracer ces rallies en cherchant des questions à poser tout au long du parcours en faisant élucider parfois des jeux de mots que j’inventais, mais j’adorais faire ça !

   Le film commence en montrant les trois side-cars qui appartenaient à des membres du club à cette époque, celui, en rouge, de Bernard et Josette BOUIGUES, des collègues retraités de chez ORANGE, c'est-à-dire une B.M.W R60/5 attelée à un PRECISION Espadon, celui, tour noir, de Eric DAUBOUIN, une MOTO-GUZZI 850 California attelée à un SQUIRE sur lequel nous pouvons voir la regrettée Martine, la grande amie de Christiane au début des années 70, qui a fréquenté Eric DAUBOIN plus tard, qui s’est même mariée avec lui, mais qui est malheureusement décédée il y a quelques années. Le dernier side-car est le mien, une B.M.W R60/5 attelée à un G.E.P, sur lequel on voit Christiane. Parmi les motos solos, je ne reconnais que la 750 DUCATI rouge de Vital VANNITSEN, juste devant le monument aux morts, au tout début du film. C’est le PEUGEOT J7 du club qui servait de bureau pour le départ du rallye.

   Bien des années plus tard, d’autres clubs moto de la région ont profité de notre travail et ont organisé également des concentres en cet endroit divin.

   Pour voir ce petit film qui ne dure que 46 secondes, cliquez sur http://youtu.be/0XOiAQUZGvU.

       Vous aurez accès à la liste de tous mes films sur: http://www.youtube.com/user/sriwils.

                                                


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